Web
Analytics

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Prévention & sécurité - Page 78

  • Les piétons sont vulnérables... attention

    paris,circulation,avcidentologie,code de la rue,certu,personnes-agées,prévention,sécurité-routièreLe bulletin PPRama de la Préfecture de police du 23 mars nous rappelle à juste titre que les piétons sont les premières victimes des accidents de la circulation à Paris. C'est peut-être aussi que l'homme - et la femme - y marchent plus qu'ailleurs. Les Parisiens ne sont-ils pas les plus faibles détenteurs de voiture ? Seulement quatre foyers sur dix posséderaient une voiture.

    En 2010, à Paris, les piétons ont représenté près de 42% des tués (18), 33% des blessés graves (234) et 1 645 blessés légers. A ce jour, les victimes piétons représentent la moitié des morts sur l’agglomération parisienne (17 tués piétons sur 33 morts en 2011).

    Ce sont les personnes âgées qui payent le plus lourd tribut. Ce sont elles aussi qui marchent le moins vite et qui peut-être n'anticipent pas bien la réelle dangerosité des situations. La Sécurité routière et l'équipe de "C'est pas sorcier" l'ont bien compris, puisque des petites vidéos le rappellent aux heures de grande écoute sur les chaines publiques, depuis le début de l'année. 

    Les seniors ont représenté 78% des morts piétons à Paris, en 2010. En outre, 21,5% des piétons sont accidentés alors même qu’ils traversent la chaussée de façon réglementaire sur les passages piétons, sont sur des refuges, marchent sur les trottoirs ou dans des aires piétonnes. Les responsables des accidents sont des conducteurs d’automobiles, de camions, d’engins deux-roues à moteur qui ne respectent pas la priorité accordée par le code de la route aux piétons régulièrement engagés sur les passages protégés.

    Par ailleurs, les statistiques révèlent qu'un piéton sur deux, blessé ou tué, est fautif, soit qu'il ait délibérément ignoré le passage pour piétons ou simplement négligé les règles du Code de la route, dont on aimerait bien qu'il devienne un code de la rue, comme nous le rappelons régulièrement.

    52,6% des piétons blessés ou tués sont fautifs et dans la plupart des cas ont emprunté la chaussée en négligeant les règles du Code de la route (959 accidents sur 1 865 impliquant des piétons).

     


  • Square Léon : des tourniquets astucieux

    paris, 18e, square-léon, entrée sécurisée, tourniquets,

     

    paris, 18e, square-Léon, entrées-sécuriséesLa mise en place, aux entrées du square Léon, dans le 18e, d'un nouveau tourniquet qui filtre les entrées nous paraît une bonne chose. L'astuce consiste à laisser passer les poussettes et les fauteuils roulants, les caddies éventuellement, sans que les scooters ne prennent cette voie pavée qui traverse le square pour un raccourcis. Un petit panneau indicateur le rappelle en image pour ceux qui ne comprendrait pas du premier coup.

    Voir le square sur une carte ? Ici grâce à google maps...

  • Ventes à la sauvette : est-ce que ça va changer?

    Sur le site de la Préfecture de Paris, la Direction de la sécurité de proximité de l'agglomération parisienne (DSPAP) communique ces chiffres pour l'année 2010 :

    -          9 055 contraventions dressées pour vente à la sauvette.

    L'année 2011 semble commencer très fort avec 619 procédures en janvier. Beaucoup d'objets de contrefaçon (dont les fameuses cigarettes). Il faut savoir toutefois que les denrées périssables représentent 44% de l'ensemble des saisies.

    Avec le vote de la LOPPSI 2, adoptée définitivement par le Parlement le 8 février dernier, la contravention deviendra un délit passible de six mois d'emprisonnement et de 3 750 € d'amende. Elle a aussi créé un délit d'exploitation de la vente à la sauvette afin de  permettre de lutter plus efficacement contre les réseaux organisés. On peut néanmoins douter de l'efficacité de cette mesure quand on connait  le problème de l'application des peines. Il n'est qu'à voir le  mouvement de grève très suivi des magistrats  réclamant les moyens nécessaires pour mener à bien leurs missions.

    Autre nouveauté, pas très loin de notre quartier, à Belleville : la mise en place d'une BST (brigade spécialisée de terrain). Annoncées cet été, les premières BST ont vu le jour il y a environ 3 mois. Implantées en milieu urbain et sensible, elles gèrent un périmètre d'intervention bien circonscrit.

    Pour l'agglomération parisienne (Paris et la petite couronne), sept BST existent dont une seule à Paris, opérationnelle plus précisément dans le quartier de Belleville, situé sur quatre arrondissements (10-11-19-20). Vingt cinq fonctionnaires de police interviennent tous les jours entre 14h30 et 22h30.

    La problématique de Belleville a des points communs avec Barbès : un carrefour à cheval sur plusieurs arrondissements (9-10-18), un marché de la misère, des ventes de contrefaçon, de la toxicomanie et une occupation illégale de l'espace public les jours de marché.

    Il se peut aussi que la manifestation des Chinois de Belleville de l'été dernier, dont France 2 rendait compte dans la vidéo ci-dessous, trouve là sa réponse. Ils avaient accusé les autorités de laxisme.

    Malgré tout, on reste perplexe sur la mission de cette brigade, quand on lit qu’elle est créée pour « établir un contact plus affirmé avec la population ».

  • La préfecture de police nous informe

    Le flash info de la Préfecture de police attire notre attention tout particulièrement quand il y est question de cigarettes de contrebande. Ici, à Barbès, nous sommes aux premières loges pour en apprécier toute l'ampleur. Jusque là, nous avions cru comprendre que les cigarettes vendues autour de la station de métro provenaient de trafics avec la Chine. Le trafic démantelé récemment par les policiers de la sûreté territoriale de Seine-Saint-Denis a lieu avec la Bulgarie.
    Voici le détail de l'opération dévoilée par le communiqué de la préfecture :


    Le 7 février, 20h30, le Blanc-Mesnil (93), un couple de ressortissants bulgares, l’homme âgé de 34 ans et sa compagne de 30 ans, est interpellé à l’occasion d’une transaction de cigarettes sur la voie publique avec un compatriote, âgé de 51 ans.
    La fouille de son camion, immatriculé en Bulgarie, révèle 151 cartouches de cigarettes. 111 cartouches sont découvertes ensuite au domicile du couple à Bagnolet (93) ainsi que 3 550 euros.
    Le 8 février au matin, un box situé dans le 20ème arrondissement est perquisitionné, 378 cartouches y sont stockées.
    Le chauffeur reconnaît son implication et celle de certains de ses collègues, il avoue qu’ils transportent également héroïne et cannabis.
    Le couple admet avoir acheté les cigarettes, l’argent saisi provenant du trafic.
    Les deux hommes ont été placés en détention provisoire, la femme sous contrôle judiciaire.

    On se surprend à rêver que des policiers dans notre quartier interpellent des individus à l'occasion de transaction de cigarettes sur la voie publique. Il est vrai que l'enquête était menée depuis le mois de novembre et que la transaction sur la voie publique n'a été que l'élément déclencheur et le flagrant délit nécessaire à l'arrestation. Pourtant, ces cigarettes Marlboro et Legend sont bien stockées dans le quartier, et n'arrivent pas par télétransportation à la station de métro. De plus, chacun peut constater que les vendeurs ne sont pas extrêmement discrets dans leurs allers et venues, ni dans leur offre de marchandises... La vue des policiers ici ralentit à peine les ventes.

    Le bilan annuel des Douanes faisait état d'une augmentation de 30% du trafic en 2010, comme le rapporte cet extrait du JT13 de TF1 le 26 janvier dernier. Mais il vous faudra supporter les 10  à 15 secondes de publicité qui précèdent et que nous ne savons supprimer...

    Quelques liens intéressants sur le dossier du tabac et des nuisances qui y sont liées :

    - le commerce illicite de cigarettes dans le monde, des chiffres

    - la contrebande, description, causes, conséquences (traduit de l'anglais)

    - dans The Irish Time, une découverte déconcertante et la conclusion de l'article qui ne l'est pas moins...

    Et sans aller si loin, dans Paris Normandie, on pouvait lire le lundi 27 décembre 2010 à 16H04

    Les douaniers du Havre ne chôment pas en cette fin d’année. En moins d’un mois, ils ont saisi 51 tonnes de cigarettes de contrebande de différentes marques estimées à une valeur de 13 millions d’euros. Ces saisies sont le fruit d’une vaste opération de contrôle renforcée contre le trafic illicite de cigarettes mise en place  depuis la fin novembre  sur le site du port du Havre.  En ligne de mire, six conteneurs au demeurant suspetcs dans lesquels étaient entreposées les marchandises contrefaites, soit quelque 2,5 millions de paquets de cigarettes. François Baroin, au nom du ministère de l’Economie et des Finances, n’a pas manqué de féliciter les douaniers havrais pour cette saisie qualifiée « d’historique » par le ministre.

    Vu l'importance des quantités introduites en Europe, il semble que le trafic à Barbès ait encore de beaux jours devant lui.

  • Des aménagements de voirie près de la station de métro côté 18e

    Nous recevons ces jours-ci avec satisfaction la lettre d'information de la Direction de la Voirie et des Déplacements qui explique en détails les transformations que va subir le tronçon du boulevard de La Chapelle situé entre les numéros 106 et le 126, c'est à dire la portion du boulevard qui court le long de la station de métro Barbès Rochechouart.

    paris, 18e, Barbès, métro, trottoir, voirie, motos, stationnement, livraisons

    Il s'agit d'élargir le trottoir qui longe la station : celui-ci passera de 0,50 m à 2,30 m pour faciliter le passage des piétons, y compris les personnes à mobilité réduite. Il avait été réduit il y a de nombreuses années avec l'idée de coller les stationnements voiture au plus près des grilles de la station pour éviter les rassemblements, nombreux autour de la station, déjà à l'époque. On se rend compte aujourd'hui que cette solution a aussi des inconvénients. Des potelets vont être implantés pour protéger cet espace nouveau de déambulation piétonne. Le souci de permettre aux piétons un libre accès aux trottoirs devrait se doubler du souci de leur réserver un libre accès à la station, à l'entrée comme à la sortie. Ce qui est loin d'être le cas. La RATP en est pleinement consciente mais ne semble pas s'en inquiéter. Épisodiquement, son personnel de sécurité fait évacuer la station, les entrées, les sorties... qui sont réinvesties dans la demi-heure.

    paris, 18e, Barbès, métro, trottoir, voirie, motos, stationnement, livraisonsCet élargissement supprime 11 places pour le stationnement des voitures : elles vont être déplacées sur le trottoir pair, là où l'on observe que peu de cyclistes osent laisser leurs bicyclettes... On se demande bien pourquoi. La réputation de Barbès y serait-elle pour quelque chose ? Ce sont 62 emplacements vélos et 8 emplacements motos qui disparaissent. paris, 18e, Barbès, métro, trottoir, voirie, motos, stationnement, livraisonsToutefois, la Voirie n'oublie pas les cyclistes - ceux qui passent -, puisqu'elle a décidé d'élargir le séparateur. En effet, quand une voie cycliste longe un stationnement automobile, il est essentiel que le séparateur soit au moins aussi large que la portière côté passager, qui peut s'ouvrir à tout moment. Dans cet ordre d'idée, on peut regretter que des stationnements en lincoln (en partie ou en totalité à cheval sur un trottoir) aient été créés sur le boulevard de Magenta le long des pistes cyclables. Les cyclistes doivent, là, y redoubler d'attention.

    Les commerçants ne sont pas oubliés dans l'affaire : une aire de livraison glisse du n°124 vers le n°126, quant à celle devant le n°116, elle reste en place.

    Les travaux nécessiteront la neutralisation des stationnements pendant les mois de février et mars, précisément jusqu'au 25, si le calendrier est bien respecté.

    Cet aménagement nous semble aller dans le bon sens, même si dans ce secteur, toutes transformations apportent des modifications de comportements rarement anticipées et difficiles à prévoir. Le principe, comme quoi la nature a horreur du vide, se vérifie ici mieux qu'en tout autre lieu. Donc, modestement, nous disons : attendons de voir. Cette expérience côté 18e permettra de tirer des leçons pour aménager l'autre trottoir du boulevard, côté 10e, quand le Louxor ouvrira ses portes... en 2013.

  • Soyons nombreux à dire NON au nourrissage des pigeons

    La lecture des blogs d'autres associations de quartier parfois (et même souvent) donne des idées. Ce matin, c'est le blog du Quartier Hauteville Saint-Denis qui nous incite à renvoyer son message en écho.

    Outre le fait que le rédacteur a pris un temps d'avance en affichant le 25 avril 2011 (!) en haut de son article, il l'intitule "Un nourrissage nuisible pour leur santé". Les raisons données sont justes aussi : concentration des individus en un même endroit, transmission des maladies par hausse de la promiscuité, perturbation du rythme de vie du pigeon par un nourrissage souvent nocturne,etc. Mais nous préférons relater les nuisances induites auprès des habitants et insister sur l'interdiction formelle de procéder à un tel nourrissage. 

    La Ville de Paris qui affiche sur son site un long article sur les oiseaux en général et sur le pigeon en particulier, donne des raisons à leur prolifération rapide à partir du début du 20e siècle : l'absence de prédateur.

    Elle a opté pour une régularisation du développement des populations de pigeons bisets (90 % des pigeons parisiens), autrement dit, par un contrôle des naissances via l'implantation de pigeonniers dans les arrondissements.


    La Ville prend en charge les pigeons…
    envoyé par mairiedeparis. - L'actualité du moment en vidéo.

    Mais est-ce bien efficace ?PHOTOS - pigeons frise.JPG

    On continue de voir certaines personnes vider subrepticement le contenu d'un cabas ou d'une poche plastique dans un angle d'immeubles, ou un recoin de trottoir. L'action dissuasive du pigeonnier ne fonctionne pas bien et le nourrissage continue. D'autres villes ont opté pour des campagnes plus visibles. Par exemple, Carpentras comme le relate l'article de La Provence le 9 octobre dernier : de nombreuses maladies infectieuses sont propagées par les pigeons ; les fientes dégradent le patrimoine architectural ; les pigeonniers contraceptifs coûtent cher en entretien et en fourniture en graines...

    A Paris, ce serait une population d'environ 80 000 pigeons bisets qui volettent autour de nous. Rien d'étrange, si l'on sait qu'un couple vit de 6 à 8 ans, que la période de reproduction est d'environ 8 mois de janvier à fin septembre, que la femelle produit de 5 à 7 nichées, constituées généralement de 2 pigeonneaux...  qui naissent au bout de 18 à 19 jours. Un mois plus tard ils volent comme leurs parents.

    Au-delà de ces considérations ornithologiques, les pigeons sont trop nombreux pour être perçus comme un attrait romantique de notre ville. Il faudrait le faire savoir plus concrètement. Les explications certes complètes, mais infiniment trop confidentielles, du site de la Ville ne touchent pas les personnes qui persistent à les nourrir. Et globalement la menace d'une amende pas davantage, sauf quand elle les frappe directement ou une personne de leur connaissance.

    Un rappel clair et visible de l'interdiction de nourrir les animaux sauvages, ou redevenus tels, augmenterait peut-être les chances de limiter les dégâts qui sont imputés aux pigeons notamment.

     

  • Plan de vidéosurveillance : de nouvelles caméras dans notre quartier

    Rappelons que le PPVP (plan de vidéo protection de Paris) a suscité une vive polémique lors du vote en Conseil de Paris en novembre 2009. En effet, la Ville de Paris participe financièrement : quelque cinq millions d’euros ; en particulier elle assume la part liée aux installations, ce que l'on appelle le génie civil. Même si le budget attribué n’est pas colossal, il n’en demeure pas moins que les citoyens règlent l’addition, que ce soit en taxe locale (Ville de Paris) ou en impôts (à l'Etat).

    Nous vous proposons de retrouver vos « caméras de proximité » sur la carte publiée dans l’édition de lundi 3 janvier de Libération.

    - Pour le 9e

    Place d’Anvers - Avenue Trudaine

    Place d’Anvers - bd de Rochechouart

    Angle rue de Rochechouart - rue de Dunkerque

    Angle rue de Maubeuge - rue de Rochechouart

    - pour le 10e :

    Angle bd de La Chapelle - bd de Magenta

    Angle bd de Magenta - rue La Fayette

    18 rue de Dunkerque

    Angle Dunkerque - rue de Compiègne

    Place de Roubaix

    Angle rue de Maubeuge - rue Paré

    Angle Bd de la Chapelle - rue de Maubeuge

    Angle rue de Dunkerque - rue La Fayette

    Place Franz Listz

    - pour le 18e :

    Angle Bd Barbès - Bd de Rochechouart

    Angle rue Polonceau - rue des Gardes

    Angle rue de Clignancourt - rue Christiani

    Place du Château rouge

    Angle rue de Steinkerque - bd de Rochechouart

    Angle rue des poissonniers - rue Myrha

    Si certaines caméras nous semblent utiles pour la gestion des flux automobiles (encore que des policiers aux carrefours font mieux l’affaire), quelle efficacité peut-on en attendre par exemple pour supprimer les trafics autour et dans la station de métro Barbès-Rochechouart ?