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Social & solidarité - Page 57

  • Au marché de Barbès : la valse des caddies

    paris,biffins,marché-barbèsIl ne se passe pas une semaine sans qu'on écrive ou qu'on aborde Action Barbès dans la rue à propos des problèmes liés au marché sous le viaduc et ses extensions sauvages. Nous avons reçu de nombreux témoignages dont voici l'essentiel.

    Pour les riverains usagers du métro, il est toujours très difficile, voire impossible, d'entrer ou de sortir de la station Barbès côté rue Guy Patin les jours de marché. Il faut plus que jouer des coudes à certains moments voire même renoncer. Nombreux sont ceux qui se voient obligés d'utiliser le grand escalier central et tant pis pour les personnes à mobilité réduite, les personnes âgées, celles accompagnées d'enfants, etc...

    Les vendeurs se déplacent et changent en fonction de la présence policière. Les trottoirs le long du métro des deux côtés sont régulièrement occupés. Dans le 10e, le fait est plus récent et sans doute dû à l'impossibilité de s'installer rue Guy Patin depuis plusieurs semaines. Lorsque le nombre de policiers est important, les vendeurs se dispersent aux alentours et attendent près de leur caddie. Ainsi, mercredi dernier, en début de soirée, des groupes de femmes avec de très grands sacs et des caddies attendaient rue de Tombouctou et sur le pont de chemin de fer jusque vers le 39 boulevard de la Chapelle. Trois cars de CRS stationnaient rue de Maubeuge, trois autres rue Guy Patin. Ceci explique cela.

    Deux photos qui illustrent le problème:

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    Crédit photo Jeanne Caussé

    Samedi matin plusieurs témoins ont permis de reconstituer la journée. 8h30 : occupation des deux cotés du métro - 10h30 idem - 13h opération de police (filmée) sur le boulevard de La Chapelle après le Louxor. Arrivée de trois véhicules stationnés rue Guy Patin vers 15h - 17h30 présence de policiers dans le métro et sous le viaduc. L'installation sous le viaduc n'a toujours pas pu se faire le soir. Seules quelques personnes ont bravé la nuit et le froid et sont encore là après 22h. Par contre, "le marché aux voleurs" battait son plein place de la Charbonnière et dans le prolongement boulevard de la Chapelle, comme chaque soir.

    Des adhérents d'Action Barbès du 18e ont participé il y a peu à une rencontre avec Myriam El Khomri, élue de cet arrondissement chargée de la sécurité, et Nelson Bouard, commissaire divisionnaire du 18e. Action Barbès participera également à une réunion sur site avec des riverains de la rue Guy Patin et le maire du 10e jeudi 18 décembre. La plupart d'entre-eux semblent satisfaits d'avoir récupéré des trottoirs dans cette rue et de ne plus avoir d'attroupements devant les immeubles ou côté hôpital Lariboisière. Mais est-il satisfaisant d'avoir repoussé les vendeurs à quelques dizaines de mètres ? Pas pour Action Barbès, en tout cas ! Le problème reste entier en ce qui concerne l’occupation de l'espace public, la misère et les trafics qui inévitablement s'y greffent .

    C'est à un étrange et triste ballet auquel on assiste : toute la matinée, des habitants du quartier arrivent avec leur caddie vide pour les remplir de fruits et légumes pendant que d'autres espèrent vider les leurs !

  • Drogues : réduction des risques & Droit

    En Octobre, le Conseil d'Etat a donné un avis défavorable au projet de Décret préparé par le gouvernement mettant en place le contexte juridique pour l'ouverture d'une salle de consommation à moindre risque boulevard de La Chapelle, le jugeant non conforme à la Loi de 1970 (voir notre article du 13 octobre dernier). Le contexte juridique à mettre en place pour que le projet de salle de consommation à moindre risque voit le jour passera donc par une modification, en fait une mise à jour de la Loi largement obsolète de 1970.

    Dans le cadre de la troisième édition du séminaire sur la réduction des risques organisé par la Fédération Addiction et le Réseau Français de la Réduction des risques, le Professeur Yann Bisiou, maître de conférence à l’université Paul Valery (Montpellier III) est intervenu à la tribune sur le thème : Esprit des lois et accompagnement des consommations. Il nous explique son étonnement devant la décision du Conseil d'Etat qui conserve une approche restrictive des choses, nous en explique leur complexité notamment due à l'évolution des usages de drogues ces 20 dernières années et fait un état des lieux du Droit en matière de toxicomanie et de santé publique.

    Certes la vidéo dure 45mn mais cette présentation à l'avantage de bien cerner les problèmes juridiques à résoudre dans le cadre du projet du boulevard de La Chapelle.

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    Cliquez sur la photo pour lancer la vidéo sur Dailymotion


     

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    Cliquez sur l'image pour télécharger la présentation (fichier PDF)

  • Le pique nique du Pari's des faubourgs

    La promenade aux lanternes hivernale

    une animation organisée par le 

    Le Pari's des Faubourgs (centre social et culturel)
    Tél.: 01 45 23 34 87         http://lepfb.net 

    et

    Quartier Partagé
     
     
    le Vendredi 13 décembre 2013 de 17 à 21 heures 
    Un pique-nique partagé, suivi d’une marche aux flambeaux 
     
    Le Pari’s des faubourgs 
    9, cour de la Ferme saint-Lazare 75010 Paris
     

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  • Drogues, réduction des risques, kézako ?

    Nous avons trouvé sur le site d'Euronews un article qui résume très bien ce qu'est la prévention des risques en matière de toxicomanie, les procédures à suivre pour réduire ces risques et les résultats que l'on peut en attendre. Tout justifie une telle action. Le projet de salle de consommation à moindre risque au 39 boulevard de La Chapelle fait partie de ces actions.

    La réduction des risques, qu'est-ce que c'est ?

     

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  • Pour vivre ensemble

    logo marche des republicains.pngLa crise économique et sociale, la montée de l’individualisme et bien d’autres facteurs  exacerbent les tensions au sein de notre société à tel point que des propos inacceptables ont été prononcés, et on sait qu’après les propos, ce sont les actes qui suivent.

    Le rejet de l’autre, sous quelque forme que ce soit, racisme, xénophobie, antisémitisme, islamophobie, sexisme, homophobie, …. c'est-à-dire le rejet de la différence, est incompatible avec la République. Son expression, mais aussi hélas sa mise en pratique, sont une régression de la société.

    Après les violentes attaques contre Christiane Taubira et certains propos « décomplexés » d’hommes politiques toujours prêts à caresser l’électeur dans le sens du poil, une réaction commence à poindre et Action Barbès, association citoyenne très vigilante au respect des personnes et des différences, ne pouvait pas ne pas s’en faire l’écho.

    La Marche des Républicains a été initiée par un groupe de jeunes gens et jeunes filles pour enfin dire que toute cette haine qui se déverse doit cesser. L’initiative nous parait heureuse, même si quelques esprits chagrins y voient une tentative de récupération politique, notamment par le Parti Socialiste. L’important ici est le fond : oui nous devons défendre ce qui fait la République « Liberté, Egalité, Fraternité ». Cette fraternité ne doit pas être vidée de son sens. La Marche des Républicains appelle à une marche pour la défendre le Dimanche 8 Décembre. Il faut y aller nombreux.

     

     

    Dimanche 8 Décembre à 15h place de la Bastille

     

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    Page Facebook : La Marche des Républicains

    Twitter : @MDRepublicains

     

     

    Une exposition contre le racisme à la mairie du 10e

    Du 9 au 13 décembre, une exposition intitulée L’invention du sauvage, les « Zoos humains » sera présentée en mairie du 10e arrondissement. 

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    Dans ce cadre, M. Rémi Féraud, Maire du 10e arrondissement, et M. Alain Lhostis, Conseiller de Paris, Conseiller du 10e arrondissement chargé de la Politique de la Ville, vous convient à deux événements :

    Le vernissage de l’exposition le lundi 9 décembre à 17h30 dans le hall de la mairie du 10e arrondissement. En présence de Lilian Thuram, Président de la Fondation Éducation contre le racisme, et de Pascal Blanchard, historien, chercheur associé au CNRS, et codirecteur du Groupe de recherche ACHAC.

    (cliquer sur l'image ci-dessous pour imprimer l'invitation)

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    Une rencontre-débat sur L’invention du sauvage, les « Zoos humains », une dimension ignorée de l’histoire coloniale française, le mercredi 11 décembre à 18h30 à la salle des fêtes de la mairie. Avec Alain Ruscio, historien, auteur de Le Credo de l’homme blanc. Regards coloniaux français, XIXe - XXe siècles.

    Renseignements et inscriptions au 01 53 72 10 40 ou à manuel.blasco@paris.fr

     

    Il y a juste 30 ans... la marche pour l'égalité et contre le racisme

    L'ambition était de montrer qu'une société moderne ne peut pas exclure l'autre. Avant l'arrivée à Paris du 3 décembre, une arrivée en nombre parce que la marche avait réveillé les esprits, il y avait eu les déclarations d'une poignée de personnes aux idées claires et généreuses, décidées à inverser la donne, à montrer le danger du racisme ambiant, et notamment la prise de parole du père Christian Delorme, très actif à l'époque parmi les jeunes des Minguettes, près de Lyon. Voici deux vidéos du site de l'INA.fr. La première est une interview du père Delorme en juin 1983, ses propos trouvent encore de l'écho dans les temps présents ; dans la seconde où on le retrouve également, la marche a commencé et déjà dépassé Valence, elle passe par Chambéry.

    Désolé, pour les 20 secondes de publicité, on ne peut plus y couper...  

  • L’avis de la Haute Autorité de Santé à propos des SCMR

    La Haute Autorité de Santé (HAS), autorité publique indépendante, a publié le 24 Juillet dernier un avis à propos du projet de Décret gouvernemental mettant en place les salles de consommation à moindre risque (SCMR).

    Bien sûr, depuis l’avis émis par le Conseil d’Etat, les commentaires et recommandations de la HAS ne sont plus d’actualité puisqu’il faudra passer par une Loi. Il n’est néanmoins pas inintéressant de lire ce court document qui explique, voire justifie, la mise en place d’une SCMR dans le cadre de la politique de prévention des risques.

    On peut y lire notamment : « L’expérimentation sur les salles de consommation à moindre risque s’inscrit dans le cadre général de la politique de réduction des risques, menée en France depuis 1994, avec des résultats très satisfaisants … »  mais aussi « Les expériences internationales montrent également l’intérêt de prévoir au sein de ces salles d’injection des possibilités de prévention, de dépistage, voire de vaccination. »

    Au-delà des polémiques et des postures idéologiques, il est nécessaire de lire ce document qui contribue, par ses recommandations, à mieux comprendre un tel projet et aussi à faire en sorte que toutes les garanties soient données pour qu’il se fasse dans de bonnes conditions pour tout le monde.

     

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    Cliquer sur l'image pour télécharger le document en PDF

    Et c'est avec plaisir que nous avons entendu cette semaine le Président de la République réaffirmer sa volonté de réaliser ce qu'il nomme "des projets de salles d'accompagnement à l'injection" précédés de la nécessaire mise à jour du cadre législatif en la matière.

     

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    Cliquer sur l'image pour l'agrandir

  • Le projet de SCMR prisonnier de la politique politicienne

    paris,scmr,samedis-politiques,salle-de-consoLe projet de salle de consommation à moindre risques (SCMR) du boulevard de La Chapelle est un projet de santé publique s’inscrivant dans la politique de prévention des risques liés à la toxicomanie. Chaque mot a ici son importance car il définit très clairement le cadre dans lequel le projet s’inscrit : prévention des risques et toxicomanie. Ce sont deux sujets difficiles à aborder par les politiques, surtout à l’approche des élections, car ils sont à la fois chargés d’un certain flou mais surtout de beaucoup d’a priori, les deux perturbant d’abord une approche puis ensuite un jugement sereins du sujet. La situation actuelle du projet de SCMR à Paris en est le reflet parfait.

    La gauche au pouvoir (socialistes et écologistes), tant au niveau national que municipal, s’est rangée à l’idée qu’une SCMR pourrait être une approche raisonnable et efficace du problème de prévention des risques liés à la toxicomanie. Elle a lancé le projet parisien de manière assez volontaire mais son élan a été brisé net par l’avis négatif émis par le Conseil d’Etat. Certes les déclarations de la ministre de la Santé sont là pour nous dire qu’il ne s’agit là que d’une péripétie juridique qui n’altère en rien la volonté du gouvernement de réaliser ce projet. C’est ce que nous croyons comprendre de la déclaration de Marisol Touraine devant la représentation nationale le 15 octobre dernier.


    Question de Philippe Goujon à Marisol Touraine par MarisolTouraine

    Anne Hidalgo, elle, n’a pas oublié qu’elle est candidate à la mairie de Paris et probablement pour ne pas s’aliéner une partie de l’opinion publique qu’elle pense sans doute, mais sur quelle base, plutôt réticente au projet, s’est empressée de reporter celui-ci pour l’après élection.

    Disons tout net que les déclarations de Mme Touraine relèvent de la méthode Coué et ne donnent aucune garantie sur la volonté réelle du gouvernement de mener ce projet à son terme dans des délais raisonnables et que, parallèlement, les propos de Mme Hidalgo relèvent clairement du manque de courage politique et d'une certaine hypocrisie, un report post-élection pouvant devenir un report aux calendes grecques !

    La droite elle (UMP et centristes), toujours aux niveaux national et municipal, s’est déclarée avec force opposée au projet. Nathalie Kosciusko-Morizet (NKM), candidate à la mairie de Paris en a fait un court paragraphe dans les « 7 progrès majeurs de la vie des Parisiens » qu’elle entend développer et ce dans la rubrique « sécurité, première des libertés ». C’est l’engagement numéro 4 « Refuser la salle de shoot ». L’intitulé de l’engagement et le choix de placer ce sujet dans cette rubrique « sécurité » est déjà une indication intéressante de l’approche que la candidate a du sujet. Que préconise NKM ? Augmenter les crédits à la prévention contre les addictions, multiplier les campagnes de prévention. Outre que les campagnes de prévention contre la drogue en général et les risques associés n’ont pas manqué ces dernières années avec le peu d’efficacité que l’on constate, on peut déjà noter que cette focalisation sur la prévention ne règle pas la question des toxicomanes qui ont besoin d’être soignés au même titre, par exemple, que le sont les alcooliques dans notre pays. NKM fait carrément d’emblée l’impasse sur le sujet.

    Au risque d’être un peu brutal, disons que le plus critiquable reste  quand même la malhonnêteté intellectuelle de l’approche de la candidate. Les termes utilisés (salle de shoot avec tout ce que cela comporte de péjoratif dans l’esprit de l’opinion publique alors qu’il ne s’agit pas de cela), les approximations tendancieuses (le Conseil d’Etat ne s’est pas opposé au projet, il a dit qu’il n’était pas conforme à la législation en vigueur), les fausses informations (l’Académie Nationale de Médecine n’a pas condamné le projet comme l’indique un article publié dans la revue Médecins de janvier/février 2013) et enfin la peur (faire du quartier le rendez-vous des toxicomanes, comme si cela n’était pas déjà le cas), tous les ingrédients d’une déplorable instrumentalisation politicienne du projet sont là pour encore une fois satisfaire une partie de l’opinion publique jugée plutôt hostile au projet (sur quelle base ?) et faire jouer les a priori idéologiques.

    Les deux attitudes sont à des degrés divers condamnables. Il s’agit d’un problème grave qui mérite mieux que des postures politiciennes, à commencer par une pédagogie dégagée des positions de principe et autres jugements moraux qui n’ont jamais réglé aucun problème de santé publique.