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cinéma - Page 5

  • Quand l'accès aux films fait la différence...

    Sur les antennes de France Inter peu avant Noël, nous avons entendu Xavier Blom, le programmateur du cinéma des Champs-Elysées Le Lincoln, décrire les difficultés qu'il rencontre à obtenir les films art et essai les plus en vue, difficultés qu'il partage avec d'autres exploitants. En effet, un autre cinéma, dont l'équipe d'animateurs autour de Jean-Jacques Schpoliansky ne recule devant aucun effort pour fidéliser les cinéphiles, a fermé également entre le 21 et le 27 décembre. C'est le Balzac

    Ces fermetures ont eu un écho dans la presse et sur le net et c'était bien le but : alerter le public et les instances qui font autorité en matière de cinéma en France sur le recul des entrées dans les salles indépendantes - à Paris comme en province dans les centres ville - et sur les causes de cette baisse. C'est la distribution, clairement, qui est montrée du doigt et avec elle les circuits de diffusion.


    Les cinémas indépendants dans la tourmente par Nouvelobs

    La distribution en France, qui est-ce ? Essentiellement Gaumont-Pathé et UGC. Or, ces mastodontes de l'industrie cinématographique sont friands de films art et essai depuis que ceux-ci remplisssent les salles, et souhaitent les conserver dans leur réseau, au détriment des salles indépendantes. Concurrence, conurrence... Ne dit-on pas dans nos hautes sphères libérales que la concurrence est le meilleur rempart à la liberté du citoyen. Permettez nous d'en douter parfois.

    L'exploitant de la salle indépendante, le détaillant comme se qualifie lui-même Jean-Jacques Schpoliansky dans le reportage ci-dessus, est assez démuni face au poids et aux choix des distributeurs.

    Mais nous aimons sa vision, lui qui considère la salle art et essai comme une forme de service public, qui accueillerait les spectateurs avec une offre très large de films, y compris des coups de coeur et des découvertes. Oserons-nous dire aussi, ailleurs que dans un environnement sentant le Coca-Cola et le pop corn... Même si ces ventes grossissent elles-aussi le chiffre d'affaires et contribuent à l'équilibre de l'ensemble. 

    Ecoutez le encore ici, il demande à ce qu'on procure la plus large audience possible à son appel, ce que nous faisons bien volontiers.

  • Projet Louxor

    La mairie du 18ème et la Mission Cinéma de la Ville de Paris (MCVP) nous ont fait passer une soirée de lundi entièrement consacrée au Louxor !

    Dans le cadre de ses actions tournées vers le public et plus particulièrement vers les habitants et les associations du quartier Barbès, la MCVP et l'architecte chargé du projet, Philippe Pumain, ont organisé une visite du chantier à 17h lundi dernier. Une vingtaine de personnes se sont retrouvées là, majoritairement des membres d'associations qui suivent depuis longtemps le projet.

    Le chantier, malgré un peu de retard avoué par la MCVP, va bon train. Le gros oeuvre sera terminé fin 2011 et commenceront alors les travaux d'équipement (électricité, chauffage, ... enfin tous les fluides) ainsi que les travaux liés à l'isolation phonique et la décoration. Fin des travaux en décembre 2012 pour une ouverture au printemps 2013. Planning maintenu donc.

    Au sous-sol, les deux nouvelles salles reposent sur des micro-pieux profonds de 80m afin d'atteindre le sol dur. Les gradins des salles sont déjà en place. La salle moyenne (140 places) est assez en largeur et sera équipée d'une petite scène et d'une régie pour permettre à un petit orchestre, par exemple, de se produire. La petite salle (74 personnes) présente, elle, de belles proportions qui devraient en faire un endroit convivial.

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    paris,culture,cinéma,patrimoineAu rez-de-chaussée, il est encore difficile de se faire une idée de ce que sera la grande salle (ci-dessus). La structure métallique qui accueillera à la fois l'isolation phonique (la fameuse boite dans la boite) et les deux balcons suspendus est impressionnante. Cette structure métallique repose sur des boites à ressorts (ci-contre) qui empêchent la propagation des ondes et isolent ainsi le lieu phoniquement. Même procédé pour les deux salles en sous-sol.

    paris,culture,cinéma,patrimoineLa salle dite "d'exposition" est assez petite et peu commode du point de vue de l'accrochage éventuel,  (forme en trapèze avec beaucoup de coins), mais elle possède un certain charme grâce à des colonnettes recouvertes de mosaïques. A l'étage au-dessus, le "Café Club" qui pourra s'ouvrir à la belle saison sur la terrasse dominant le carrefour est prometteur, même s'il compte un peu moins de 40 m2, heureusement multipliés par deux par la terrasse.

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    Le débat, voire la polémique, à propos de la préservation du patrimoine est close. Mais la visite du chantier montre clairement que ce qu'il reste des décors d'origine sera enseveli. Il a été confirmé qu'ils seraient refaits au pochoir et d'ailleurs dans sa présentation, l'architecte Philippe Pumain parle désormais de rénovation et non plus de restauration. A noter aussi que les proportions originelles de la salle ne sont pas maintenues et que l'écran d'origine sera caché derrière un mur sur lequel viendra se placer un écran de même taille lui même caché par un écran géant tombant du plafond. C'est ce que le "métier" entend par écran polichinelle.

    L'extérieur fait l'objet de beaucoup d'attention car répertorié. Façades et toit !

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    Commençons par le toit, plafond de la grande salle, qui a été démonté puis sera remonté après l'installation de la pompe à chaleur, la "thermofrigopompe". En effet, le Louxor va bénéficier d'une technologie maintenant bien au point qui consiste à chauffer ou réfrigérer de l'eau pour la climatisation des salles. A quelques 70 m de profondeur se trouve une nappe phréatique dont l'eau est à température constante de 14°C. Cette eau sera utilisée pour chauffer l'établissement en hiver avec un apport de calories ou pour le rafraichir en été. L'énorme pompe à chaleur a été installée au dernier niveau par le toit nécessitant le démontage du plafond à caissons qui sera reconstruit à l'identique avec les pièces d'origine. C'est là l'intérêt du classement !

    Ensuite les façades. Le granito d'origine a pas mal souffert avec le temps , les enduits et les peintures qui l'ont recouvert et les différents travaux au cours des années (pour l'installation de l'éclairage public par exemple). C'est une difficulté a reconnu l'architecte, la façade côté boulevard de Magenta semblant poser plus de problèmes que la façade côté Chapelle. Sans état d'âme, les mosaîques qui menaçaient les piétons par des chutes intempestives ont été simplement purgées dans les années cinquante sur toute la frise du boulevard de La Chapelle. Elles sont fabriquées au plus proche des couleurs d'origine, parfois impossibles à reproduire, puis assemblées en atelier. Les mosaïques du porche vont être, elles, vraiment restaurées, au sens strict du terme et le vestibule d'entrée à l'angle des boulevards va retrouver sa place d'origine, c'est à dire qu'il sera ouvert aux passants.

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    A 19h se tenait le même lundi au centre Barbara une réunion d'information pour les habitants  du quartier, organisée par la Mission cinéma et les élus du 18e arrondissement. Rien de bien nouveau  - pour nous et pour vous qui lisez souvent notre blog - y a été annoncé, si ce n'est que la phase de préqualification des exploitants potentiels était terminée et que début 2012 un cahier des charges précis serait remis aux candidats sélectionnés. La procédure est "étanche", a insisté Michel Gomez, Délégué général de la MCVP, c'est à dire que la MCVP ne dira rien, ni de ceux qui ont remis un dossier pour la préqualification, ni de ceux qui seront autorisés à répondre au cahier des charges. La MCVP suit scrupuleusement les règles, on ne peut pas le lui reprocher, mais cette "étanchéité" se rapproche dangereusement d'une opacité un peu regrettable quand même. Mais encore une fois, n'en faisons pas paris,culture,cinéma,patrimoinereproche à la MCVP.

    La réunion a permis à Action Barbès de s'enquérir des dispositions que la Ville de Paris allait prendre pour faire en sorte que le projet du Louxor s'intègre bien dans le tissu urbain. Cela passe par la voirie, la station de métro et bien sûr le devenir de l'ex magasin Vano. Notre association a déjà pris, à plusieurs reprises, contact avec les élus du 18e pour souligner la saleté qu'accentuent les palissades de Vano (celles-ci sont indispensables pour prévenir tout accident sur la voirie), mais également le caractère dangereux de l'absence de trottoir pour les piétons, qui cohabitent difficilement avec les cyclistes sur une piste sur-occupée. La situation atteint son paroxisme les jours de marché, comme l'ont indiqué plusieurs personnes dans la salle.

    paris,vano,piste,conflits-piétons-deux-roues,cinéma,patrimoineCet environnement perturbé n'est pas favorable à la fréquentation d'un cinéma qui devra accueillir quelque cinq cents spectateurs plusieurs fois par jour. Nous souhaitons pour ces raisons que bien en amont de son ouverture les problèmes de voirie soient abordés entre les arrondissements qui l'entourent et avec les moyens appropriés. L'étroitesse du trottoir, la présence de l'abri bus et d'une piste cyclable près de la future entrée, par exemple, doivent être analysées. Il reste plus d'une année. Il faut exploiter ce temps au mieux. Quant au devenir du site de Vano, sur lequel un premier projet de reprise par KFC avait été jusqu'à l'obtention d'un permis de construire, il semble maintenant abandonné. Eric Lejoindre, premier adjoint de Daniel Vaillant, maire du 18e, a clairement dit que la mairie de l'arrondissement était entrée en contact avec le propriétaire. Nous nous prenons à rêver que tout est possible.... le retour d'une grande brasserie au pied d'un immeuble d'habitations ? Humm... c'est bientôt Noël.

  • Le Louxor : visite du chantier

    La Mission Cinéma de la Ville de Paris (MCVP) organise le lundi 21 novembre une visite du chantier du Louxor. Quelques membres de l'association Action Barbès feront la visite puis participeront à la réunion organisée au Centre Barbara par la même MCVP.

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    Si vous avez des questions - voire des préoccupations - merci de nous en faire part à actionbarbes9@club-internet.fr, nous ferons le relais.

    Et vous aurez droit à un compte-rendu, bien sûr.

  • Louxor : intox désintox

    paris,culture,patrimoine,louxor,cinémaLa nouvelle formule du quotidien Libération contient régulièrement une rubrique « Intox-Désintox ». Elle permet de relativiser certains propos d’hommes politiques qui souvent font un usage très abusif de certaines informations. Cette rubrique a un réel succès et Libération en a fait un blog.

    C’est avec cette approche que nous avons lu avec attention l’article quel traitement pour les décors peints du Louxor ? publié par l’association Les Amis du Louxor.

    François Loyer, historien d’art et d’architecture renommé, défenseur dès la première heure de la sauvegarde du Louxor dans son état d’origine, a bien voulu faire cette lecture critique avec nous. C'est aussi une occasion (et une leçon !) pour bien comprendre ce qu'est un défenseur du patrimoine.

    Plusieurs présupposés faits par Claire Bergeaud dans cette interview sont tout à fait critiquables, nous dit François Loyer.

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  • Des tournages dans le quartier

    camera.gifAttention à vos véhicules qui stationneraient dans le secteur !

    rue du Delta
    rue de Rochechouart
    place d'Anvers

    images?q=tbn:ANd9GcR28pFWQlz8xY1Q27kAQs15YlWyxAmXhsggh9Gdg4ERPHLJMzryowDes petits papillons blancs glissés sous nos pare-brise annoncent un tournage de la société TF1 Fictions, qui prépare le tournage de deux nouveaux épisodes de la série "RIS", avec Michel Voita dans le rôle principal.

    Le tournage lui-même aura lieu 
    les 5 et 6 octobre, de 7h à 20h,
    et précisément au 26 rue du Delta. 

    La production ajoute :

    "Nous sommes conscients de la gêne occasionnée par notre activité et nous nous en excusons par avance. Soyez assurés que nous ferons tout notre possible pour préserver votre tranquillité et respecter l'activité de chacun."

    Vous pouvez prendre connaissance des règles et de l'actualité des tournages dans Paris sur le site de paris.fr, ainsi que du bilan des tournages dans Paris en 2010 ici. Voir aussi à l'occasion les parcours cinéma que propose le site, des balades tout à fait intéressantes pour les amoureux des salles obscures. 

     

  • La programmation des cinéastes

    32eafc049a2e7436645b64947322d22e.jpgL’ACID est une asso­cia­tion de cinéas­tes qui depuis 18 ans sou­tient la dif­fu­sion en salles de films indé­pen­dants et œuvre à la ren­contre entre ces films, leurs auteurs et le public. C'est une des opérations qui va chercher le public pour lui faire découvrir des films vers lesquels il n'irait peut-être pas spontanément. Un exemple qui pourrait inspirer le prochain exploitant du Louxor (voir article ici même, hier, présentant l'appel à candidatures de la ville de Paris).

    Le cinéma des cinéastes, rue de Clichy, 18e, participe à ces rencontres entre public et auteurs les 24 et 25 septembre.

    Toutes les projections seront suivies de rencontres avec les cinéastes, comédiens, compositeurs, scénaristes…

    Samedi 24 septembre

    13h30 : Palazzo Delle Aquile de Stefano Savona, Alessia Porto, Ester Sparatore
    16h : Les Vieux chats de Sebastián Silva et Pedro Peirano
    18h : Goodnight Nobody de Jacqueline Zünd
    20h : Bovines d’Emmanuel Gras
    21h30 : Rives d’Armel Hostiou + Concert de Fantazio

    Dimanche 25 septembre

    11h : Courts métrages : Dancing Odéon de Kathy Sebbah, Pandore de Virgil Vernier et les films des Talents Cannes Adami
    13h30 : Black Blood de Miaoyan Zhang
    16h : Noces Ephémères de Reza Serkanian
    18h : Le Grand’Tour de Jérôme le Maire, Vincent Solheid et Benjamine De Cloedt.
    20h30 : Rue des cités de Carine May et Hakim Zouhani (vu par Libé en juin)

    La force du tra­vail de l’ACID repose sur son idée fon­da­trice : le sou­tien par des cinéas­tes de films d’autres cinéas­tes, fran­çais ou étrangers. Chaque année, l’ACID orga­nise plus de 250 débats, concerts et lec­tu­res de scé­na­rios dans des salles en France, des fes­ti­vals et des lieux par­te­nai­res à l’étranger, offrant ainsi la pos­si­bi­lité aux spec­ta­teurs de ren­contrer les cinéas­tes et les équipes des films sou­te­nus. On imagine que le Louxor pourra accueillir de telles manifestations, et nous nous en réjouissons à l'avance. 

    Pourquoi mettre en avant la programmation d'une salle, située près de la place Clichy, ici sur le blog de Barbès ? Pour plusieurs raisons. Il s'agit d'une salle de 3 écrans, en circuit indépendant, classée Art et essai, située dans un environnement sociologique pas très éloigné du nôtre, bénéficiant toutefois de la proximité du Wepler avec ses nombreux écrans... Cela fait bien sûr une grosse différence. On jette un regard à l'affiche des voisins... Pourtant, à bien y réfléchir, on retrouve une partie des caractristiques du futur Louxor. De là à penser que le point d'équilibre économique de cette salle peut servir d'exemple, il n'y a qu'un pas. Donc, nous observons.

  • Le cinéma a profité de l'été

    Pas au sens où on l'entend habituellement, c'est à dire au niveau du nombre des entrées. Ou bien il faudrait dire : l'été profite au cinéma quand il est pluvieux !

    Non, nous parlions des tournages dans les rues de Paris. On pouvait lire la semaine dernière dans le Parisien sous la plume de Benoît Hasse : "Depuis le 1er juillet, les tournages de 34 longs-métrages, 7 téléfilms et une quinzaine de séries ont débuté un peu partout dans la capitale, sur la voie publique ou dans différents bâtiments transformés en studios provisoires. "

    Tous ceux qui ont vu Midnight in Paris  de Woody Allen, tourné l'été dernier, ont pu admirer bien sûr Paris la nuit, un peu façon cartes postales, et les critiques ont été diverses sur ce thème, mais beaucoup de touristes notamment américains n'ont-ils pas cette image en tête? Paris historique, Paris romantique, Paris "cartes postales".... et Paris, toujours en tête des villes les plus visitées au monde, d'après les données rendues publiques récemment. Woody Allen a surtout filmé les beaux quartiers, le charme de la pierre de taille sous la lumière jaune des lampadaires.  On emporte moins fréquemment les caméras sur les hauteurs de Belleville ou entre les tours du 13e. J'ai toutefois vu cet été un vieux film de Gilles Grangier, dans lequel Lino Ventura est vendeur de journaux - il dit crieur -, 125 rue Montmartre (1,69 million d'entrées !) qui fait la part belle aux rues de Paris, d'abord le quartier de la presse, puis les quais et Passy, un autre Paris, celui des années 1950. Même en noir et blanc, on note la différence. Les immeubles sont encore bien noirs, le zouave est à sa place sous le pont de l'Alma, et Georges Pompidou n'est pas encore une voie sur berge.

    Paris est une vaste scène qui offre des décors de qualité, y compris dans notre quartier. Christophe Honoré dans son dernier film Les bien aimés, sorti mercredi 24, a tourné dans la rue des Deux Gares, où il situe l'hôtel Kuntz, lieu de rencontre habituel de Catherine Deneuve ou de Ludivine Sagnier, selon l'époque. Sa caméra traverse la cour d'honneur de Lariboisière, passe sous les arcades pour suivre Chiara Mastroianni et Louis Garrel sur le boulevard de La Chapelle... Notre viaduc est beau au cinéma. Christophe Honoré présente et explique son film en direct dans cette petite vidéo, trouvée sur le site de la Ville, où il confirme bien qu'il aime tourner dans le Paris populaire, et tout particulièrement dans le haut du 10e.


    Christophe Honoré présente "Les Biens-aimés" par mairiedeparis

    Les Parisiens se plaignent souvent des tournages qui perturbent le stationnement et leurs habitudes. C'est pourquoi la Mission cinéma fait de son mieux, y est attentive et autorise plutôt en été les grandes productions qui entraînent des fermetures de rues ou des interdictions de circuler. C'est ce que dit Michel Gomez, délégué général de la Mission cinéma, dans l'interview du Parisien.

    Quelques articles-sites sur le sujet :

    Cigalle magazine en 2009 sur les tournages à Paris, inerview de Michel Gomez, tarif des sites, etc.

    Des tournages aussi en Ile-de-France, avec des productions chinoises.

    Galeries d'images d'Inception filmées à Paris.

    Et enfin sur le site de la Ville de Paris, des parcours de films tournés à Paris.

  • Ce soir réunion d'information sur la délégation de service public pour le Louxor

    La Mission cinéma de la Ville de Paris s'était engagée à diffuser largement l'information sur l'élaboration du cahier des charges en vue de choisir le futur exploitant du Louxor. Il s'agit de lui confier une délégation de service public (DSP).

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    Le Maire du 10e a invité tous les membres des conseils de quartier et des associations locales, invitation relayée par la mairie du 18e, à participer à la réunion de ce soir :

    "Rémi FERAUD, Maire du 10e arrondissement et Michel GOMEZ, Délégué Général de la mission cinéma, ont le plaisir de vous convier à une réunion d’information sur la délégation de service public du futur cinéma Le Louxor, le mardi 5 juillet à 18 heures en mairie du 10e (salle des mariages)."


    Action Barbès y aura sa délégation et vous rendra compte au plus vite. A suivre.
     

  • Tournage 53 rue de Dunkerque

     

    18 noPHOTOS - Tournage rue de Dunkerque 53 le 18 nov 2010.JPGvembre, dans la matinée, tournage
    rue de Dunkerque en costume d'époque.
    S
    elon nos sources (les "ventouseurs"...),
    le nom de Vanessa Paradis figurerait
    parmi ceux  des acteurs.

    L'affiche dit également
    que les prises auront lieu en intérieur
    au 53 rue de Dunkerque.
    En conséquence, il n'y aura pas beaucoup à voir.

    Si vous en savez davantage,
    le nom du réalisataur, le titre du film...
    merci de nous le dire.
    Simple curiosité.

  • La Mission Cinéma pilote le dossier Louxor

    Mission cinéma : comment pilote-t-elle le projet Louxor en 2010 ?

    PHOTOS - travaux LOUXOR 2010 09.JPGDepuis que le Comité de pilotage Barbès existe, Action Barbès a rencontré plusieurs fois le délégué général de la Mission Cinéma, Michel Gomez. C'est par son intermédiaire que les visites du Louxor ont pu avoir lieu jusqu'en juin dernier. Il nous connaît et a accepté de nous recevoir fin septembre pour nous expliquer les grandes lignes de la mission qui est confiée à son agence et comment il compte s'y prendre pour la mener à bien. Interview de Michel Gomez en compagnie de Fanny Cohen, chargée de mission très impliquée dans le projet Louxor.

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  • Réponse à Philippe Pumain

    Philippe Pumain est l'architecte désigné par la Ville de Paris, en charge de la rénovation du Louxor. Il a accordé il y a quelques semaines une longue interview à l'association Les Amis du Louxor (qui, à l'inverse d'Action Barbès, défend le projet tel que prévu par la mairie de Paris). Beaucoup de non-dits, d'imprécisions, d'omissions nous ont incités à demander à des spécialistes de commenter cette interview. Nous avons donc rencontré à cet effet Agnès Cailliau, architecte du patrimoine, diplômée de l'école de Chaillot et de l'ICCROM (Centre International d'Etudes pour la Conservation et la Restauration des Biens Culturels), François Loyer, historien de l'architecture, ancien directeur de l'Ecole de Chaillot, et Stéphane Ricout, architecte DPLG, spécialiste de l'architecture des salles de spectacle.

    ACTION LOUXOR (AL) : François Loyer, Philippe Pumain dit dans l'interview qu'un architecte du patrimoine suit le projet avec lui. Et parle de "restauration patrimoniale" et de  "restitution". Quelque chose nous met mal à l'aise dans les termes employés tout comme la place occupée par cet architecte du patrimoine. Quel est votre sentiment ?

    François Loyer (FL) : il y a pas mal de non dits dans ce que déclare Philippe Pumain, à propos de l'architecte du patrimoine associé au projet. D'abord il omet de dire que la mission de cet architecte est strictement limitée aux zones du Louxor inscrites aux Monuments Historiques, à savoir les façades et le toit. On a l'impression qu'il utilise la présence de l'architecte du patrimoine comme une caution. ...

     

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  • Le cinéma d'antan

    La Construction Moderne était un journal hebdomadaire dont la publication a commencé en 1885. En 1921, le journal décide de s'interesser au cinéma et publie deux articles faisant le point de la situation en parlant notamment de la construction d'un cinéma à Malakoff.

     

    Dans le numéro du 26 mars 1922, la revue décide d’illustrer ces articles sur la construction cinématographique par deux planches qui sont les seules photographies que nous ayons de la salle du Louxor de cette époque et que nous connaissons. Il s’agit de la salle avec la vue de l’écran, et celle du plafond. Un petit texte évoque le lieu et l’architecte de cet édifice :

    « Parmi les cinémas récents, la richesse et l’originalité du Louxor, construit par M. Zipcy, architecte à Paris, à l’angle des boulevards de la Chapelle et Barbès, ont été fort remarquées. Nous sommes heureux de publier la façade et deux vues intérieures de ce bel établissement. »

     

    3. Louxor Ecran 1922.jpg

    Salle en 1922.JPG

     
    Voici les articles de La Construction Moderne.
     

    25 décembre 1921 - Page 97

    On sait le développement extraordinaire pris par le cinéma dont la diffusion et l’attraction font songer à cette puissance que le siècle précédent a vu grandir et qu’est la presse. Spécialement au point de vue architectural, en quelques années s’est construit un nombre considérable de salles destinées à la projection animée et ni nous a semblé qu’on pouvait maintenant essayer de dégager les directives rationnelles qui doivent présider à la construction d’un cinéma.

    M. Vergnes, architecte à Paris, a bien voulu se charger de cette mise au point pour laquelle il était particulièrement qualifié comme architecte de plus de vingt salles de cinéma et comme architecte conseil technique du syndicat des Directeurs cinématographiques.

    Pour illustrer le premier article de notre collaborateur nous publions planches 49 à 52 le dossier de son œuvre la plus récente : le Family-Cinéma à Malakoff.

    Un certain aspect de grandeur résulte de la sobriété du style et de la simplicité des lignes, en harmonie avec la destination de l’édifice qui s’adresse à une clientèle modeste. La décoration intérieure, sobre, mais de bon goût est conçue dans la même idée. Quelques détails de ferronnerie et de menuiserie enfin montreront dans les planches de nos prochains numéros avec quel soin et quelle recherche on peut étudier même si le programme fixé exclut une installation luxueuse.

    NDLR

    L’architecture

    Après avoir pris naissance en public dans les sous sols du Grand-Café, il y a 25 ans, lors de la présentation des premières projections de photos animées obtenues par les frères Lumière inventeurs incontestés maintenant de la cinématographie, le cinéma fut à son début nomade. Accaparé par les forains il put conquérir la popularité dans toutes les villes ou bourgades de France, puis il passa les frontières, mais, comme tous les nomades, il n’eut d’autre abri à ses débuts que la tente avec l’écran volant et une cabine démontable. Puis il commença à se fixer, trouva des hangars, des garages, des remises, des salles de café dans lesquelles il devint une attraction. Regardons ensemble l’aspect de l’une de ces premières salles de spectacles ; il est lamentable : le sol est de terre battue ou constitué d’un plancher délabré, les murs sont sales et lézardés.

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