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Histoire - Page 5

  • Hier et aujourd’hui

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    Connaître l’Histoire pour comprendre le présent. Certains historiens critiquent sévèrement cette approche par trop « utilitariste » de l’Histoire mais les mêmes causes provoquant les mêmes effets, il n’est pas inutile de regarder le passé.

    A un peu plus de 150 ans d’intervalle, deux phrases, ou plus exactement deux slogans, peuvent retenir notre attention.

    Le premier est le fameux « Enrichissez-vous » de François Guizot. Avant d’être un homme politique de premier plan sous la Monarchie de Juillet, Guizot est un penseur, un intellectuel libéral au sens politique du terme, fils de la Révolution française et lecteur assidu de Montesquieu et de Benjamin Constant. Sa conception de la démocratie, quand bien même apparaissant très réactionnaire aujourd’hui, ne manque pas d’intérêt, notamment son concept de « capacité » qui a longtemps marqué le débat avant que ne s’instaure le suffrage universel. La phrase de Guizot a été et est encore utilisée par certains, notamment à gauche, pour ce qu’elle n’était pas, à savoir un slogan économique dans la frénésie ambiante, il est vrai assez affairiste, régnant sous Louis-Philippe. Le véritable sens de la phrase de Guizot était en fait politique : le suffrage - le droit de vote - étant fixé par le cens, c'est-à-dire le montant de l’impôt payé par le citoyen lié à son revenu, l’idée de Guizot consistait à dire que si vous voulez être un citoyen avec un droit de vote, il faut vous enrichir – et donc payer le cens - pour être en « capacité » de voter. La phrase n’était pas un appel au développement de l’affairisme ou à l’exploitation des uns par les autres.

    Le second slogan est actuel : « Travailler plus pour gagner plus », phrase qui a, en partie, fait l’élection de l’actuel Président de la République. A l’inverse de Guizot, Nicolas Sarkozy n’est pas un intellectuel – ce n’est pas un reproche – et sa phrase est, elle, à l’inverse encore, une phrase économique qui a eu une utilisation politique. Le succès annoncé par le gouvernement Fillon des mesures venant appuyer la volonté politique exprimée par le slogan ne laisse pas de surprendre, car si le nombre d’heures supplémentaires déclarées a bien considérablement augmenté, il semble que le nombre moyen d’heures travaillées dans le mois soit stable sur le dernier trimestre ! Chacun interprétera cette contradiction suivant sa sensibilité politique.

    Ces deux slogans ont quand même deux choses en commun. D’abord ils font appel au bon sens. Après tout « Enrichissez-vous » n’est pas, pris au pied de la lettre, forcément une mauvaise chose, tout comme le « Travailler plus pour gagner plus » qui vante indirectement le mérite du travail. Le problème est que ce bon sens est mal traité dans l’affaire car les deux slogans donnent par trop dans le simplisme. Ensuite ils sont des leurres pour la démocratie. Qui peut raisonnablement croire que François Guizot était partisan d’un suffrage élargi et qu’il faisait le nécessaire pour que la richesse se développe de telle manière que le plus grand nombre puisse voter. Qui peut raisonnablement penser que Nicolas Sarkozy créé – ou est en position de  créer - aujourd’hui les conditions économiques pour que les personnes puissent travailler plus pour gagner plus ? En cela, les deux slogans sont essentiellement démagogiques, chacun à leur manière.

    Hélas, Chers Lecteurs, il n’y a aucun lien direct avec notre arrondissement sauf peut-être que Guizot a vécu un bon moment au Ministère des Affaires étrangères qui se trouvait au 19ème siècle au coin du boulevard des Capucines et de la rue du même nom et que Thiers, acteur de la chute de Guizot en 1848, habitait place Saint Georges. A notre connaissance, Nicolas Sarkozy n’a pas de lien particulier avec le 9ème arrondissement de Paris.

  • Paris dans et hors ses murs

    On a évoqué les différentes enceintes de Paris dans un article récent concernant l'extension de la ville. L'historien Bernard Vassor fait le point dans un petit article publié sur son blog : Petite histoire simplifiée des enceintes de Paris.

  • La Nouvelle Athènes

    Le numéro 24 du magazine Le Paris du 9e paru début novembre publié par les bons soins de la Mairie de notre arrondissement nous parle en page 8 du café restaurant La Nouvelle Athènes qui a ouvert ses portes récemment. Sans vouloir jouer ni les cuistres ni les redresseurs de tort, c’est l’occasion de revenir sur un sujet qui fâche et de corriger quelques erreurs.

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    Il est d’abord nécessaire de rappeler que le bâtiment construit au numéro 9 de la place Pigalle en 2005/2006 a fait l’objet de nombreuses contestations, tant parce qu’il a entrainé la destruction d’un café historique que par son architecture qui ne respecte en rien l’environnement de la place. Il est vrai que le réaménagement général de cette même place Pigalle dans le cadre des travaux des Espaces Civilisés relève plus du saccage général et d’une transformation de la place en nœud de circulation routière que d’un souci historique ou esthétique. On se demande à quoi a pensé l’Architecte des Bâtiments de France en charge du 9ème en donnant son accord à ce réaménagement, lui qui est le plus souvent si sourcilleux sur des détails de bien moins grande importance.

    C’est donc avec regret et inquiétude que les amoureux de Pigalle ont vu disparaître l’ancien café la Nouvelle Athènes et c’est avec plaisir que nous avons pu constater que le nouveau propriétaire des lieux avait compris son importance en reprenant le même nom, voire son esprit.

    Contrairement à ce nous dit Le Paris du 9e, l’ancien café n’a pas été construit en 1870 et n’a pas donné son nom au quartier, c’est exactement l’inverse. Le nom de Nouvelle Athènes a été donné au quartier sous la Restauration et, à en croire Maryse Goldenberg dans son Guide du promeneur du 9e aux éditions Parigramme, « en témoignage de la grécomanie qui avait saisi les Français lorsque les Grecs se soulevèrent contre la domination turque en 1821 ». Notons d’ailleurs que le quartier de la Nouvelle Athènes correspond plus aux rues St Georges, Notre Dame de Lorette qu’à la place Pigalle.

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    Le café de La Nouvelle Athènes, l’ancien, situé au 9 place Pigalle a été dans les années qui ont suivi la guerre de 1870 le lieu de rendez vous des Impressionnistes. Manet, Monet, Pissarro, Degas, Renoir, Cézanne, Sisley et bien d’autres peintres, tout comme Zola, Maupassant s’y sont croisés. Si cette aventure des Impressionnistes vous intéresse, vous trouverez dans l’excellent livre Histoire de l’Impressionnisme de John Rewald paru chez Hachette collection Pluriel  (10.50€) beaucoup d’informations très détaillées sur les rencontres au café de La Nouvelle Athènes. Et vous trouverez  dans le non moins intéressant L’aventure de l’Impressionnisme de Jean Jacques Lévêque parue chez ACR Edition collection PocheCouleur des reproductions commentées des tableaux de ces peintres, dont ceux montrant le café de la place Pigalle.

    Si l’architecture extérieure du nouveau bâtiment est, disons, contestable, reconnaissons que l’intérieur est très réussi, que l’ambiance musicale  jazz est aussi bien dans l’esprit du Pigalle des années 30 et que l’accueil y est sympathique. Ils ont ouvert une page sur MySpace où vous trouverez le programme musical. Là nous serons d’accord avec Le Paris du 9e, franchissez la porte de La Nouvelle Athènes !
  • A ne pas manquer !

    98becc091fa5d152b3fca076fdbd8e42.jpgL'historien Bernard Vassor publie ce jour sur son site Autour du Père Tanguy un article très riche concernant un aspect de la vie de notre arrondissemnt à ne pas manquer même si à ne pas mettre entre les mains des plus innocents ! Cela s'appelle : Dubut Laforest : le scandaleux suicidé de l'avenue Trudaine.

  • Les dates de Décembre

    par Bernard Vassor

     

    Voici les dates anniversaires de personnalités ayant vécu ou fréquenté le Neuvième (sauf Mozart bien sûr) en collaboration avec Arlette Choury, Secrétaire des Amis de George Sand.

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    Alexandre Dumas 

    Edmond Rostand est mort (de la terrible épidémie de grippe espagnole) le 2 décembre 1918

    Alexandre Dumas  (père) disparu le 5 décembre 1870 - Voir l’article "Parcours Dumas"

    Mozart décédé le 5 décembre 1791

    Camille Claudel née le 8 décembre 1864 - Galerie « Art nouveau » Bing 22 rue de Provence, chez Blot, 7 boulevard de la Madeleine 

    Alfred de Musset né le 11 décembre 1810 - chez Tattet 10 rue Grange Batelière 

    Hector Berlioz né le 11 décembre 1803

    Alphonse Daudet mort le 16 décembre 1897 -Brasserie des Martyrs 9 rue des Martyrs

    Adam Mickiewicz né le 24 décembre 1796 -Rue Cadet 9 et 16

    Maurice Utrillo né le 26 décembre 1883 - Rue Saint Georges 41

    Liane de Pougy décédée le 26 décembre 1950 - Café de « La Nouvelle Athènes » 9 place Pigalle

    Maurice Rollinat né le 29 décembre 1846 (filleul littéraire de George Sand) - Concerts au Chat noir, et chez l’inventeur de la pile électrique Leclanché 9 rue Victor Massé

    Marie d’Agoult née le 30 décembre 1805 - Habituée du salon célèbre de « l’Hôtel de France » 19 rue Laffitte.

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    Marie d'Agoult

     

  • Les dates de septembre

    Dates de septembre, par Bernard Vassor, avec la complicité d’Arlette Choury, Secrétaire des Amis de George Sand.

     

    4 septembre 1768 : Chateaubriand, François René, vicomte de (1768-1848) est né à Saint-Malo. Il est mort à Paris le 4 juillet 1848 et est enterré le 19 Juillet, selon ses dernières volontés, sur le rocher du Grand-Bé, dans la rade de Saint-Malo.

     

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    7 septembre 1801: Hortense Allard née à Milan. Maîtresse et muse de Chateaubriand, elle écrit des romans. Elle est l’amie de Béranger. Elle mourra brutalement en 1879. Son corps repose au cimetière de Bourg-la-Reine

     

    9 septembre 1901 : décès, auprès de sa mère, de Henri, Marie-Raymond de Toulouse-Lautrec-Montfa à Malromé. Fils du comte de Toulouse-Lautrec et de la comtesse Adèle, Zoé, Marie, Marquette Tapié de Céleyran. Il est né en 1864 à Albi. Son corps est inhumé à Verdelais.

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  • La Libération de Paris

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    Capitale fidèle à elle-même et à la France, a manifesté, sous l'occupation et l'oppression ennemies, et en dépit des voix d'abandon et de trahison, sa résolution inébranlable de combattre et de vaincre. Par son courage en présence de l'envahisseur et par l'énergie indomptable avec laquelle elle supporta les plus cruelles épreuves, a mérité de rester l'exemple pour la Nation tout entière. Le 19 août, conjuguant ses efforts avec ceux des armées alliées et françaises, s'est dressée pour chasser l'ennemi par une série de glorieux combats commencés au cour de la Cité et rapidement étendus en tous les points de la ville. Malgré de lourdes pertes subies par les Forces Françaises de l'Intérieur levées dans son sein, s'est libérée par son propre effort puis, unie à l'avant-garde de l'Armée française venue à son secours, a, le 25 août, réduit l'Allemand dans ses derniers retranchements et l'a fait capituler.

     

    Paris, Compagnon de la Libération par décret du 24 mars 1945

     

    La Libération de Paris – le 9ème arrondissement

    par Bernard Vassor

    Exaspérés par la défaite, humiliés par l’occupation allemande, les privations, les bombardements, le couvre-feu, les Parisiens vont soutenir le mouvement d’insurrection qui va libérer la capitale

    Deux jeunes Résistants dans les rues du IX° : Jacques Maubert et Jacques Helloin, 17 et 18 ans.

    Jacques Maubert* habitait alors 54 rue Blanche. Employé à la Mairie du 9ème  arrondissement, il s’était engagé dans les FFI malgré son jeune âge.

    J’avais rencontré Jacques Maubert au cours de recherches pour l’organisation des cérémonies du soixantième anniversaire de la libération de Paris. Il m’a donné le témoignage suivant :

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  • Autour du Père Tanguy

    medium_pere_tanguy.2.jpgL'association "Autour du Père Tanguy" que Paris Neuvième soutient activement vient d'ouvrir un blog qui publiera des informations intéressantes non seulement sur ce qui s'est passé dans notre arrondissement concernant les peintres de la fin du 19ème siècle mais présentera aussi toutes les manifestations culturelles et historiques des différentes associations telles les Amis d'Alexandre Dumas, les Amis de Georges Sand, les Amis de Rimbaud, les Amis de Maupassant, etc ...

    Lien direct ICI.

    A suivre