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Histoire - Page 20

  • Victor Schoelcher, abolitionniste républicain

    Notre arrondissement est très lié à la vie de V. Schoelcher. L’historien Bernard Vassor nous a fait parvenir ces quelques informations accompagnées de très intéressants documents d'archives.

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    J'ai coordonné les manifestations pour la célébration du bicentenaire de Victor Schoelcher à la Mairie du X° avec l'association HV10, à la Mairie du XX° avec Jean-Michel Rosenfeld, à la Mairie du IX° avec Nadia Prête et l'école du 12 rue de la Victoire.

     

    Il a passé son enfance dans le magasin de porcelaine de luxe de son père au 1 rue de la Grange Batelière (Drouot). Il a vécu 22 rue de Rochechouart dans la maison de son ami Camille Pleyel, ensuite au 7 rue Mayran.

    Le 64 rue de la Victoire est sa dernière adresse parisienne d’où est parti le cortège funèbre pour le conduire au père Lachaise dans le caveau de son père.

     

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    Il organisa de nombreuses conférences dans les lieux suivants :

    • Salle de la Société des Droits de l’Homme, 24 rue Pétrelle
    • Gymnase Paz, 34 rue des Martyrs
    • Salle SAX, 50 rue Saint Georges
    • Au cirque Fernando, boulevard de Rochechouart
    • Au Grand Orient de France, 16 rue Cadet

     

    Membre de l'Union républicaine à la fin de sa vie, il siège à l'extrême-gauche où il tente de former un groupe pour la défense du suffrage universel, Victor Hugo en est le Président d'Honneur, Schoelcher Président. Il est également le Président du Comité radical des élections municipales du 9°arrondissement.

     

    Abolitionniste, il participe également à de nombreux mouvements pour l'émancipation des femmes. C'est lui qui mettra en avant Maria Deraisme, fondatrice de la première loge féminine en France.

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    Il a été transféré au Panthéon par la loi du 19 mai 1949

     

    Sources : Archives de Paris et Archives de la Préfecture de Police

  • Flora Tristan, une femme dans le 9ème

    Flora Tristan et les femmes de son temps

    7 avril 1803-14 novembre 1844

    par Bernard Vassor

    "L'homme le plus opprimé peut opprimer un être qui est sa femme. Elle est la prolétaire du prolétaire même".

    Flora Tristan « L’Union Ouvrière »

     

    Comment résumer en quelques lignes la vie "ardente et trépidante" d'une femme qui a lutté jusqu'à l'épuisement pour établir une justice sociale dans la première moitié du XIX° siècle ? Le titre de son premier ouvrage en 1836 : "Nécessité de faire un bon accueil aux femmes étrangères" suffit à démontrer la modernité du combat de celle qui fut aussi une grande voyageuse.

    Ses pétitions, adressées aux députés pour obtenir l'abolition de la peine de mort, attendront un siècle et demi pour aboutir en France. La mesure, en revanche, n'est toujours pas appliquée dans le nouveau monde.

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    Le code Napoléon avait réduit la femme à l'état d'infériorité et d'assujettissement. Flora s'engagea avec "ses soeurs" saint-simoniennes dans le combat pour le rétablissement du divorce et le droit des femmes à disposer d'elles-mêmes. Véritable créatrice du syndicalisme, elle fonda "L'Union Ouvrière » avec un but très clair : organiser les travailleurs, exiger le droit au travail, veiller à l'éducation des enfants et verser une pension aux ouvriers âgés. Avec elle il faut citer et remettre en mémoire celles qui furent les pionnières du mouvement féministe et qui luttèrent parfois jusqu'à la mort pour voir la réalisation de leur combat. A "La Tribune des femmes" premier journal féminin militant, au 27 rue Laffitte en 1832, on pouvait rencontrer aux réunions du jeudi, Claire Demar et Marie-Reine Guindorf qui ont connu une fin tragique, Suzanne Voilquin "Fille du Peuple", Jeanne Deroin, Claire Bazard, Désirée Véret (Desirée Gay) et Eugénie Niboyet qui organisa à Lyon en 1832 la première organisation féminine "Pour la Paix dans le monde" (l’ancêtre de Simone Landry).

    Les principaux journaux dirigés en majorité par des ouvrières s'intitulaient : La Femme Libre, La Femme Nouvelle, L'Apostolat des Femmes, La Tribune des Femmes, La Voix des Femmes.

     

    Flora Tristan est morte d'épuisement à Bordeaux, seule ville en France qui l'honore chaque année le 14 novembre jour de sa mort. La maison du Pérou et L'institut d'Histoire sociale d'Aquitaine organisent une manifestation commune au cimetière de la Chartreuse.

     

    Aux sources de cet article :

    Dominique Desanti première biographe de Flora et Evelyne Bloch-Dano la dernière en date avec "La femme messie", Stéphane Michaud organisateur depuis plus de 20 ans de colloques réunions et tables rondes consacrés à notre héroïne. Pour le bicentenaire de sa naissance, j'avais organisé une série de manifestations en liaison avec le service culturel de l'Ambassade du Pérou dirigé par une femme admirable: Madame Carolina Belaundé et par l'ambassadeur du Pérou Monsieur Javier Perez de Cuellar ancien secrétaire général des Nations unies.
    Nadia Prete déléguée culturelle à la Mairie du IX° a conduit et soutenu très efficacement ces réunions.

     

    Dans le monde entier, des associations Flora Tristan ont été crées pour venir en aide aux femmes battues. Célébrée par André Breton qui possédait une partie de sa correspondance mise en vente lors de la dispersion du « Musée Breton » au 42 rue Fontaine.

  • Un peu d'Histoire

    Bernard Vassor, avec la complicité d'Arlette Choury, Secrétaire des Amis de G.Sand, nous communique pour le mois de Mai quelques dates touchant des personnalités ayant un rapport avec notre 9°.
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    Alfred de Musset qui fréquentait l'Hôtel Novilos mort le 2 mai 1857
    Napoléon 1er mort le 5 mai 1821 mais qui a vécu sa passion avec la belle Joséphine dans notre arrondissement (marié dans le deuxième arrondissement de l'époque, le 9ème aujourd'hui, il a vécu rue Chantereine - de la Victoire depuis son retour d'Egypte). Pierre Larousse, perfide, a fixé la date de décès de Bonaparte au 2 décembre 1804.....
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    Illustration de l'hôtel particulier de Joséphine de Beauharnais rue Chantereine
    Marie D'Orval 44 rue Saint-Lazare morte le 20 mai 1849
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    Balzac né le 20 Mai 1799 à Tours - a vécu 22 rue de Provence, 45-49 rue des Martyrs (ndlr :Bernard Vassor est en train de préparer une liste la plus complète possible de tous ses domiciles dans le 9° et à Paris).
    Alphonse Daudet un des piliers de la Brasserie des Martyrs né le 13 mai 1840
    Eric Satie qui a fait les beaux soirs de l'Auberge du Clou et de l'Ane Rouge (avenue Trudaine) né le 17 mai 1866.
    Victor Hugo mort le 22 mai 1885 et qui a vécu rue de la Tour d'Auvergne, 21 rue de Clichy et bien d'autres endroits dans le 9e
    Gérard de Nerval né le 22 mai 1808. Il a occupé un nombre incalculable de domiciles dans le Neuvième, son errance et ses visions des "soleils noirs" ont lieu à l'église N.D. de Lorette
    Louise Michel née le 29 mai 1830

  • L'agenda du souvenir

    Comme c'est un peu maintenant la tradition, l'historien Bernard Vassor avec la complicité d'Arlette Choury, Secrétaire des Amis de George Sand,  nous communique quelques dates concernant des personnes qui ont marqué notre 9ème pour le mois d'Avril :

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    Emile ZOLA né le 2/04/1840 - 21 rue Saint-Georges de 1872 à 1877, puis rue Ballu en enfin décédé 20 bis rue de Bruxelles

    Flora TRISTAN née le 7/04/1803 a posé chez le peintre Jules Laure 75 rue Pigalle Réunions du Jeudi au journal « la Femme Libre» en 1832 rue Laffitte et rue de la Chaussée d’Antin.

    Suzanne VALADON décédée le 7/04/1938, a vécu 41 rue Saint-Georges

    Anatole FRANCE né le 16/04/1844 a fréquenté assidûment le salon de Nina de Callias 17 rue Chaptal

    Eugène DELACROIX né le 26/04/1798 a vécu au 56 rue Notre Dame de Lorette (ancienne numérotation) pour se rapprocher du domicile de sa maîtresse la Comtesse de Forget 19 rue de la Rochefoucauld

    et aussi en avril :

    Edmond ROSTAND né le 1/04/1868

    Adrienne LECOUVREUR née le 5/04/1692

    Mme de SEVIGNE décédée le 17/04/1696

    Pierre CURIE décédé le 19/04/1906

    William SHAKESPEARE né le 23/04/1564 et décédé le 23/04/1616

    Jules SANDEAU décédé le 24/04/1883

    François VIDOCQ décédé le 28/04/1857

  • La Maison des Associations du 9ème

    La petite histoire au 35 rue Victor Massé, angle rue Pigalle (2)

    Du siège de Lutèce aux « Revues naturistes »

    par Bernard Vassor

     

    Après la mort de la tragédienne, le quartier va être bouleversé, de nombreuses habitations « en dur » vont remplacer les baraques en bois et les jardins qui bordaient la rue Pigalle. Derrière la maison d’angle des rues Pigalle & Victor Massé et jusqu’à la rue de La Rochefoucauld, vont s’installer des petites maisons ouvrières. La « Cité Cerclis » va occuper cet emplacement, ne subsistant seulement que dans la mémoire des poètes de cette époque. Aucune trace de cette cité n’existe plus aux archives de Paris. Le quartier Bréda va naître et prospérer. A l’emplacement du lieu où va s’ouvrir la Maison des Associations.

     

    Au 39 rue Victor Massé de l’époque, vivait le mécène écrivain pâtissier peintre Eugène Meunier. Il occupait le premier étage au dessus d’une menuiserie et d’un marchand de couleurs pour artistes nommé Michel, chez qui il se fournissait. De sa fenêtre sur rue juste en face rue Victor Massé, il pouvait voir le Bal Tabarin, substitué par cette laideur que l’on voit aujourd’hui et qui semble être la règle pour remplacer les lieux historiques du quartier.

     

    Une exposition impressionniste a eu lieu 39 rue Victor Massé en 1903.

     

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    Mürer par Renoir

     

    L’habitant du lieu, Hyacinthe Meunier dit Eugène Mürer, était un personnage. Né à Moulin en 1846 est mort à Auvers sur Oise la même année que Cézanne en 1906. Le pâtissier était écrivain et peintre. Apprenti pâtissier chez le célèbre Grü au 8 Faubourg Montmartre et 125 Faubourg Poissonnière (article sur le site Terres d’écrivains). Il a écrit sous le pseudonyme de Gêne-Mûr : Les Fils du Siècle en 1877 Ed. Frémés 1964, La Mère Nom-de-Dieu en 1888 (ouvrage dédié au peintre Vignon*) et un petit livre de jeunesse dont je n’ai pas retrouvé la trace : La Revanche des Bâtards … Lié aux écrivains Paul Alexis**, Léon Cladel Champfleury et Desnoyers, il choisit comme modèle Emile Zola. Ses ouvrages « naturalistes » ne semblent pas avoir bouleversé le milieu littéraire. Marié avant la guerre de 1870, il est pâtissier restaurateur au 95 boulevard Voltaire où il organise des dîners artistiques, invitant « aux dîners du mercredi » des jeunes peintres, des collectionneurs, et des artistes confirmés comme Renoir. Voici une liste non exhaustive des convives de Mürer : Renoir, Sisley, Monet, Cézanne, le docteur Gachet, Vincent et Théo Van Gogh, le père Tanguy, le musicien fou génial Cabaner (qui habitait précisément Cité Cerclis mentionnée plus haut), les marchands de tableaux Legrand de la rue Laffitte et Portier de la rue Lepic (au 54 tout comme Van Gogh), les peintres Goeneutte, Guillaumin, Vignon, Franc-Lamy, et bien sûr l’ami fidèle des jeunes impressionnistes, Camille Pissarro. On peut également y rencontrer l’écrivain Paul Alexis, qui écrit des articles en argot dans le journal de Séverine « Le Cri du Peuple » sous le pseudonyme de Trublot soutenant activement les artistes de la « Nouvelle école », et le très réactionnaire François Coppée parmi les plus assidus des parnassiens. Un apprenti de la pâtisserie Mürer disait à propos de son patron : « C’est moi qui fait la pâte et c’est lui qui achète les croûtes »

     

    *Information communiquée par un descendant de la famille Vignon

    **Noëlle Benhamou, Docteur ès Lettres, Professeur de Lettres chargée de cours en IUT,m’a fait connaître un roman introuvable et extraordinaire de Paul Alexis. Je tente de lui faire rééditer ce texte. Aidez-moi à la convaincre sur son site dédié à Maupassant.

  • La Maison des Associations du 9ème

    La Maison des Associations de notre arrondissement, située au coin des rues Victor Massé et Pigalle, va ouvrir ses portes début Avril. Nous vous parlerons de son rôle lorsque celle-ci sera en fonctionnement mais nous avons la chance d’avoir reçu de l’historien Bernard Vassor, et en exclusivité pour les lecteurs de Paris Neuvième, un historique du lieu, qui comme beaucoup d’endroits du 9ème, mérite attention. Nous le publierons en deux articles.

     

    La petite histoire au 35 rue Victor Massé, angle rue Pigalle (1)

    Du siège de Lutèce aux « Revues naturistes »

    par Bernard Vassor

    Cet endroit a connu des épisodes très mouvementés, depuis le siège des légions de César, par son lieutenant Labiénus, au siège de Paris par Henri de Navarre qui filait alors le parfait amour avec la belle Gabrielle d’Estrée, jusqu’à nos jours. Les seuls moments de calme, furent quand ce lotissement eut pour vocation d’être le dépositoire (une annexe) du cimetière de la paroisse Saint Roch, jusqu’à ce que le préfet Frochot ne le transporte hors de Paris au cimetière du Nord (Montmartre) Ancien chemin des Porcherons à la Chapelle des Martyrs, y compris l’actuelle rue Houdon, puis chemin du Désert, chemin des Dames, rue Royale en 1772, du Champ du Repos vers 1800, rue de l’an VIII, puis enfin rue Pigalle.

    Sur le trottoir d’en face, Monsieur Dailly, maître des postes, installa en août 1830, la Poste aux Chevaux dans une propriété qui avait servi sous Louis XVI de résidence à Hersant-Destouches, Lieutenant Général de la maison et finances de la Comtesse d’Artois, femme du futur Charles X et frère de Louis XVI, pour y établir sa galerie de tableaux flamands et hollandais.

    La rue Victor Massé* fut d’abord appelée rue Ferrand en 1777 au moment de son ouverture, puis rue de Laval. En 1855 le dernier numéro impair était le 33, en 1890 on trouvait une menuiserie au numéro 39. Après la démolition en 1912 des maisons de l’angle, le peintre Degas fut obligé de déménager pour le 6 boulevard de Clichy.

     

    Vers 1772, la tragédienne Françoise Marie-Antoinette Joseph Saucerotte, dite Mlle Raucourt (1756-1815), habita la maison qui faisait l’angle de ces rues. Des historiens assurent que Louis XV, connaissant sa réputation sulfureuse lorsqu’il il la vit aux Tuileries dans le rôle de Didon, eut envie de cette femme. C’est la du Barry, maîtresse du Roi en titre, qui lui servit d’intermédiaire pour lui procurer un tête à tête. Ce qui explique peut-être l’impunité dont elle put jouir après ses multiples provocations. Elle s'affichait ouvertement avec ses maîtresses dont Madame Souk (Jeanne Françoise Marie Sourques). Selon Grimm, elle aurait créé là une sorte de loge maçonnique féminine dont elle assura la présidence: « La loge Androgyne » ou « la secte des Anandrynes ». Après la mort de Louis XV en 1774, la belle « Sapho » perdit son immunité et fut renvoyée de la Comédie Française et emprisonnée au Temple, qui était alors la prison pour dette. Elle s’enfuit en Russie et rentra trois ans plus tard grâce à la protection de Marie-Antoinette. Ses funérailles en 1815 à l’église Saint Roch furent l’objet d’un nouveau scandale. Elle habitait cette paroisse, et bien qu’elle ait fait à l’église des dons considérables, l’entrée de ses restes mortels fut refusée par le curé. Le peuple indigné enfonça les portes. Alerté, Louis XVIII, envoya un de ses aumôniers pour célébrer l’office funèbre. Elle a été inhumée au cimetière de l’Est (Montparnasse)

     

    *Félix Lazare signale que l’aqueduc de ceinture passait sous cette rue.

     

    A suivre : L’atelier de l’écrivain pâtissier protecteur des impressionnistes Eugène Mürer.

  • Mars et le souvenir

    Le mois de Mars nous incite au souvenir. L'historien Bernard Vassor nous communique quelques dates concernant des personnes qui ont marqué notre 9ème :

     

    Louise Colet

    Le grand Hector

     

     

     

     

     

    - Adrienne Lecouvreur, morte le 20 mars 1730 (son biographe E. Legouvé habitait 12 rue de la Victoire)

    - Alphonse de Lamartine, mort le 1 mars 1869

    - Hector Berlioz mort le 8 mars 1869

    - Louise Colet morte le 8 mars 1876

    mais aussi

    - Frédéric Chopin, né le 1 mars 1810

    - Alfred de Vigny, né le 27 mars 1797 (a vécu rue d'Artois, aujourd'hui rue Laffitte)

    - Paul Verlaine, né le 30 mars 1844, employé (expeditionnaire) à la Mairie du 9°, habitué du café Le Cadran, aujourd'hui Le Central 14 rue Drouot)

    et ..... Vincent Van Gogh, né le 30 mars 1853 (a vécu 9 rue Chaptal, 25 rue Victor Massé, 8 cité Pigalle et fréquenté bien sûr le 14 rue Clauzel, la boutique du Père Tanguy)

  • Un peu d'Histoire

    Terres d'écrivains nous apporte en Janvier son lot d'articles historiques toujours très interessants. Ce mois-ci, notre arrondissement est particulièrement à l'honneur grâce à l'infatigable travail de Bernard Vassor.

     

    Chez Dinauchau, le "restaurateur des lettres"

    Café de la barrière de Clichy

    L'oratoire ésotérique de l'avenue Trudaine

    La brasserie des Martyrs

     

    N'oubliez pas que vous pouvez retrouver l'ensemble des articles parlant de notre arrondissement dans la rubrique "recherche" de ce très beau site web qui a eu la bonne idée d'ouvrir une rubrique spéciale "dans le 9ème". Comme dit la pub, "nous le valons bien" !

  • Un peu d'Histoire

    Terres d'Ecrivains et le mois de Décembre nous apportent leur lot d'excellents articles historiques toujours bien interessants concernant notre arrondissement.

     

    En décembre :

    ALLAN KARDEC, 8 rue des Martyrs

    CHEZ GROSSE TETE, le parc aux biches du passage de l'Opéra

    LE CAFE DE LA PORTE MONTMARTRE, la belle et le commissaire

    PAUL LEAUTAUD, dans le quartier Breda - 14 rue Clauzel

     

    et l'ensemble de tous les articles concernant le 9ème dans la recherche "dans le 9ème"

     

    Merci Terres d'Ecrivains.

     

  • 1905 – 2005, la Loi de Séparation

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    E. Combes et A. Briand

     

    La laïcité est au cœur de l’actualité depuis déjà quelque temps. Mais de quoi parle t-on exactement ?

     

     

    Nous sommes dans la semaine de l’exact centenaire (9 Décembre) de la signature du Décret d'application de la fameuse Loi dite de "Séparation" votée en Juillet 1905 et donc l’occasion est bonne pour nous pencher sur le sujet. Paris Neuvième vous propose plusieurs possibilités.

     

    Un film.

    La Chaîne Parlementaire (LCP) Assemblée Nationale diffusée sur le câble, le satellite et par TNT nous propose ce soir Mercredi à 20h30 un film dont tout le monde a dit grand bien : La Séparation. Tourné au sein même du Palais Bourbon, il fait appel à de grands acteurs de notre époque pour nous restituer l’éloquence des hommes politiques d’alors (P. Arditi, C. Rich, J.C Drouot, P. Santini, etc.)

     

    Une conférence.

    Le Grand Orient de France et la Mairie du 9ème ont eu la bonne idée d’organiser une conférence intitulée "Laïcité, où en sommes nous ?" le Lundi 12 Décembre à 20h30 salle Rossini à la Mairie du 9ème, 6 rue Drouot. En complément, l’association Laïcité & République, proche du Parti Radical de Gauche, organise à cette occasion une exposition historique au même endroit.

     

    Un site web.

    Surtout ne pas manquer le site web de l'Assemblée Nationale et son dossier spécial Commémoration. Outre beaucoup d'informations, vous pourrez y consulter les textes des débats.

     

    Des livres et des articles.

    Beaucoup de livres ont été écrits sur le sujet. Nous vous suggérons :

    . le classique "Que sais-je ? Histoire de la laïcité française" PUF

    . le non moins classique "La République Radicale 1898-1914" collection Points Histoire au Seuil

    . le très complet "L’invention de la Démocratie 1789-1914" de S. Bernstein et M. Winock – collection Histoire de la France politique au Seuil

    . enfin un bon article dans le magazine L’Histoire "1905, une loi d’apaisement ?"

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    Opinion

     

    Comment parler de la Loi de 1905 dite "de Séparation" entre les Eglises et l'Etat ?

     

    Paris Neuvième le fait, non pour étaler sa science, mais pour rappeler quelques éléments que ni les hommes politiques ni les journalistes ne mentionnent à l'approche de la célébration de son centenaire.

     

    Il est important de se souvenir que la Loi de 1905 fut certes l'aboutissement d'un processus engagé en 1789, mais surtout une Loi de circonstance, l'anticléricalisme étant, suite aux élections de 1904, pratiquement le seul dénominateur commun à la classe politique radicale de l'époque alors au pouvoir. En fin stratège, le Petit Père Combes, comme il est d'usage de le nommer, a joué cette carte pour re-souder sa majorité comme on dirait aujourd'hui.

     

    La Loi fut préparée et appliquée dans un climat de très grande tension. Rupture des relations diplomatiques avec le Vatican, émeutes en 1906 lors des inventaires des biens de l'Eglise, transfert massif d'élèves d'un enseignement confessionnel à l'enseignement public. La Loi, pour l'époque, était extrêmement sévère avec l'Eglise, lui interdisant beaucoup de choses comme le droit d'enseigner et de maintenir certaines communautés régulières. Il fallait que le ressentiment des Français fut bien fort vis à vis de cette Eglise là pour en arriver à ces extrémités. Certes l'Eglise avait vécu le choc des années 1789-93 mais un certain calme instauré suite à la signature du Concordat entre le Pape et Napoléon lui permit de préparer sa revanche sous la Restauration et de maintenir son influence sous la Monarchie de Juillet et le Second Empire.

     

    Malgré quelques aménagements, notamment en ce qui concerne l'enseignement, les principes généraux de la Loi restent d'actualité, tout en faisant remarquer que la France demeure aujourd'hui un cas spécial en Europe à cet égard.

     

    Terminons en disant que l'actuel Ministre de l'Intérieur a voulu à toute force mettre en place un Comité Consultatif des Musulmans de France mais n'a rendu service ni à la France ni aux Musulmans. La Loi décrit les relations que l'Etat doit avoir avec les organisations religieuses, elle ne dit pas comment ces organisations religieuses doivent être organisées. Mieux aurait été de laisser les Musulmans de France s'organiser eux mêmes à l'instar de ce que les Juifs ont fait avec le Consistoire.

  • Un peu d'Histoire

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    Le site Terres d’Ecrivains dans sa livraison d’octobre nous propose différents articles concernant notre 9ème.

     

     

    Bonne lecture !

  • La mémoire

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    Mémorial des Martyrs de la Déportation, Paris

    Photo : Eric, du blog Paris, one photo a day

     

    Hier soir, à la Mairie du 9ème, a été inaugurée l’exposition "Les Enfants de Buchenwald". Inutile de rappeler toute l’horreur des camps de concentration que le 60ème anniversaire de leur libération ramène à notre mémoire.

     

    Notre arrondissement est depuis longtemps un lieu d'accueil pour la communauté juive qui y est encore aujourd'hui importante. En témoignent les 9 synagogues dont bien sûr la Grande Synagogue de la rue de la Victoire sans oublier le Consistoire.Le 9ème fut aussi un lieu de drames. Les plaques apposées au lycée Lamartine, dans les écoles de la rue Buffault et de la Victoire sont là pour nous rappeler que des enfants de notre quartier furent déportés.

     

    L'exposition s'intéresse aux destins individuels. Elle retrace, avec des photos, la vie d’une quinzaine d’adolescents déportés. Elle présente des documents encore jamais montrés touchant leur vie avant la déportation, leur vie dans le camp et leur retour à la vie. On y voit des enfants en vacances avec leurs parents en 1937-38, des enfants jouant avec leurs copains à la même époque. Des camps, pas de photos. Des dessins réalisés par ces enfants juste après la libération des camps sont très émouvants. Enfin la reconstruction, le retour à la vie. Symboliques, quelques clichés des mêmes personnes avant leur déportation, petits enfants, et dans les années 80. On comprend que des liens indissolubles se soient créés.

     

    En coordination avec les Directeurs des établissements scolaires de l'arrondissement, la Mairie va organiser des visites pour ce travail de mémoire.

     

    La présence de quelques déportés à cette inauguration et surtout leurs témoignages a rendu la manisfestation très poignante.

     

    Le camp de Buchenwald

    Entré en activité en juillet 1937, le camp de Buchenwald a été installé à quelques kilomètres de Weimar, en pleine forêt. On y interne d’abord des prisonniers politiques allemands, antinazis, bientôt rejoints par des internés juifs, transférés de Dachau, et par des Juifs autrichiens arrêtés en 1938, après l’Anschluss. Par la suite, arrivent en nombre des convois de Juifs polonais, puis des prisonniers en provenance des pays d’Europe occidentale, résistants et Juifs ; enfin, en 1944, des Juifs de Hongrie, tous destinés au travail forcé puisqu’il n’existait pas de chambres à gaz à Buchenwald.

    La mortalité dans le camp est cependant effroyable, ce qui explique la présence de deux fours crématoires.

     

    Les enfants de Buchenwald

    La plupart des enfants rescapés sont d’origine polonaise (250 sur les 427 arrivés en France) ; les autres viennent de Roumanie (118), de Tchécoslovaquie (49), de Hongrie (43), quelques-uns de Lituanie et d’Allemagne. Issus pour la plupart de familles rassemblées dans les ghettos de Pologne, certains d’entre eux ont été déportés vers Auschwitz entre 1942 et 1944 où ils ont travaillé, pendant toute la durée de leur internement, jusqu’au moment de leur évacuation, à l’approche des Soviétiques.

    Les trois plus jeunes du groupe, David, Lulek et Izio ont respectivement 8 et 10 ans. Ils sont arrivés en janvier 1945 venant de Czestochowa. Tous ces jeunes ont donc « fait la marche de la mort » de Pologne vers l’Allemagne.

    A leur arrivée à Buchenwald, ces enfants et adolescents ont été placés en quarantaine dans les baraques du petit camp, puis dirigés vers les blocks 8 et 66, sous la protection de la résistance interne.

    Le camp de Buchenwald s’est libéré par lui-même, avant l’arrivée des Américains. Dans les derniers jours, les Allemands évacuent et massacrent un grand nombre de prisonniers, juifs essentiellement. Certains sont transportés jusqu’au camp de Theresientadt, libéré le 8 mai 1945. Beaucoup de prisonniers sont morts en route ou après la Libération.

    De Buchenwald, les ressortissants des différents pays sont rapatriés dans leurs pays. Mille jeunes Juifs, qui ne veulent retourner ni en Pologne, ni en Hongrie, attendent un pays d’accueil. 427 d’entre eux ont été accueillis par la France ; les plus malades vont en Suisse, d’autres en Suède retrouver des membres de leur famille.

     

    L’accueil en France des enfants de Buchenwald

    A leur arrivée en France le 6 juin 1945, ils sont dirigés vers le préventorium d’Ecouis, dans l’Eure. Ils y resteront six semaines. Au début du mois de juillet, 173 d’entre eux partent en Palestine, via Marseille, avec le Docteur Malkin, munis de visas officiels britanniques.

    Les plus religieux et les plus jeunes, sont accueillis au château d’Ambloy, près de Vendôme, pour se « refaire une santé ». Ils y passent l’été 1945 avant d’être hébergés à Taverny, encadrés par deux jeunes éducatrices exceptionnelles, Judith Hemmendinger-Feist et Gaby Cohen-Wolff ; ces dernières, qui vivent aujourd’hui à Jérusalem et à Paris, leur redonneront le goût de vivre. Les plus jeunes sont dirigés vers Versailles en janvier 1946. Les plus âgés apprennent un métier dans les écoles professionnelles de l’ORT, qui ouvre des cours spéciaux à leur intention. Ils vont également travailler chez des artisans et vivent au foyer de la rue Rollin. En 1948, 117 jeunes sont émancipés parmi ceux de plus de 18 ans et poussés dans la vie active. Le passage d’une vie en collectivité extrêmement soudée à un cheminement individuel n’a pas toujours été facile : mais tous ont franchi les obstacles ; la plupart se sont remarquablement adaptés et ont su construire leur vie d’adulte en France, aux USA, en Israël, au Canada, en Australie ou dans d’autres pays européens.

    Parmi eux, citons Elie Wiesel, ou l’ancien Grand Rabbin d’Israël, Meïr Lau.

     

    C’est grâce à l’association Œuvre de Secours aux Enfants (OSE) que tout ce travail a été possible.

     

    Vous pouvez aussi regarder l'article "Les yeux de la mémoire" publié par nos confrères et amis de Paris14.info

     

     

    Les Enfants de Buchenwald

    du 18 au 31 Octobre 2005

    Mairie du 9ème

    6 rue Drouot

    du Lundi au Vendredi de 11h à 17h

    Nocturne le Jeudi jusqu'à 19h30