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Dans le 10ème - Page 43

  • 10e comité de voisinage de la SCMR

    Le jeudi 11 octobre dernier, la maire du 10e arrondissement, Alexandra Cordebard, a présidé la 10e réunion du Comité de voisinage de la salle de consommation à moindre risque (SCMR). Nous avons assisté à cette longue réunion, qui s'est déroulée dans la salle des fêtes de la mairie du 10e, et qui a réuni une soixantaine de personnes. Parmi les présents autour de la table : Anne Souyris, adjointe à la maire de Paris chargée de la santé, des élus du 10e, la commissaire de police du 10e, des représentants de l'Agence régionale de la santé (ARS), de la préfecture, de la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (MILDECA), de Gaïa, qui gère la SCMR. Les riverains étaient représentés par Action Barbès, le Collectif de parents habitants SCMR, le collectif de riverains Lariboisière-Gare du Nord, le conseil de quartier Saint-Vincent de Paul-Lariboisière. À noter, l'absence de l'association Vivre gare du Nord & Est qui a marqué ainsi sa lassitude de ne pas voir s'améliorer la situation dans le secteur. Autour de la table, et pour la première fois, étaient également présents des usagers de la salle, portant ainsi la parole des premiers concernés par l'addiction. Cette présence a été très largement saluée par l'assistance.

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    La réunion a débuté par un point sur le fonctionnement de la salle de consommation présenté par Gaïa. Après presque deux ans de fonctionnement, la SCMR de la rue Ambroise-Paré compte plus de 1100 inscrits, pour environ 450 usagers par mois, à raison de 160 à 180 passages par jour (autant d'injections ou d'inhalations qui ne se font plus dans l'espace public, NDLR). Mais la salle ne sert pas qu'à la consommation, elle un outil de prise en charge médicale, psychiatrique et sociale avec par exemple, presque 900 consultations infirmières et plus de 1000 entretiens du coté social. En réponse aux inquiétudes de certains riverains qui se plaignent du grand nombre d'usagers de drogues causant des troubles dans le voisinage (injections de rue, bagarres...), il a été précisé que ces troubles se limitaient à une dizaine de personnes parfaitement identifiées, la très large majorité des usagers ne posant pas de problèmes particuliers. Gaïa comprend les attentes des riverains mais explique qu'il ne leur revient pas de gérer l'espace hors de la salle, même si leurs vigiles n'hésitent pas à intervenir à proximité de l'entrée lorsque cela leur est possible.

    Un des usagers de la salle a ensuite pris la parole. Sans domicile et habitué du quartier de longue date, il a exprimé sa satisfaction de pouvoir bénéficier d'un équipement tel que la SCMR, non seulement pour la réduction des risques mais également pour la tranquillité des riverains. Des riverains à qui il a dit comprendre leur colère face aux intrusions dans les halls d'immeuble qui étaient nombreuses avant l'ouverture de la SCMR. Il est à noter que les scènes de consommation de drogue dans les halls d'immeuble sont devenues rarissimes depuis l'existence de la salle de consommation. C'est là un des bénéfices de la SCMR dans le quartier. Il a tenu à préciser qu'il est fallacieux d'imaginer que toutes les personnes en errance dans le secteur étaient des toxicomanes, beaucoup ne sont pas liées à la salle de consommation.

    La nouvelle commissaire du 10e a ensuite rappelé le dispositif ZSP qui permet un focus particulier sur le secteur et est revenue en détail sur l'ensemble des forces de police à l'oeuvre dans le quartier et, en particulier, autour de la SCMR.

    Il a été rappelé que ce secteur est une scène de drogue depuis des décennies, et que la présence de la SCMR ne l'a pas implantée. Même si la pacification de l'espace public, autre but parallèlement à la réduction des risques, n'est pas encore totalement satisfaisante, la situation est bien loin de la vision caricaturale que certains médias peuvent rapporter. Il ne faut pas oublier que si on peut encore trouver parfois des seringues usagées dans le caniveau, et c'est regrettable, rappelons qu'avant l'ouverture de la SCMR, c'est par kilos qu'elles étaient ramassées vers l'entrée de la gare du Nord rue de Maubeuge.

    Par ailleurs, tout le monde s'est félicité du barreaudage des entrées du parking géré par la société Indigo, également représentée à ce comité, mais a vivement regretté l'aspect inesthétique de ces "cages". À cette occasion, la société Indigo a annoncé qu'elle renonçait à la gestion du parking situé boulevard de la Chapelle, coté Barbès, à partir de janvier 2019. Cet abandon, est dû principalement aux grandes difficultés de gestions causées par les intrusions de vendeurs de cigarettes, et plus marginalement à cause d'un éventuel report de deal qui se serait reporté ici. Cela fait plusieurs années que nous signalons ce parking, en effet utilisé comme cache pour la vente de cigarettes et autres produits, mais également pour les vélos volés qui seront revendu juste à coté, sur la placette Charbonnière. 

    Pour notre part, nous avons renouvelé notre soutien à cette expérimentation, comme cela a été voté unanimement à notre assemblée générale. Nous avons demandé, conjointement avec le Collectif de parents habitants SCMR, une amélioration des aménagements urbains sur le secteur, car l'expérience nous le montre, l'amélioration de l'espace public ne saurait se penser que d'un point de vue sécuritaire. 

    Nous n'allons pas détailler la totalité de la réunion, tant l'exercice serait fastidieux (on peut retrouver l'ensemble des comptes rendus détaillés de ce comité sur le site de la mairie du 10e). Mais finissons avec l'intervention de la Mildeca qui a redit l'annonce prochaine d'un "plan toxicomanie" ambitieux et renouvelant l'approche qui en était faite jusqu'ici, un plan intéressant particulièrement le Nord-Est parisien, bien au-delà du secteur de la SCMR. Nous ne manquerons pas de suivre de près ce plan qui va concerner directement nos quartiers, dans le 10e et surtout dans le 18e arrondissement.

     

  • Tournoi de pétanque

    Nous avons pris l'habitude d'annoncer certains événements de l'association Quartier Partagé tels les lotos et les tournois de pétanque.

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    Le prochain rendez-vous sera pour les amateurs et amatrices de pétanque, le samedi 13 octobre à 14h, dans le square Villemin. Un moment de convivialité et de solidarité.

     

  • Les résultats du budget participatif

    Les résultats des votes pour les projets proposés dans le cadre du budget participatif sont désormais connus. Deux projets d'Action Barbès avaient été retenus, dont un en collaboration avec les associations Demain La Chapelle et SOS La Chapelle (voir notre article du 10 septembre 2018).

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    Quelle déception! Après avoir refusé notre proposition d'embellissement des murs de Lariboisière par des artistes, au prétexte que ce ne serait pas un projet pérenne (alors même que la maire du 10ème arrondissement nous avait vivement encouragés à représenter cette idée déjà émise en 2015), le projet présenté avec les associations SOS La Chapelle et Demain La Chapelle sur la mise en lumière du viaduc du métro n'a pas recueilli suffisamment de votes. Certes, les résultats ne sont pas contestables puisque tout le monde pouvait donner son avis. Mais pour le projet qui devait compléter la Promenade urbaine, nous avions quelques doutes puisqu'il avait été déposé en projet parisien et pas local. Quel intérêt pour le Nord de Paris pour les habitants des autres arrondissements ? Nous ne nous sommes pas trompés. Nous devrons compter sur les 200 000€ obtenus en 2015 et sur ce que la ville voudra bien mettre sur le budget de la Promenade urbaine. Tiens, d'ailleurs, nous n'avons plus aucune nouvelle de ce côté-là. 

    Concernant les projets retenus dans nos quartiers, un projet nous laisse interrogatifs quant à sa mise en œuvre : "Des couleurs éclatantes à la Goutte d'Or et à la Chapelle".

    En effet, dans ce projet, qui concerne aussi le quartier de la Chapelle, on trouve cette proposition : "Sur le terrain de basket du TEP de la Goutte d'Or, des couleurs vives. Le terrain détonnera dans le paysage urbain avec un design qui tranche dans ce quartier historique de Paris." Rappelons que ce terrain de sport est à quelques mètres et en co-visibilité directe avec l'église Saint-Bernard de la Chapelle, une construction néogothique classée Monument historique. Nous ne sommes pas hostiles au street art en général, mais en l'occurrence, nous sommes dubitatifs face à ce projet "qui détonnera", alors que les habitants réclament le respect de l'aspect faubourien et historique du cœur de la Goutte d'Or. Reste à savoir quel sera l'avis -obligatoire- des architectes des Bâtiments de France à ce propos. Une autre question se pose au sujet du délai de réalisation de ce projet. On sait qu'il faut souvent plusieurs années avant que soient réalisés les projets retenus au budget participatif parisien, alors que ce terrain est promis à être restructuré lors de la rénovation urbaine de ce secteur qui s'annonce. Doit-on comprendre que ce projet sera éphémère ? On ne saurait y croire, car notre proposition de fresques sur les murs de Lariboisière a précisément été écartée pour ce motif. Ou alors, ce projet ne serait réalisé qu'après des travaux qui ne seront pas achevés avant plusieurs longues années ? Voilà qui demande des éclaircissements, ce que nous manquerons pas de faire dès que l'occasion se présentera.

     

  • Tous à l'Assemblée générale d'Action Barbès!

    Nous vous attendons nombreux ce soir, pour la traditionnelle assemblée générale de notre association. Ce sera l'occasion pour celles et ceux qui ne connaissent pas encore la librairie "Les libraires associés" de découvrir ce beau lieu au 3 rue Pierre l'Ermite dans le 18ème arrondissement. Après le travail, nous poursuivrons la soirée dans un restaurant du quartier !

     

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  • Rencontre avec la direction de l'hôpital Lariboisière

    Les travaux du nouveau Lariboisière ont commencé depuis plusieurs mois, ou plus exactement la phase de démolition. Nous avions assisté à la présentation du projet en mars de l'an dernier (voir notre article du 30 mars 2017). 

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    Les premiers coups de pelleteuse ont été pour le bâtiment Morax, à l'angle des rues Ambroise-Paré et Maubeuge. Un nouveau bâtiment sera bientôt érigé et il accueillera les services techniques, informatiques et de communication, ainsi que le laboratoire d'anatomo-pathologie. Au rez-de-chaussée, un espace de restauration est prévu.

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    Bâtiment Morax

    Le calendrier des travaux est à peu près respecté, à trois mois près, un retard dû à des raisons d'appels d'offres . La construction du "Nouveau Morax" est prévue début 2019 pour une durée d'un an. Ensuite, les bâtiments qui accueillent actuellement diverses activités dont les services techniques, les laboratoires, et sont situés vers le boulevard de la Chapelle, au bout de la rue de Maubeuge, seront à leur tour détruits.

    L'ouverture du nouveau Lariboisière est prévue pour 2023. Il faudra alors transférer les activités d'hospitalisation et le plateau technique dans le nouveau bâtiment. Après la réhabilitation du bâtiment Galien, les activités d'addictologie, psychiatrie et médecine physique de Fernand-Widal rejoindront Lariboisière. La parcelle située le long de la rue Guy-Patin sera ensuite vendue (2024-2025) et devrait accueillir très probablement des logements.

    L'entrée principale des piétons se fera boulevard de la Chapelle avec une dépose-minute prévue. Pour les urgences, ce sera rue de Maubeuge.

    Nous avons aussi évoqué la modification de la piste cyclable du boulevard de la Chapelle dans le cadre de la Promenade urbaine. Initialement, les trottoirs devaient être élargis le long de l'hôpital, la piste cyclable étant conservée, pour ne laisser qu'une seule voie de circulation. L'hôpital a demandé qu'il soit tenu compte des impératifs d'accès des véhicules de secours. Les trottoirs resteront donc inchangés, au moins jusqu'à 2023. La piste cyclable protégée disparaît et Action Barbès le regrette. Les cyclistes devront désormais cohabiter avec les véhicules d'urgence dans un couloir élargi. Espérons que cette voie ne servira pas aux automobilistes et deux-roues motorisés pressés. On ne garantit rien !

  • Animations dans les squares

    Dans le cadre de l'événement Jardins ouverts en Ile-de-France, certains squares accueilleront des animations dans nos quartiers. Ce sera le cas  dans le 10e arrondissement dans le square Saint-Laurent, samedi 29 septembre, et dans le 18e arrondissement dans le square Jessaint, dimanche 30. Au menu notamment, un  atelier découverte.

     

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    Tout le programme est consultable ici : jardins ouverts

  • Pour les amateurs de bandes dessinées

    La médiathèque Françoise Sagan propose plusieurs évènements autour de la bande dessinée avec Formula Bula, du 28 au 30 septembre.

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    Expositions, lectures, dédicaces, ateliers, musique, jeux sont au programme au sein de la médiathèque, et également dans les rues avoisinantes. Tout le programme est consultable ici.

    Bibliothèque Françoise Sagan, 8 rue Léon Schwartzenberg, Paris 10e.