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Une drogue...rie qui fait grise mine

L’image d’un quartier, c’est un tout, fait de qualité du bâti, de présentation de l’offre commerciale, de fréquentation, d’offres de loisirs, spectacles, de sécurité personnelle, etc.  Une réputation, c’est autre chose, c’est l’histoire du quartier qui la définit. Chez nous, à Barbès, nous avons souvent à souffrir d’une mauvaise réputation et d’une mauvaise image. Nous cumulons en somme. L’image nous pouvons nous atteler à la modifier, c’est en cours. Ne nous accuse-t-on pas fréquemment de vouloir "gentrifier" le quartier simplement parce que, tous, nous le souhaitons plus propre, mieux entretenu, plus respecté par les passants. La réputation, elle, est ce qu’elle est, et avec le temps, elle n’appartiendra plus qu’à l’histoire. L’histoire de la Goutte d’Or est riche, et pour vous en donner la preuve, nous vous conseillons de parcourir le blog d’un habitant de la Goutte d’Or, également membre du bureau d’Action Barbès (un peu de pub’ entre nous !), il est plein d’anecdotes et d’informations, qui vous feront aimer ce quartier, y compris avec ses défauts. C'est le blog de 28 rue Affre.

Sollicités par les acteurs locaux, élus et autorités préfectorales, nous nous penchons sur le paysage urbain avec encore plus d’acuité qu’habituellement. Nous avons écrit récemment sur un décrochage d’enseigne trop voyante placette Caplat-Charbonnière. D’autres commerces sont dans notre collimateur. Mais passons sous le viaduc et gagnons le faubourg Poissonnière. 

  

164 rue du faubourg Poissonnière

Outre l’esthétique assez désuète de la devanture, nous avons noté que depuis plusieurs mois la droguerie du faubourg (entre nous, nous disons le faubourg sans le qualifier davantage) n’a pas ouvert ses grilles. Le commerce est fermé. Fermeture confirmée par le boulanger à côté.
 
Malgré les efforts de la copropriété à entretenir sa façade, le commerce en pied d'immeuble ne l'embellit pas. Le dernier coup de peinture remonte à plusieurs lustres. Il s'agit en fait d'un revêtement métallique ondulé d'une couleur dorée passée, comme on en voyait beaucoup dans les années 1960-70. 
 
Nous ne nous préoccupons toutefois pas seulement de l'esthétique de nos rues. Nous en avons parlé plusieurs fois ici : un grand périmètre de notre quartier appartient au Vital'quartier Entre Deux Gares, là où la Sémaest concentre ses efforts pour revitaliser le commerce, limiter l'extension de la mono-activité. Elle se penche sur les locaux mis en vente par les propriétaires pour éventuellement les racheter, les rénover, les mettre aux normes en vigueur et les repositionner sur le marché de la location. Toutefois, boutique fermée, cessation d'activité, ne signifie par toujours vente prochaine des murs.

zone Vital Quartier Entre deux Gares

Nous avons donc signalé ce commerce fermé à nos contacts de la Sémaest, qui apprécient les signalements de ce genre. Ils nous répondent du tac-au-tac : 
 

Capture d’écran 2017-02-02 à 10.40.38.jpg

 
Nous nous engageons aussi à vous tenir informés. Nous n'aimerions pas voir ouvrir prochainement une nouvelle boutique de robes de cérémonies... Pourtant le risque est grand. Le commerce est libre en France, et si le propriétaire se laisse séduire par un négociant en robes de cérémonie, personne ne pourra le contraindre à y renoncer. 
 
A côté, la boulangerie "Savoir-faire & traditions" a été rénovée il y deux ou trois ans, et montre une devanture plus en phase avec son temps. Elle contribue modestement à changer l'image du quartier ! 

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Commentaires

  • Bonjour,
    J'ai noté dans ma rue deux boutiques vides en cours d'aménagement, aux 36 et 47 rue Marcadet.
    Savez-vous ou avez-vous moyen de savoir quel type de commerce va s'y installer? Ou pouvez-vous m'orienter vers le bon interlocuteur?
    A priori elles sont situées en rez-de-chaussée d'immeubles de logement sociaux tout juste rénovés donc j'imagine que la Ville a son mot à dire. Cette section de la rue aurait bien besoin d'un peu de diversité en termes d'offre commerciale.

    Par ailleurs, j'ai remarqué depuis longtemps un chantier au 21 rue Ordener, au bas d'un immeuble ICF Habitat/SNCF. Il était question de l'ouverture d'une salle de boxe, puis plus vaguement d'une "salle de sport" mais je n'arrive pas à en savoir plus.

    Enfin, il y a également un chantier au niveau du 86, rue Riquet pour des bureaux et un hôtel. Mais les travaux n'avancent pas et j'aimerais bien connaître la nature exacte du projet si quelqu'un peu m'aider.

    Merci pour votre aide.

  • Les anciens gérants de cette droguerie habitaient non loin de là, dans mon immeuble. Je ne sais s'ils y vivent encore ou si d'autres membres de leur famille occupent maintenant cet appartement. Mais ils ont effectivement fermé boutique l'été dernier et, de mémoire, j'ai dû prendre quelques photos de tous leurs encombrants sur le trottoir.
    Malheureusement, comment trouver un repreneur de qualité, donc, en gros, qui ne soit pas encore une boutique de mariage, si on prend en compte notre environnement immédiat qui se dégrade notoirement depuis des années :
    - Juste en face de cette droguerie, à l'angle du Faubourg/Delta, nous avons eu droit pendant longtemps à des rassemblements d'individus, bien alcoolisés et urinant partout. L'installation d'une caméra de surveillance les a juste poussés un peu plus loin.
    - A ce même carrefour, suite aux nombreuses pétitions des riverains, la supérette "Chateau-Rouge", ouverte jusqu'à 2.00 et qui vivait essentiellement de la vente d'alcools, a enfin été contrainte de fermer ses portes, de mémoire l'été 2015. Depuis, cette boutique est fermée et elle aussi offre un triste spectacle. Quel est son statut ? Qui sont les propriétaires ?
    - Un peu plus haut sur ce trottoir du Faubourg, côté 10°, et ce jusqu'à l'angle avec le boulevard Magenta : Autres perpétuels attroupements d'individus jusque tard dans la nuit, tous bruyants et téléphone à la main, grands buveurs de bière et s'épanchant bien sûr sur le trottoir. Apparemment, s'exhiber ainsi devant les vitrines de marié(e)s ne les dérangent aucunement....
    - Sur ce même bout de trottoir côté 10e, les vendeurs à la sauvette y campent les mercredis et samedis, jours de marché à Barbès, attendant le signal salvateur pour traverser le Magenta et aller déballer leurs hardes côté métro, à partir du Louxor. Et bien sûr, ce trottoir est jonché ensuite de vieux vêtements, chaussures dépareillées, etc. etc.
    - A l'angle du Magenta, ce même bout de trottoir est aussi très régulièrement envahi par des dépôts sauvages.
    - Sur ce même bout de trottoir, courant janvier, quand la température a commencé à bien baisser, une voiture immatriculée en IdF y est restée garée pendant 3 semaines et des gens y dormaient dedans, couvrant leur véhicule de morceaux de tissus ou de cartons. Là encore, vêtements épars abandonnés sur le trottoir, boissons vides, barquettes pleines de restes de kébab, .....

    Ce petit tronçon de quartier est coincé entre le 10e et le 9e, ni vraiment 10e, ni vraiment 9e, donc hors-zone en fait et aucun de nos élus ne semble vraiment y porter attention, sauf par opération "coup de poing" quand vraiment les résidants manifestent leur ras-le-bol haut et fort. Et puis rien ne change vraiment après.
    Sommes-nous condamnés à supporter toutes ces nuisances au quotidien ?

    A ce stade, il est bien inutile d'espérer que la droguerie et la superette soient reprises par des commerces de qualité.

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