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18e - Page 2

  • Une brève parue en novembre 1986

    Il arrive parfois qu'on tombe sur une coupure de presse qui vous fait toucher du doigt tout le chemin parcouru dans une vie (aïe, nostalgie, nostalgie...), toutes les transformations subies par un paysage, ou comme ici, tout l'immobilisme ressenti par les riverains. Il s'agit d'un tout petit bout de la page d'un bulletin édité par l'association Paris Goutte d'Or en novembre 1986. Plus de 30 ans donc. 

    Vous reconnaissez ? Vous vous souvenez du car de CRS qui stationnait là avant la suppression de l'îlot central et la transformation en placette ? 

     

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    Une illustration de la placette vue par Google Maps en juin 2016. Donc 30 ans plus tard. 

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    Pour être un peu honnête aussi, souvenons-nous qu'à cent mètres de là, les trottoirs étaient aussi très encombrés, que les étalages de Vano prenaient beaucoup de place, et que déjà certaines personnes désœuvrées tenaient le haut du pavé... (mai 2008 même source; au-delà nous n'avons pas le recours facile à Google Street view dans le passé)

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    On avance doucement, trop doucement sans doute, avec les aléas de la société contemporaine où les surprises ne sont pas absentes, et sont de toutes façons mal anticipées, comme l'arrivée des populations migrantes qui fuient des vies trop dures, économiquement sans espoir, ou des situations de guerre. 

  • Barbès respire continue avec les CRS et plus de moyens

     
    Notre dernière rencontre avec le commissaire Rigon, chef du 2e district de Paris,  a permis de confirmer une présence plus pérenne de deux sections de CRS dans le quartier, entre Chapelle et Barbès. Même si nous le savons depuis toujours, leur présence n’est que dissuasive. Nous savons que leur mission n’est pas de verbaliser la petite délinquance qui sévit dans nos rues. Les compagnies républicaines de sécurité (CRS) sont dédiées au maintien de l’ordre, l’ordre dans la cité, pas l’ordre sur notre trottoir, cet ordre que mettent à mal tous les vendeurs d’objets hétéroclites et totalement illicites. C’est dommage mais c’est ainsi. De cette fonction découle également le caractère non permanent de leur présence. Expliquons. Si l’Intérieur doit faire face à des manifestations d’importance, ou à des actes qui déstabilisent l’ordre public, on pense à des actes terroristes, mais pas seulement, alors les compagnies peuvent être affectées à d’autres terrains et disparaître pour un moment de notre champ de vision.
     
    Le commissaire a précisé qu’il les positionne à des points sensibles, et que ces "points chauds" peuvent changer chaque jour, de façon à ce que la présence policière ne soit pas prévisible. Il s’agit d’optimiser les moyens vers le plus d’efficacité possible. De même les équipages de policiers reçoivent des missions de contrôle et de surveillance qui varient chaque jour, "pour surprendre" a souligné notre interlocuteur. 
     
    Le "bassin de délinquance", c’est à la fois le terme qu’utilise le commissaire et une réalité territoriale qu’il a fait passer auprès de sa hiérarchie. Il faut mettre un terme aux reports, au jeu du chat et de la souris entre les uns et les autres. Globaliser, traiter un ensemble, simultanément, avec des forces de police conséquentes et stables, sous une même autorité. Plus de zone de sécurité prioritaire (ZSP), plus de brigade spéciale de territoire (BST), oeuvrant chacune dans son coin, désormais on coordonne, on harmonise et on fait en sorte d’être le plus possible sur le terrain, et de préférence, là où les délinquants ne s’y attendent pas. On apprend par ailleurs que la BST du 10e sera renforcée, passant de 25 à 40 agents, d’ici à la fin de l’année. 
     

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    La coordination devra aussi se faire avec les services de la Ville de Paris qui ont une mission de sécurité, la direction de la protection, de la sécurité et de la prévention (DPSP), mais aussi avec la police des réseaux ferrés (train, gare et métro), sans oublier d’autres services qui participent, à leur façon, du bon ordre dans l’espace public, par exemple, la direction de l’attractivité et de l’emploi (DAE), qui gère le bon fonctionnement des marchés parisiens. (Suivez mon regard vers le boulevard de la Chapelle deux jours par semaine… ). Par ailleurs, le procureur a accepté le renforcement du volet judiciaire, et validé la création d’un groupe local de traitement de la délinquance (GLTD) sur Chapelle, qui ne manquera pas de fusionner avec le GLTD voisin déjà existant.  
     
    Mais, très vite, devant le tableau que lui décrivent les associations qu’il rencontre régulièrement, le commissaire insiste sur la composante Temps de sa mission, le travail dans le temps. Il faut tenir. Il faut résister avec la même pression constante. C’est son crédo. Vu la situation, celle de Chapelle semble encore plus grave et plus intenable qu’au carrefour Barbès — et ce n’est pas peu dire — nous voulons donc le croire, et lui accorder tout le crédit possible. Avons-nous d’ailleurs une alternative ? 
     
     
  • Barbès un marché comme les autres ?

    Il faut être positif, patient aussi, nous dit la Mairie de Paris car nous travaillons à son amélioration, montrer les bons côtés du marché, et arrêter de le dénigrer sans cesse. (voir notre article du 20). Ok, on va tenter. 

    Malgré la foule qui déambule aussi bien dans l'allée centrale que sur les côtés extérieurs, malgré les vendeurs à la sauvette qui ralentissent le passage des clients entre les étals, et créent des bouchons bruyants, protestations et cris des râleurs qui ne voient pas bien l'intérêt de vendre là des montres de pacotille, ou des slips et chaussettes et encore moins des bouquets de persil ou de coriandre au nez et à la barbe des marchands ayant acquitté leur place.... malgré tout cela, le marché de Barbès est un dépaysement complet. Pourtant, certains habitants du quartier ont lâché l'affaire, ils n'y trouvent plus leur compte, ils disent que la qualité a baissé, que les contacts sont devenus difficiles, la tension est présente, l'agressivité aussi souvent. Tout cela est vrai. Ressenti par tous. Que faire ? 

    On est dans un marché populaire. Les prix sont, comme chez Tati, les plus bas de Paris. Les clients viennent parfois de loin pour y remplir leurs caddies et repartent qui en bus, qui en métro. Prenez la ligne 2 vers 13h à Barbès, et vous serez surpris du nombre de caddies présents dans la rame. Quand on sait acheter, qu'on regarde avec soin ce qui entre dans le sachet, on peut en revenir avec des produits de qualité. On peut même faire des affaires en saisissant les opportunités. Des exemples ? Deux petits conteneurs transparents de 500 gr de pommes de terre, type BF15 ou charlotte, qualité bio, pour un euro. Ou encore le kilo de coquilles saint-jacques à 8,95 €. Vous ne les trouverez pas chez Carrefour ou Auchan. Pour la majorité des produits, les marges sont étroites mais la quantité est là, qui compense. Les commerçants, dans leur ensemble, sont des vieux routards de la vente de produits périssables sur les marchés et connaissent leur affaire. Ils savent acheter à Rungis. Ils savent aussi quel produit ne pourra pas se vendre ici car le prix est trop élevé pour le pouvoir d'achat local. Certes, le quartier s'est renchéri au niveau de l'immobilier, mais assez rares sont les nouveaux propriétaires qui font leurs courses  au marché. 

    Toutefois, nous constatons depuis des mois que des stands de produits non alimentaires remplacent des étals de fruits et légumes, certains jours. C'est dommage, car la Direction de l'attractivité et de l'emploi (DAE, c'est le nom du service de la Ville qui se charge du fonctionnement des marchés en coopération avec les délégataires) avait organisé l’espace, il y a quelques années, de telle sorte que le non-alimentaire s'installe à l'est du marché, sous le viaduc, mais au carrefour des rues de Maubeuge et Tombouctou. Ces marchands, qualifiés de "volants", ne sont pas titulaires d'un emplacement attitré, normalement. Ils acquittent leur droit, au coup par coup, auprès du placier, en fonction des espaces disponibles lors de l'installation du marché à l'aube. D'où parfois, à côté du poissonnier, un  camelot qui vend des parfums avec verve et succès (!) ou un marchand de prêt-à-porter entre deux stands de melons. Or, nous rappelons régulièrement lors de réunions avec élus et services de la ville que ce marché est avant tout un marché alimentaire.

    Cependant, il faudra bien trouver des compromis et donc dialoguer avec les commerçants. C’est le rôle de la ville et du délégataire. Nous pouvons ainsi espérer faire progresser la situation du marché, améliorer son environnement, le rendre plus agréable et y compris améliorer les conditions dans lesquelles les commerçants eux-mêmes travaillent. Certains nous ont dit qu'ils passaient du temps, au petit matin,  à nettoyer leur place avant d'installer les stands parce que, la veille, marché illicite ou distribution alimentaire avait eu lieu sans que les agents de la propreté aient eu le loisir de repasser. On le voit aussi en fin de marché, après le passage de la "fonctionnelle" quand les sauvettes sortent leurs caddies et déballent leurs toiles au sol. Une patrouille de policiers les fait disparaître... mais le sol reste jonché de détritus, cageots et cartons compris. La version moderne du mythe de Sisyphe...

    Encore un point positif sur ce marché hors du commun. On sait qu'à la fin des marchés, ici comme ailleurs, on a toujours croisé des "glaneurs", qui collectent les fruits et légumes laissés pour compte avant le grand balayage. Vu la conjoncture économique, ils sont malheureusement de plus en plus nombreux. Mais, ici le mercredi, vers 13h, c'est l'association des Restos du coeur qui vient avec un camion et prend en charge des cageots entiers de produits frais pour sa cuisine d'Aubervilliers. Un point positif qu'on ne pouvait pas complètement passer sous silence. 

    Avant de terminer le tableau, nous voulons encourager les marchands à trier un peu mieux leurs déchets, et profiter que des conteneurs spéciaux sont mis à leur disposition (ils sont une vingtaine, avec des couvercles bleus), et qu'ils sont collectés par une benne dite BIO avant le grand nettoyage de 15h. Bio, compostage, etc... bon pour l'environnement ! 

    Par ailleurs, les deux compacteurs de Derichebourg, qui ne fonctionnent pas toujours à ce que nous avons entendu, sont un peu dépassés par les quantités de marchandises qui arrivent en même temps que les cartons et les cageots en bois léger. Tout cela est avalé, mais pas toujours compacté, et les rotations du camion qui enlève la benne se font plus fréquentes. S'en suit une interruption de la circulation sur le boulevard de la Chapelle qui crée un embouteillage en amont, des klaxons, etc.... Sisyphe…. et le rocher est très lourd à bouger !

  • Attribution probable et contestée d’un local angle Myrha/Affre

    La mairie du 18e dispose d’une commission baptisée « Pieds d’immeubles ». Elle se réunit régulièrement et délibère sur les attributions des locaux vacants, ou à livrer dans les mois à venir dans l’arrondissement, par un bailleur social. (Faut-il préciser que la Ville n'a aucune influence sur le type de commerce que peut accepter une copropriété ou un bailleur privé ? Liberté du commerce oblige... )

    Nous recevons tout aussi régulièrement le compte rendu des délibérations et des débats au sein de cette instance. La dernière réunion a eu lieu le 26 juin et a examiné la liste des locaux actuellement vides et ceux qui seront livrés prochainement.

    A propos, qui siège dans cette commission ? D'après nos sources, on y retrouve les représentants de

    • la Mairie du 18e
    • des services de la Ville de Paris (DDCT, DDEEES, DU)
    • l’ensemble des bailleurs sociaux
    • la Chambre du Commerce et de l’Industrie de Paris
    • la Chambre des Métiers et de l’Artisanat
    • des conseils de quartier
    • des associations de commerçants

    En plus des activités de cette commission, la Goutte d'Or bénéficie d'un cadre structuré en faveur de la revitalisation du commerce depuis janvier 2016 (présentation en présence de Olivia Polski à la mairie du 18e).

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  • L'art graphique et la rue Doudeauville

    Il y a quelques années, nous avions été interpellés par nos amis Les Libraires associés sur l'existence d’un groupe de jeunes graphistes en quête d’un lieu dans la Goutte d'Or pour poser leurs machines, des presses, énormes pour certaines, pour la taille douce ou la lithographie, poser aussi leur art et leur amour du papier et du livre. Malgré nos efforts et l’intérêt que nous leur portions, nous n’avions pas les clés d’un local adéquat, et la mairie du 18e, sollicitée aussi, ne semblait pas en mesure de répondre aux besoins. Pourtant ils ont fini par trouver et ont pu s’installer rue Doudeauville au 33ter, en mai 2015, dans un grand local (quelque 400 m2), en partie en sous-sol, un lieu qui avait hébergé une sorte de brocante sur la dérive. Le Paris Print Club était né. Pour en savoir plus sur ces 22 jeunes graphistes, cliquez donc ici. 
     
    Maintenant les activités de ces amoureux de l'artisanat du livre et de l'image s'étendent. Nous avons reçu une invitation à nous rendre ce jeudi, de 18h à 22h, au vernissage d'une nouvelle exposition dans leur galerie BATT, au 33bis de la même rue Doudeauville  :
    FLATLAND
    Lancement de Quelques miettes à géométrie variable
    de Nicolas Nadé aux éditions Matière
    Expositions de dessins originaux

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    La Galerie P38 et la BATT exposent les planches originales du livre de Nicolas Nadé ainsi que celles des 9 leporello qui forment la collection Matériaux des éditions Matière.

    Avec : Nicolas Nadé / Sammy Stein / Jean-Philippe Bretin / José Parrondo / Alex Besikian / Lomé Lu / Manuel / Alexis Poline / Manuel Bienvenu / Hicham Amrani

    Notez également la signature en présence de Nicolas Nadé à la BATT le dimanche 22 octobre de 14h à 18h
     
    Un lieu très riche à découvrir si vous ne le connaissez pas encore... 
     
  • La Nuit blanche s'installe à l'école maternelle de la rue de la Goutte d'Or

    La Nuit blanche s'installe à l'école maternelle de la Goutte d'or, une soirée consacrée à l'estampe, art ancien et populaire que tout un chacun peu pratiquer : élaboration d'une oeuvre collective avec la participation des visiteurs, atelier tatouage éphémère, rencontres avec des artistes, conférences, projections, expositions, le tout en musique... la nuit va être graphique.

    L'école maternelle, 57 rue de la Goutte d'Or, 18e, sera ouverte de 19h à 5h du matin.

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  • Sous le viaduc... la fête !

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  • Ça va cogner !

    Les derniers coups de hache entendus dans le quartier de la Goutte d'Or n'ont pas laissé le meilleur souvenir. En effet, tout le monde se rappelle de l'épilogue de l'occupation de l'église Saint-Bernard par des sans-papiers en 1996, qui s'est joué à coups de hache donnés par les forces de l'ordre pour détruire la porte de l'église. Mais aujourd'hui nous allons pouvoir entendre d'autres coups de hache dans le quartier, de cognée en l'occurrence, beaucoup plus réjouissants ceux-là. En effet, depuis le 22 septembre dernier, un nouveau venu pour le moins insolite vient d'ouvrir ses portes à la Goutte d'Or : Les Cognées, une salle de lancer de hache. 

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    Installée dans un ancien garage au 5 rue Stephenson, cette nouvelle adresse est le premier lieu de lancer de cognée à ouvrir en France. Cette activité prisée au Canada consiste à lancer une petite hache, une cognée donc, sur une cible. Pas besoin d'être aguerri à l'exercice pour pratiquer le lancer de cognée, nous avons pu le tester en avant-première et étonnement, on acquière le bon geste assez facilement ; remercions ici Thomas pour son chaleureux accueil. Le jeu demandant plus d'adresse que de force, chacun peut s'essayer à ce qui peut être un excellent défouloir. 

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     Les Cognées

    5 rue Stephenson 75018

    téléphone : 01 71 20 14 45

    site internet : lescognees.com

    sur Twitter : @LCognées

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  • Concertation sur la Promenade Urbaine aux Bouffes du Nord le 5 octobre

    Jeudi 5 octobre 2017 - Réunion publique de concertation
    Vous êtes conviés à une réunion publique de concertation le 5 octobre à 19h au Théâtre des Bouffes du Nord, 37 bis boulevard de la Chapelle, 75010 Paris

    En présence de :

    • Christophe Najdovski, Adjoint à la Maire de Paris chargé des Transports, à la voirie, aux déplacements et à l’espace public
    • Rémi Féraud, maire du 10e
    • Eric Lejoindre, maire du 18e
    • François Dagnaud, maire du 19e

    Un atelier enfant sera également organisé, n'hésitez pas à venir en famille ! Et pour mieux accueillir les enfants, merci de les inscrire ici.

  • Parlons un peu vélo

    Le 1er octobre est consacré depuis des années à la journée sans voiture. C'est une formule un peu à l'emporte-pièce parce que, jusque là, le périmètre sans voiture était restreint. Mais l'idée est de sensibiliser à des moyens de transport alternatifs. Cette année, la Mairie de Paris a embrayé courageusement sur la lancée des restrictions d'espace alloué aux véhicules à moteurs, nous pensons aux quais Rive droite, à la rue de Rivoli, mais pas que.... puisque nous militons pour des réductions de la place de la voiture également du côté de la Place de la Chapelle et sur le boulevard du même nom, entre Barbès et Stalingrad.

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    La carte est simpliste puisque tout Paris est concerné, mais vous trouverez ici les périmètres totalement assimilés à des zones piétonnes comme l'est l'avenue Trudaine. Dans le reste de Paris, la circulation n'est autorisée qu'aux véhicules d'urgence et à 30 km/h. 

    Sans voiture à Paris, on doit pouvoir survivre plus d'une journée... Nous n'incluons pas tous les professionnels dans cette affirmation, bien sûr. Pas question de revenir aux plombiers courbant l'échine sous le poids de la boite à outils. Pas d'excès donc dans les revendications. Et pas d'exagération chez les opposants non plus. 

    Ce préalable étant dit, les moyens alternatifs ne manquent pas, transports en commun bien sûr, mais aussi  le co-voiturage qui a fait des progrès importants depuis plus de 10 ans avant de tomber dans un système qui a pris ses distances par rapport à l'élan initial (moins social, moins convivial et plus financier avec la plate-forme Blablacar.fr). Récemment sont apparues des bornes de co-voiturage avec recours à l'autostop sous des formes variées (voir des exemples ici), et nous arrivons tout naturellement pour les trajets courts ou de moyenne distance au vélo, avec assistance électrique ou non, et en-deçà, pour les distances les plus réduites, à nombre de moyens de locomotion qui auraient fait rire il y a encore dix ans seulement : trottinette ou patinette, patins, en ligne ou pas, planche à roulettes, etc.. jusqu'aux derniers modèles de skates électriques type giropodes, dont les noms peuvent encore évoluer. 

    A notre avis, la bicyclette a encore de beaux jours devant elle, les comités vélo des arrondissements parisiens aussi, avant d'être supplantés par un comité giropode ! Dans nos quartiers, la réflexion se poursuit sur le projet d'aménagement cyclable Est-Ouest et il en sera question lors du prochain comité vélo du 18e arrondissement qui se tiendra le 2 octobre*. Il a lieu en comité restreint avec les représentants des conseils de quartiers, ceux des associations de cyclistes autour des élus concernés par la problématique. Une plus large réunion, publique celle-ci, devrait se tenir à l'automne. Nous l'annoncerons. 

    * Mise à jour le 30 septembre : le comité vélo du 18e est reporté à une date ultérieure.