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18e - Page 17

  • Nouveau modèle de corbeilles de rue : encore raté !

    Au début de l'été 2019, on avait vu commencer le déploiement des nouveaux modèles de corbeille de rue - nous vous en avions parlé à la rentrée dernière -, un déploiement qui se poursuit toujours. Plus solide, "anti-rongeurs" et équipé d'un cendrier, ce modèle, nous promettait-on, viendrait corriger les défauts de l'ancien modèle, et que cette fois serait la bonne.

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    Un "ancien" modèle de corbeille de rue attendant son remplacement

    Le look de ce nouveau modèle est plutôt réussi, et nous espérions qu'enfin les rues parisiennes soient équipées de corbeilles de rue solides, esthétiques et durables. Mais quelques mois à peine après les premières installations le constat est amer : ces corbeilles de rues sont déjà couvertes de tags et d'autocollants, et surtout elles sont  fortement dégradées.

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    Un nouveau modèle de corbeille de rue et son cendrier, par terre à droite

    En effet, un petit tour de corbeilles, et l'on constate qu'elles offrent un aspect peu reluisant, elle sont systématiquement couvertes d'autocollants et de tags. Boulevard de Rochechouart, par exemple, c'est la totalité des corbeilles qui est concernée. Il faut dire que ce modèle offre des surfaces idéales pour que ceux dont l'étrange passe-temps consiste à mettre son nom ou sa marque sur une poubelle (!) puissent s'adonner à leur hobby favori. On y trouve aussi des affiches annonçant des spectacles, sur des poubelles, donc.

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    Côté cendrier, un dispositif amovible accolé à la corbeille, c'est une catastrophe : il est tellement facile de les enlever que déjà beaucoup de corbeilles ont vu le leur disparaître, tout simplement. Et ne parlons pas des portes sur le coté qui elles aussi s'ouvrent très facilement...

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    Le précédent modèle n'était pas une réussite, il avait vite montré des faiblesses structurelles, mais celui-ci semble battre des records en la matière. Il y a clairement un problème dans le processus de sélection, de conception et de tests pour ce type de mobilier urbain, dont le coût pour la Ville est loin d'être anecdotique.

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    On ne saurait donc pas concevoir des corbeilles de rue solides, esthétiques et durables, à Paris, au vingt-et-unième siècle ? Cela ne paraît pas être un défi insurmontable, bien d'autres villes y parviennent. Mais ce n'était manifestement pas le cas la fois précédente, cela semble prendre le même chemin pour celle-ci, la prochaine sera-t-elle la bonne ? Chiche !

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  • Danse : "L'Illusion" au Lavoir Moderne Parisien

    Le lavoir Moderne parisien (LMP) vous propose de la danse, avec une séance unique de "L'Illusion", ce vendredi 31 janvier après-midi.

    « Je me voile la face, je me recouvre d’illusions dans ce monde que je ne comprends pas , sans doute parce que je suis différent … »

    L’Illusion questionne entre danse et texte avec légèreté et gravité, la différence, le handicap, le parcours d’individus en perte de repères. Comment trouver sa place dans une société qui nous rejette ? De quelle manière un individu devenu vulnérable sera influencé par ceux qu’il croisera sur son chemin? Il s’inscrit dans un cycle de travail de la Cie Magali Lesueur sur la prévention de la rupture sociale en triptyque avec Addict ( Prévention des addictions ) et L’Egalité (Égalité hommes-femmes et lutte contre les discriminations et les violences faites aux femmes)

    Direction artistique – chorégraphie : Magali Lesueur
    Textes : Alexandre Josse
    Interprètes présents sur scène : Fabienne Haustant , Yann Hervé , Fanny Rouyé.
    Production Cie Magali Lesueur

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    C'est où ?

    Lavoir Moderne Parisien (LMP), 35 rue Léon, Paris 18e

    C'est quand ?

    Vendredi 31 janvier 2020, à 15 h

  • Ouverture du 360 Music Factory, c'est parti pour la nouvelle étoile de la Goutte d'Or

    En gestation depuis quatre ans, l’étincelant 360 Paris Music Factory a ouvert ses portes, à la place de la "friche-pétanque", de jolie mémoire, à l'angle des rues Léon et Myrha.

    Donc, mardi 21 janvier dernier, les spectateurs se pressaient dans le grand escalier ; cinquante pour cent de presse et légumes invités, et cinquante pour cent d’entrées payantes. Pour faire connaître le lieu, et son souhait, clairement assumé, de mixité de tous ordres. Au programme ce soir là, un concert de Caravane Namasté. Le lendemain, un 360 plein à cent pour cent pour Tikoubaouine. Ca commence bien ! Et comme tout fût bien préparé, nous dit Saïd Assadi, fondateur du 360, tout est en ordre marche ! "Le but du 360, éclaire-t-il, c’est toutes les musiques, toutes les cuisines, à un prix abordable, ouvert à tous, tous les jours, pour un café, un concert, un brunch, un repas en famille, deux heures penché sur son Mac … au choix".

    Le concert, c’est 17 € pour les habitants du 18e arrondissement (19 € pour ceux qui n’ont pas cette chance). La salle, accueille 300 spectateurs en version "debout", et 172 en version "assise". La différence, jamais vu ça, c’est environ 128 fauteuils, en rangées, empilés jusqu’au plafond au fond de la salle, et qui se déplient automatiquement, en quatre à cinq minutes, pour la version "assise" ! Jauge parfaite pour ces concerts pointus.

    Back stage, le 360 est équipé de tout ce qui se fait de mieux pour les concerts, les enregistrements, répétitions, ou diffusion en streaming. "Cinq étages dédiés à la musique, pour créer, résider, répéter, enregistrer, jouer et échanger !". Saïd n’y est pas allé avec "le dos de la main morte" !

    Le restaurant : belle grande pièce, claire, avec côté "jardin", vue sur une cuisine impeccable de fraîcheur, et côté "cour" une immense baie, pleine vue sur la rue Myrha, qui sera entièrement ouverte … dès le printemps, vous n’aurez même pas à pousser la porte ! On vous le dit : le 360 est ouvert à tous, bébés et poussettes compris. Le restaurant est, en plus, ouvert aux cuisines du monde. En ce moment, au piano (de la cuisine !), c’est Kuti, des manitous de la  cuisine "panafricaine, funky et décomplexée", sous la férule de Clarence Kopogo, faite maison, avec des produits naturels, et servie "avec amour". Des "en attendant" à 5 €, "au bout des doigts" à 8 €, des "marmites" à 13 €, "charcuteries" à 7 €, "formule midi" à seulement 12,50 €. Vous n’êtes obligé de rien ! 

    C’est un délice d’écouter Saïd évoquer tout cela en partageant les délicieux petits bols de son brunch "afro-végétal". Pour lui, la table du 360, "c’est entendre, échanger, goûter le monde". Au passage, Saïd est Iranien, et a préféré quitter son pays il y a quarante ans, il est aussi le fondateur du festival "Au Fil des Voix" (13e édition). Dans trois ou quatre mois, ce sera une autre équipe, sud américaine ? européenne ? Caraïbes ? Japonaise ? Allez savoir ! Ce sera le printemps, et le Chef sorcier pourra aller cueillir ses plantes aromatiques au potager … sur le toit du 360 !

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  • Et si on allait faire un tour rue Léon ?

    Au fil des années, la rue Léon est en train de devenir une artère centrale pour sortir dans le 18e. Et l’ouverture imminente du 360 Music Factory, un lieu de création musicale qui réunit des studios d’enregistrement, une salle de concert, des bureaux administratifs et même un restaurant (nous avions présenté le projet sur ce blog en 2015), en fera le dernier arrivé d’une longue liste.  Car les lieux pour se divertir et se cultiver, ou simplement pour prendre un verre, ne manquent pas dans cette rue étroite qui commence au square Léon pour finir quatre-cents cinquante mètres plus loin rue Ordener. Petit tour d’horizon des enseignes "où l'on sort" dans la rue Léon :

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    Le 360 Music Factory - 32 rue Myrha / 8 rue Léon : Nouvelle salle de concert consacrée aux musiques du monde. Ce lieu réunit des acteurs de la production musicale et offre un service de restauration en rez-de-chaussée (rue Myrha).

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    L'Embuscade - 9 rue Léon : Petit bar restaurant de quartier fréquenté essentiellement par une clientèle d'habitués.

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    Les Trois Frères14 rue Léon : Le bar restaurant "historique" de la rue Léon, où les habitants du coin viennent se mélanger. Une ambiance conviviale et des petits prix.

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    La Table Ouverte - 19 rue Léon : Le café de l’Institut des Cultures d’Islam vous propose une cuisine du monde le midi, à des tous petits prix, et un salon de thé. La cour intérieure est une véritable oasis à découvrir.

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    L’Olympic café20 rue Léon (angle rue de Laghouat) : un bar au pied d’un bel immeuble art-déco, qui propose aussi des brunch le dimanche, de nombreux concerts dans la salle du sous-sol.

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    L’Omadis - 43 rue Doudeauville / 29 rue Léon : Bar à l’ambiance sympathique et à la clientèle éclectique, des concerts se jouent dans la petite arrière-salle.

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    Le Lavoir Moderne Parisien (LMP) - 35 rue Léon : célèbre salle de spectacle, une programmation riche et diversifiée. À noter : des tarifs réduits pour les habitants du 18e arrondissement.

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    Le bar des Amis32 rue Léon : un tout petit café qui fait face au LMP avec une clientèle d'habitués.

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    Le 34 - 34 rue Léon (angle rue d’Oran) : Un piano bar au joli décor cosy, des concerts y sont régulièrement proposés.

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    Le Barbès Comedy Club – 39 rue Léon (angle rue d’Oran) : un tout nouveau café théâtre dédié au one(wo)man show, sous la houlette de Shirley Soignon. Une adresse à retenir !

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    Le Garage Mu - 12 rue d'Oran / 45 rue Léon : Certainement la plus méconnue des adresses citées. Une salle de création, de répétition et parfois de concert dans cet ancien garage, comme son nom l'indique.

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    Chez Léon  - 23 rue Marcadet / 50 rue Léon : restaurant et bar à tapas, une ambiance chaleureuse et sympathique pour se retrouver entre amis.

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  • Festival d'hiver au Lavoir Moderne Parisien

    Le Festival d’Hiver revient pour sa seconde édition, une nouvelle édition qui se déroulera sur deux week- ends, les 24, 25 et 26 janvier au Lavoir Moderne Parisien et les 14, 15 et 16 février au Théâtre El Duende à Ivry sur Seine. Deux lieux attachés au soutien de la jeune création. La pluridisciplinarité et la mixité ethnique sont à l’honneur, des débats viendront également compléter ce cocktail culturel destiné à tous.

    Durant ces six jours, treize événements multiculturels seront présentés au public : théâtre, musique, poésie, lecture et débat. Le Festival d’Hiver accueille des compagnies professionnelles émergentes, qui présentent en exclusivité leurs dernières créations.

    Avec cette édition 2020, sera abordé au Lavoir Moderne le thème de la toxicomanie. Pour cela, le théâtre travaille de concert avec l’association ACERMA, qui vient en aide aux populations touchées par les addictions. Il s'agit de rendre accessible à tous les publics, les grands textes, de les rapprocher des problématiques contemporaines et d’intéresser des personnes rarement amenées à aller au théâtre.

     

    Le programme au LMP :

     

    VENDREDI 24 JANVIER

    17H45 | Présentation du festival
    Venez découvrir la présentation du festival !

    18H | Beaucoup de verre, un peu d’acier | THÉÂTRE | Juste avant la CompagnieTexte et mise en scène : Baptiste Dezerces / Avec : Valentine Krasnochok, François Clavier, Alexandre Lecroc et Baptiste Dezerces

     

    SAMEDI 25 JANVIER

    15H | Vers | POÉSIE | Collectif Chien Mange Chien
    De Gérard de Nerval / Avec et de : Ella Benoit, Coline Fairfort, Josué Ndofusu, Manuel Viallet

    18H | Beaucoup de verre, un peu d’acier | THÉÂTRE | Juste avant la Compagnie

    Texte et mise en scène : Baptiste Dezerces / Avec : Valentine Krasnochok, François Clavier, Alexandre Lecroc et Baptiste Dezerces

    21H | The Peppers & shivers them blues feet | CONCERT | Rock, blues, tribal

    The peppers 1 shivers them blues fett est un trio de musiciens originaires du Chili et du Portugal, qui propose des compositions hybrides de blues, rock, tribal.

     

    DIMANCHE 26 JANVIER

    15H | Les filles de Lear | THÉÂTRE | Compagnie Le Sens Opposé
    Texte et mise en scène : Angèle Peyrade / Avec : Charlotte Berthemet, Loulou Hanssen, Angèle Peyrade et Laure Prioul.

    18H | Carte blanche autour de l’addiction | CRÉATION | Juste avant la Compagnie
    Avec Mathilde Panis et Valentine Krasnochok

     

    19H | Rencontre
    Avec les artistes de la Carte blanche, l’association l‘ACERMA et Virgile Clergue-Duval, médecin addictologue à l’hôpital Fernand Widal.

    20H30 | Machiavel Machine | THÉÂTRE | Compagnie Théâtre Machine
    Texte et mise en scène : Jason Barrio avec la collaboration artistique de Raphaël Henriot.

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    C'est où ?

    Lavoir Moderne Parisien, 35 rue Léon, Paris 18e

    C'est quand ?

    Du 24 au 26 janvier 2020

  • Inauguration de la place des Messageries de l’Est

    Jeudi 23 janvier prochain, se déroulera l'inauguration de la place des Messageries de l’Est, qui sera donc la nouvelle dénomination de la petite place formée par le croisement des rues Philippe de Girard, Jacques Kablé et Pajol.

    Ce nom vient rappeler le passé ferroviaire du lieu. En effet, en 1926, à l’occasion de l’agrandissement de la gare de l’Est, les services des Douanes et messageries des chemins de fer de l’Est sont transférés à l’angle des rues Pajol et du Département.

    Ce nouveau nom revient à l'initiative du Conseil de quartier de la Chapelle - Marx Dormoy. En mars 2017, suite aux travaux de ce conseil de quartier en vue de valoriser le patrimoine architectural, la richesse culturelle et l’histoire industrielle du quartier, le Conseil d’arrondissement a émis un vœu relatif à cette proposition de dénomination. Dénomination qui a été votée au Conseil de Paris en novembre 2018.

    La rendez-vous est donc fixé jeudi 23 janvier à 11 h, pour dévoiler les nouvelles plaques de la place des Messageries de l'Est.

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    C'est où ?

    Place des Messageries de l'Est, Paris 18e

    C'est quand ?

    Jeudi 23 janvier 2020, à 11 h

  • La Promenade urbaine prend des couleurs

    La Promenade urbaine va prendre des couleurs. Elle avait commencé a se parer de jolies teintes avec les demi-terrains de basket de Stalingrad et l'espace d'apprentissage de vélo à la Chapelle (hélas, remis en chantier, voir notre article d'hier). À présent, c'est l'ensemble de son parcours qui va bénéficier d'un véritable fil conducteur coloré.

    En effet, la Ville a convié l'artiste Momies pour qu'il déroule tout au long du parcours de la Promenade urbaine un véritable tapis de couleurs. Nous vous dévoilons ici, et en exclusivité, l'oeuvre telle qu'elle va se déployer sous le viaduc du métro dans les semaines qui viennent. 

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    Vue d'artiste

    Ce tapis de couleurs aux motifs abstraits, caractéristique du travail de l'artiste, se déroulera donc depuis le métro de Barbès-Rochechouart jusqu'à Stalingrad, au centre du terre-plein central, sur approximativement la largeur de l'allée centrale du marché de Barbès.

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    Motif

    Les nouvelles peintures colorées produites aujourd'hui, très résistantes à l'usure et au nettoiement, permettent d'imaginer à présent ce genre d'aménagement de manière relativement durable. Cependant, cette oeuvre de streetart sera renouvelée tous les ans.

    Le chantier a commencé, la toute première couche a été étalée hier au niveau des rues de Maubeuge et de Tombouctou. On imagine déjà le bel effet de perspective que l'on aura en bout de viaduc lorsque l'oeuvre sera livrée !

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    Le fond bleu attend ses arabesques

  • Trous

    Trou

    Les travaux de voirie de la Promenade urbaine étaient presqu'achevés en ce début d'année 2020, lorsqu'un affaissement du sol est apparu sur le trottoir boulevard de la Chapelle, au droit de la station de métro, créant un trou. Un trou bien inquiétant, puisqu'en dessous de la chaussée à cet endroit passe le couloir de communication souterrain entre la station la Chapelle et la gare du Nord. Il est donc normal que des mesures conservatoires aient été prises pour couper la circulation automobile à proximité immédiate (entre la place de la Chapelle et la rue Philipe de Girard dans le sens ouest-est).

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    Le trou sur le trottoir du boulevard de la Chapelle

    Mais cette coupure a des conséquences catastrophiques sur la circulation, et bien au-delà de la place de la Chapelle : aux heures de pointes les bouchons se forment jusqu'à Pigalle, Marx Dormoy ou encore vers la gare du Nord. Voilà un trou qui parait bien insignifiant mais dont les répercussions se sentent sur tout le nord parisien. On espère qu'un fléchage de contournement de la zone sera très rapidement mis en place par la Ville à l'attention des automobilistes et que la préfecture dépêche des agents pour régler la circulation, au moins aux heures de pointe, en attendant la réouverture de ce tronçon.

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    Les piétons sont informés place de la Chapelle, les automobilistes beaucoup moins

     

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    Mais ce trou n'est pas le seul a être apparu sur la Promenade urbaine. En effet, lors des travaux de mise en place des suspensions pour l'éclairage du viaduc, un engin de chantier s'est dangereusement enfoncé dans le sol, sur le terre-plein central sur le pont Saint-Ange. Un trou est ainsi apparu, remettant en cause le calendrier des travaux. En effet, le pont Saint-Ange appartient à la SNCF concernant sa structure, mais l'entretien de sa surface (sur 8 cm exactement) revient à la Ville, et sachant que sous le pont passent des conduites et câbles d'autres opérateurs (eau, gaz...) et qu'on ne saurait imaginer une coupure de la circulation ferroviaire, la programmation de travaux de consolidation va donc mettre un certain temps à se faire, et l'espace de glisse prévu ici devra attendre. Lorsque l'Hôtel de ville a informé les associations locales de ce problème, on nous a promis que la zone concernée serait sécurisée par des palissades, et que cette clôture ferait l'objet d'un traitement esthétique particulier. Nous l'attendons.

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    Le trou du pont Saint-Ange

     

    Des p'tits trous, toujours des p'tits trous

    Et il y a encore d'autres trous qui sont apparus, cette fois volontairement, sur la Promenade urbaine. En effet, alors que l'espace d'apprentissage du vélo sous le viaduc derrière la station La Chapelle venait à peine d'être livré, on s'est rendu compte que l'évacuation des eaux pluviales du viaduc ne se faisait pas correctement à cet endroit et que des mares d'eau se créaient au pied des descentes d'eau. On a donc percé le sol au pied des piliers de soutien, et l'espace joliment coloré est redevenu une zone de chantier, un chantier dont on ne connait pas les délais.

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    Un trou au pied d'une gouttière du viaduc

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    L'espace d'apprentissage du vélo est redevenu un chantier

    La démultiplication de ces problèmes structurels pose inévitablement la question du diagnostic préalable, de son effectivité et de sa réalisation. Et plus généralement, la question de la qualité des travaux réalisés se pose aussi, mais nous reviendrons dans un prochain article sur ce sujet. Aujourd'hui, il nous semble nécessaire qu'un état des lieux exhaustif soit fait très rapidement sur l'ensemble du parcours de la Promenade urbaine, histoire de ne pas voir nos boulevards finir en passoire !

  • Nouvelle exposition photographique sur le pont Saint-Ange : "Cinés-Méditerranée"

    Le pont Saint-Ange accueille une nouvelle exposition photographique sur ses grilles : "Cinés-Méditerranée", réalisée par l’artiste Stephan Zaubitzer. Le vernissage a lieu ce jour à 13 h 30 et on pourra profiter de l'exposition jusqu'à la mi-mars. 

    "Après avoir gagné le World Press Photo en 2004 pour son travail sur les salles de cinéma plein-air d’Ouagadougou, l’artiste Stephan Zaubitzer s’attache aujourd’hui à conserver par la photographie une trace des salles obscures du monde, parfois en activité, parfois en ruines."

    Cinés-Méditerranée démarre en 2010 à Alexandrie et au Caire. Le projet regroupe des salles égyptiennes, marocaines, libanaises, algériennes et tunisiennes. Cinés-Méditerranée tente de réunir la mémoire, les émotions, les imaginaires, les hommes et les femmes et l’histoire des deux rives méditerranéennes, celle du sud et celle du nord. Voilà une exposition qui prend une résonance particulière avec le Louxor tout proche, un cinéma au décor égyptisant et qui fût un temps une salle spécialisée dans le cinéma arabe.

    L’exposition est présentée par l’Institut des Cultures d’Islam (ICI), en partenariat avec plusieurs festivals et institutions culturelles à proximité, les mairies des 10e et 18e arrondissements, la direction des affaires culturelles et le comité d’histoire de la Ville de Paris.

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    C'est où ?

    Sur le pont Saint-Ange, boulevard de la Chapelle, Paris 10e et 18e

    C'est quand ?

    Du 10 janvier jusqu'à la mi-mars 2020

  • "Les Fermiers généreux" : des installations pas à la hauteur des attentes

    Les installations du projet des "Fermiers généreux", sous le viaduc et sur le pont de la Chapelle, au-dessus des voies des chemins de fer de l’Est, commencent enfin à prendre forme. Mais autant le dire tout de suite, comme nous le craignions les premiers résultats ne sont pas à la hauteur des attentes exprimées par les habitants tout au long du - pour le moins chaotique - processus de concertation.

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    Le "coin ferme" est déjà presque terminé depuis quelques semaines avec la pose des bacs, l’apport de la terre et quelques plantations. Mais première désillusion, la clôture  promise pour protéger l’espace et les cultures pendant la nuit ne consiste pas en des grilles métalliques indépendantes des bacs, mais en fait seulement en un maillage d'acier souple, certes assez résistant, mais posé sur des poutres en bois, elles-mêmes emboitées sur les bacs. Or, on le sait, le bois est un matériau relativement fragile, et le quartier, et cette zone en particulier, sont souvent traversés par des personnes alcoolisées ou sous l’influence de produits les rendant violentes, tout comme par des batailles de bandes qui se servent de tout ce qu’elles ont sous la main pour s’attaquer. On peut craindre que ces installations deviennent des armes par destination le moment venu.

    Le portail de la clôture lui aussi en bois, et même en chêne, a peu de chances lui aussi de tenir face à des assauts de personnes violentes ou malintentionnées

    Côté installations - qui devait accueillir trois espaces fermés pour la "granothèque", la "bricothèque" et le petit coin de cantine solidaire - le constat est pire. Nous dénoncions déjà le choix de la Ville de ne pas mettre à disposition de la future ferme urbaine des installations qualitatives comme les kiosques disposés sur la Promenade urbaine côté Stalingrad, la Mairie ne comptait en effet installer qu’un seul kiosque et deux containers vitrés sur le modèle de ceux installés provisoirement près du métro la Chapelle. Ce ne sont finalement que des containers dont un classique et deux vitrés, peu qualitatifs, voire on peut le dire vraiment pas esthétiques et, hélas, n’arrangeant pas l’allure du quartier. Rappelons que ces containers sont ceux-là même que les riverains ont unanimement rejetés lors de la phase de concertation.

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    La partie vitrée de deux des containers censée donner un meilleur aspect ne fait finalement que mettre en valeur le fatras qui y règne (ce qui est finalement normal pour une "bricothèque" où les outils sont remisés).

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    Sur cette même partie, on ne peut que regretter le choix peu qualitatif de bacs censés accueillir des plantes, mais hélas de mauvaise qualité, et servant déjà de poubelles et d’urinoirs généraux (ils sont à la hauteur parfaite pour cet usage). Placés trop près de la route, arrosés régulièrement (en plus de l’urine) par les véhicules roulant dans les flaques à proximité, il est peu probable qu’ils tiennent dans la durée.

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    Qui plus est, le revêtement de la même partie montre déjà des signes de faiblesse, après seulement un mois il commence déjà à se détériorer avec des bouts d’asphalte qui se désolidarisent déjà du sol. Ces problèmes structurels, liés à la qualité des travaux réalisés par une entreprise privée, sont assez nombreux sur ce secteur, nous auront l'occasion d'y revenir sur ce blog.

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    Nous le répétons donc encore, nos quartiers sont populaires et nous en sommes fiers, et nous revendiquons comme tous les quartiers parisiens le droit à un cadre de vie agréable et, n'ayons pas peur des mots : beau. Pour cela il faut que les aménagements soient durables, esthétiques et de qualité. Si cela est relativement le cas pour l'ensemble du projet de Promenade urbaine, nous devons déplorer ici un manque d'exigence qui risque de mettre à mal ce projet.

    Pour rappel, nous avons soutenu ce projet dès le début, mais nous nous inquiétions des conditions de réalisation, et nous sommes peinés de voir que nos préconisations, qui rejoignent celles de la plupart des habitants et des autres associations de riverains sur ce sujet, n'aient pas été suffisamment entendues par les pouvoir publics.

  • Recyclons nos sapins !

    Les fêtes de fin d'année sont passées et revoilà l'épineuse question du sapin à débarrasser. La réponse n'est pas sur le trottoir, il faut le rappeler. 
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    Pour cela il existe 195 points de collecte dans tout Paris pour recycler les sapins de Noël, ces points de collecte sont ouverts jusqu'au 26 janvier 2020. Les sapins sont broyés sur place, et ce broyat est ensuite utilisé dans le cadre de l’exploitation des jardins.
    Pas de transport, c’est aussi moins de pollution ! Le broyat obtenu est utilisé par les jardiniers de la Ville comme paillage, pour protéger les sols et plantations des jardins de l’évaporation de l’eau ou du froid.
    Le broyat de conifères étant particulièrement acide, il n'est pas adapté à l'utilisation en compost ; en revanche, ses propriétés anti-germinatives sont parfaites pour limiter la prolifération des herbes folles de manière écologique, il agit comme désherbant naturel.
    Ce geste est devenu une habitude parisienne, et c'est tant mieux. En effet, ce sont 97 356 sapins qui ont été collectés et recyclés au tout début de 2019, contre 85 000 en 2018. Le nombre de sapins récoltés étant de plus en plus important chaque année, le dispositif a été progressivement élargi : 164 points de collecte ont ainsi été répartis dans tout Paris en 2017-2018, 174 en 2018-2019 et 195 cette année. 
    Parmi tous ces points, retenons-en trois qui concernent nos quartiers :
    • Square Alain Bashung (18e) – 16, rue de Jessaint
    • Square d'Anvers (9e) – 3, place d’Anvers
    • Square Cavaillé-Coll (10e), Place Franz-Liszt

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  • Sécurité : retour sur le comité de voisinage du secteur Barbès-Goutte d’or Sud

    Mercredi 11 décembre dernier, se tenait dans les locaux du commissariat central du 18e, rue de Clignancourt, la réunion du comité de voisinage de l’ex-ZSP (zone de sécurité prioritaire) devenue QRR (quartier de reconquête républicaine). Selon la nouvelle formule en vigueur, cette rencontre était consacrée au seul secteur Barbès-Sud Goutte d’or. Etaient présents, outre des représentants de la police, des personnels de la Mairie de Paris et d’arrondissement, ainsi que des associations et des collectifs de riverains. 

    Comme à son habitude, Emmanuelle Oster, la commissaire principale du 18e arrondissement a entamé la réunion en donnant une série de chiffres. Elle a ainsi expliqué que le secteur Barbès-Sud Goutte d’Or présentait "les meilleurs résultats de l’année" de l’ensemble de la QRR. Le nombre de faits constatés sur le secteur est ainsi passé de 2 252 entre janvier et novembre 2018, à 1 499 pour la même période en 2019, soit une baisse de 33 % en un an. Le taux d’élucidation est, lui, en hausse de 9 points à 56 %, contre 47 % l’année dernière. 

    Dans le détail, les atteintes physiques aux personnes sont passées de 423 faits constatés en 2018, à 265 en 2019 (- 37 %), Les atteintes aux biens passent, elles, de 1076 faits constatés à 657 (- 39 %). La commissaire a par ailleurs souligné la régression des violences volontaires (- 7 %) et des vols avec violence (- 53 %), qui passent de 248 faits constatés à 117 sur les onze premiers mois de l’année 2019. Les vols simples sont, eux aussi, en nette baisse avec 219 faits constatés, contre 395 à la même période l’année dernière, soit une baisse de 45 %. Seul indicateur à ne pas baisser, celui des cambriolages, avec 56 faits constatés sur ce secteur, un chiffre stable par rapport à 2018.

    qrr,zsp,goutte-d-or-barbes,18e

    Emmanuelle Oster a enfin souligné la forte hausse des procès-verbaux dressés en 2019 pour ventes à la sauvette (8 064 PV, + 27 % sur un an) et pour contrefaçons (1 982 PV, + 612 % sur un an). "Ces chiffres ne veulent pas dire que la situation est parfaite et que la délinquance a disparu mais ils montrent que ce secteur a été celui où l’action de la police a été la plus marquée et la plus significative", a conclu la commissaire. 

    La DPSP (direction de la prévention, de la sécurité et de la protection de la Mairie de Paris) a ensuite donné ses propres chiffres pour le secteur Barbès-Goutte d’or. Elle a mis en avant une hausse de 6 % de la verbalisation en matière d'insalubrité entre octobre et novembre 2019, avec 145 PV dressés pour les seules ventes à la sauvette en novembre 2019 (+ 20 % sur un an). 

    Ces chiffres encourageants se sont heurtés à un ressenti des associations et collectifs qui l’était beaucoup moins. Ils ont notamment pointé du doigt la persistance des trafics de cigarettes et de stupéfiants dans le quartier. Sur ce point, Emmanuelle Oster a expliqué que la lutte contre de tels trafics, très installés depuis de nombreuses années dans ce secteur, était un travail long et complexe. “Ce boulot, on le fait. On est dessus”, a-t-elle affirmé, préférant ne pas communiquer en amont sur les opérations à venir. 

    Interrogée par Action Barbès sur l’activité des douanes en matière de démantèlement des trafics, particulièrement de cigarettes, Emmanuelle Oster a confirmé “des opérations conjointes régulières en particulier sur le secteur Barbès”. “On intervient dans la rue avec eux. Ils sont pleinement partie prenante”, a-t-elle commenté.

    Au cours de la réunion, Action Barbès a également interpellé la commissaire sur la relative indifférence des personnels du commissariat de la Goutte d’or à leur environnement immédiat, qu’il s’agisse d’incivilités, de délits routiers ou même de trafic de stupéfiants se déroulant parfois à seulement quelques mètres de l'entrée du commissariat. “Il n’y a pas d’indifférence de nos effectifs”, ont rétorqué les représentants de la police présents, à qui il a également été signalé la parfois trop grande passivité des effectifs de police déployés dans des camions autour de la station Barbès.

    Au cours de la réunion, la problématique dite des "mineurs isolés marocains" a ensuite été très longuement évoquée. La commissaire Oster a précisé que de janvier à novembre, pour tout le 18e arrondissement, 1 714 interpellations de mineurs isolés avaient été relevées, contre 1 652 pour les 11 premiers mois de 2018, soit une hausse de 4 %.

    Madame Oster a ensuite fait un bilan de la mise en œuvre depuis plusieurs mois du partenariat avec les autorités marocaines, voulu par les chefs d’Etat français et marocain. Elle a rappelé que dans le cadre de celui-ci, des agents consulaires marocains s’entretiennent dans le commissariat du 18e avec les supposés “mineurs marocains” interpellés par la police, afin d'établir, notamment via une comparaison des empreintes digitales, s’ils sont marocains ou non, et s’ils sont mineurs ou majeurs. 

    La commissaire Oster a estimé que ce partenariat franco-marocain n’avait pas été "d’une efficacité redoutable" même s’il a permis "d’établir un certain nombre d’éléments", notamment qu'"une grande majorité" des individus interpellés "n’a jamais vu le Maroc de sa vie, mais un peu plus l’Algérie". Dans le détail, la commissaire Oster a précisé que les agents consulaires marocains avaient mené 744 entretiens dans les locaux du commissariat du 18e arrondissement. À l’issue de ces 744 entretiens, 122 personnes ont pu être identifiées, soit un taux d’identification de 16 %. Sur ces 122 personnes identifiées, 110 étaient majeures et 12 mineures.

    Sur les 110 personnes majeures identifiées, 27 d’entre elles, soit 25 %, ont été conduites dans un centre de rétention administrative “en vue d’un retour effectif au pays qui a été exécuté”. Concernant leur sort, la commissaire a précisé que ces mineurs "sont inclus dans le système français de protection des mineurs, système qu’ils rejettent totalement. Ils sont placés dans des foyers d’accueil et dans des structures qu’ils quittent seulement quelques secondes à peine après que le véhicule de police les y a déposés”.

    Interrogée sur les ventes à la sauvette massives se faisant après le marché les mercredis et samedis sous le métro aérien, boulevard de la Chapelle, la DPSP a dit continuer à travailler sur ce problème avec la police via des opérations conjointes les jours de marché. La DPSP a rappelé qu’elle ne pouvait qu’empêcher l’installation des vendeurs à la sauvette mais n’avait pas le pouvoir de saisir ou de détruire la marchandise, ces pouvoirs coercitifs relevant de la police. La commissaire Oster a pour sa part rappelé l’existence et l'action, au sein du commissariat de 18e arrondissement d’une brigade dédiée — la seule de France — à la lutte contre les sauvettes et les contrefaçons.

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