voir notre article de samedi 12 mars
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Les afficheurs, dont Jean-Charles Decaux, nous prennent pour des benêts ! Que ne lit-on pas dans le 20 minutes du 10 mars ? Le projet de limiter à 12 m² la publicité sur les bâches de chantier serait irresponsable, car ces publicités permettraient de financer les travaux des monuments historiques qui en ont bien besoin…
On passerait donc de « zone de publicité réduite » dans un périmètre autour des sites ou monuments classés par respect pour ces lieux chargés d’histoire et, accessoirement, gros pourvoyeurs de rentes touristiques, à la généralisation de bâches publicitaires pour faciliter la rénovation de ces mêmes sites ? Ce serait vraiment un changement de philosophie.
Poussons plus loin la réflexion : les façades de monuments les mieux positionnées, vues par le plus grand nombre, attireront aisément l’attention des publicitaires, alors que des monuments de grandes valeurs historiques, n’ayant pas une orientation aussi favorable, resteraient sans sponsor… et en rade de financement pour d’éventuelles rénovations. Quand on connaît la tendance actuelle à casser les péréquations entre monuments au profit d’une gestion indépendante par site, sommée de pourvoir à son entretien, on voit la dérive et, plus tard, le triste sort qui pourrait menacer certains lieux.
La tendance est là et la presse s'en est fait l'écho. Quelques exemples récents et pas seulement à Paris : Place Bellecour à Lyon l'été dernier une bâche de 1500 m² (photo parue dans 20 minutes) mais aussi des bloguistes assez ulcérés par l'irruption de la publicité dans notre quotidien. Ici aussi la façade du musée d'Orsay. Voir d'autres photos sur le blog...


En conclusion, remercions la Mairie de Paris de renoncer à cette manne publicitaire, au moins sur la façade du Louxor...
La mise en place, aux entrées du square Léon, dans le 18e, d'un nouveau tourniquet qui filtre les entrées nous paraît une bonne chose. L'astuce consiste à laisser passer les poussettes et les fauteuils roulants, les caddies éventuellement, sans que les scooters ne prennent cette voie pavée qui traverse le square pour un raccourcis. Un petit panneau indicateur le rappelle en image pour ceux qui ne comprendrait pas du premier coup.
Voir le square sur une carte ? Ici grâce à google maps...
Intrigués par un communiqué de presse du Secrétariat général de la Défense et de la Sécurité nationale, sur le survol de Paris à basse altitude par un ballon dirigeable de type Zeppelin, nous avons cliqué tous azimuts pour en savoir plus.
Il s'agit d'une mission de cartographie qui devrait pouvoir détecter ulturieurement toute anomalie au niveau de l'agglomération, mais dans un premier temps, les capteurs embarqués sont surtout capables de mesurer la radioactivité ambiante, naturelle ou artificielle.
Au-delà du programme scientifique mis en oeuvre dans les jours qui viennent, nous avons aimé nous replonger dans l'histoire des dirigeables, histoire brève, une trentaine d'années seulement, car endeuillée par le drame du zeppelin Hindenburg non loin de New-York, le 6 mai 1937. Le trauma qui en résulta à l'époque a imprimé pour longtemps dans les esprits que l'hélium serait un gaz inflammable et dangereux. En réalité, le Hindenburg était gonflé de 200 000 m3 de dihydrogène, à défaut d'hélium beaucoup moins inflammable que l'hydrogène, parce les Etats-Unis appliquaient un embargo sur certains produits à destination de l'Allemagne nationale-socialiste.
Les nouveaux zeppelins n'ont rien à voir avec les dirigeables des années 1930. Ce sont des aéronefs sûrs et modernes, et qui ne manquent pas de charme, celui des rondeurs, une certaine lenteur, le peu de bruit... Nous avons trouvé une vidéo sur le site (commercial) de la compagnie Airshipvision International S.A. qui plaira aux curieux de techniques aéronautiques. Jolie balade au-dessus de lac de Constance (le Bodensee) aussi ! Nous nous laisserions bien tentés par un vol au-dessus de la Goutte d'Or....
Don Doudine a déménagé il y a quelques semaines. Nous n’avons pas eu l’occasion encore de saluer le caviste depuis son transfert de la rue Myrha numéro 38 à.... la rue Myrha, numéro 16. Avec un bon diable, le transport des bouteilles a du s’avérer assez facile, un bon diable et des bons bras.
Le charme de la boutique qu’on aimait n’est pas tout à fait au rendez-vous. Ici tout est net et clean, structure de la vitrine en aluminium, façade moderne, en briques toutefois qui donnent plus de relief que le béton ordinaire. Il nous faudra retourner aux heures d’ouverture, après 16 heures, donc, pour prendre la mesure du changement et demander au propriétaire comment il se sent dans ce nouvel espace. A découvrir de toute façon.
Dans l'ancienne boutique, nous avions remarqué les très beaux bijoux, création et fabrication originales, qui étaient présentés non loin des caisses de vin. Tout cela faisait bon ménage. Pourvu qu'ils y soient encore.
Pour certains marchands du boulevard de Magenta, il semble que ce soit tous les jours la journée de la femme, au moins de la femme fatale ! Ce mauvais goût sexiste s’étale sur la devanture d’un loueur de DVD type « wild », comme l’indique son enseigne en bon français… situé au numéro 75 du boulevard de Magenta.
Le pied de ce bel immeuble haussmannien, à la façade récemment rénovée, se partage entre une boutique de photo Kodak et ce "grossier grossiste" en DVD. Frappant autant qu' affligeant, le contraste entre cette image d’une femme provocante et le tympan au-dessus du portail de l’immeuble où figure une scène plus ou moins biblique, que notre connaissance défaillante en cette matière ne nous permet pas d’identifier précisément. Si certains lecteurs peuvent nous éclairer, qu’ils se manifestent. Nous accueillerons avec plaisir leurs informations.
Revenons à notre environnement mis à mal par la publicité. L’accroche publicitaire a des limites, la taille des enseignes aussi. Ici toutes les bornes sont dépassées. Nous avons fait un signalement auprès de la mairie du 10e et nous attendons une réaction appropriée des élus et particulièrement des élues. On sentait bien petit à petit la publicité gagner du terrain, et envahir toute surface disponible, quelles qu’en soient la matière et l’orientation, pourvu qu’elle attire l’attention. Nous voyons déjà depuis plusieurs mois des pharmacies opter pour de grands panneaux collés sur leur vitrine : en effet, les médicaments ne sont pas exposés en devanture comme des bijoux ou du prêt à porter, et la neutralisation de la vitre par un panneau non transparent crée à l’intérieur de la boutique du linéaire de présentation et du rangement. Les banques également nous ont habitués à des placards de grande taille, souvent suspendus derrière la vitrine. Pollution visuelle !
La Ville a certainement trop tardé à réviser son règlement local de publicité, vieux de 25 ans, complexe, poussiéreux, incompréhensible, et difficile à faire appliquer. A sa décharge, rappelons que les élus Verts dans la première mandature avaient fait un gros travail de modernisation et obtenu un vote en Conseil de Paris fin 2007, bientôt remis en question dans une procédure fumeuse. Bertrand Delanoë a-t-il bien fait de reprendre depuis le début la réflexion, sans s’appuyer sur le travail déjà accompli ? La vision est certes noble : « améliorer la qualité du paysage urbain parisien en introduisant de nouvelles règles plus restrictives mais respectueuses des ambitions économiques, culturelles et touristiques de la capitale pour la publicité et les enseignes.» (dans le texte sur paris.fr) Mais, comme toujours en pareil cas, nous sommes en droit de nous demander de quels moyens nouveaux la mairie de Paris s’est-elle dotée pour faire appliquer son nouveau règlement ?
On ne peut que déplorer l’arrêt des travaux qui devaient donner à ce coin de la Goutte d’Or une alternative verte, un espace joliment paysagé. Voir aussi l’article dans notre journal n°19 du printemps 2009.
En effet, cette parcelle a été libérée des anciennes bâtisses sans valeur qui l’encombraient en 2009. Une consultation des habitants a suivi, au sein du conseil de quartier Goutte d ‘Or-Château rouge et des plans ont été validés à tous les niveaux. On s'attendait à plus ou moins long terme à se promener dans ce que le schéma ci-dessous promettait :

Que se passe-t-il donc ? Aux questions que posait notre association lors d’un conseil de quartier, Dominique Lamy, élu référent de ce CQ, avait répondu que le chantier avait pris du retard, mais que rien n’était remis en question. On sait que la Ville a beaucoup à faire dans le quartier, où de nouveaux immeubles poussent à chaque coin de rue, mais des espaces libres et vastes comme celui-ci derrière des grilles… quel gâchis. On aurait pu profiter du printemps pour y faire quelques plantations.
Un autre square du quartier de la Goutte d'Or, le square Léon, dispose d'un terrain de sport qui fait le bonheur des jeunes... ici, il est tôt, ils sont à l'école et Action Barbès peut prendre ses photos tranquillement.
On voit au loin la façade du Mont-de-Piété, rue Cavé, où Gervaise vendit tous ses biens dans le L'Assommoir d'Emile Zola.