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  • Gare du Nord 2024 : mise à jour du projet de rénovation

    gare-du-nord,travaux,projet,2024Lundi 23 novembre 2020. La Ville de Paris, la SNCF, SNCF Gares et Connexions et la SA Gare du Nord 2024 viennent de signer un protocole actant le soutien de la Ville au projet de rénovation et de transformation de la gare du Nord.

    Avant d'en arriver là, nous avons assisté à quelques soubresauts du projet et la belle entente de départ entre la Ville et la SNCF a eu le temps de voler en éclats. Depuis 2014 un projet de reconfiguration était à l'étude pour résoudre les innombrables problèmes de la gare — dont sa saturation reconnue depuis des années. En 2017, Paris est confirmée ville olympique pour 2024. La SNCF lance alors un appel d'offre (juin 2017). Les choses s'accélèrent. Retour sur les dernières étapes.

    Le projet de rénovation et de transformation de la gare confié à une entreprise d'économie mixte, formée de SNCF Gares & Connexions et la foncière du groupe Auchan, Ceetrus, avait été présenté en juillet 2018 et approuvé par la Ville. S'en suivirent bientôt trois vagues de contestation.

    – L'avis des professionnels
    Une tribune dans Le Monde d'un collectif d'architectes et d'urbanistes de renom jeta un pavé dans la mare. Projet inacceptable ! Ils dénoncent la marchandisation d'un espace, vaste espace de quelque vingt mille mètres carrés, au détriment du confort des voyageurs, ils dénoncent l'allongement des parcours circulant au milieu des zones commerciales, ils dénoncent l'implantation d'un centre commercial de plus, voire de trop, au cœur des territoires du Grand Paris. Ils dénoncent le sacrifice de l'héritage architectural. En résumé, un projet signé trop visiblement Auchan...

    – Les doutes des élus
    Après la validation du projet par la Ville le 10 juillet 2018, des doutes s'expriment parmi les élus, trop commercial, densification excessive, programmation surdimensionnés, pas assez de considération pour l'ensemble de la zone d'activité de Paris et sa banlieue... Il faut revoir la copie. La Commission départementale d'aménagement commercial (CDAC) rend un avis défavorable le 27 juin 2019, notamment au regard de l'extension de la zone commerciale de 16 321 mètres carrés, plaçant ainsi le Préfet d'Ile-de-France dans l'impossibilité de signer le permis de construire (demande déposée le 21 mai 2019). Un recours est déposé par Stationord, la nouvelle dénomination du promoteur, auprès de la Commission nationale d'aménagement commercial (CNAC), qui rend un avis favorable à la limite de son temps d'instruction. Finalement le 6 juillet 2020, le Préfet d'Ile-de-France, Michel Cadot, délivre le permis de construire. On peut lire la satisfaction de Stationord sur son site ! Mais la Ville ne s'avoue pas vaincue. Et encore moins convaincue : "La nécessité de moderniser la plus grande gare d’Europe n’est guère discutée, surtout à l’approche des Jeux Olympiques de 2024. Mais le projet à 600 millions d’euros tel qu’il est pensé avec l’arrimage d’un paquebot commercial de plus de 300 m de long à l’est de la gare dans l’un des quartiers les plus denses de la capitale, et sans qu’aucune étude d’intégration n’ait été véritablement menée, ne passe toujours pas". (Le Monde du 17 juin 2020)

    En octobre 2019, des élus de la Ville enfoncent le clou de leur désaccord en publiant une nouvelle tribune, dans laquelle ils demandent "des évolutions significatives, qu’il s’agisse de protection patrimoniale, d’inter-modalité, de hauteur du bâtiment, tandis qu’Ile-de-France Mobilités et la RATP ont réclamé que le stationnement et la circulation des bus soient très nettement améliorés."

    – Les recours déposés par deux collectifs de citoyens venus en renfort
    L'affaire prend une tournure juridique, après la délivrance du permis de construire l'été dernier. La Ville espère toutefois que la force de ses arguments pourra infléchir les grandes lignes du projet avant d'en arriver au contentieux mais elle ne l'écarte pas. Le recours est envoyé le 3 septembre, le Préfet a deux mois pour y répondre. Parmi les arguments mis en avant, la densification du projet. La Ville espère réduire l'extension des surfaces commerciales de 15 000 m2 sur les 60 000 prévus. Elle reproche à l'Enquête publique de s'être limitée au quartier alors que l'impact est bien plus vaste. Ses avocats estiment par ailleurs que le permis de construire incombait à la Ville et non à l'État, comme c'est la règle habituellement (voir notre article de juillet qui l'explique). Même argument avancé par le Collectif des habitants Gare du Nord / La Chapelle dans leur recours gracieux déposé le 25 août. Une autre association, Retrouvons le nord de la Gare du Nord, dépose une requête devant la cour administrative d'appel de Paris, le 23 août, et met en doute l'augmentation prévisionnelle du nombre des passagers de la gare d'ici à 2030, démonstration non satisfaisante, juge-t-elle, mais augmentation qui pour les promoteurs du projet justifie l'extension programmée et lui confère sa qualité d'intérêt général. L'avocat de l'association conclut qu'"en réalité, le seul but de Gares & Connexions est d'augmenter les surfaces commerciales pour valoriser le foncier, ce qui ne suffit pas à déclarer ce projet d'intérêt général dans un quartier qui n'est pas dépourvu de surfaces commerciales." (Le Monde du 7 septembre 2020).

    Les "belligérants" ont finalement déposé leurs armes et conclu un accord, c'est ce fameux protocole signé le 23 novembre dernier. Qu'y trouve-t-on ? La réduction du projet est patente, mais pas autant que souhaitée.

    – les surfaces de commerces et de services ont été réduites de 15 %, soit 7 500 mètres carrés en moins ;
    – La nouvelle aile, dont la construction se situera à l'Est du bâtiment historique sera moins haute d'un étage et demi ;
    – Le jardin suspendu sera agrandi.

    Les aménagements prévus ou à l'étude : les modalités douces de déplacement sont gagnantes :

    – 3000 places de parkings sécurisés pour les vélos et 3 000 places supplémentaires à l'étude sur l'espace public ;
    – les taxis, les VTC et les deux-roues motorisées seront contraints au stationnement en sous sol dans un parking réaménagé ;
    – le parvis sera pacifié et dédié aux modalités douces ;
    – une passerelle qui permettrait d'ouvrir la gare vers le quartier de la Chapelle est envisagée, une étude de faisabilité sera lancée ;

    Le calendrier des travaux :

    – engagement d'améliorer les circulations entre la gare de surface et la gare souterraine pour les voyageurs du quotidien d'ici à 2022
    – reconfiguration du terminal Transmanche pour la Coupe du Monde de rugby en septembre 2023
    – terminal des départs terminé pour juin 2024

    Par ailleurs la Ville de Paris s'engage à un suivi des chantiers qui intègre le point de vue des riverains.

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  • Ce week-end, donnez pour la Collecte Nationale de la Banque alimentaire

    Comme tous les ans, le dernier week-end de novembre, cette année les 27, 28 et 29 novembre, la Banque alimentaire organise une grande Collecte Nationale. 
    L'opération a lieu chaque année et vous la connaissez bien : il s'agit de faire ses achats et d'offrir une fois passés en caisse quelques produits essentiels qui peuvent être conservés longtemps (ex. conserves de légumes/plats cuisinés, petits gâteaux, lait, café, chocolat...).
    Cette année, cette collecte est particulièrement importante (la demande d'aide ayant augmenté de 20 % à 25 %, et les stocks diminués de 23 %, sur un an), rendez-vous donc dans les magasins alimentaires partenaires dès demain.
    Et si vous ne pouvez/voulez pas vous déplacer, vous pouvez également faire un don en ligne à cette adresse : monpaniersolidaire.org
     

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  • Collecte solidaire de vêtements pour enfants dans le 10e

    Au mois de novembre, dans le cadre de la Journée internationale des droits de l'enfant, la Fabrique de la Solidarité, le Centre d'Action Sociale Protestant et plusieurs mairies d'arrondissement (10e, 12e et 17e) vous appellent aux dons.
    Le confinement est une période au cours de laquelle nous sommes nombreux à vouloir nous rendre utiles. S'engager près de chez soi, c'est possible : dans le cadre de la Journée internationale des droits de l'enfant, et pour faire vivre l'entraide envers les personnes en situation de précarité, la Fabrique de la Solidarité lance une opération de collecte de vêtements et de chaussures pour enfants (jusqu'à 16 ans), réunissant trois mairies d'arrondissement, dont celle du 10e.
    Sont également associés à cette opération le Centre d'Action Sociale de la Ville de Paris, et le Centre d'Action Sociale Protestant, qui distribuera les dons aux enfants et adolescents accueillis dans ses structures du 10e, du 12e et du 17e.
    Les dons doivent bien sûr être en bon état, propres, et remis dans des sacs fermés. Sachez-le, le confinement ne vous empêche pas de vous déplacer pour ces circonstances : munissez-vous de l'attestation de déplacement (téléchargeable ci-dessous), et cochez la case n°4.
    Quant aux opérations de tri, elles seront organisées en deux sessions, avec des habitants du 10e, volontaires de la solidarité, souhaitant se mobiliser sur une action de solidarité, près de chez eux. L’ensemble des dons collectés et triés seront distribués dans plusieurs centres du Centre d’Action Sociale Protestant qui accueillent des familles.
     
    Infos pratiques
    - Dates de la collecte : du 20 novembre au 27 novembre 2020, aux horaires d'ouverture de la Mairie du 10e (de 8h30 à 17h)
    - Lieu de la collecte : auprès de l'accueil de la Mairie du 10e (72 rue du faubourg Saint-Martin, rez-de-chaussée, galerie B)
    - Conditions de la collecte : vêtements chauds et chaussures pour enfants et adolescents jusqu'à 16 ans, remis en bon état, lavés, et dans des sacs fermés

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  • Culture confinée : Avec l'INA, redécouvrez le Paris d'hier

    Aujourd'hui, l'idée pour se cultiver confiné se trouve sur la page YouTube de l'INA. En effet, l'Institut national de l'audiovisuel (INA) propose de revoir des reportages sur des sujets parisiens datant des années, 1950 aux années 1980. Une multitude de reportages sont disponibles sur des sujets très divers, pour une durée allant de quelques minutes à plusieurs dizaines : c'est la section "INA Paris Vintage".

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    Ainsi on pourra retrouver plusieurs vidéos concernant la Butte Montmartre par exemple, comme celle-ci de 1966 sur les enfants de la Butte.

    On peut aussi y découvrir des images beaucoup plus rares, comme ce reportage sur les enfants de la Goutte d'Or, diffusé originellement en 1967, où l'on y découvre une jeune institutrice très attachante.

    On pourrait facilement tomber dans la nostalgie nous direz-vous ? N'y aurait-il pas la tentation de fantasmer l'idée que Paris c'était forcément mieux avant ? Pas si sûr, car certains reportages nous montrent des images qu'on est heureux de savoir être du passé, comme celles du reportage sur les travailleuses de nuit à Paris (1967).

    Alors n'hésitez pas à aller vous perdre dans le choix qu'offre l'INA. Nostalgique ou pas, c'est toujours bon de prendre un peu de recul et de mettre en perspective nos propres vécus parisiens.

  • Culture confinée : Le Théâtre de la Ville et les Trois Baudets vous offrent des concerts en ligne

    Durant le confinement les acteurs culturels restent mobilisé malgré la grave crise qui les touchent. Ainsi le Théâtre de la Ville propose des spectacles en ligne, et notamment avec les Trois Baudets. Vous pouvez assister gratuitement à des concerts des Trois Baudets sur la chaine YouTube du Théâtre de la Ville.

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    Ce soir à l'affiche ce sont Kim & Cléa, un duo de pop polyglotte et minimaliste avec Cléa Vincent au piano et au chant et Kim Giani à la guitare et au chant. En 2009 les deux amis démarrent l’écriture à quatre mains de chansons pour des interprètes. Luce, Carmen Maria Vega ou Guillaume Léglise chantent ces chansons tandis que le reste du répertoire se distribue dans les albums solo de Cléa Vincent ou Kim. Parallèlement les deux amis accompagnent des musiciens, montent ensemble les groupes "Les Chansons de Ma Tante" ou "À La Mode" en même temps qu’ils démarrent leurs concerts en duo sous le nom de Kim & Cléa. Le premier disque de ce duo est prévu pour 2021.

    (Lundi 23 novembre, de 21 h à 22 h)

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    Lundi prochain vous retrouverez Gystere et son vaisseau DIY à l’artisanat 70s et 80s, vecteur de messages anti-racistes et anti-sexistes dissimulés sous de véritables tubes à l’efficacité redoutable.

    À l’écoute de son premier album solo, l’ambition de Gystere aka Adrien Peskine ne fait pas grand mystère. En pliant l’espace-temps, il rassemble en un même point les influences qui l’ont façonné. Avant d’en arriver là, Adrien Peskine a connu plusieurs vies musicales. Celle de l’ado qui jouait les faux rebelles dans les bahuts de Las Vegas où il a passé une partie de sa jeunesse, puis celui qui traînait à 18 ans à New York et mimait difficilement la dextérité des musiciens qu’il observait là-bas ; avant de retrouver les concerts dans le métro parisien, expérience résolument formatrice. Il développe par la suite un véritable profil d’artiste complet : songwriter, DJ, plasticien, réalisateur de clips ou pianiste pour Cerrone, le Jamel Comedy Club, le Grand Journal...

    (Lundi 30 novembre, de 21 h à 22 H 20)

  • Culture confinée : Ici Demain, le FGO fait son festival en ligne

    Le FGO Centre Barbara continue de promouvoir la musique malgré le confinement, organise la première édition de Ici Demain Festival, en ligne, les 20, 21 et 22 novembre 2020.

    Vous pouvez retrouver de nombreux jeunes artistes et passer vos soirées confinées en musique grâce au FGO, avec des diffusions de concerts en ligne sur Youtube, Facebook ou Twitch, vendredi 20, samedi 21 et dimanche 22 novembre à partir de 18 h (voir le programme plus bas). À l'affiche, pour ne pas dire à l'écran, un menu éclectique composé de nombreux jeunes talents : Annael, Belvoir, Bingo Club, Film Noir, Kaky, La Belle Vie, Lean Chihiro, Lova Lova, Luni, OTTIS COEUR, Poppy Moukoukenoff, The Doug, UssaR, Yolande Bashing, Zinée... autant de talents à découvrir dans votre salon !

     

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  • Culture confinée : Coup de projecteurs sur le Théâtre des Béliers Parisiens

    On ne va pas vous faire le coup de la critique théâtrale dans nos colonnes, vu que des joies du théâtre nous n’en jouissons pas plus que vous. Sachez bien que nous le déplorons aussi. Quoi faire donc ? Surfer en ligne et découvrir quelques interviews intéressantes qui nous font patienter et espérer que bientôt les salles obscures, des théâtres et des cinémas, nous ouvrirons leurs portes. 
     
    Le site des Théâtres Parisiens Associés est une mine. Nous vous l’avons récemment recommandé car on y peut voir des captations de pièces déjà présentées avant les fermetures et confinements. 
     
    Coup de projecteurs sur le Théâtre des Béliers Parisiens
    14bis rue Saint Isaure, 18e
     
    Le théâtre des Béliers Parisiens est un lieu où les créations contemporaines et les comédies intelligentes se taillent la part du lion. Il n’est qu’à se souvenir du succès de la pièce d’Alexis Michalik, Le Porteur d’Histoire. (Meilleur auteur et meilleure mise en scène aux Molières 2014)
    Le lieu d’abord, nous sommes au pied de la Butte Montmartre, dans l’ancien théâtre du Sudden, où se tenaient les cours de théâtre, professionnels mais aussi amateurs avec la même exigence, de Raymond Acquaviva (pour plus de détails https://www.coursacquaviva.fr/. ) avant qu’ils ne déménagent, pour plus d’espace, tout en demeurant en partenariat étroit avec les Béliers Parisiens, notamment pour proposer une scène et des emplois aux comédiens en herbe ou confirmés. 
    La nouvelle équipe est l’émanation du Théâtre des Béliers d’Avignon (une larme en passant pour le festival d’Avignon qui nous a tant manqué en juillet…), créé par Beeh Production. À Paris comme à Avignon dès 2006, ce sont quatre directeurs qui sont aux manettes. Arthur Jugnot, Frédéric Thibault, David Roussel et Florent Bruneau. Ils présentent ainsi leur amitié : "Nous avons travaillé tous ensemble à l’ouverture du Théâtre des Béliers d’Avignon. C’est de nos mains que nous avons construit la petite salle, car le théâtre n’avait au départ qu’une seule salle. Cette aventure a vraiment soudé notre amitié et nous sommes maintenant associés." À Paris, rien n’a changé explique Florent Bruneau : "Nous travaillons tous les quatre ensemble de manière collégiale en prenant les décisions à l’unanimité (enfin, nous essayons que ce soit au maximum le cas !) Le fait d’être plusieurs nous permet d’amener de la diversité dans nos idées."
    Des agendas bien remplis pour ces quatre boulimiques de spectacles qui gèrent aussi bien la production, que la communication, les projets, et même les mises en scène. 
    Ils ne sont malgré tout pas seuls à faire tourner le théâtre. Même petit, c’est une grosse machine. Une équipe d’environ dix personnes travaille au Théâtre des Béliers Parisiens. Un directeur technique, deux régisseurs, deux habilleuses, à la billetterie avec les ouvreurs et ouvreuses il faut ajouter cinq personnes, et une administratrice.

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    Il faudrait logiquement aussi parler de la programmation à venir.... La date ne nous est pas encore connue, comme vous pouvez l'imaginer. Le site du théâtre annonce la pièce de Mélody Mourey, La Course des Géants. C’est un théâtre que nous aimons bien, nous vous en dirons plus à la réouverture. 
    Pour vous donner envie, voici une courte présentation de la dernière création de Mélody Mourey, déjà sur le « pré » des Béliers, mais cette fois avec les Crapauds Fous. (septembre 2018)
     
     
  • Sécurité : les personnels de la bibliothèque de la Goutte d'Or font valoir leur droit de retrait

    La situation sécuritaire dans le secteur Barbès-Sud Goutte d'Or s'est très fortement dégradé depuis quelques mois, nous en faisions état dans notre article du 2 septembre dernier, et comme beaucoup d'habitants et d'associations du quartier, nous tentons d'alerter les pouvoirs publics, préfecture et mairie, sur cette situation alarmante. Malgré quelques opérations policières, aucun changement ne se fait sentir dans le secteur. Pire encore, les choses semblent s'enliser et les habitants désespèrent de pouvoir un jour aspirer à vivre dans un climat apaisé et à se déplacer dans des rues sûres.

    À présent ce sont les personnels de la bibliothèque de la Goutte d'Or, au coeur de ce secteur, qui tirent la sonnette d'alarme en adressant à la Maire de Paris une lettre (voir plus bas) où ils expriment leur très grande inquiétude et leur peur d'aller travailler, après que cette fois le bâtiment même de la bibliothèque a subi de fortes dégradations. Les personnels ont fait valoir leur droit de retrait et ne rouvrent donc pas les portes de la bibliothèque, un établissement culturel très apprécié dans le quartier. Nous comprenons tout à fait cette décision et exprimons toute notre solidarité avec les personnels de la bibliothèque de la Goutte d'Or dans ce moment très difficile.

    Nous demandons avec eux qu'il leur soit assuré de toute urgence des conditions de travail et d'accueil du public sécurisées et sereines. Pour cela, il devient urgent que la Préfecture de Police et l'Hôtel de ville cessent de se renvoyer la balle sur les responsabilités en matière de sécurité, et travaillent activement ensemble, avec les moyens nécessaires, pour assurer la sécurité dans un quartier trop longtemps délaissé par les autorités, cela depuis des années pour ne pas dire depuis des décennies. Et il ne s'agit pas de faire quelques opérations spectaculaires - on en a trop vues sans résultats tangibles -, mais enfin d'assurer au quotidien un droit à la sécurité pour les habitants et travailleurs du quartier comme sur tout le territoire national. 

    bibliothèque-de-la-goutte-d-or,18,securité

    "À l’attention de :
    Mme Anne Hidalgo, Maire de Paris
    Mme Carine Rolland, Adjointe à la Maire de Paris en charge de la Culture
    M. Eric Lejoindre, Maire du 18ème
    Mme Sophie Fady-Cayrel, Directrice adjointe aux Affaires Culturelles
    Mme Véronique Astien, Sous-directrice de l’Éducation Artistique et des Pratiques Culturelles
    M. Emmanuel Aziza, Chef du Bureau des Bibliothèques et de la Lecture

    Mesdames, Monsieur,

    Nous travaillons à la bibliothèque Goutte d’Or qui a ouvert en décembre 1999 dans le quartier du même nom. C’est une bibliothèque familiale, située dans un quartier populaire, où nous avions plaisir à venir travailler jusqu’ici et à retrouver nos fidèles usagers. Nous observons depuis quelques années une montée de la délinquance et de la violence liée aux nombreux trafics qui se sont installés au fil du temps. Depuis le mois de juin et le déconfinement, la situation s’est profondément dégradée puisque la bibliothèque se situe au centre d’un point de deal de drogues en tout genre. Une moyenne de quarante dealers opère devant nos portes, faisant usage des produits, installés voire même allongés sur les marches.

    Il n’y a plus de vie de quartier à cet endroit (certaines boutiques ont même dû fermer), devenu le territoire exclusif des dealers.

    Quotidiennement, nous sommes témoins d’actes de violence : bagarres, coups de couteau, vols à l’arraché, balle perdue fichée dans le montant de la vitrine, pétard ayant atterri dans la bibliothèque, dégradations de l’espace public (détritus disséminés tout autour du site) et bruits incessants. En juillet 2020, un homme est mort de ses blessures à l’entrée de la bibliothèque. Aujourd’hui, mardi 17 novembre 2020, nous découvrons à notre arrivée sur notre lieu de travail que les vitres de la façade de notre bâtiment ont été fracassées pendant le weekend.

    À cette violence quotidienne s’ajoute le contexte sanitaire. À chacune des entrées et sorties de la bibliothèque, il faut se frayer un chemin parmi les dealers et les drogués qui ne portent pas leur masque, mettant notre santé et celle de nos usagers en péril.

    Nombreux sont les usagers qui nous font part de leur peur, des vols et agressions qu’ils ont subis et de leur décision de ne plus fréquenter notre établissement. Nous soulignons que cet espace public entièrement masculin est particulièrement oppressant pour les personnes (usagères ou employées) de sexe féminin.

    Parce que nous nous sentons en perpétuelle insécurité physique et psychologique, parce nous ne pouvons accueillir nos usagers dans ces conditions, parce que les voies hiérarchiques que nous avons scrupuleusement respectées jusqu’ici ont été inopérantes, les membres présents de l’équipe prennent aujourd’hui la décision de ne pas ouvrir l’établissement jusqu’à ce que des solutions pérennes et réelles soient mises en œuvre.

    L’équipe de la Bibliothèque Goutte d’Or"

  • Culture confinée : Avec HENRI, profitez des films de la Cinémathèque

    Suite aux nouvelles restrictions sanitaires annoncées le 28 octobre 2020, La Cinémathèque française est temporairement fermée. Pour faire face au confinement, la Cinémathèque avait lancé HENRI au printemps dernier, une plateforme proposant gratuitement, en haute définition, des films rares issus de ses collections ou de celles de ses partenaires. La plateforme est donc relancée pour ce nouveau confinement. De quoi occuper vos soirées à la maison.

    Vous pouvez découvrir une centaine de films sur la plateforme VOD gratuite, qui reprend la programmation de la Cinémathèque sur un rythme hebdomadaire. Vous pouvez par aussi regarder des dizaines de vidéos (leçons de cinéma avec de grand.es cinéastes, acteurs, actrices et technicien.nes ; essais ; conférences...). Une véritable mine d'or pour les amoureux du cinéma !

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  • Les travaux de la rue du Delta commencent

    Et oui, "c’est quoi, ce chantier rue du Delta ?" En fait, on le sait trop bien, vu que les riverains l’attendent depuis longtemps. Il en était déjà question à l’automne 2017 lorsque l’idée d’une végétalisation a bénéficié d’une mise en lumière dans le cadre des budgets participatifs de la Ville. Une idée reprise dans le programme municipale de la Maire  du 9e arrondissement Delphine Bürkli. Pour s’en convaincre, il n’est qu’à faire une petite recherche sur notre blog — à propos de recherche sur le blog, il est amusant de redécouvrir tous les événements ou simplement les nouvelles de notre quartier, sur plus de dix ans et de constater comme le temps passe…. — et en trouver la trace et toutes les explications possibles (voir notamment notre dernier article sur le sujet en date du 3 septembre dernier).
    L’affiche ci-dessous est explicite, limpide même. Elle s’adresse aux propriétaires de véhicules motorisés. C'est aujourd'hui 16 novembre 2020 que s'ouvre le chantier de la transformation de la rue du Delta.
     

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    Qu’ils ne se bercent pas de douces illusions, l’aménagement envisagé ne leur laissera pas beaucoup de place. En surface, du moins. Rappelons toutefois que la rue du Delta dispose de quatre parkings en sous sol sur plusieurs étages : au 6, 7, 9 et 13. Tous les immeubles récents en somme. Les autres datant des voitures à cheval…. vous souvenez vous des charmantes "Berlines du Delta" ?
     

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     "Berline du Delta". Source : Paris Louxor 
     
    Les riverains doivent avoir reçu un courrier de la Maire du 9e (voir ci-dessous) pour les informer du calendrier des travaux notamment. Un calendrier détaillé que l'on peut retrouver sur l'affiche plus bas.

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    Courrier de Delphine Bürkli aux riverains de la rue du Delta

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    Calendrier des travaux rue du Delta

    Pour terminer, faisons une suggestion à notre mairie du 9e : comme l’illustration du bandeau jaune au bas de la première affiche, pourquoi ne pas installer un ou deux bancs, près des futures jardinières ? Afin de bénéficier de la douce ombre des arbres en plein été sur le côté pair de la rue ? Paris se transforme mais n’oublie pas ses bancs publics…
     

    (la chanson des bancs publics de Georges Brassens, interprétée ici par Patachou, une figure de la Butte. archives INA).

  • Travaux : fermeture de la rue de la Goutte d'Or

    Dans le cadre du chantier de rénovation du secteur Goutte d'Or-Boris Vian, la rue de la Goutte d'Or sera fermée à la circulation des véhicules du 16 au 19 novembre 2020. La rue sera inaccessible dans sa portion comprise entre la place Polonceau (future place Remitti) et la rue des Gardes. Cette fermeture va permettre la mise en place des installations de chantier.

    Il est possible de recevoir les actualités du chantier, pour cela inscrivez-vous en transmettant votre demande à chantier.gouttedor.borisvian@pariseine.fr. Vous pouvez également écrire à cette adresse mail pour toute question concernant le projet.

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  • Propreté : "Préserver nos ressources "(conférence en ligne)

    Le CAUE (Conseil d'architecture, d'urbanisme et de l'environnement) de Paris vous propose une conférence en ligne ce jeudi 12 novembre 2020 à 18 h 30 : "Préserver nos ressources".

    Le cycle anniversaire des Petites Leçons de Ville se poursuit donc malgré le confinement. Pour la conférence "Préserver nos ressources", deuxième soirée de son cycle "10 ans pour tout changer, 10 soirées pour en parler", le CAUE de Paris vous invite à découvrir l'invention des déchets urbains, interroger le recyclage comme alibi du jetable et suivre la mise en œuvre d'un compost de quartier.

    Les déchets sont une invention récente : jusqu'au XIXème siècle, tout était réemployé ou réutilisé comme matière première. Aujourd'hui, 800 millions de tonnes de déchets sont produites chaque année en France. À l'échelle mondiale, sur les 8,3 milliards de tonnes de plastiques produites à ce jour, seules 9 % ont été recyclées.

    Comment faisions-nous sans poubelles ? Comment sont traités nos déchets aujourd'hui ? Le recyclage est-il une solution viable ? Et si l'objectif n'était pas de recycler plus, mais de jeter moins ?

    Pour en savoir plus, connectez-vous ce jeudi 12 novembre à 18 h 30.

    PROGRAMME DE LA SOIRÉE :

    - L'invention des déchets urbains par Sabine Barles, ingénieure, urbaniste, professeure et chercheuse spécialisée dans l'étude du métabolisme urbain et de l'écologie territoriale

    - Le recyclage, miracle ou mirage ? par Flore Berlingen, auteure de "Recyclage : le grand enfumage"

    - Le compost par Damien Houbron, maître-composteur, et Laurence Duffort, à l'initiative d'un compost de quartier

    Inscription obligatoire, conférence gratuite (voir sur la page Facebook de l'évènement).

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