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architecture - Page 2

  • Une ville vue par les enfants


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    C'est un jeu-concours organisé par le Pavillon de l'Arsenal et le magazine Paris Mômes :

    "Dessine ta ville rêvée" invite les enfants de 6 à12 ans à imaginer les immeubles du Paris de demain.

    Toits terrasses, loggias colorées, baies vitrées, passerelles, façades végétales, bâtiments mixtes…, sept immeubles récemment construits à Paris et redessinés spécialement pour le dépliant du jeu-concours permettent aux enfants de découvrir les usages et les nouvelles formes des architectures qui composent la ville d’aujourd’hui.
    Ensuite, à chacun de jouer pour dessiner l’immeuble de ses rêves et l’envoyer au Pavillon de l’Arsenal avant le 31 octobre 2012.

    Les dessins les plus inventifs seront exposés au Pavillon de l’Arsenal afin de former ensemble un nouveau paysage de Paris. Un jury se réunira pour désigner les lauréats qui gagneront des maisons miniatures en bois et des cabanes en carton à monter. 

    Les meilleurs dessins feront l'objet d'une exposition cet hiver au Pavillon de l'Arsenal

  • Des pigeonniers pour les pigeons

    Les élus inauguraient, vendredi, le pigeonnier du square Alban-Satragne, disons qu'ils se félicitaient de l'implantation de ce pigeonnier là où il  se trouve. Nous lui avions déjà consacré un article en janvier de cette année.

    Paris côté jardin nous rappelle le principe : Il doit permettre une réduction significative des nuisances locales causées par les pigeons et améliorer la cohabitation entre les citadins et les oiseaux, tout en respectant la vie animale. Grâce à cet équipement, la population locale de pigeons bisets est fixée durablement. Le nourrissage est réalisé exclusivement à l’intérieur. Une technique simple régule le nombre d’individus. La première couvée de chaque couple est en effet préservée. Les pontes suivantes sont secouées fortement pour stopper leur développement et laissées en place quelque temps pour éviter que les oiseaux ne désertent le lieu. Les couples d’oiseaux qui s’installent n’ont qu’une couvée par an au lieu de six à huit.

    Il existe plusieurs pigeonniers de cette sorte dans Paris. Ils sont répertoriés dans le site d'un amateur de pigeons qui semble en savoir très long sur le sujet/ Une visite s'impose, cliquez c'est là.    

    On est loin ici des pigeonniers à l'architecture noble et généreuse qui agrémentent les campagnes et les cours des chateaux.... Selon le site bien documenté de Pigeonniers de france, on peut retracer l'histoire de ces bâtisses dans des temps très reculés. Normal, les pigeons sont là depuis longtemps et à y regarder de près, autour de nous, ils seront présents pour très longtemps encore... 

    pigeonniers 1 png.png

  • Les trésors cachés du 10e : le passage Delanos

    Un passage privé entre les deux Gares

    paris,delanos,gare-du-nord,gare-de-l'estLe passage du numéro 148, rue du Faubourg Saint-Denis, s'étend entre le boulevard de Magenta et la Gare du Nord et au-dessous de la rue des deux Gares, en d'autres termes légèrement au sud de celle-ci. Ce passage privé traversant l’îlot, est situé juste au-dessus et parallèle à l’autre voie privée que nous avions évoquée pour la liaison entre les deux Gares aux heures ouvrées dans l’îlot Euro-Alsace. Celui-ci n'a pas d'horaire, ouvré ou non, il est simplement privé !

     

     

    Ce passage Delanos, qui tire son nom de son ancien propriétaire, débouche par un escalier sur le numéro 25 de la rue d’Alsace, à proximité de l’escalier monumental qui plonge vers la Gare de l’Est. Il appartient à la petite dizaine de passages du 10e, et notamment ceux qui ne sont pas couverts, comme le passage du Désir, celui de l’Industrie, le passage Reilhac, celui de la Ferme Saint-Lazare, celui des Marais et le passage du Marché.

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    Un passage témoignant de l’existence des « vacheries » à Paris


    La porte cochère qui en marque l'entrée rappelle que dans cette partie de Paris, à l'époque, on trouvait encore la campagne. Une tête de vache encadrée par le nom du passage fait référence à son utilisation originelle puisqu’une "vacherie" y était installée permettant ainsi aux habitants du quartier et même aux Montmartrois de s’approvisionner en lait.

     

     

    Pourquoi la présence de ces « vacheries » à Paris ?


    Depuis le début du 19e siècle, la consommation de lait sur Paris s’est développée pour répondre à la mode du café au lait, bien avant donc qu’il soit reconnu comme un aliment à part entière dans la première moitié du 20e siècle. Mais la vraie campagne où vivent les vaches est encore relativement éloignée de Paris pour les transports de l'époque et le lait tourne avant d'arriver en ville ; pour cette raison, des vacheries sont créées dans Paris où l'on nourrit des vaches à lait. Du producteur au consommateur en somme. Mais ces vacheries étaient classées, règlementairement, comme des établissements insalubres, au même titre que les industries chimiques, les abattoirs et les clos d’équarissage. L'insalubrité des étables, le manque d'hygiène lors de la traite et du stockage du lait, la tuberculose endémique dans le cheptel... on peut facilement imaginer les risques que courrait le consommateur de lait cru. L'habitude de faire bouillir le lait avant de le consommer n'avait rien de superflu.  En 1887, 575 000 litres de lait étaient ainsi vendus aux Parisiens, grâce à la présence de 6 850 vaches réparties dans quelque 490 vacheries de Paris. Ces vaches terminaient leurs jours aux abattoirs pour être transformées en saucisse et en saucisson.
    Très rapidement ensuite et jusqu’au début du 20e siècle, le nombre de ces vacheries va diminuer, du fait de leurs rachats par les promoteurs immobiliers au décès des propriétaires - peu fortunés par ailleurs-, du fait aussi de la pénurie de garçons vachers - un métier mal rémunéré et peu attractif -, puis de l’émergence de transports plus rapides qui vont bientôt permettre l’approvisionnement de Paris en « lait voyageur » depuis un rayon de 20 km autour de la capitale. Ces vacheries vont également laisser la place aux « laiteries en grand » : Paris en comptait déjà 41 en 1907, alors que le nombre de vacheries avaient diminué de moitié en 20 ans. Avec la réglementation de 1950 qui impose la vente obligatoire de lait pasteurisé en bouteilles hermétiquement fermées dans les villes de plus de 20 000 habitants, les vacheries disparaissent totalement.  

         

    paris,delanos,gare-du-nord,gare-de-l'estUn passage tranquille arboré et une organisation architecturale originale


    Un panneau à l’entrée du passage, coloré et présentant 11 photos de jardinières et de fleurs, donne clairement le ton : «De la verdure, beaucoup de fleurs et de couleurs!!!!! Qualité de vie de la copropriété!!!!!!! ».
    Et effectivement, les arbres sont là, plantés dans des massifs fleuris. Les jardinières débordent d’arbustes et de fleurs. Les grimpantes s’emparent aussi des murs des immeubles du passage. Les volets peints de couleur vert d’eau dans la première cour contribuent également à égayer le passage.   
    On découvre un passage structuré en trois cours rectangulaires comme en témoigne la vue aérienne proposée en début d'article.
    Chacune des cours comprend 4 «escaliers» , les entrées de 4 bâtiments. Les cours se suivent sur une longueur totale de près de 120 mètres ; les deux premières, tout en longueur, sont perpendiculaires à la rue du faubourg, en prolongement l’une de l’autre ; la troisième, plus minérale, moins fleurie, un peu déserte, apparaît ensuite et forme un T par rapport aux deux premières; c’est là que se trouve l’escalier débouchant dans la rue d’Alsace.

    Comme tous les endroits insolites de Paris, et notamment ses passages et courettes, ce lieu a servi de décor au tournage de films, notamment, « Le Clan des Siciliens » (Henri Verneuil, 1969) dans lequel Alain Delon, un truand traqué par l’équipe du commissaire joué par Lino Ventura, s’enfuit d'un hôtel par une fenêtre - notons qu'il y a pas d'hôtel dans le passage mais le cinéma n'a-t-il pas tous les droits  ? -  il traverse en courant les cours du passage et s’échappe enfin par l’escalier de la rue d’Alsace pour s’engouffrer ensuite dans la Gare de l’Est. Ouf !

    Vous l'avez encore en mémoire ? Sinon en voici un court extrait. Le passage Delanos était plus sombre à l'époque... mais l'aspect grisâtre de ses murs étaient dans l'esprit du film de Verneuil.

     
    Le Clan Des Siciliens par mariodelpais

    La traversée de ce passage permet au piéton de savourer son charme désuet, malgré sa rénovation, et de retrouver la véritable âme du Paris d’autrefois, en dépit des quelques voitures qui y sont garées... Le site du Piéton de Paris propose aussi une visite sympathique du lieu.

  • Bow-window ou oriel, en bon français

    paris,bow-window,façade,immeubleSi les plus fréquents dans notre environnement parisien, sont ceux-ci, à gauche :

    Certains oriels reposent sur des encorbellements en pierre de toute beauté qui méritent un regard appuyé. Ainsi rue du Delta au numéro 15. Ou encore à l'angle des rues Lentonnet et Pétrelle. (à voir sur place, ou des photos au printemps prochain...)

    En revanche, celui que nous avons découvert dans une rue de notre quartier ne brille pas par son assise, réduite au minimum mais plutôt par les vitraux conservés intacts ou rénovés (nous l'ignorons) et le choix qui a été fait de lui donner une couleur sombre qui met en valeur l'ensemble. A vous de juger ! Et saurez vous découvrir où il se trouve ?

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  • RATP : quand on parle architecture

    Nos relations avec la RATP ont rarement été portées par la culture et l'esthétique, par l'architecture, rarement, même si le viaduc est une pièce maitresse du patrimoine de notre quartier. Les temps forts ont jalonné la rénovation de la station Barbès et le pic de notre activité a été la prise en compte, et surtout en charge, par la régie de l'implantation d'une grille fermant un recoin urinoir au pied d'un pillier. Chacun s'en souvient.

    C'est pourquoi nous vous proposons aujourd'hui une petite vidéo découverte sur le site du Pavillon de l'Arsenal (une adresse à mettre dans vos favoris !) qui présente le projet architectural du pôle de formation et de maintenance RATP situé dans le 19e, près du périphérique et de la Porte de la Villette. Des bâtiments "virils" comme le proclame l'architecte qui conduit la visite.... Hum. Pourquoi viril serait-il un synonyme de rigoureux, fonctionnel, industriel, simple et sans fioriture ? Mais ce sont là des considérations annexes... Appréciez plutôt la marguerite sur le toit du bâtiment et ses fonctions multiples. Astucieux et pas tellement viril finalement !


    #32 Pôle de formation et de maintenance de la... par Pavillon-Arsenal

  • Connaissez-vous l'archi-bus ?

    Un membre de notre conseil d'administration nous a transmis un lien intéressant vers la ligne de bus 30, que la RATP a baptisée pour l'occasion ARCHI-BUS. Elle traverse notre quartier en empruntant les boulevards de Clichy et de Rochechouart, puis au carrefour Barbès oblique vers le sud par le boulevard de Magenta pour achever son périple à la gare de l'Est. Elle débute certes auTrocadéro qui se trouve bien loin, mais son itinéraire de la Place Clichy à la gare de l'Est nous est plus famillier.

    La plaquette de la RATP reprend les constructions remarquables tout au long de l'itinéraire et n'oublie pas le LOUXOR devant lequel le bus 30 s'arrêtera pour y déposer les futurs spectateurs.

    Prenez le temps de regarder : le Louxor est au numéro 11, mais vous trouverez aussi une petite description du viaduc du métro, boulevard de La Chapelle, un topo sur la nouvelle Gare du Nord, et bien d'autres merveilles architecturales situées sur le parcours de la ligne 30. C'est ici.

    Accessoirement, écrit en tout petit, en haut de votre écran, vous trouverez aussi un lien vers les horaires de la ligne.... mais ils n'apparaissent pas et il est dit, de toutes façons, que "Les horaires sont donnés à titre indicatif. Ils peuvent être modifiés sans préavis." Alors, oui, à quoi bon les afficher, c'est bien vrai !

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  • La gare du Nord : inauguration de la façade

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    Dans le cadre des journées européennes du patrimoine des 17 et 18 septembre 2010, la façade rénovée de la Gare du Nord sera le théatre d'un événement qui réunira la mairie du 10e et la SNCF, puisque  Rémi Féraud, maire du 10e, et Mme  Sophie Boissard,  Directrice Générale des Gares & connexions, se retrouveront dans la gare pour l'inauguration.

    Le rendez-vous est fixé à 16h15, dans le hall sous la verrière du petit parvis, le samedi 18 septembre.

    Une visite commentée de la façade aura lieu à partir de 16h30.

    Si vous aimez les gares, ces lieux de séparation mais aussi de départ vers l'aventure, et souvent l'oeuvre d'architectes renommés du XIXe siècle, surfez sur le site de Gares et connexions, qui offrent des renseignements détaillés sur les rénovations en cours dans d'autres gares, notamment la Gare de Lyon, voire dans d'autres villes (Strasbourg, Belfort).

    Voilà ce que nous dit en introduction l'excellent Dictionnaire des Monuments de Paris édité par les Editions Hervas à propos de la gare du Nord :

    "L'étroitesse de la perspective permettant de contempler l'imposante façade sur l'ancienne place de Roubaix, devenue place Naopléon III en 1987, est due à des modifications du plan de construction de cette gare qui remplace l'ancien embarcadère de Belgique construit par Léonce Reynaud en 1846 et qui s'était révélé insuffisant dès 1854."

    On trouvera l'historique complet de la gare du Nord sur le site Wikipédia. Pour être complet, Stéphanie Sauget a publié en 2009 un passionnant A la recherche des pas perdus, une histoire des gares parisiennes chez Tallandier (25€ hélas!).