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Commerce - Page 6

  • Annulation de l'édition 2020 de la Fête des Vendanges de Montmartre

    Cet article aurait dû annoncer l'édition 2020, la 87e de la série, de la Fête des Vendanges de Montmartre - qui devait se dérouler du 7 au 11 octobre. Hélas, la crise sanitaire aura eu la peau de la traditionnelle Fête des Vendanges, un des plus grands rendez-vous festifs du Nord parisien.

    Nous reproduisons ci-dessous le message des organisateurs posté sur le le site  de la fête.

    "C’est le cœur bien lourd que les équipes de la Fête des Vendanges de Montmartre et la Mairie du 18e vous adressent aujourd’hui ce message.

    Application faite de l’arrêté de la préfecture de police de Paris du 25 septembre dernier à la programmation de la Fête des Vendanges de Montmartre, nous vous informons que les festivités ne pourront pas se tenir en 2020 et que tous les événements sont ainsi annulés.

    Face à l’accélération de la propagation de l’épidémie, il en va aujourd’hui de notre responsabilité collective de tout mettre en œuvre pour stopper cette évolution en limitant les contacts. Dans ce contexte, les équipes de la Fête des Vendanges de Montmartre feront tout pour que vive malgré tout cette 87e édition du Futur sur les réseaux sociaux de la Fête. On vous donne rendez-vous ici dès la semaine prochaine pour quelques surprises avec les acteurs du 18e et les artistes de Décibels Vendanges.

    On espère que le futur sera meilleur en 2021 et qu’il nous permettra de nous retrouver pour une Fête des Vendanges de Montmartre toujours plus festive, belle et lumineuse !"

    fête-des-vendanges,montmartre,18e,2020

    C'est où ?

    Paris 18e

    C'est quand ?

    En 2021 ?

  • Portrait : Un petit concentré d’histoire barbésienne

    Si vous êtes familier du quartier Barbès, vous n’avez pas pu manquer Ahmed Kermiche, figure locale qui tient au 15 rue de Sofia le salon de coiffure Cléopâtre, au décor un peu kitch peuplé de fausses colonnes à l’antique et de plantes vertes luxuriantes. Quand de sa voix chaleureuse il vous adresse la parole, vous vous sentez immédiatement à l’aise, charmé par ses attentions, et vous avez envie de rester pour discuter toute la journée. Surtout que des histoires – comme tout bon coiffeur – il n’en manque jamais. Mais jusqu’à présent, discuter longtemps avec lui, vous n’en aviez pas vraiment le temps car le salon avait une fâcheuse tendance à ne pas désemplir. Ce n’est plus tout à fait le cas aujourd’hui et c’est ce qui nous a poussés à l’interroger.

    portrait 18e,barbès-rochechouart

    Ahmed Kermiche

    Une enfance oranaise

    Ahmed est un exemple canonique de l’immigration algérienne. "Je suis né à Oran en 1964, j’étais passionné de musique, et très jeune j’ai fait le conservatoire en me spécialisant dans la pratique du luth. À l’époque, Oran était une ville très marquée par la colonisation française, avec une forte présence espagnole depuis la guerre de 1936. Il y avait aussi beaucoup de Maltais, de Juifs etc. C’était une ville si cosmopolite que les autochtones y étaient largement minoritaires. Et malgré ça, c’était une ville très calme qui vivait dans l’harmonie entre les communautés. J’avais une soif de culture et, comme beaucoup d’Algériens à l’époque, je rêvais de Paris, de ses musées et de ses Champs-Elysées." Le destin allait lui servir ce rêve sur un plateau.

    "Un jour mon cousin m’appelle : il avait besoin d’un coup de main dans son salon de coiffure. Je me fais la main sur quelques clients et il se trouve que j’aime bien ça… et les clients sont visiblement satisfaits. Je reste un peu travailler avec lui mais toujours me taraude le rêve parisien. Alors je décide de quitter l’Algérie. Et là commence un périple que je n’ai pas raconté depuis bien longtemps. Comme je n’avais pas fait mon service militaire, j’avais un passeport mais sans droit de quitter l’Algérie. Il m’a fallu passer clandestinement par la frontière marocaine. Puis Ceuta au nord du Maroc et de là l’Espagne par bateau : Algésiras, Madrid, Barcelone. Ayant entendu dire que des Marocains avaient été refoulés de la ville de Cerbère au niveau de la frontière française, je tente ma chance à Latour-de-Carol. Quand je lui dis que je vais à Paris muni d’assez d’argent, un douanier me laisse miraculeusement passer mais je me rends compte que je n’ai plus que 100 francs en poche. Or, au guichet juste à côté on m’annonce que Paris c’est 300 francs. S’il m’entend dire que je n’ai que 100 francs il va me considérer comme clandestin. Alors je fais à la guichetière discrètement : "quelle ville pour 100 francs ? – Toulouse, me répond-elle. – Banco !" Là encore à Toulouse, les étoiles sont avec lui : Ahmed tombe sur un groupe d’Algériens de Mostaganem qui improvisent une quête dans le quartier maghrébin de Toulouse pour lui payer le Toulouse-Paris ! À une condition toutefois : qu’il se rase, qu’il se douche et qu’il soit enfin présentable pour monter à la capitale ! "Jamais je ne les oublierai", confie Ahmed.

    Un Algérien à Paris

    À Paris c’est d’abord une déception : tout est gris. Cette avenue tant rêvée, les Champs-Elysées, se résume pour lui à un alignement d’immeubles sans contraste. Depuis sa ville natale dans son imaginaire enfantin sans les images de la télévision, Paris c’était forcément une super-Oran : toutes les couleurs de la cité algérienne décuplées, une architecture exubérante et audacieuse, des gens tous élégants. Rien de tout cela. Juste de l’haussmannien bien terne. Pour autant il n’est pas déçu par les musées. Il les fréquente assidûment : le Louvre, le Musée de l’homme, les Invalides n’ont pas de secret pour lui. Absurdement, son père le poursuit en France et dépose plainte au Consulat d’Algérie contre son propre fils pour qu’on le ramène au pays. Mais il refuse malgré les pressions, par amour pour sa ville de cœur. Il sera bien longtemps avant de le revoir et que les tensions s’apaisent. Miraculeusement, un étudiant kabyle de sa connaissance le présente à l’agence immobilière comme son successeur. Le voilà muni d’un bail. « Je n’en revenais pas d’avoir mon propre appartement quoique clandestin ! » Pour gagner sa vie, il travaille à la Goutte d’Or comme garçon coiffeur rue de la Charbonnière puis rue de Chartres qui sont des hauts lieux de vie maghrébine : "il y avait énormément de cafés, de restaurants, ouverts jusqu’à deux heures du matin, pas chers." Jusqu’après-guerre, Barbès était occupé par les Corses. Ahmed se souvient : "le premier restaurant acheté par des Kabyles le fût en 1948 au 7 rue de Chartres. Puis ce fut le tour des Marocains et des Algériens rue de la Charbonnière." Il faut savoir que dans les années quatre-vingt, il n’y avait pas en banlieue de salons de coiffure tenus par des Maghrébins et que par conséquent toute la communauté maghrébine affluait de banlieue à Barbès. Une odeur permanente de menthe et d’épices s’en exhalait. La sécurité du quartier était semble-t-il assurée : il n’y avait pas d’agressions et en tout cas pas de sentiment d’insécurité. Ahmed fut aussi marqué par la profusion de cinémas : "Le Louxor, bien sûr, mais aussi un cinéma à la place de Kata soldes (le Barbès Palace, boulevard Barbès), un autre au niveau de l’actuel Célio (le Gaîté Rochechouart, boulevard Rochechouart), idem juste à côté au niveau de Guerrisol (le Delta Palace, place du Delta), un peu plus loin rue Myrha à la place de l’ancienne église évangélique du Nazaréen (l'Artistic Cinéma Myrha). On diffusait beaucoup de reprises. Il y avait du cinéma arabe à Kata soldes. Le Louxor était une seule salle mais immense et c’était tout le temps plein. Il y avait la séance de minuit à place de Clichy. Bref, Barbès était un haut lieu culturel." Ahmed se marie, obtient des papiers, il passe de salon en salon, rue de la Charbonnière puis le hammam du 120 boulevard de la Chapelle puis, un jour, on lui propose de prendre un salon à lui en achetant un fonds de commerce en 1999. C’était une épicerie de produits africains. Après deux ans de travaux il ouvre le salon Cléopâtre.

    Un coiffeur à Barbès

    La clientèle de Cléopâtre est inattendue et paradoxalement tellement en accord avec la personnalité d’Ahmed : ce sont certes les habitants du quartier mais surtout, à 70 % estime-t-il, c’est une clientèle… de banlieue. Et de banlieue parfois lointaine : Creil, Mantes-la-Jolie, Versailles, Neuilly, Fontainebleau etc. "Un homme de 94 ans vient exprès de Saint-Cyr l’Ecole. Et en plus il a quatre cheveux !" Pourquoi la banlieue ? C’est la clientèle de Tati, celle précisément qu’il a connue et cultivée quand il a fait ses armes comme garçon coiffeur. "C’était la grande époque où l’on affluait pour trouver ce qu’on ne trouvait pas près de chez soi : des objets, des tissus à profusion et à bas prix, bref Tati, c’était les Grands magasins des pauvres." Ahmed regrette : "à l’époque, il n’y avait pas cette mono-activité qu’on connaît aujourd’hui à Barbès, avec ses boutiques à perte de vue de mariage, d’or, et de téléphones". Tati a fait la renommée de Barbès. Sa disparition peut changer l’avenir de Cléopâtre. Et Ahmed a grand peur. Est-ce déjà clair qu’il s’agira de Gifi – peu probable au vu de l'installation d'un magasin Gifi aux "Deux Marronniers" (à l'angle du boulevard Rochechouart et de la rue de Clignancourt) – ou peut-on rêver d’autre chose ? De Galeries Lafayette qui auraient compris l’importance du flot de touristes qui circulent de Barbès à Montmartre ? D’un grand café qui voudrait rivaliser avec la Brasserie de Barbès ? On n’en sait rien encore...

  • Les Trois Baudets vous attendent en terrasse

    En attendant le retour des concerts et spectacles à la rentrée en septembre, les Trois Baudets ouvrent cet été la terrasse du bar restaurant. La partie restauration se fait en collaboration avec les Marmites Volantes. Au menu, des produits frais, de saison et en circuits courts, plats végétariens et carnés, et cuisinés avec amour ! On trouve des plats chauds à partir de 12,50 € sur place ou à emporter, et des desserts à partir de 4 €. Et on reviendra sans se lasser, la carte est renouvelée tous les jours.

    Vous pourrez faire une pause gourmande boulevard de Clichy, de 12 h à 22 h du mardi au vendredi et de 16 h à 22 h le samedi. Pour le service restauration, vous pourrez être servis de 12 h à 14 h 30 et de 19 h à 22 h du mardi au vendredi, et de 19 h à 22 h le samedi.

    C'est donc à la terrasse du bar restaurant Trois Baudets, au 64 du boulevard de Clichy.

    trois-baudets,18e,terrasse,été

    Réservation : 06 51 67 16 03  /  pigalle@marmitesvolantes.fr

  • Joyeux méli-mélo sur l'esplanade de l'Échomusée

    Ce jeudi 2 juillet, la Goutte d'Or était largement invitée à un vernissage en musique live à l'Échomusée. Invitée… d'autant plus que le bar est payant. Ce qui est compréhensible, il faut bien que le lieu vive !

    L'exposition ? un mélange de l'expo de-juste-avant et des œuvres de celle qui commence ce jour là. Ça, c'est pour l'intérieur de l'Échomusée.

    echomusée,18e,cafe-du-parc

    À l'extérieur, mélange aussi; entre tables et chaises, provenant à 96 % du Café du Parc, juste de l'autre côté de la rue Cavé, car ici on fait terrasse commune. Commandez votre bière au Café du Parc, ou votre verre de vin à l'Échomusée, dans une joyeuse ambiance totalement décomplexée. Un joyeux mélange d'établissements qui est dû… mais oui, à notre "cher" corona ! Ceci dit, l'Échomusée a toujours été l'un des les plus "trans-tout", trans-générations, trans-musiques, trans-couleurs, trans- arts graphiques… de la Goutte d'Or ! À la musique, on commence par un orchestre tendance balafon et kora, suivi d'un duo synthé année 1950 et batterie. La musique s'est sagement éteinte à 22 h 10, mais le bla-bla-bla a continué dans l'Échomusée après minuit ! Et l'expo, ah oui, l'expo... et si vous alliez la découvrir par vous même !

    Qui sait, la terrasse de l'Échomusée-du-Parc va-t-elle être le lieu "tendance" de cet été ?

  • Quartier libre : un petit oasis de convivialité

    On vous pose une petite colle : où, à la Goutte d’Or, peut on déjeuner tranquillement, dans un petit restaurant, bien caché, tenu par des gens sympathiques, qui cuisinent chaque jour des produits frais qui viennent de pas loin : AMAP, commerces du quartier, marché Barbès ?

    Cet endroit discret, social et multifonctions, en plus du restaurant, s’appelle Quartier Libre.  La colle n'était pas difficile : on vous en avait parlé lors de son inauguration. Et l'aventure continue donc...

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    Le chef Eddy, pâtissier diplômé et maintenant cuisinier, vous propose ce qui sort de sous sa casquette américaine. Du simple, du frais, du traditionnel, mais aussi de la cuisine du monde (on est à la Goutte d'Or !). Le tout pour un prix plus que raisonnable : entrée à 2 €, plat végé à 6 € ou carné à 8 €, dessert à 2 €, verre de vin à 2,5 € et café à 1 €, soit environ 13,5 € pour la totale. Et en plus de ce petit bonheur à tous petits prix, vous soutiendrez les actions très diverses du Collectif 4C !

    Petit plus : la partie "restau" donne sur une petite terrasse-jardin, où boire  son café.

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    Pour accéder à ces petits bonheurs, il vous faudra devenir membre de l’association. Cela prend une minute trente, et l’adhésion est à partir de 1 € ! Et si vous voulez donner un coup de main, bénévole, à l’association pour la mise en place, l’accueil … ne vous gênez pas ! Vous pouvez même être "chef d'un jour" : c’est votre plat qui sera au menu du restau ce jour là !

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    Le collectif 4C est un collectif d’habitants de la Goutte d’Or qui s’est créé autour d’un projet rassembleur et innovant : ouvrir dans ce quartier qu’ils pratiquent au quotidien, un espace non commercial pour se retrouver, échanger, inventer ensemble. Très vite, du fait de la multiplicité des cultures présentes dans le quartier de la Goutte d’Or, la cuisine s’est imposée comme un vecteur de rassemblement et de mixité.

     

    Quartier libre 

    9-11 rue de la Charbonnière, Paris 18e

    Restaurant ouvert à midi les mer-jeu-vendredi. Fermé en août.

  • Café ou thé : pensez à la Brûlerie Barbès !

    Rénovée depuis peu, la Brûlerie Barbès rue des Poissonniers est un lieu accueillant grâce au sourire d'Amel et aux odeurs apaisantes de la torréfaction.

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    La  nouvelle commerçante et son fils veulent faire perdurer cette activité initiée en 1979 par monsieur Harboun, figure respectée du quartier. Ils ont choisi de vendre des grains de qualité bio provenant du Mexique, du Pérou, de Tanzanie, du Kenya, du Brésil, de Cuba, de Papouasie, etc. Ils proposent également un mélange d'excellence : le Blended.
    Les amateurs de thé trouveront aussi leur bonheur avec des produits de la marque Dattner à des prix imbattables.

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    Brûlerie Barbès
    • 14 rue des Poissonniers, Paris 18e
    • téléphone:  07 50 48 78 77
    • site internet : brulerie-barbes
  • L'Iran glace la Goutte d'Or

    Tout le monde connaît à présent le "360" (...Paris Music Factory) factory), qui a réveillé la Goutte d'Or à l'angle des rues Léon et Myrha… deux semaines avant que le confinement ne l'oblige à refermer ses portes ! Le 360 hiberna donc, jusqu'au 5 juin, date à laquelle les restaurants eurent le droit de servir la clientèle, en terrasse. Le 360 installa donc vite fait une dizaine de tables sur le trottoir Myrha, qui furent prises d'assaut pour un délicieux repas "cuisine du monde" ou un simple café, en attendant le retour des concerts (voir notre article du 8 juin dernier). 

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    Monsieur Bastani et son échoppe

    Et puis a débarqué ce samedi 13 juin, au carrefour Léon-Myrha un marchand de glaces avec son frigo à roulettes (un prototype !). Mais attention, pas n'importe quelle "vanille-fraise". Non, il s'agit de l'échoppe "Bastani", glacier iranien (tout comme le patron du 360), qui vous propose pas moins de seize parfums. Des classiques, mais aussi des surprises… iraniennes s'il en est, comme citron noir, pistache crue verte d'Iran, rose d'Ispahan, rose et safran. Le tout est 100% naturel, artisanal, peu sucré, peu calorique. Que du délice de fraîcheur et saveurs !

    Sur place, 2,5 € la boule (4,5 € les deux et 6 € les trois), et en deux tailles de pots à rapporter à la maison. Allez vite goûter ces délices, bien que Bastani soit là pour tout l'été.

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    La carte des délices