Web
Analytics

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

- Page 3

  • Les trésors cachés du 10e : le passage Delanos

    Un passage privé entre les deux Gares

    paris,delanos,gare-du-nord,gare-de-l'estLe passage du numéro 148, rue du Faubourg Saint-Denis, s'étend entre le boulevard de Magenta et la Gare du Nord et au-dessous de la rue des deux Gares, en d'autres termes légèrement au sud de celle-ci. Ce passage privé traversant l’îlot, est situé juste au-dessus et parallèle à l’autre voie privée que nous avions évoquée pour la liaison entre les deux Gares aux heures ouvrées dans l’îlot Euro-Alsace. Celui-ci n'a pas d'horaire, ouvré ou non, il est simplement privé !

     

     

    Ce passage Delanos, qui tire son nom de son ancien propriétaire, débouche par un escalier sur le numéro 25 de la rue d’Alsace, à proximité de l’escalier monumental qui plonge vers la Gare de l’Est. Il appartient à la petite dizaine de passages du 10e, et notamment ceux qui ne sont pas couverts, comme le passage du Désir, celui de l’Industrie, le passage Reilhac, celui de la Ferme Saint-Lazare, celui des Marais et le passage du Marché.

    paris,delanos,gare-du-nord,gare-de-l'est

     

    Un passage témoignant de l’existence des « vacheries » à Paris


    La porte cochère qui en marque l'entrée rappelle que dans cette partie de Paris, à l'époque, on trouvait encore la campagne. Une tête de vache encadrée par le nom du passage fait référence à son utilisation originelle puisqu’une "vacherie" y était installée permettant ainsi aux habitants du quartier et même aux Montmartrois de s’approvisionner en lait.

     

     

    Pourquoi la présence de ces « vacheries » à Paris ?


    Depuis le début du 19e siècle, la consommation de lait sur Paris s’est développée pour répondre à la mode du café au lait, bien avant donc qu’il soit reconnu comme un aliment à part entière dans la première moitié du 20e siècle. Mais la vraie campagne où vivent les vaches est encore relativement éloignée de Paris pour les transports de l'époque et le lait tourne avant d'arriver en ville ; pour cette raison, des vacheries sont créées dans Paris où l'on nourrit des vaches à lait. Du producteur au consommateur en somme. Mais ces vacheries étaient classées, règlementairement, comme des établissements insalubres, au même titre que les industries chimiques, les abattoirs et les clos d’équarissage. L'insalubrité des étables, le manque d'hygiène lors de la traite et du stockage du lait, la tuberculose endémique dans le cheptel... on peut facilement imaginer les risques que courrait le consommateur de lait cru. L'habitude de faire bouillir le lait avant de le consommer n'avait rien de superflu.  En 1887, 575 000 litres de lait étaient ainsi vendus aux Parisiens, grâce à la présence de 6 850 vaches réparties dans quelque 490 vacheries de Paris. Ces vaches terminaient leurs jours aux abattoirs pour être transformées en saucisse et en saucisson.
    Très rapidement ensuite et jusqu’au début du 20e siècle, le nombre de ces vacheries va diminuer, du fait de leurs rachats par les promoteurs immobiliers au décès des propriétaires - peu fortunés par ailleurs-, du fait aussi de la pénurie de garçons vachers - un métier mal rémunéré et peu attractif -, puis de l’émergence de transports plus rapides qui vont bientôt permettre l’approvisionnement de Paris en « lait voyageur » depuis un rayon de 20 km autour de la capitale. Ces vacheries vont également laisser la place aux « laiteries en grand » : Paris en comptait déjà 41 en 1907, alors que le nombre de vacheries avaient diminué de moitié en 20 ans. Avec la réglementation de 1950 qui impose la vente obligatoire de lait pasteurisé en bouteilles hermétiquement fermées dans les villes de plus de 20 000 habitants, les vacheries disparaissent totalement.  

         

    paris,delanos,gare-du-nord,gare-de-l'estUn passage tranquille arboré et une organisation architecturale originale


    Un panneau à l’entrée du passage, coloré et présentant 11 photos de jardinières et de fleurs, donne clairement le ton : «De la verdure, beaucoup de fleurs et de couleurs!!!!! Qualité de vie de la copropriété!!!!!!! ».
    Et effectivement, les arbres sont là, plantés dans des massifs fleuris. Les jardinières débordent d’arbustes et de fleurs. Les grimpantes s’emparent aussi des murs des immeubles du passage. Les volets peints de couleur vert d’eau dans la première cour contribuent également à égayer le passage.   
    On découvre un passage structuré en trois cours rectangulaires comme en témoigne la vue aérienne proposée en début d'article.
    Chacune des cours comprend 4 «escaliers» , les entrées de 4 bâtiments. Les cours se suivent sur une longueur totale de près de 120 mètres ; les deux premières, tout en longueur, sont perpendiculaires à la rue du faubourg, en prolongement l’une de l’autre ; la troisième, plus minérale, moins fleurie, un peu déserte, apparaît ensuite et forme un T par rapport aux deux premières; c’est là que se trouve l’escalier débouchant dans la rue d’Alsace.

    Comme tous les endroits insolites de Paris, et notamment ses passages et courettes, ce lieu a servi de décor au tournage de films, notamment, « Le Clan des Siciliens » (Henri Verneuil, 1969) dans lequel Alain Delon, un truand traqué par l’équipe du commissaire joué par Lino Ventura, s’enfuit d'un hôtel par une fenêtre - notons qu'il y a pas d'hôtel dans le passage mais le cinéma n'a-t-il pas tous les droits  ? -  il traverse en courant les cours du passage et s’échappe enfin par l’escalier de la rue d’Alsace pour s’engouffrer ensuite dans la Gare de l’Est. Ouf !

    Vous l'avez encore en mémoire ? Sinon en voici un court extrait. Le passage Delanos était plus sombre à l'époque... mais l'aspect grisâtre de ses murs étaient dans l'esprit du film de Verneuil.

     
    Le Clan Des Siciliens par mariodelpais

    La traversée de ce passage permet au piéton de savourer son charme désuet, malgré sa rénovation, et de retrouver la véritable âme du Paris d’autrefois, en dépit des quelques voitures qui y sont garées... Le site du Piéton de Paris propose aussi une visite sympathique du lieu.

  • Saluons la belle initiative de Solidarités Partagées

    paris,9e,solidarités,associations,réinsertion,aide

    Qui sont-ils ?

    Pour répondre à cette question, le mieux est de faire un saut sur leur site.

    Un faisceau d'associations d'entre'aide et d'actions en direction des plus démunis ou des personnes momentanément en difficulté a vu le jour. En plus de créer un guide pour faciliter l'accès aux services qu'elles proposent, elles ont eu la bonne idée de s'associer, de travailler ensemble pour éviter la répétition des dépôts de dossier, la répétition de la présentation des difficultés que chacun d'entre nous peut traverser un jour ou l'autre dans sa vie. Cette belle initiative est soutenue par la mairie du 9e, qui ne se lasse pas de lancer des appels aux bénévoles, à la générosité des donneurs (alimentaires, vestimentaires, etc.), aux personnes de bonne volonté enfin, pour améliorer le quotidien des personnes en difficulté, quelle que soit la difficulté.

    Ce guide est disponible en ligne en cliquant ici.

  • On nous envoie des photos du Louxor

    paris,barbès,louxor,commerce,hélène-duverly,étalageNous avons reçu des photos récentes du cinéma Le Louxor : elles datent de la dernière visite organisée par la Mission cinéma de la Ville de Paris, le 24 avril précisément. Les places de visiteurs sont distribuées au compte-gouttes car elles doivent être très encadrées. Avertie par nos soins de l'imminence d'une visite, une des élues du 10e, Hélène Duverly, a pris plaisir à voir l'avancement des travaux et nous envoie quelques photos, prises par Pierre-Clément JULIEN. Si vous ne connaissez pas Hélène Duverly, cette fois, vous ne pourrez pas la manquer... En dehors de ces activités de travaux publics (avec casque obligatoire !), elle a pris la délégation du commerce dans le 10e arrondissement en 2008, et à plusieurs reprises, Action Barbès a  fait des tournées dans le quartier avec elle, pour relever les débordements de certains étalages ou terrasses sur l'espace public.

    Notre souci de préserver l'espace public dans nos quartiers, soumis à une forte pression des commerces et de l'affluence des clients, a trouvé auprès de cette élue un certain écho. Mais comme chacun sait, tout est affaire de persévérance et de vigilance, car l'étal retiré aujourd'hui réapparait souvent le lendemain, ou au mieux... le surlendemain.

    La vue ci-dessous laisse voir l'espace par lequel circulent tous les matériaux : les poids lourds peuvent passer en effet sous ces poutrelles. On est là sous la construction amovible située sur le trottoir du boulevard de La Chapelle. On aperçoit la station aérienne du métro, à gauche de la photo.

    paris,barbès,louxor,commerce,hélène-duverly,étalage

    Et toujours les jolies mosaïques qui enchantent tous les visiteurs....

    paris,barbès,louxor,commerce,hélène-duverly,étalage

    qui ne manquent pas de constater, comme nous, qu'il était temps de les restaurer, car des pièces sont manquantes, abîmées, et des fissures sont apparues.

  • Placette Paré-Patin: la suite...

    Que s'est-il dit à la réunion du 10 mai annoncée dans notre article du 8 ?

    Autour de la table, des représentants de l'équipe d'animation du Conseil de Quartier Lariboisière-Saint-Vincent-de-Paul et Action Barbès, et côté mairie, William Todeschini et Véronique Cohen du cabinet du maire, et enfin Elise Fajgeles, adjointe chargée de la voirie.

    Feu ou pas feu ?

    Souvenez-vous que la dernière réunion sur site avait fait une belle place à cette question.
    Contacté quelques jours auparavant, un responsable de l'hôpital Lariboisière nous avait fait part de son grand étonnement. L'idée du feu tricolore lui semblait, comme à nous, curieuse et sans intérêt. Pas question de risquer un nouvel engorgement de la rue Paré qui nuirait à l'entrée et la sortie des ambulances! Unanimement, une vingtaine d'habitants du quartier avaient répondu à l'appel lancé par le CQ: "oui, pour végétaliser ce quartier très minéral". Quant au feu, on y lisait l'étonnement et l'opposition en très grande majorité. La préfecture, qui s'est manifestée auprès de la mairie, n'est  pas  favorable à l'implantation de ce feu qui, selon elle, aggraverait la circulation déjà dense dans cette partie du Magenta. Il nous a semblé par ailleurs que la mairie n'y tenait pas particulièrement. Nous avons donc bon espoir, dès lors, que cette idée de la STV (section territotiale de voirie) reste au chaud dans les cartons.

    paris,10e,paré,patin,magenta,aménagement,végétalisation,elise-fajgeles

    Les aménagements verts

    Ils feront l'objet d'un point du prochain conseil de quartier Lariboisière-Saint-Vincent-de-Paul (à noter dès maintenant dans les agendas la date du 26 juin).

    Sur la placette Paré-Patin, l'idée serait de "confidentialiser" le passage pour les ambulances afin de dissuader les automobilistes de l'emprunter. Quelques idées ont été émises : installer plusieurs bacs dun mètre de hauteur avec des orangers du Mexique vers la colonne à verre notamment, réduire la largeur du passage, implanter un nouvel arbre. Il faudra toutefois attendre les études techniques de la STV.

    La réflexion a porté également sur d'autres lieux "défavorisés" comme la place Franz-Liszt Toutes les suggestions des habitants ne pourront malheureusement pas aboutir. En effet, certains lieux proposés sont trop étroits pour permettre une végétalisation.

    Les aménagements seront bien entretenus par la Régie de quartier, c'est confirmé, mais "le but reste que les habitants s'approprient les plantations et aient envie de les entretenir" a conclu William Todeschini.

    Appel aux volontaires donc. Sur un espace aussi passager et anomyme que le boulevard de Magenta, ce n'est pas gagné d'avance. On est loin de la cour des Petites écuries ou d'une placette de village...

  • Le troc vert... ? C'est quoi ?

    Troc vert.jpeg Même si les résultats des Verts lors des derniers scrutins n'ont pas été à la hauteur de leurs espérances, que cela ne nous détourne pas du monde des plantations. Ici il s'agit de troc, une façon de partager et d'échanger bien sympathique et qui ne coute pas cher.

    La bouture et le semis n'auront plus de secret pour vous si vous faites l'effort d'anticiper un peu la belle saison. Certes, il faut s'y prendre suffisamment tôt pour ne pas rater l'été.

    Voici ce que nous adresse l'Institut des Cultures d'Islam, rue Léon, dans son message :

    "Voulez-vous bouturer vos lilas, sedum et consorts, diviser vos pieds de menthe, bambous et autres anémones du Japon, semer vos noyaux d’avocat, de datte, de nèfle ou pépins d’orange et faire germer vos patates douces, haricots d’Espagne et capucines… ou envisager de vous séparer de la plante de Tante Chose devenue quelque peu encombrante, c’est le moment ou jamais !

    Le collectif Culture(s) Urbaine(s) organise pour vous les amoureux de la nature en ville un Troc Vert festif le 13 mai prochain la rue Léon dans le 18e arrondissement entre 10h et 19h. C’est une occasion unique d’échanges de plantes sans aucun échange d’argent, des conseils d’experts, de la musique et une buvette...alors soyez verts ! "

    Vous savez maintenant ce qu'est le troc vert, il ne reste plus qu'à relever les manches, trouver des pots, un peu de terre et attendre que ça pousse.... Bon courage !

  • Les fêtes de quartier démarrent fort, dès demain....

    .....  La Petite Istanbul en Fête

    Samedi 12 mai 2012 de 14h à 19h
    Rue de Metz / rue du Faubourg Saint-Denis

    A l’occasion de cette 3e  édition de « la Petite Istanbul en Fête », le quartier de la porte Saint-Denis se pare aux couleurs de la fête, de la solidarité et de l’échange interculturel. Au programme : concerts, spectacle pour enfant, dégustations, tombola….
    Cette manifestation a pour objectif de promouvoir l’expression culturelle des originaires de Turquie dans leur diversité mais aussi de favoriser l’échange et la fraternité entre tous les habitants du quartier de la Porte Saint-Denis.

    Cette fête, à l’initiative de l’ACORT, est organisée avec le soutien du conseil de quartier Saint-Denis - Paradis, du collectif « Ensemble nous sommes le 10e », d'associations locales et de commerçants, avec le partenariat de la Mairie du 10e arrondissement.

    Au programme :

    • Animations musicales et danse de 14h à 19h
      Zeynep Zînê Colak, Papiers d’Arménies, Mohamed Bhar, Groupe Piya, Alis & The Invisible Carpenters, La compagnie Niaba, Ronahî.
    • Contes traditionnels de Turquie
      « Les petits riens » par l’association ANATOLICA
      A 15h au restaurant Le Kibélé, 12 rue de l’Echiquier
    • Tombola
    • Librairie
    • Objets artisanaux
    • Buffet (böreks)