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  • Promenade urbaine : "Barbès-Jaurès : Inventaire avant travaux"

    Le projet de Promenade urbaine, qu'on ne présente plus ici, inspire Les Xérographes, la petite maison d'édition de la Goutte d'Or. En effet, Les Xérographes ont lancé l'idée d'un ouvrage collectif autour de la Promenade urbaine, un livre dont l'objectif est de faire le portrait d'un lieu en transformation.

    Le projet commence à se préciser, et les personnes intéressées peuvent prendre part à l'élaboration de ce projet. Ce samedi 23 mars, une séance de travail aura lieu chez Les Xérographes, sur le thème "Inventaire avant travaux", avec un appel à vos récits, vos images, vos usages du lieu. Tout le monde est le bienvenu pour participer à cet ouvrage-témoignage.

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    C'est où ?

    Les Xérographes, 19 rue Cavé, Paris 18e

    C'est quand ?

    Samedi 23 mars 2019, de 17 h à 20 h

  • Inauguration de la P’tite ferme de la Goutte d’Or

    Ce vendredi 22 mars, sera inaugurée la P’tite ferme de la Goutte d’Or. Gérée par l’association Les Fermiers de la francilienne, cette mini-ferme urbaine a trouvé sa place au fond du square Alain Bashung dans le quartier de la Goutte d'Or. ferme,goutte-d'or,square-alain-bashung,18eLa P’tite ferme de la Goutte d’Or c'est un potager, des abris pour son cheptel constitué de cinq poules, quatre lapins et deux moutons, ainsi que d’un parcours pédagogique extérieur. Une zone de compostage complète l’ensemble. Cette mini ferme est accessible en présence d’un animateur, notamment lors d’activités pédagogiques destinées aux écoliers et aux familles du quartier, avec la collaboration des associations locales. 

    Espérons que nous verrons bientôt réouvrir ce square aux portes désespérément closes (il n'ouvre que quelques heures par semaines à cause de la présence il y a quelques temps de mineurs non-accompagnés qui en avait faire leur chasse gardée), aux même horaires que  tous les squares parisiens, les habitants se désespérant de pouvoir fréquenter à nouveau ce petit coin de verdure, un petit coin presque de campagne à présent, si rare dans le coin.

    ferme,goutte-d'or,square-alain-bashung,18e

    (photo : Les fermiers de la francilienne)

      

    C'est où ?

    Square Alain Bashung, 16 rue de Jessaint, Paris 18e

    C'est quand ?

    Vendredi 22 mars 2019,  à 10 h

  • Budget participatif : adieu la rue-jardin, bonjour la rue-bagnole !

    Lors de la réunion du 13 mars dernier en mairie du 18e, on nous a annoncé officiellement l'anéantissement du projet du budget participatif "Une rue-jardin Richomme", un de ceux choisis en 2017 par les Parisiennes et les Parisiens du 18e.

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    En 2017, nous avons proposé le projet de la rue-jardin Richomme au Budget participatif. L'idée d'une piétonisation de la rue et de sa végétalisation avait alors été très bien accueillie par les habitants et a emporté leurs suffrages. Nous nous réjouissions d'un projet qui allait offrir un peu d'espace piéton et de verdure, pour les enfants en particulier. En effet, des centaines d'enfants et de parents empruntent quotidiennement cette rue qui dessert essentiellement des crèches et des écoles. Le projet est donc très attendu par petits et grands.

    Mais voilà, la mairie du 18e nous a annoncé que la circulation automobile y serait maintenue - annihilant l'essence même du projet -, que les seuls travaux engagés seraient un réaménagement du carrefour des rues Richomme et Erckmann-Chatrian (juste une surélévation des passages piétons), et que la question de la végétalisation de la rue est renvoyée sine-die. Bref, la mairie a signifié aux habitants que leur vote n'a aucune valeur et que finalement la rue-jardin Richomme ne verra pas le jour. Adieu la rue-jardin, bonjour la rue-bagnole !

    Signalons que, contrairement à ce qui se pratique habituellement pour le budget participatif, Action Barbès, association porteuse du projet, n'a jamais été consultée par les services de la Ville durant l'élaboration de ce fiasco. Nous comprenons maintenant pourquoi nous avons été tenus à l'écart. 

    Il est proprement scandaleux que ce projet voté au budget participatif soit mis au rebut sans autre forme de procès. Ce reniement municipal jette également un lourd discrédit sur le budget participatif, qui se révèle être ici une mascarade de démocratie participative. Les voix des quartiers populaires valent-elles si peu pour qu'on les bafoue ainsi ? Et dire qu'on nous rabâche sans cesse "Priorité aux quartiers populaires !"... Ce que l'on constate c'est qu'à Paris, on peut piétonniser rien de moins que les quais de Seine, et c'est très bien, mais pas un petit bout de rue de la Goutte d'Or. On ne saurait l'accepter.

     

     

  • Réunion publique : Quels projets financés par les bailleurs sociaux ?

    Demain mardi 19 mars, la mairie du 18e organise une réunion afin d’échanger sur les projets financés par bailleurs sociaux au titre de la Politique de la ville.

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    Cette rencontre, en présence de Maya Akkari, adjointe au Maire du 18e arrondissement en charge de la Politique de la ville, et  de Mario Gonzalez, adjoint au Maire du 18e arrondissement en charge des relations entre les locataires et les bailleurs, et également des bailleurs sociaux, permettra de discuter du choix des actions en faveur du lien social et de l’amélioration du service rendu aux locataires des bailleurs, dans le cadre de la convention signée par la Ville, la Préfecture et les bailleurs sociaux.

    Concrètement, cela peut se traduire, par exemple, par des travaux d'amélioration des parties communes des immeubles, de leur interface avec la rue, ou encore de végétalisation. Une partie du quartier de la Goutte d'Or est concernée, comme en témoigne la carte ci-dessous. En plus de la présentation des actions engagées en 2018, le contenu de ces échanges permettra de compléter la programmation 2019 et d’envisager les premières pistes de programmation pour 2020.

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    C'est où ?

    Mairie du 18e, 1 place Jules Joffrin

    C'est quand ?

    Mardi 19 mars 2019, à 18h30

  • Succès pour la première séance de cinéma-débat à la bibliothèque de la Goutte d'Or

    C’est parti ! Un samedi par mois, projection pour tous d’un documentaire « à sujet fort » à la Bibliothèque de la Goutte d’Or ». Nous étions à la première séance, samedi 2 mars dernier.

    bibliothèque-de-goutte-d'or,cinema,18e

    La nouvelle directrice, Catherine Geoffroy, est arrivée en juin dernier à la tête de la Bibliothèque de la Goutte d’Or, bel outil, mais souffrant d’une légère désaffection. « Oui, livre, bibliothécaire … ça sent la poussière, dit Catherine Geoffroy, nous préférons dire ‘troisième lieu’. Le domicile, le lieu de travail et … la bibliothèque où l’on peut venir rêver, lire le journal ou une BD, bien au chaud, suivre des ateliers … à tout âge. Et bien sûr, lire des livres sur place, ou les emporter ! ».

    Et pourquoi pas voir des films ? Des films « avec du contenu, bien sûr. Plutôt des documentaires à sujet fort, et variés. Une fois par mois, le samedi à 15h. Entrée gratuite. Et si possible, un débat avec le réalisateur après la projection. »

    Début février, la directrice de la bibliothèque se lance, sans budget - « un an d’attente ! » -, choisit un film avec son équipe, parmi ceux, nombreux, que les bibliothèques et cinémathèques de Paris peuvent projeter gratuitement. Ce sera La traversée, d’Élisabeth Leuvrey, qui touche particulièrement la Goutte d’Or :

    « Sur le ferry qui relie Marseille à Alger (un jour et une nuit), chaque été, des retraités vont au pays pour toucher leur pension, pour passer leurs vacances au bled, voir la famille …. Les discussions sur le bateau parlent de départ et de pays. Des voitures chargées jusqu’au capot… des paquetages de toutes sortes… des hommes chargés de sacs et d’histoires.

    En mer, nous ne sommes plus en France et pas encore en Algérie, et vice-versa. 

    La réalisatrice filme ces conversations, ces confidences : beau documentaire sur l'exil, l'immigration, l'identité, la vie et les émotions de ceux qui flottent entre deux mondes. » 

    Allez ! Top chrono ! L’équipe fait le tour des (nombreuses) associations du quartier, distribue des tracts, bouge tout le monde, même les chibanis qui se retrouvent les samedi sur la place Polonceau. On sort le projecteur vidéo, on fait un peu d’ombre avec le rideau de fer, on tasse les présentoirs de la salle de lecture, on installe des chaises … Et l’équipe attends … 5, 10, 20 spectateurs ? Panique à bord (du ferry !), ce sont 56 spectateurs d’âges divers qui se présentent ! Il faut encore pousser les meubles, sortir d’autres chaises. La projection se déroule dans un silence attentif. Applaudissements ! Elisabeth Leuvrey, la réalisatrice, souhaitait venir discuter avec les spectateurs, mais ne pouvait pas. Bernard Taglang, figure du quartier, s’improvise animateur.

    Pour Catherine Geoffroy, ce coup d’essai fut un coup de maître ! Début avril, rendez vous donc pour une nouvelle séance, le film n’est pas encore connu.

    Et en attendant (il se passe toujours quelque chose à la bibliothèque de la Goutte d’Or), notez cette « Conférence interactive », samedi 23 mars de 16h à 18h, qui propose de tout savoir sur les proverbes. Apportez votre proverbe préféré, français ou étranger, Sylvie Brunet, auteure de nombreux livres sur la langue française, animera une séance d’échange sur vos proverbes : comment naissent les proverbes ? Comment se transmettent-ils au cours des âges ? L'entrée est libre et gratuite.

  • Réunion publique : présentation de l'extension de Paris respire - Château Rouge et des aménagements dans la Goutte d'Or

    Mercredi 13 mars, une réunion publique à la mairie du 18e arrondissement sera consacrée la présentation du projet d'extension de la zone Paris respire à Château Rouge et des aménagements de voirie dans le quartier de la Goutte d'Or. La réunion se tiendra en présence d'Éric Lejoindre, maire du 18e arrondissement, de Gilles Ménède, adjoint au maire chargé de la Propreté, de la Voirie, des Transports et des Déplacements, de Sandrine Mees, élue et référente du Conseil de quartier Goutte d'Or - Château Rouge, ainsi que les équipes de la Direction de la Voirie et des Déplacements qui seront présentes pour vous présenter les projets d'aménagement et répondre à vos questions.

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    On ne va pas le cacher, les habitants du quartier - et Action Barbès également -  attendent ce rendez-vous avec un peu de méfiance, la dernière réunion de présentation du projet d'aménagement des rues Myrha et Léon a beaucoup déçu l'assistance, tant les aménagements proposés étaient éloignés des attentes des riverains. Espérons que les nombreuses récriminations formulées alors auront été entendues. Dans l'attente, pour mieux comprendre les problématiques en jeu, on pourra relire notre article pour une révision du plan de circulation de la Goutte d'Or.

     

    C'est où ?

    Mairie du 18e, 1 place Jules Joffrin

    C'est quand ?

    Mercredi 13 mars 2019, à 19h

  • "Barbès batailles" un documentaire à ne pas rater

    Nous avons eu l'opportunité de visionner en avant-première le film documentaire Barbès batailles, réalisé par Lydie Marlin et Andrés Criscaut, et nous vous conseillons vivement de le voir si vous le pouvez. Il sera diffusé le 18 mars sur France 3 Paris Ile-de-France, après Soir 3

    Le documentaire Barbès batailles montre comment la Goutte d'Or (hélas confondue ici avec Barbès) s'est historiquement construite avec différentes migrations et à travers les combats pour le partage et contre l'exclusion. De la Guerre d'Algérie aux Sans-papiers de Saint-Bernard, c'est toute l'histoire récente des migrations en France qui se retrouve ici. D'ailleurs, les réalisateurs auraient pu remonter encore plus loin le lien étroit entre ce quartier populaire et les migrations. Pensons aux Juifs d'Europe de l'Est fuyant les pogroms aux 19e siècle et trouvant refuge dans le Nord du quartier, ou encore aux Allemands, Belges et Luxembourgeois qui, venant chercher du travail dans les industries parisiennes durant la seconde du 19e siècle, se retrouvèrent eux aussi à la Goutte d'Or, pour ne citer que ces deux exemples.

    Ce travail documentaire permet notamment de faire émerger une parole bien peu entendue sur le vécu de la Guerre d'Algérie dans la Goutte d'Or. Car très peu le savent, le quartier de la Goutte d'Or a été un véritable champ de bataille à cette période, avec son lot d'attentats, de tortures et d'exécutions sommaires. 

    Une projection du documentaire avant-première se déroulera à la salle Saint-Bruno, le 14 mars à 19h, en présence des réalisateurs Lydie Marlin et Andrés Criscaut, du délégué de l’antenne de France 3 Paris Ile-de-France Marc Degli Esposti, et du producteur délégué Thierry Aflalou. Attention, le nombre de place est limité, il faut impérativement s'inscrire au préalable (cliquer ici). Une discussion aura lieu à l’issue de la projection, un pot convivial sera également proposé.

     

    C'est où ?

    Salle Saint-Bruno, 9 rue Saint-Bruno, Paris 18e

    C'est quand ?

    Jeudi 14 mars 2019, à 19h



  • Municipales 2020, le retour de la politique politicienne dans les arrondissements !

    Dans la perspective des élections municipales de 2020, qui se dérouleront dans pratiquement un an (les dates précises ne sont pas encore connues), nous vous proposons un état des lieux de la pré-campagne qui a déjà commencé. Il ne s'agit pas de se prononcer sur telle ou telle candidature, nous nous en garderons bien, ni de faire des prédictions improbables, mais plutôt de voir comment s'amorce cette campagne et qui sont les candidats en lice, parmi lesquels figure peut-être la ou le futur maire de Paris. Après un premier article sur la course à l'hôtel de ville, aujourd'hui nous abordons la situation des 9e, 10e et 18e arrondissements.

     

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    Dans le 9e

    Cet arrondissement est le seul à Paris à avoir changé de majorité en 2014, passant d'une gauche « modérée » à une droite « modérée », Delphine Bürkli (LR) l'emportant alors avec une très courte majorité. Cette majorité homogène UMP-UDI en 2014 a plus ou moins éclaté. L'UDI est passé avec armes et bagages à LREM, comme l'a montré l'élection à l'Assemblée nationale de Sylvain Maillard, conseiller d'arrondissement et ex-adjoint à la maire du 9e, mettant fin aux longues années de domination des ex RPR/UMP et aussi le positionnement actuel du premier adjoint à la maire du 9e, Alexis Govciyan, élu lui aussi sous l'étiquette UDI. Au sein des élus LR, des tendances pas toujours compatibles entre elles se font jour avec des « sarkozistes », des « fillonistes », des « juppéistes », des « lemairistes ».... certes, la diversité peut être une force, mais le clivage ne se fera t-il pas en fonction de la compatibilité de ces tendances avec LREM ? A cet égard, AGIR, le parti de Franck Riester, semble tenir la corde.

    La gauche, vraisemblablement emmenée par Pauline Véron, peut-elle espérer reconquérir cet arrondissement ? Dans le contexte actuel, disons que cela semble fort peu probable.

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    Dans le 10e

    S'il est le candidat de LREM, c'est probablement dans cet arrondissement que l'actuel porte parole du gouvernement, Benjamin Grivaux, le sera - n'oublions pas qu'il y a été élu député en 2017. Il pourra alors compter sur le soutien d'ex-LR passés à LREM comme la conseillère de Paris Deborah Pawlik ou bien Laurent Schouteten.

    À gauche, le départ pour le Sénat de l'ancien maire élu en 2014, Remi Féraud, remplacé par Alexandra Cordebard, peut être perçu par certain comme un trompe l'oeil, tant l'ancien maire du 10e reste présent dans cet arrondissement, comme au sein du Conseil de Paris où il est toujours président du groupe socialiste. Se pose la question de savoir s'il y aura d'autres défections au sein des socialistes pour rejoindre LREM comme cela a été le cas pour Elise Fajgeles en 2017 ? La même question se pose du côté de la droite. La réponse ne devrait pas tarder.

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    Dans le 18e

    Cet arrondissement va être l'un de ceux à Paris les plus intéressants à observer au cours de ces élections municipales 2020, tant la situation y est complexe.

    Pour être un peu direct, on ne peut pas dire que l'élection d'Eric Lejoindre (PS) en 2014 a été des plus convaincantes. Certes, l'arrondissement est très difficile, mais les problèmes demeurent, que ce soit à la Goutte d'Or, à Barbès ou à Château Rouge, sans parler de La Chapelle et de la Porte de la Chapelle, et on ne voit guère le bout du tunnel. Et cela même si tous ces problèmes ne sont pas imputables à la mairie, la préfecture ayant aussi sa part de responsabilité.

    Dans cet arrondissement les personnalités politiques y sont nombreuses et devraient jouer un rôle important, devant la scène ou dans les coulisses. Mentionnons la présence du communiste Ian Brossat, actuel adjoint à la maire de Paris chargé du logement, mais aussi tête de liste aux prochaines élections européennes et donc peut-être un peu éloigné en 2020 ; du député Pierre-Yves Bournazel (AGIR), dont il ne faut pas oublier qu'aux législatives de 2017 il a battu Myriam El Khomry, encore aujourd'hui conseillère de Paris ; de Danièle Obono, la députée FI qui a créé la surprise avec son élection en 2017 dans la 17e circonscription de Paris, ou celle de l'encore influent Daniel Vaillant, ex-ministre de l'Intérieur.

    Du côté de LREM, il est difficile d'estimer son poids, les législatives de 2017 n'ont pas été ici un raz-de-marée pour le parti présidentiel comme d'autres arrondissements en ont connu, et le parti souffre de ne pas avoir ici de personnalité de premier plan. Pour autant, c'est un parti qui pèsera sûrement dans la bataille du 18e. Et même s'il n'a pas lui non plus de "figures d'envergure", EELV est bien implanté localement et devrait compter.

    Et pour corser le tout, il se murmure que des personnalités extérieures à l'arrondissement seraient intéressées à briguer le mandat de maire du 18e, l'avenir nous le dira.

    Dans le contexte actuel, la question du basculement de l'arrondissement à droite n'est pas irréaliste, avec une victoire de la droite « modérée », n'oublions pas les années Chirac-Juppé. Mais ici, encore plus qu'ailleurs, le jeu est encore tellement incertain qu'il serait vain de tenter un pronostic sur l'issu du scrutin municipal de 2020.

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  • Municipales 2020, le retour de la politique politicienne à Paris !

    Dans la perspective des élections municipales de 2020, qui se dérouleront dans pratiquement un an (les dates précises ne sont pas encore connues), nous vous proposons un état des lieux de la pré-campagne qui a déjà commencé. Il ne s'agit pas de se prononcer sur telle ou telle candidature, nous nous en garderons bien, ni de faire des prédictions improbables, mais plutôt de voir comment s'amorce cette campagne et qui sont les candidats en lice, parmi lesquels figure peut-être la ou le futur maire de Paris. Nous traiterons aujourd'hui de la course à l'hôtel de ville et dans un prochain article de la situation dans les arrondissements qui nous concernent directement, les 9e, 10e et 18e arrondissements.

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    La bataille de Paris

    Certes, il y a d'abord les élections européennes du 26 mai prochain qui nous diront quel est le rapport de forces entre les différentes tendances politiques, bien que la particularité de ce scrutin n'en donnera pas une image très précise, disons que nous verrons les grandes tendances. Dans cette attente, la pré-campagne 2020 pour la mairie de Paris se met en place. La presse se fait l'écho des sondages* sur les chances respectives des candidats à la candidature côté La République en Marche (LREM) à être d'abord candidat puis tenter ensuite d'être élu, des sondages qui font grincer des dents dans ce même partiDes élus Les Républicains (LR) déclarent leur soutien à une candidature de Pierre Yves Bournazel, actuel député des 9e et 18e, sous l'étiquette LR/AGIR. Les écologistes ont déjà plus ou moins préempté leur candidats avec Julien Bayou, actuel Conseiller régional IdF, avec Antoinette Guhl, adjointe à la maire de Paris (économie sociale et solidaire) et David Belliard, co-président du groupe EELV au Conseil de Paris.

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    L'hôtel de ville de Paris en 1859, détail (photographie Gustave le Gray)

    Bref, doucement mais sûrement, personne n'ayant envie de rater le coche, les choses se mettent en place. Mais quelle est la situation de départ, c'est à dire où en sommes nous aujourd'hui d'un point de vue politique après cinq ans de mandature Anne Hidalgo ?

    Comme on le dirait dans la sphère LREM, le Conseil de Paris fonctionne en apparence encore comme dans « l'ancien monde » : une nette majorité pour la coalition socialistes-écologistes-communistes (91 conseillers au total, majorité à 82 voix) et une opposition regroupée autour d'un pôle LR (55 conseillers élus sous l'étiquette UMP en 2014) et UDI-MODEM (16 conseillers), donc un clivage classique gauche/droite. En termes de voix, rappelons pour mémoire que la candidate de la gauche Anne Hidalgo avait recueilli 55% des votes contre 45% à la droite.

    Voilà pour les apparences qui sont aujourd'hui trompeuses car l'irruption de LREM dans le paysage politique et la progression de la France Insoumise ont fait exploser les choses à Paris comme un peu partout en France. Nous n'évoquons pas le Rassemblement National (ex FN) qui n'a jamais réussi à véritablement percer à Paris, la Capitale faisant exception à une très grande partie de la France.

    À gauche, les relations se sont tendues, tant au sein de la coalition qu'au sein des partis politiques. Au Parti Socialiste (PS), ou "de ce qu'il en reste" diront les taquins, on peut observer trois tendances. D'abord celle d'Anne Hidalgo qui ne se présente plus guère comme « socialiste » et préfère l'étiquette « de gauche ». Ses relations avec le président de la République et donc avec LREM restent floues. Certains ex-socialistes ont franchi le pas et ont rejoint LREM comme Julien Bargeton, ex-adjoint aux finances ou vont sans doute le faire prochainement comme l'ancien premier adjoint Bruno Julliard. Une troisième tendance semble apparaitre avec les soutiens de Benoit Hamon, favorables à une gauche plus radicale. Il est vrai, sans vouloir être trop désagréable, que, stratégiquement, se présenter aujourd'hui sous l'étiquette PS présente un certain risque pour les candidats.

    Si les communistes semblent s'orienter vers le maintien de leur accord avec les socialistes, les écologistes pourraient bien choisir une relative indépendance à l'instar de ce qu'ils font pour les élections européennes, positionnement dangereux pour les socialistes qui rappelons le n'ont la majorité au sein de l'actuel Conseil de Paris qu'avec les voix écolos. Mentionnons la très probable candidature de Danielle Simonet pour la France Insoumise (LFI), un parti qui a progressé significativement à Paris lors des derniers scrutins nationaux.

    On a donc aujourd'hui une gauche parisienne assez éclatée. Et pour être complet, il faut garder en mémoire que les élections législatives de 2017 ont été très défavorables à la gauche de la majorité municipale à Paris puisque nombre de députés socialistes sortants comme Seybah Dagoma, ou encore Jean-Christophe Cambadelis et Patrick Bloch ont été battus par des candidats LREM ou proche alors presqu'inconnus.

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    L'ancien Hôtel de ville de Paris

    Qu'en est-il à droite ? Les choses ne vont guère mieux. Le pacte de l'opposition municipale LR/UDI-MODEM a clairement volé en éclats lui aussi avec le ralliement de l'UDI-MODEM à LREM et la scission au sein de LR entre la branche « conservatrice », soutien de Laurent Wauquiez, et la branche « progressiste », emmenée à Paris par Pierre-Yves Bournazel. De ce côte aussi les candidats à la candidature ne manquent pas non plus. Citons de mémoire Florence Berthoud, Jean-Pierre Lecoq, Rachida Dati, respectivement maires des 5e, 6e et 7e arrondissements côté LR, et du député Pierre-Yves Bournazel pour LR/AGIR.

    Voilà pour le tableau général que nous ne prétendons pas être exhaustif. Car il faudra sans doute compter aussi avec des candidatures de personnalités hors parti, ou des listes citoyennes comme on avait commencé à en voir émerger lors des dernières municipales. Des candidatures qui, même si leurs chances d'emporter le scrutin sont très hypothétiques, peuvent venir brouiller le jeu électoral, quelques pour-cents peuvent faire basculer une élection d'arrondissement et changer la donne pour l'élection de la ou du futur maire de Paris. Mais nous ne sommes pas encore aux élections, beaucoup de choses peuvent changer d'ici là.

     

    * : À propos des sondages électoraux, nous tenons à préciser qu'il faut toujours être très prudent à leur lecture quand il s'agit d'une élection comme celle de la mairie de Paris, ces sondages étant réalisés sur l'ensemble de la capitale ou au mieux sur quelques arrondissements-test. En effet, il faut rappeler que l'élection du maire de Paris se fait par les conseillers de Paris élus dans chaque arrondissement au scrutin de liste majoritaire. C'est donc pas moins de dix-sept scrutins (c'était vingt avant la fusion des quatre premiers arrondissements) qu'il faut observer pour connaitre l'issue de la bataille pour la mairie de Paris. Il faut rappeler aussi, que si le contexte national influe sur les résultats des élections locales, les élections municipales montrent toujours des exceptions à cette règle, des personnalités localement bien implantées pouvant se jouer d'un contexte national défavorable et l'emporter.

  • "Wissal", de la danse au Lavoir Moderne Parisien

    Avec Wissal le Lavoir Moderne Parisien accueille de la danse en ses murs, du 27 février au 3 mars.  "Wissal, c’est la rencontre spirituelle. Ce qui relie, au-delà d’apparences plurielles, les êtres comme les espaces. À la croisée de calligraphies et de photographies urbaines, la danse se déploie, questionnant graphismes et perspectives comme les contours d’une mémoire.

    Alexia Martin inscrit sa gestuelle entre couleurs, musique et paysages. En quête à travers le corps, à travers l’ivresse du mouvement, du coeur battant de la ville. Écrin de la danse, les œuvres de RamZ témoignent de la fusion entre calligraphie arabe et art contemporain, de la symbiose entre deux cultures, entre deux mondes, Orient et Occident. Après Wissal, Alexia ouvre chaque soir un libre espace aux femmes artistes qui questionnent l’expression du corps et de la voix.

    Dans la continuité de la danse, le public est invité à parcourir la scène, à vivre un temps de création spontanée auprès d’Alexia et d’artistes invités, à se laisser inspirer par les univers visuels qui investissent les murs du théâtre."

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    Danse-Conception artistique : Alexia Martin

    Calligraphie arabe urbaine : RamZ Saibi

    Photographie-Vidéo Behlole : Mushtaq, Hassène Hamaoui

    Accompagnement chorégraphique : Marylène Famel



    Dans la continuité de Wissal, Alexia Martin et Ramzi Saibi invitent chaque soir une femme artiste à partager son univers sur la scène du Lavoir Moderne Parisien :
    - Mercredi 27 Février : Chloé Breillot, chanteuse, musicienne
    - Jeudi 28 Février : Habi Diabagate, danseuse
    - Vendredi 1er Mars et Dimanche 3 Mars : Sissi Imaziten, chanteuse, musicienne
    - Samedi 2 Mars :Marylène Famel, danseuse, chercheuse
     
    C'est où ?
    Lavoir Moderne Parisien, 35 rue Léon, Paris 18e
    C'est quand ?
    Du 27 février au 3 mars 2019
     
  • Lancement d'un cycle de projections-débats à la bibliothèque de la Goutte d'Or

    La bibliothèque de la Goutte d’Or lance un cycle mensuel de projections-débats. C'est le film d’Élisabeth Leuvrey, La Traversée, qui inaugurera ce cycle, samedi 2 mars.  "Sur le ferry qui relie Marseille à Alger, chaque été les passagers sont nombreux. Des retraités vont au pays pour toucher leur pension, des jeunes se sont fait expulser de France, d’autres encore vont passer leurs vacances au bled…. Toutes les discussions sur le bateau parlent de départ et de pays. La réalisatrice écoute et filme ces conversations, ces confidences : un très beau documentaire sur l'exil, l'immigration, l'identité, la vie et les émotions de ceux qui flottent entre deux mondes."

    La projection du film une sera suivie d’une discussion avec le public. Le rendez-vous est fixé à 15h et l'entrée est libre.

     

    C'est où ?

    Bibliothèque de la Goutte d’Or, 2-4 rue Fleury, Paris 18e

    C'est quand ?

    Samedi 2 mars 2019, à 15h

  • La Goutte verte enfile son tablier

    Dimanche prochain, le 24 février, la Goutte verte enfile son tablier et vous invite à la Nouvelle Rôtisserie (restaurant associatif) pour un repas de soutien à ses activités.

    A partir de 17h, vous pourrez soit goûter, prendre l'apéro ou dîner, avec au menu flammekueche, soupe à l'oignon, pomme de terre au four, roulé à la viande, dahl de lentille, fondant choco, punch, jus tropicaux, thé à la menthe... Le prix du repas est à 10 € et les bénéfices de ce repas serviront à financer les activités associatives de la Goutte verte.

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    C'est où ?

    La Nouvelle Rôtisserie, 4 rue Jean et Marie Moinon, Paris 10e

     

    C'est quand ? 

    Dimanche 24 février 2019, à 17h