On vote le dimanche 17 juin, et l'on court aussi ! Voyez-vous mêmes !

Sans oublier la brocante le même jour, dont les gains iront directement
aux écoles partcipantes
et à leurs coopératives respectives.

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Le syndicat CGT des personnels de la culture de la Ville de Paris nous a contactés à la suite de l'article que nous avions mis en ligne. Ils sont les premiers à s'inquiéter de cette trop longue fermeture d'une bibliothèque dont le rôle au coeur de la Goutte d'or est plus qu'essentiel.
Ils ont fait passer un communiqué de presse qui dit:
Une bibliothèque fermée pendant deux ans ! Des usagers (et des personnels) dé-gouttés.
La bibliothèque Goutte d'Or est fermée depuis un an (elle est pourtant récente et a déjà été rénovée !). En réalité elle sera même fermée pour ...deux ans. Pire. Les travaux n'ont même pas encore commencé !
La CGT des affaires culturelles dénonce cette situation scandaleuse. Elle va contacter des associations du quartier pour interpeller la Mairie de Paris.
Lire sur: CGT Culture - le blog des personnels de la culture
Vous noterez comme nous dans les articles de ce blog militant des déclarations de l'adjoint à la culture, qui si elles sont fidèles à la pensée de leur auteur, sont pour le moins malheureuses. Les petites structures, comme les bibliothèques seraient couteuses... Que dire des grosses structures dont on doit plusieurs fois revoir les statuts, les directeurs, ou les animateurs, avant d'apercevoir une sortie du tunnel ?
Nous nous posions des questions le 28 janvier 2012 (voir notre article) sur la réouverture, puis sur les travaux de la Bibliothèque de la Goutte d'Or; nous demandions aussi des réponses aux élus …. Silence radio. Nous en avons trouvées sur le site de Social Nec Mergitur, un site d'actualité politique, syndicale et culturelle animé par des agents de la Ville de Paris. Nous vous en proposons la lecture :
Pourtant neuve, la bibliothèque Goutte d’Or est fermée pour au moins deux ans !
Fermée depuis près d’un an, la bibliothèque Goutte d’or, située dans le 18e arrondissement de Paris, ne rouvrira pas ses portes au mois de juin, soit dans quelques jours, comme l’avait pourtant annoncé le « Journal Du Dimanche (lire ici). La réouverture est en effet repoussée à l'année prochaine, au mieux ! La raison ? Les travaux n’ont tout simplement….pas encore commencé !
Pourtant l’annonce d’une réouverture prochaine était encore confirmée récemment par une affichette officielle de la Mairie de Paris.
Du côté des usagers, c’est l’incompréhension. « C'est un temps bien long. Quels genres de travaux, quel genre de transformation va-t-on y faire qui justifie une mise à l'écart si longue ? » Se demande le site Action Barbes. « Si les élus du 18e lisent notre blog, nous aimerions qu'ils répondent à ces interrogations. Merci d'avance. » Concluent ils dépités.
Que les habitants du quartier se rassurent. Désormais la réouverture est programmée pour le 15 mars …2013, selon les dernières informations publiées par la Mairie de Paris. « Lors de sa réouverture, vous découvrirez un lieu plus confortable, plus convivial, avec des postes multimédias à votre disposition et un espace d’animation. » claironne la Ville de Paris dans un enthousiasme visiblement non feint. Elle oublie (volontairement ?) au passage que la bibliothèque était déjà (et largement) pourvue en postes multimédias !
De plus, il est plutôt gênant de rendre une bibliothèque plus « conviviale » , plus « confortable » alors qu’elle a été inaugurée en… octobre 1999 et qu’elle a été, mais oui, rénovée en … 2003, comme le révèle le site officiel de la bibliothèque.
Bref, cette bibliothèque vieille d’à peine douze ans et rénovée il y a seulement huit ans doit être refaite pour être « conviviale ». C’est avec effarement qu’on apprend qu’à l’aube du 21ème siècle, la convivialité ne faisait pas partie du cahier des charges dans la construction d’un équipement culturel, il n’est jamais trop tard !

Une chose est sûre, dès son origine ce bâtiment a été victime d’une mauvaise conception, puisque ces (longs) travaux ont pour but de permettre l’accessibilité aux personnes handicapées, de créer un local poubelle (mais oui), de traiter les façades et d’installer un système de ventilation. Le précédent système ayant la particularité de sauter quand il faisait chaud, mais aussi quand il faisait froid !! Les températures, mal récurent des bibliothèques parisiennes. (Pour le chaud lire ici, pour le froid, lire là)
A noter également que ce bâtiment ne répondait pas non plus aux normes de sécurité (c’est pourquoi les pompiers du secteur donnaient régulièrement un avis défavorable) d’où l’installation d’un nouveau système d’alarme incendie et d’un accès conforme en cas d’évacuation.
Ceci dit, la partie est loin d’être finie puisque, d’après nos informations, l’architecte et la Mairie de Paris sont en conflit sur une partie des réaménagements, et la situation parait suffisamment tendue pour que la Mairie de Paris envisage la création d’un comptoir de prêt pour cet été. Vue les délais, cela risque toutefois de rester à l’état de vœu pieux.
En tout cas, cet épisode illustre le malaise qui touche les bibliothèques municipales parisiennes ces dernières années avec entre autres, les baisses massives de budgets d'acquisition ou les pannes à répétition des systèmes informatiques
Un comptoir de prêt à la Goutte d'Or, un voeu pieux ?
" Mes frères, prions pour la bibliothèque Goutte d'Or ! "
La mairie du 18e a-t-elle quelque chose à ajouter ? L'Hôtel de Ville peut-être ? Nous ne demandons pas mieux que de pouvoir publier toutes les explications que l'on voudra bien nous fournir.
Ca commence comme cela : par un panneau qui vous en enjoint de passer votre route, et même de dévier !
Il faut dire que la rue Laghouat depuis quelques années a vu beaucoup de changements et qu'il était bien temps de faire une toilette de chaussée et de trottoirs. Ca y est. On en est là.
Afin de vous présenter ce projet, une réunion publique d'information est prévue le
lundi 2 avril à 19h00
à la salle de réunion de l'Institut des Cultures d'Islam.
Cette réunion est ouverte à tous.
Infos pratiques :
Institut des Cultures d'Islam
19-23 rue Léon
75018 Paris
Bien que fermée depuis plusieurs mois déjà, la bibliothèque de la Goutte d'Or, 2 rue Fleury, dispose encore d'un répondeur. Ce qui n'est pas mal en soi. Sauf que celui-ci n'a pas fait l'effort de se mettre à jour et qu'il promet des choses....
qu'il ne peut pas tenir, à savoir :
Bien sûr, sur le site internet de la ville, il est clairement écrit que la bibliothèque est fermée depuis le 30 juillet 2011 et que cet état durera jusqu'au 30 décembre 2012. C'est d'ailleurs bien long ! L'affiche collée sur les vitres annonce la construction d'une médiathèque...pardon un espace multimédia, ce qui n'est peut-être pas la même chose.
Souvenons-nous : à quelle date à été inaugurée cette belle bibliothèque ?
Début des années 2000 ? un peu avant ?
Nous nous souvenons que le projet initial était de construire deux édifices qui se feraient face, l'un consacré aux livres et l'autre à la musique. Ce qui existe maintenant. Le premier a attendu longtemps avant que le second ne lui fasse de l'ombre - sans jeu de mots, ni mauvaise intention - c'était l'idée du constructeur que le centre Barbara modère le rayonnement du soleil par sa présence comme le ferait un écran. C'est dire qu'il a fait chaud longtemps dans les salles de lecture de la bibliothèque !
Tout ceci pour faire observer que cette bibliothèque est récente. On nous dit qu'elle va être hors service pendant 18 mois. C'est un temps bien long. Quel genre de travaux, quel genre de transformation va-t-on y faire qui justifie une mise à l'écart si longue ?
Si les élus du 18e lisent notre blog, nous aimerions qu'ils répondent à cette interrogation. Merci d'avance.
Nous relayons la demande du Lavoir Moderne Parisien : alerter la mairie des difficultés qu'il rencontre à se maintenir dans la place, l'aider à conserver une présence culturelle, même décalée et singulière, dans ce quartier..
IL FAUT SAUVER LE LAVOIR MODERNE PARISIEN
La soirée du jour de l’an a consacrée la rue Léon !
1000 parisiennes et parisiens sont venus célébrer le nouvel an à l’olympic-café et au lavoir moderne parisien.
Un cocktail artistique, social, et de convivialité exquise, rassemblait les artistes décalés de l’olympic et leurs fans d’ambiance improbable, les voisins heureux de pouvoir vivre pleinement leur quartier, et les aficionados de la musique Brésilienne, tous vêtus de blanc venus danser jusqu’au nouveau jour. La surprise est également venue des jeunes, heureux de profiter de cet oasis hors du temps, et participants pleinement à la bonne humeur générale.
Ce savoir-composer, une démocratie culturelle conviviale et pertinente, volera bientôt en éclats : l’olympic est cédé par obligation de justice et le lavoir moderne parisien est racheté par des marchands de « biens », laissant présager une fin de culture.
Il y a une logique de marché qui donne le pouvoir à certaines manipulations, et une logique politique pour favoriser cela. Pouvons-nous encore influencer ce mécanisme discriminatoire ?
L’association PROCREART, gestionnaire, a besoin de 80 000 euros de budget complémentaire, 140 000 euros d’investissements pour les travaux de conformité, et demande à la Mairie de Paris d’exercer son droit de préemption afin de sauver le lavoir moderne parisien de la spéculation immobilière.
C’est à ces conditions que le lavoir moderne parisien poursuivra son projet culturel à la Goutte d’Or, et c’est un choix politique. Un projet artistique pour les trois années à venir à été déposé.
Le Maire de Paris concentre le pouvoir de décision, le Maire d’arrondissement a la responsabilité de ce choix : il faut sauver le lavoir moderne parisien !
J’appelle les artistes, les citoyens, les habitants, à témoigner leur soutien et à écrire au plus vite au Maire du XVIIIème arrondissement et au Maire de Paris et à demander :
- de soutenir le projet artistique du lavoir moderne parisien
- d’exercer le droit de préemption sur le 35 et 37 rue Léon afin de protéger les bâtiments de la spéculation immobilière
- de se concerter avec les partenaires régionaux et l’état pour financer le projet.
Toute l’équipe du lavoir moderne parisien vous souhaite une bonne année 2012 et que tous vos vœux se réalisent immédiatement ....
LVP vous demande de faire connaître votre soutien au maire du 18e arrondissement, Daniel Vaillant, en lui écrivant directement à daniel.vaillant@paris.fr ou sur le site de la mairie du 18e arrondissement.
En passant par la rue de la Charbonnière…,
Joséphine pour la beauté des femmes m’a sauté aux yeux.
Pour savoir de quoi il s’agit, il suffit de le demander à Lucia Iraci : « 80% des pauvres sont des femmes. Parmi elles les moins de vingt-cinq ans et les plus de quarante-cinq sont les plus vulnérables. C’est parce que cet état de choses m’est insupportable que j’ai décidé de leur venir en aide. »
Mais qui est Lucia Iraci ? me demanderez-vous.
Lucia Iraci a débuté sa carrière il y a maintenant une trentaine d’années. Ancienne coiffeuse de studio, et toujours en activité dans son salon rue du Vieux Colombier à Paris, elle souhaite « redonner aux femmes en souffrance la fierté d’exister ».
Elle s’engage à « les réconcilier avec leur image et les aider à retrouver le plaisir de prendre soin d’elles, pour qu’elles s’identifient et s’inscrivent dans la relation aux autres avec une meilleure estime d’elles-mêmes ; les accompagner, pour qu’elles reprennent confiance, dans la perspective de toute réinsertion sociale. »
Germe alors l’idée d’un salon de beauté social qui regrouperait coiffure, maquillage, soins du visage et du corps, mais aussi un vestiaire et des conseils de tout genre.
Son idée ? Prodiguer le meilleur à celles plutôt habituées au pire.
Elle fait alors des demandes de subventions, écrit à droite, à gauche, et c’est parce qu’elle est tenace et têtue qu’elle a pu affronter les difficultés et réussir.
Le salon social, Joséphine pour la Beauté des femmes, a été inauguré
le 23 mars 2011
au 28 rue de la Charbonnière à l’entrée sud de la Goutte d’or.
Ce salon propose coiffure, maquillage, soins du corps,
conseils et prêts vestimentaires
pour la modique somme de 3 euros. Il accueille ses clientes cinq jours
sur sept, du lundi au vendredi,
dans quatre pièces de couleurs différentes, sur quelque cent vingt mètres carrés.
Pour profiter de ces soins, les femmes peuvent contacter le salon par le biais des associations qui les accompagnent. Les femmes isolées peuvent aussi pousser la porte et bénéficier de conseils grâce à la disponibilité et à la compétence de Koura Keita — coordinatrice de cet havre de paix.
L’association Joséphine pour la beauté des femmes a gagné le concours des projets sociaux de la mairie de Paris qui l’a dotée d’une subvention de 20 000 euros fin 2010
La précarité n’étant pas un phénomène uniquement parisien, Lucia Iraci souhaite développer cette action sur le plan national, grâce au soutien financier et éthique des partenaires commerciaux et des institutions.
En ce début d’année 2012 souhaitons-lui bon courage...
Souhaitons leur, à toutes, bon courage !
==)(==
Du rôle des femmes et de leur place dans la société : Le Monde des idées, cet été, faisait dialoguer Dominique Méda et Joy Sorman, à lire.
Et plein de photos du salon à l'intérieur dans le blog de Joséphine : c'est ici.