En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.
Nous vous avions fait part en décembre 2013 des difficultés de cohabitation entre les riverains et les bars dans le quartier Clignancourt/Ramey (voir ici notre précédent article). Suite à cette situation et notamment l'absence de résultats de la médiation menée en 2013, la mairie du 18e a décidé en janvier 2014 de ne pas renouveler les autorisations de terrasses de deux établissements (La Chope du Château rouge, 30 rue de Clignancourt et le Troquet, au 36).
Afin de trouver la solution la plus satisfaisante pour tous (comprenant notamment d'autoriser de nouveau les terrasses), la mairie du 18e a décidé de lancer une nouvelle médiation, pilotée par Mario Gonzalez, l'élu chargé de la médiation.
L'élu a ainsi rencontré en juillet 2014 les représentants de certains établissements, puis en septembre 2014 les représentants de certaines associations de quartier (dont Action Barbès) afin de présenter la démarche choisie pour cette médiation :
1e phase : Identifier les intervenants autant du côté des établissements que des riverains et associations, avec l'idée d'associer l'ensemble des établissements présents dans le quartier Clignancourt/Ramey/Muller (et pas uniquement les établissements concernés par la médiation menée en 2013);
2e phase : Rédiger une charte spécifique pour le quartier Clignancourt/Ramey, conformément à ce que prévoit le règlement des terrasses (article A6);
M. Gonzales a ainsi précisé que la charte pourrait être déclinée comme suit :
1e partie : un état des lieux de la situation, précisant le contexte et les évolutions du quartier;
2e partie : l'engagement des établissements pour agir sur les nuisances sonores (au moins les limiter au maximum) et sur l'étalement des terrasses;
3e partie : la définition d'un comité de suivi de la bonne mise en œuvre de la charte et du respect des engagements pris.
Une nouvelle réunion devrait être organisée prochainement avec l'ensemble des intervenants (établissements et associations de riverains) pour échanger sur ces propositions, avec l'objectif donné par la mairie d'aboutir mi octobre 2014, date qui semble optimiste.
Cette proposition d'élaboration d'une charte pour le quartier, bien qu'elle pose un certain nombre d'interrogations sur sa mise en œuvre, son respect et son suivi, semble néanmoins aller dans le bon sens pour permettre une meilleure cohabitation entre les bars et les riverains dans le quartier.
Ce mardi matin, dès l'aube, quand le soleil blanchit la campagne, ou le carrefour..., nous recevions un appel téléphonique de l'entreprise Bati-Coppey, de Deuil la Barre, qui oeuvre sur la chantier de la brasserie : il nous proposait des photos de la verrière de notre future brasserie, celle qui va ensoleiller les sorties des cinéphiles devenus les fidèles clients du Louxor.
Il ne se passe pas une journée sans qu'un voisin ne nous pose la question : "Et la brasserie ? Elle ouvre quand ?" Nous faisons en sorte de vous transmettre les informations au fur et à mesure et de continuer à y croire dur comme fer. C'est lent mais elle est sur les rails. On ne peut mieux dire ! Regardez cette vidéo transmise par le constructeur la Sarl Lajouanie à Salon de Provence, montrant la verrière en mouvement sur des rails. Nous ne connaissons pas les détails, mais il semble que ce dispositif permettra d'ouvrir le toit les jours de beau temps. Chic ! (Cliquer sur l'image pour voir la verrière se déplacer latéralement.)
Le mois de septembre, exceptionnellement beau cette année, permet au chantier de bien avancer et nous permet, à nous, d'espérer une ouverture prochaine. Oui, bien sûr, nous avons écrit ces mêmes mots tellement de fois qu'il vous est légitime de hausser les épaules, mais les façades blanches, les huisseries toutes neuves, ne sont-elles pas autant de démonstrations que la situation avance favorablement ?
Cliquer sur les photos pour les agrandir
Merci aux entreprises Bati-Coppey et Sarl Lajouanie pour la fourniture des photos.
Zone Haussmann des Grands magasins (9e), les Abbesses (18e), commerces aux alentours de la gare du Nord (10e), voilà au moins trois zones que les tenants du travail du dimanche voudraient voir bénéficier des fameuses dérogations signées par la maire de Paris permettant l'ouverture des commerces ce jour-là. Il n'est donc pas inutile de se pencher sur ce gros dossier car les décisions qui seront prises sous peu auront un réel impact sur nos quartiers autour de Barbès.
Regardons d'abord la situation actuelle.
C'est une loi de 1906 qui a instauré le repos dominical. C'est à la fois une décision sociale (repos des travailleurs) et sociétale (vie de famille). Cette disposition est considérée à l'époque comme une avancée sociale, un acquis dirait-on aujourd'hui, tout comme la limitation du temps de travail quotidien par exemple. Bien sûr, tout ne s'arrête pas le dimanche et chacun voit bien que son boulanger est ouvert ce jour-là.
A Paris, les commerces sont donc fermés le dimanche sauf s'ils se situent dans des zones touristiques ayant une dérogation. Ces zones sont créées par la Ville de Paris et on en compte aujourd'hui sept : Rivoli, Place des Vosges et rue des Francs-Bourgeois, rue d’Arcole, avenue des Champs-Elysées et Viaduc des Arts, boulevard Saint-Germain, quartier de la Butte Montmartre.
Les difficultés économiques que nous connaissons ont amené certains économistes et à leur suite certains politiques à penser que l'ouverture des commerces le dimanche pourrait améliorer la situation en engendrant à la fois chiffres d'affaires et emplois.
La France n'occupe pas une place particulière en ce domaine, et suivant les études, entre 7 et 13% des Français travaillent déjà régulièrement le dimanche, ce qui place notre pays dans la moyenne européenne. Rappelons aussi que la loi autorise les commerces à ouvrir leurs portes cinq dimanches par an (qui n'a pas été faire ses courses de Noël un dimanche à Paris ?).
Alors quels avantages et inconvénients ?
Un des arguments forts des tenants du travail dominical est économique. L'ouverture des commerces le dimanche aurait selon eux un impact très significatif sur l'activité économique et donc sur la création d'emplois : entre 34 000 et 102 000 emplois selon une étude publiée par Le Figaro, jusqu'à 300 000 selon le MEDEF qui n'est peut-être pas tout à fait neutre dans cette affaire. Une étude du CREDOC vient tempérer ces ardeurs et pense qu'une telle mesure pourrait créer au mieux 15 000 emplois.
Ouvrir les magasins le dimanche, c'est aussi considérer qu'il y aurait une "réserve de consommation" comme disent les économistes, autrement dit que les gens auraient un pouvoir d'achat suffisant pour consommer sept jours sur sept, que les achats du dimanche viendraient en supplément de ceux du samedi et non pas en substitution à ceux-ci. On peut en douter vu l'état du pouvoir d'achat aujourd'hui. Quant à ceux comme NathalieKosciusko-Morizet qui demandent l'ouverture des Grands magasins le dimanche parce qu'autrement les touristes partent faire du shopping à Londres, il n'est pas sûr qu'ils aient une exacte idée de notre monde actuel.
Le travail du dimanche apporterait du pouvoir d'achat nous disent ses défenseurs. Certes, mais l'argument n'est valable que pour une partie limitée des salariés.
Les Français y sont favorables. Sauf à penser qu'une majorité fait une vérité, le fait que les Français y soient favorables ne nous démontre qu'une chose : leur addiction à la consommation et leurs préférences pour déambuler et consommer dans les centres commerciaux plutôt que d'en profiter pour pratiquer des activités culturelles ou sportives en famille. Il convient d'ailleurs de remarquer que les défenseurs du travail dominical sont bien souvent aussi des défenseurs de la famille. Chacun ses contradictions. Cette dépendance à la consommation, bien sûr phénomène inconscient chez la plupart des gens, est en fait une véritable aliénation à laquelle les responsables marketing et autres publicitaires devraient quand même réfléchir, s'ils en sont capables ?
Ce serait un plus pour les touristes. Mais les touristes le demandent-ils ? Encore cette année, Paris reste la ville la plus visitée au monde et la fermeture des magasins le dimanche ne semble pas avoir handicapé la capitale pour atteindre cette performance.
Où va t-on ?
Ces dernières semaines, les choses ont évolué assez rapidement. Dans le cadre légal actuel, le Conseil de Paris a mis en place une Mission d'Information et d'Evaluation (MIE) qui devra rendre le résultat de ses travaux cet automne pour un débat au Conseil. Anne Hidalgo a dit qu'elle prendrait ses décisions sur le travail dominical à Paris suite à ce débat. Mais les choses s'accélèrent puisque le gouvernement a décidé de légiférer très rapidement sur le sujet, ce qui pourrait rebattre les cartes à Paris.
Pour ce faire une petite idée des fausses informations diffusées sur le sujet, regardez cette courte vidéo préparée conjointement par ARTE et le service Désintox de Libération
Un vide grenier, organisé par l'association Clign'ensemble, se tiendra le dimanche 21 septembre 2014 dans les rues Ramey et Clignancourt (entre la rue Custine et le boulevard de Rochechouart). Notez toutefois comme l'indique l'affiche ci-dessous qu'il est trop tard pour tenter d'y vendre quelques objets devenus inutiles: les inscriptions sont closes, le linéaire disponible est complet.
Pendant le vide grenier, une déviation du bus 85 via le boulevard Barbès sera mise en œuvre par la RATP.
Au delà du plaisir de chiner, ce vide grenier peut être l'occasion de se rendre compte de l'ambiance du quartier si le dispositif Paris Respire de Montmartre est prolongé jusqu'au boulevard Barbès (comme le demandait un voeu présenté en conseil d'arrondissement il y a quelques années). Il est d'ailleurs à espérer que la mairie profitera de cet événement pour faire un bilan sur la circulation dans les rues alentours et ainsi étudier concrètement la faisabilité de cette extension du Paris Respire.
Vous avez sans doute comme nous scruté l'avancée des travaux de la future brasserie face au Louxor pendant l'été ou à votre retour de vacances. Et pensé comme nous que la façade avait peu changé. Pour vous rassurer voici quelques photos récentes de l'avancement des travaux de cette future et tant attendue brasserie.
Montage de la charpente qui soutiendra la fameuse verrière (Photo J.Caussé)
La verrière devrait arriver fin septembre début octobre... (Photo J.Caussé)
La fin des travaux de gros-oeuvre, toujours d'après notre enquêteuse, est pour la fin du mois d'octobre. Cuisinistes et installateurs des bars interviendront ensuite.
En attendant, les ouvriers s'installent au 1er étage pour le déjeuner (Photo J.Caussé)
Action Barbès espère y organiser son prochain conseil d'administration avant Noël !
La coupe du monde a eu ses rebondissements et se termine sur la victoire de l'Allemagne. C'est fini pour quatre ans... Mais chez nous, à Barbès, on pourra continuer à acheter des chaussures à crampons, car le magasin Foot Locker a ouvert ses portes vendredi dernier.
Regardez :
Le trottoir est dégagé, encore un peu brut mais tout propre, chacun y est allé d'un coup de balai et l'un entraînant l'autre, le résultat est assez convaincant.
D'après les dernières informations, la brasserie ouvrira en septembre. Allez, encore quelques semaines. Restez attentifs aux nouvelles postées sur notre blog, nous vous avertirons si d'aventure les patrons font une petite fête pour cette ouverture tellement attendue !
Et vive notre fête nationale... tout cela nous ferait presque oublier que nous sommes le 14 juillet ! Attention aux pétards et autres feux d'artifice. Ne prenez pas de risques.
Ce fut un conseil de quartier très décevant et même frustrant que celui de Montmartre tenu mercredi 2 juillet au soir !
Après un mot de bienvenue d'Eric Lejoindre venu se présenter car nouveau maire de l'arrondissement, la parole fut donnée à l'élu référent, chacun des deux répétant que le conseil de quartier devait être autonome par rapport à la mairie du 18e, très bien, mais monopolisant la parole pendant 30mn, moins bien. Comme le dit un des riverains, "les mauvaises habitudes se perdent difficilement" !
Avec un sujet pas facile "Vivre ensemble, commerçants et habitants", l'approche du comité d'animation du conseil de quartier était la bonne : diagnostiquer les problèmes et essayer d'y trouver des solutions. Mais le vrai sujet était celui des terrasses de restaurants et bars, bruyantes, cause de nombreuses autres nuisances comme la saleté (mégots, urine, ...). C'est un problème (bruit, saleté) devenu assez général dans Paris, cf. ce qui se passe rue Montorgueil dans le 2e ou rue Frochot à Pigalle dans le 9e.
Le comité d'animation avait invité des membres de différents services de la Ville dont la Voirie. En charge d'appliquer les règles (notamment le PLU), ils ont donc parlé des règles mais ce n'est pas ce que l'auditoire voulait entendre puisque ces règles ne sont pas respectées et que c'est cela le problème. Comme partout, on mentionne des cas particuliers sans aucune approche globale de synthèse, donc on n'avance pas. Intérêts divergents, règles compliquées, coordination des services de la Ville insuffisante, contrôles et sanctions inopérants, lassitude des uns, égoïsme des autres, ... tous les ingrédients d'un vivre-ensemble dégradé sont là.
A noter dans l'auditoire la présence de celui qui se présente comme le maire de la nuit. De nos discussions avec lui, il semble qu'il habite dans ce quartier, là où justement il y a des problèmes de bruit, vers la rue de Clignancourt. Ses positions sur le sujet sont claires : il aime descendre de chez lui et boire un verre à une terrasse. Parler des conséquences de ce plaisir tout à fait légitime ne semble pas être son problème.
Il faudra suivre l'évolution de tout cela dans les différents quartiers qui nous intéressent, notamment la réunion de conciliation organisée par la maire du 9e à propos des nuisances rue Frochot à Pigalle.
En marge de ces échanges mouvementés sur le Vivre ensemble... la réunion avait aussi pour mission de remplacer les conseillers de quartier manquants. Notre association a présenté sa candidature pour faire partie du comité d'animation et le tirage au sort lui a été favorable : nous sommes désormais membre du comité d'animation du conseil de quartier Montmartre. Qu'on se le dise !