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police - Page 9

  • Drôle de manif !

     

    Beaucoup de policiers pour peu de manifestants…

     

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    Samedi 15 mai, dans l’après midi. Une colonne de CRS traverse la rue Guy Patin pour se positionner le long du boulevard de La Chapelle. Il est 15h00. Le ciel est clair, le temps plus clément que les jours précédents. On a plus envie de siroter un soda à la terrasse d’un café que d’observer les grandes manœuvres des policiers. Toutefois la situation éveille la curiosité.

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    15h02 : les hommes se regroupent et commencent à bloquer la rue Guy Patin. Dans quel but ? On ne voit rien, on n’entend rien. Avant la fin du marché, et oui, samedi, c’est le jour du marché de Barbès… des tentatives d’enlèvement des véhicules garés le long de la station avaient eu lieu. Indescriptible pagaille ! L’engin chargé des enlèvements n’avait pas l’espace pour manœuvrer et se sortir ensuite de l’embouteillage grandissant suite au blocage de circulation occasionné. Du grand spectacle. Du grand concert aussi…de klaxons.

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    Bientôt des renforts arrivent. On les remarque : les casques sont cernés d'une bande jaune… Ils sont en rangs serrés, côté 10e, de chaque côté de la chaussée du boulevard. En revanche, côté 18e, l’embouteillage habituel du samedi suit son rythme de colimaçon.

    Il est 15h07 : on voit arriver la première banderole !

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    Peu de badauds se risquent à jeter un coup d'œil, tant le dispositif policier est imposant.
    Qui sont ces énergumènes si dangereux ? On a à peine le temps de les voir que le cortège est déjà terminé, puisque les cars de CRS qui ferment les manifestations sont déjà visibles. On a pu lire « Abolissons les frontières ». Il s'agit d'une manifestation de soutien à la Palestine. Les estafettes des CRS les suivent. Barbès retrouve son calme, calme relatif du samedi après midi.

    On peut s'interroger sur l'ampleur du dispositif. Il semble que le quartier bénéficie de déploiement important de police dès qu'un événement inhabituel est annoncé, manifestation comme cette fois, match de foot mettant en scène l'Algérie, ramadan.... En revanche, les événements récurrents, comme les ventes illicites de cigarettes ou de stupéfiants, ne mobilisent pas la même énergie. Il est vrai que l'effet de masse est moindre, que l'effort doit être soutenu sur la durée, et que les moyens policiers ayant été redéployés sur les nouvelles zones (Paris et les trois départements de la première couronne) n'y suffisent peut-être plus.

    Ou bien, le « renseignement » avait-il eu vent d'un risque majeur... On ne le saura pas.

    Mais ce fut court : entre l'arrivée de la banderole à 15h07 et les derniers cars ci-dessous à 15h09 et 24 secondes, il s'est écoulé deux minutes et demie... La vingtaine de cars de CRS suivent le cortège au pas et disparaissent bientôt vers La Chapelle. Le rideau tombe.

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  • Trudaine Rochechouart en émoi ?

    par Action Barbès et Paris Neuvième

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    La paisible avenue Trudaine cache t-elle la réalité d’un quartier qui commence à s’agiter ?

    Deux lieux de crispation des questions de sécurité sont venus faire l’actualité des habitants du Nord Est de notre arrondissement : le carrefour Trudaine Rochechouart et le haut de la rue du Faubourg Poissonnière.

    Le carrefour Trudaine Rochechouart et le square d’Anvers tout proche font l’objet depuis plusieurs années, au mieux, de colères des résidents à propos de nombreuses incivilités (tapage nocturne, trafics en tous genres, etc. …), au pire de plaintes des riverains qui ne se sentent plus en sécurité. La question est récurrente et dépasse largement le carrefour pour inquiéter les parents d’élèves de la toute proche école maternelle du 70 rue de Rochechouart. Alertées par différents canaux tels que le Conseil de quartier, des associations, des lettres, des pétitions, …, les autorités (Mairie et Préfecture de Police) ne semblent pas avoir pris la mesure du problème ou, s’ils l’ont prise, n’ont pas mis en place le dispositif adéquate pour y mettre fin. Ils n’ont en tous cas pas fait ce qu’il faut puisque les problèmes demeurent. Force est de constater que les habitants du quartier qui s’étaient investis baissent maintenant les bras, notamment parce que les agressions règlement de compte se multiplient. Quelques uns ont même décidé de déménager. Il arrive que la police montre ses muscles, qu’un minibus de policiers stationne non loin de ce carrefour. Mais quelle est l’utilité d’une telle démonstration ? Serait-ce une gesticulation de la police pour dire qu’elle fait quelque chose ? Ou pire, n’a-t-elle aucun moyen de faire mieux ?

    La situation n’est guère meilleure rue du Faubourg Poissonnière depuis quelques mois. Tapage nocturne, trafics là aussi divers, incivilités, rodéos de deux roues pétaradantes dans la rue de Dunkerque, voilà le tableau ! Alertées à maintes reprises sur la question, les autorités n’ont pas, là non plus, l’air de réagir efficacement. Impossible d’obtenir soit de la Mairie du 9e soit de celle du 10e – la rue du Faubourg Poissonnière marque la limite entre les deux arrondissements – la moindre information sur la réunion du 4 juin qui les a réunit.

    C’est dans ce contexte qu’on assiste à la valse des commissaires de police. Arrivé il y a à peine deux ans, l’actuel commissaire de police du 9e serait remplacé par son adjoint dans les prochaines semaines. Il avait lui-même remplacé son prédécesseur qui n’était resté que 18 mois. Est-ce ainsi que les questions graves de sécurité seront réglées ?