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paris - Page 319

  • Métro Barbès : la grille de l'an 2O11

    Elle est quasiment arrivée avec la nouvelle année ! Nous l'avions annoncée lors de notre assemblée générale en novembre dernier par la voix même d'Isabelle Bellanger de l'Agence de développement de Paris de la RATP, venue nous présenter les plans.

    PHOTOS - nouvelle grille de la station.JPGDe quelle grille s'agit-il ? Une grille très attendue ! La grille de tous les espoirs ! Sera-t-elle à la hauteur ? Mais, enfin, de quelle grille s'agit-il ? Celle qu'Action Barbès avait demandée lors des travaux de réhabilitation de la station Barbès il y a maintenant... dix ans, en anticipant en toute connaissance l'usage qui serait fait de ce recoin. Voici la grille anti "urinoir" face au Louxor. Celle que nous demandions au début des années 2000, pour fermer le recoin que dessinent ensemble un gros pilier de la station, le côté droit de l'escalier monumental et l'entrée située face au Louxor. A force de réclamer une prise en compte du problème, nous avions obtenu de la Ville un glacis - quart de sphère maconné - il y a quelques années, seule solution sur laquelle la Ville et la RATP avaient réussi à s'entendre. En effet, on est là sur le domaine public, propriété de la Ville, mais ledit espace recelle une trappe indispensable à l'entretien RATP. Alors, qui paierait ?

    PHOTOS - nouvelle grille de près.JPGMalheureusement, ce dispositif s'est très vite avéré peu dissuasif face aux nombreux amateurs du recoin. Après moult allers et retours entre la Ville et la RATP, et l'intervention finale de Philippe Chotard (secrétariat général de l'Hôtel de Ville) en comité de pilotage Barbès, avec une proposition de financement partagé, la RATP a choisi finalement d'assumer entièrement le coût de la grille, pour déclencher sa mise en place avant la fin de l'année 2010. Nous avons donc un recoin fermé par une grille disposant d'une porte désormais uniquement accessible aux agents de la station. Remercions les aussi, les agents de la RATP chargés d'ouvrir la trappe dans cet angle, car petit à petit, ils ont, comme nous, trouvé que l'état des lieux devenait infréquentable ! Gageons que leur avis a compté.

    Un conseil : autour de la station se trouvent pour le moins trois ou quatre sanisettes d'accès totalement gratuit ! Mais bien sûr, on sait que vous qui négligez l'espace public au point d'épancher vos urines sur la station de métro, vous ne lisez pas ce blog...

  • Les derniers coups de massette sur la place Turgot

    Le temps ne favorise pas le travail des paveurs de la place Turgot et on pardonnera volontiers si les travaux durent un peu plus longtemps que prévu.

    PHOTOS - place Turgot - vue d'en bas - le pavement terminé - 2 petites terrasses.JPG

    C'est au printemps que les habitants pourront mieux apprécier les bancs à l'ombre des acacias sur une place libérée de ses deux-roues, du moins nous l'espérons, car la mairie s'est engagée à créer des stationnements complémentaires dans les rues proches. Elle envisage aussi de disposer des bacs à plantes le long de la société générale pour gêner le retour des grosses cylindrées qui avaient élu domicile à cet endroit.

    En attendant les beaux jours, il est question de fêter la réouverture de la place au public, à son public d'habitués, les habitants du quartier que la mairie songe à inviter pour un moment de convivialité, un samedi matin de janvier, par exemple.  Action Barbès suggère de prévoir un grand récipient de vin chaud, car en janvier, il risque de ne pas faire très chaud.

    --> Petit coup de projecteur sur les gisements de grès et de pavés parisiens à Villiers-le-Bâcle dans l'Essonne : visite.

  • Joyeux Noël....

    Ce soir, c'est le réveillon de Noël, nous avons hésité entre Petit Papa Noël de Tino Rossi (hum, beaucoup de doutes, c'est un peu usé...), un cantique ? (hum, attention au respect de la laïcité !) ou  bien cela qui , avec une certaine nostalgie, réveillera des souvenirs chez les plus anciens. Ah, les bougies...., l'odeur du sapin....

    Action Barbès vous souhaite un joyeux Noël à tous !

  • Tour du quartier avec le maire du 10e

    Tout d’abord prévu le 2 décembre puis reporté à cause de la neige, notre rendez-vous avec le maire du 10e arrondissement a eu lieu mardi dernier dans la matinée. L’état de saleté des abords du carrefour et de la station de métro nous avait incités, il y a plusieurs semaines, à solliciter l’élu chargé de la propreté, à savoir le maire Rémi Féraud lui même. Nous avions proposé plusieurs jours et des créneaux horaires différents. Le calendrier chargé du maire a fait que la tournée a eu lieu ce mardi matin  21 décembre, alors que la ville avait fait peau neuve après des jours de neige, puis de gadoue. Les détritus qui traînent habituellement boulevard de La Chapelle, rue Patin et en haut du fg Poissonnière avaient donc disparu. Heureusement nous avons souvent l’appareil photo dans la poche et nous archivons.

    2010 12 14 la carrefour.JPG

    Nous avons profité de cette promenade pour revenir sur les pieds d’arbres en cuvette, remplie d’eau et souvent de canettes, de mégots ou de papiers gras, sur les étalages envahissants, boulevard de La Chapelle nous avons signalé à nouveau la piste cyclable impraticable et le trottoir le long de l’hôpital envahi par les camions les jours de marché. Une nouvelle poubelle devrait être posée à l’angle Patin-Boulevard de La Chapelle.

    Côté Louxor, le maire n’a pu que constater l’état dégradé du cheminement piéton, protégé par un toit en tôle, mais protégé à moitié seulement si l'on en juge par la flaque d’eau au milieu du parcours, façon petit bain.. Des détritus de toutes sortes stagnent régulièrement dans l'espace le long de la palissade : des améliorations devraient être apportées. Quant à l'éclairage du passage un peu sombre le soir, des points de lumière ont été récemment installés - nous les avions demandées à Michel Gomez, responsable du projet Louxor à la Ville de Paris - mais ils ne sont pas encore en service.

    Nous avons également demandé que la traversée piétonne entre le Louxor et le kiosque soit refait. La chaussée est très dégradée et glissante les jours de pluie.

    Nous saluons la disponibilité du maire quelques jours avant les fêtes, mais pour autant, nous ne croyons pas au Père Noël. La propreté de l'espace public est une affaire de longue haleine : affaire à suivre donc !

  • Place Turgot : Voici la colonne enterrée de récupération de verre

    On aura finalement obtenu gain de cause place Turgot. Malgré les fortes réticences de la DVD au moment des réunions organisées par la commission d’urbanisme du conseil de quartier Trudaine Rochechouart, la colonne enterrée est là.

    Nous imputons les difficultés à convaincre la Voirie à la probable présence de réseaux de concessionnaires dans le sous sol de la place. L’existence d’une « plage » au niveau des égouts est bien connue également : elle avait fait l’objet d’une révision il y a quelques années seulement.

    L’ennui est que la DVD ne dispose pas de plans mis à jour régulièrement, et notamment au fur et à mesure des travaux engagés par les différents concessionnaires de la Ville que sont ErDF, GrDF, le chauffage urbain, France Télécom, Numéricable, etc…  et donc il est quasiment impossible de connaître rapidement l’état des lieux. Il faut user de requête auprès de chacun des concessionnaires. Un certain temps, il nous avait été répondu que la Préfecture de police ne souhaitait pas ces colonnes à verres en sous-sol, pour des raisons de sécurité. Cette opposition n’a pas été confirmée après enquête.

     

    PHOTOS - Turgot - colonne enterrée.JPG

     

    Quant à la cabine téléphonique que l’on aperçoit derrière la colonne à verre, elle ne ressemble pas au « champignon » promis. Mais, là en revanche, la Ville n’en est pas responsable, il s’agit du choix de l’opérateur. Pour des raisons de propreté, la commission d’urbanisme avait accueilli plutôt favorablement le « champignon » qui interdit tout collage d’affiche sur les vitres contrairement à ce modèle-ci. Le modèle initialement préconisé peut être vu place d’Anvers, tout près du boulevard de Rochechouart côté Dunkerque. Il s’agit d’une colonne avec l’équipement téléphonique surmontée d’un disque qui protège de la pluie.

    PHOTOS - Turgot - colonne aérienne.JPGPour mémoire, voici à quoi ressemblait la précédente bonbonne à verre, dont l’emplacement variait au gré des saisons. On ne vous garantit pas que le vidage sera plus silencieux, mais le dépôt, oui !

     

     

  • Noël et Barbara

    PHOTOS --- centre Barbara Noël.jpg Entrée libre au Centre Barbara ce week end, 18 et 19 décembre, pour un marché de Noël original et pas cher.

     

    Le Scopitone vous attend aussi pour un brunch dominical à 11 heures.

     

     PHOTOS --- centre Barbara programme.jpg

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Le programme et plus d'infos sur www.fgo-barbara.fr

    Offrez vous une visite virtuelle du Centre Barbara d'un clic !

  • Bouffes du Nord : le tournant

     Un peu de recul, un peu d'histoire

    Le théâtre des Bouffes du Nord construit par l’architecte Louis-Marie Emile Leménil* sort de terre en 1876, à l’angle de la rue du Faubourg Saint-Denis et du boulevard de La Chapelle. Son propriétaire, Monsieur Chéret, compte bien y proposer du café concert. Le caf’conc’ attire les spectateurs à l’époque. On est là dans un quartier en pleine expansion. Après le rattachement des communes de la proche couronne (ici pour le 18e) et les constructions normalisées selon les critères de Monsieur le Baron, un lieu de divertissement sera le bienvenu.

    Mais, bizarrement, le succès n’est pas au rendez-vous. Le spectacle d’inauguration fait un flop et notre directeur lâche l’affaire. Comble de malchance, les nombreux directeurs qui se succèderont n’arriveront pas à faire démarrer le théâtre. La guigne les poursuit pendant une dizaine d’années.

    Pourquoi ? On peut supposer que la localisation du théâtre y est pour quelque chose. Un peu trop éloigné du cœur de la ville pour y faire venir les spectateurs parisiens type et les amateurs de café concert : on est tout près de la zone... mal desservie, mal famée. Excentré et situé dans un quartier franchement populaire où la fréquentation assidue et disciplinée du théâtre n’est pas acquise.La renommée tarde à venir.

    PHOTOS --- Yvette Guilbert 41D5DNGT9DL._SS500_.jpgSans oublier la concurrence que Montmartre exerce, là où les lieux de spectacles et de plaisir sont nombreux. Yvette Guilbert, dans ses mémoires, décrit l’ambiance qui régnait à l’époque et quels étaient les objectifs de beaucoup de directeurs de salles : faire rapidement de l’argent et pour cela trouver l’artiste qui les y aiderait. L’aspiration créatrice est venue plus tard, le respect de l’artiste aussi, explique-t-elle.  

    Le théâtre des Bouffes du Nord a donc une longue histoire derrière lui, des hauts et des bas, et aussi une longue fermeture entre 1952 et 1974. On peut la lire sur son site. Il revit réellement à partir de 1974, quand Peter Brook, après une rénovation inventive, décide d'en faire un lieu à part. Ce qu'il est.

    " C'est souvent beau, un vieux théâtre, mais toute mise en scène y reste confinée dans des espaces d'autrefois. Un théâtre tout neuf peut être dynamique et pourtant rester froid et sans âme. Aux Bouffes du Nord, on est frappé par la noblesse des proportions, mais en même temps, cette qualité est cassée par l'apparence rude du lieu. Ces deux aspects font un tout. Si l'on restaurait parfaitement le théâtre, alors la beauté de l'architecture perdrait en quelque sorte de sa force et deviendrait un inconvénient. "

    Peter Brook, 1974

    Des difficultés financières à prévoir dès 2011

    Dans un article précédent en octobre, nous évoquions le départ de Peter Brook et le changement de direction, également les craintes des deux nouveaux directeurs face aux rumeurs de suppression des subventions dont le théâtre bénéficiait. Mais le ministère a rectifié : Le 1,3 million d'euros, c'était pour Brook, pas pour les Bouffes du Nord, qui est un théâtre privé, et qui n'y a pas droit. C’est très clair, on fait des économies. Il va falloir se débrouiller avec les 400 000 euros que l’État concédera au théâtre et les 300 000 euros attribués plus spécifiquement au Centre de recherche et de création théâtrale.

    Théâtre privé aux tarifs publics dans un quartier populaire où les théâtres ne sont pas légion : cela méritait peut-être une petite entorse aux traditions.

    Lire l’article de Michel Guerrin paru dans Le Monde du 29 novembre dernier sur le sujet.

     

    * Né le 24/12/1832 à Paris, Louis-Marie Emile Leménil a construit dans les années 1970-1880 une centaine d'immeubles dans la plaine Monceau (Françoise Boudon, Revue de l'Art, 1988, la "maison à loyer" de la ville haussmannienne, p.64).