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  • LOUXOR : La bâche est arrivée !

    Non, vous n'avez pas pu ne pas la remarquer !

    La bâche est arrivée ! Montée dans la semaine sur l'échafaudage qui cache la belle façade du Louxor, à l'angle des boulevards de Magenta et de La Chapelle.

    Michel Gomez, Délégué général de la Mision cinéma de la Ville de Paris l'avait annoncé le 25 janvier dernier, lors du Conseil de quartier Lariboisière-Saint-Vincent-de-Paul, entièrement consacré au projet de la Ville pour le Louxor.

     

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    La Mairie avait promis de ne pas laisser la publicité envahir cet espace. Parole tenue. Saluons l'effort.

    Toujours dans le cadre des engagements de la Mairie, ACTION BARBES sera reçue ce soir même par Michel Gomez, à la Mission cinéma, pour échanger propositions et informations. Nous ne manquerons pas de vous tenir informés ici même de l'essentiel de cette rencontre.

  • Beecitiz ?????

    C'est un drôle de nom pour un site municipal. Pourtant il attise notre curiosité. De quoi s'agit-il ?

    Nous venons de le découvrir aujourd'hui même dans un article de nos collègues de Bel Air Sud. Toujours à la pointe de l'info ! Beecitiz est une expérimentation faite dans le 4e arrondissement de Paris, qui offre aux habitants de ce territoire, ou à ses usagers, la possibilité de signaler un "désordre", qu'il soit de voirie (des grilles tordues, un éclairage déficient, une ampoule grillée), de signalisation( des panneaux tombés ou en panne), de propreté (des dépôts d'encombrants), etc. Plutôt que de grommeler sur l'inefficacité de la DVD, de la DU ou des Parcs et jardins, vous pouvez par cette interface commune signaler le dysfonctionnement.

     

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    Barrières Croix-de-Saint-André sur la placette Paré-Patin,
    endommagées par un camion le 12 février 2010.
    Non, ce n'est pas une erreur, il y a un an.

    Bien sûr, derrière cet écran, il va falloir mettre les moyens pour que la transmission se fasse correctement et rapidement. Signaler n'est pas réparer, signaler n'est pas ramasser. Bon. Mais, en pensant à notre article du 25 février sur la banderole vantant la pizza et toutes ses tailles, il est vrai qu'un guichet unique collectant ce type d'infos, permettrait peut-être de rationaliser les interventions et les rappels au règlement sur la publicité, dans ce cas. C'est une expérimentation dont nous essayerons de suivre l'évolution, et surtout d'observer les premiers bilans. Et vous-même, qu'en pensez-vous ? 

  • Occupation de l'espace public : Magenta 118

     

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    Cette petite pizzeria consacre une grande partie de sa production à la livraison à domicile. Les nombreux scooters qui stationnent sur le trottoir entre la chaussée et la piste cyclable en témoignent. Gênent-ils sérieusement le cheminement des piétons ? On ne peut pas le dire. Ce commerce a-t-il une autorisation pour occuper cette bande d’espace public ? On ne peut pas le dire non plus. 

    En revanche, la banderole racoleuse qui s’étend entre deux poteaux de mobilier urbain n’est pas du meilleur effet sur l’esthétique d’ensemble du boulevard. Chacun en conviendra. Nous serions surpris qu’elle bénéficie d’une autorisation. Alors ? Chacun fait-il sur le boulevard comme bon lui semble ? C’est un peu l’impression qu’on ressent.

    Il y a quelques semaines, nous avons demandé à l’élue du 10e chargée de l’espace public, Elise Fajgeles, de se renseigner auprès des services concernés. Dans un premier temps, elle nous a répondu qu’aucune autorisation n’était classée dans les dossiers de la mairie du 10e. On a en effet appris au fil des années que les mairies d’arrondissement étaient consultées et qu’elles donnaient leur accord ou non à toute demande d’étalage ou de terrasse de la part d’un commerçant. Ici, précisément, aucune autorisation n’a été donnée récemment par la mairie du 10e. Nous avons renouvelé notre question tout récemment sans succès. Nous savons par expérience que les services de l’urbanisme répondent souvent tardivement (voire pas du tout) . Une demande de stationnement pour une brasserie boulevard de Magenta (qui date de 2ans)  n’a jamais été traitée (positivement ou négativement) alors même qu’elle nous semblait tout à fait justifiée. Des représentants de ces services avaient pourtant précisé lors d’un conseil de quartier rue de Belzunce qu’il était possible de les contacter. Lors des différents comités de pilotage à L’Hôtel de ville nous avons pu constater combien il est difficile d’obtenir des réponses précises. Nous avions par exemple suggéré la rédaction d’une plaquette d’informations simplifiées pour les commerçants contenant les règles essentielles d’occupation de l’espace public.

    Le prochain comité de pilotage Barbès fixé mi mars nous permettra d’en reparler. Pour trouver des circonstances atténuantes à ces lacunes et ces dysfonctionnements, on peut imaginer que la refonte du règlement des étalages et terrasses a perturbé les activités…

    Il appartient sans doute aussi aux copropriétés riveraines de signaler les enseignes et les banderoles criardes qui enlaidissent l’environnement. Mais qui prend encore son stylo pour engager une telle démarche ?

     

  • A quoi donc sert la Commission du Vieux Paris ?

    blason_paris.gifCréée en 1897, la vénérable institution qu’est la Commission du Vieux Paris (CVP) traverse, à l’occasion de l’extension du stade de tennis Roland Garros à la porte d’Auteuil, une grave crise, symptomatique de la politique suivie par le maire de Paris.

    Bref rappel : la CVP « conseille en matière de protection et de mise en valeur du patrimoine parisien » le maire de Paris qui la préside de droit. Elle est dirigée par un Secrétaire Général et l’adjoint au maire en charge du patrimoine en assure la présidence effective. La Commission est composée de 55 membres, dont 13 Conseillers de Paris et 39 experts qualifiés nommés par le maire. Ses avis sont consultatifs et elle se réunit 1 fois par mois. Elle est aujourd’hui abritée dans un très bel  hôtel particulier 9, rue Cadet dans le 9ème. Vous trouverez beaucoup d’informations à son sujet sur le site de la Mairie de Paris, même si on peut regretter que tout ne soit pas parfaitement à jour, notamment en ce qui concerne les comptes-rendus d’activité.

    Le projet d’extension du stade Roland Garros défendu par la Ville de Paris implique, pour agrandir sa superficie, d’empiéter sur les serres d’Auteuil et de démolir les actuelles serres chaudes pour laisser place à un nouveau court de tennis de 5 000 places. 5 hectares de terrain seront pris sur l’ensemble des serres d’Auteuil pour faire passer Roland Garros de 8.5 à 13.5 ha.

     

    SERRES_D_AUTEUIL20102.jpg

    Serres-Auteuil.jpg

     

     

     

     

     

     

     

     

    Outre que ce projet est très contestable d’un point de vue environnemental – la collection de plantes rares détenues dans les serres d’Auteuil va s’en trouver très affectée – il l’est aussi d’un point de vue juridique – «les sites classés de Paris, ne peuvent être considérés comme des réserves foncières pouvant accueillir les équipements sportifs nécessaires à la ville ou à l'Etat" dit le rapport Gestion des sites classés du bois de Boulogne et du bois de Vincennes 2009 -  il l’est aussi d’un point de vue patrimonial.  Si la CVP est une vénérable institution, les serres d’Auteuil ne le sont pas moins. Créées en 1898, donc en même temps que la CVP, son architecture et son jardin botanique sont remarquables.  Pour leur part, les serres chaudes qui seront détruites si le projet vient à se réaliser datent de 1905 rénovées en 1978.

    Soucieux de préserver le patrimoine parisien et informés par la presse du projet d’extension de Roland Garros, certains membres de la CVP ont voulu se saisir du problème le 24 janvier en mettant, en séance, le sujet à l’ordre du jour. Refus catégorique de la Ville sous un prétexte spécieux : pas inscrit à l’ordre du jour. Certains membres-experts ont manifesté leur mécontentement auprès du maire par le biais d’une lettre ouverte.

    Alors, à quoi sert encore la Commission du Vieux Paris ? Serait-elle gênante pour les projets urbanistiques du maire de Paris ?  Dans notre quartier Barbès même, nous avons un très bon exemple du mépris dans lequel la Ville tient la Commission. Saisie du projet de réhabilitation du Louxor, la Commission a émis en son temps un avis défavorable au projet d’un établissement de 3 salles qui impliquait nécessairement la destruction de la salle existante datant de 1921. Le maire de Paris est passé outre. Aujourd’hui, on voit bien le résultat. La salle est détruite, les décors seront enfouis dans l’isolement phonique. En 2013, c’est une copie du Louxor originel qui ouvrira ses portes. Jolie preuve du souci de préservation du patrimoine !

  • La controverse du Louxor

    image001.jpgLa controverse de Valladolid est fameuse et a fait l'objet d'un film remarquable avec pour principaux acteurs Jean Carmet et Jean-Pierre Marielle. Mais le projet de rénovation du Louxor n'en est pas moins une vraie controverse sur laquelle l'Institut de Sciences Politiques de Paris, le célèbre et très réputé Sciences Po, par le biais de quelques étudiants de 4ème année, s'est penché.

    L'idée est de cartographier la controverse, c'est à dire de repérer ses acteurs et de les placer sur une carte afin de mieux comprendre les interactions et les rapports de force existants.

    Dans ce contexte, Action Barbès a été repérée et considérée comme un acteur majeur de cette controverse par les étudiants, opposante qu'elle a toujours été au projet de rénovation tel qu'il a été conçu par la Ville de Paris et son bras armé, la Mission Cinéma de la Ville de Paris.

    Sollicités pour participer à ce travail de réflexion, c'est avec plaisir que nous avons répondu à l'appel des étudiants de Sciences Po et que nous avons défendu notre position, à savoir que le projet actuel ne respecte pas le patrimoine, qu'il est inadapté au quartier Barbès et qu'il a été lancé sans la moindre concertation.

    Bien sûr, nous vous tiendrons informés des suites de ce travail. Il faut déjà noter qu'un travail similaire a été réalisé à propos de la tour Triangle, projet situé à la porte de Versailles, travail qui ne manque pas d'intérêt. On peut aussi se féliciter qu'un tel processus existe. Au delà des avis divergents qui peuvent exister et s'exprimer, il est absolument nécessaire qu'une réflexion se fasse. C'est là, nous pensons, la réalité d'une Démocratie vivante.

  • Barbès et Rochechouart

    Marguerite de Rochechouart de Montpipeau – Armand Sigismong Auguste Barbès. Voilà bien une association de noms qui amuse l’historien et qui réjouit le citoyen. La République et la Ville de Paris réunissent en un même point, le carrefour Barbès Rochechouart, une famille des plus nobles de l’ancienne France et un homme politique engagé à gauche, très à gauche, de la nouvelle France.

    Il n’est pas fréquent qu’à Paris un nom soit donné à la fois à plusieurs voies. Il y a certes le quai et le boulevard Voltaire, plus près de nous la rue et la place Pigalle, la rue, l’impasse et la place des Abbesses, place, rue, avenue et boulevard de Clichy mais rue et boulevard de Rochechouart, de par l’importance de ces axes, demeurent néanmoins une disposition peu fréquente.

    Armes Rochechouart.JPGL’excellent guide « Trudaine Rochechouart dans tous ses éclats » nous apprend que et le boulevard et la rue portent le nom de Marguerite de Rochechouart de Montpipeau, 43ème abbesse de Montmartre.  Le rayonnement de l’abbaye de Montmartre sous l’Ancien Régime à Paris, la très haute noblesse de la famille Rochechouart nous donnent l’idée de l’importance de cette Marguerite, née en 1665, abbesse de Montmartre en 1723, en cette juste fin de Régence et début du règne de Louis XV, décédée en 1727,  après avoir été prieure de l’abbaye de Fontevrault, là même où quelques années plus tard, trois des  filles du même Louis XV seront pensionnaires. Elle est donc une personne considérable à cette époque. D’autant plus considérable que quelques années avant, un autre membre de sa famille, la magnifique Athénaïs de Rochechouart de Mortemart, marquise de Montespan (1640-1707)  régna sur le cœur du roi Louis XIV. Marguerite de Rochechouart est donc une de ces femmes, "érudite" nous dit Wikipédia, dont l’influence à son époque ne devait pas être négligeable.

     

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    Madame de Montespan

     

    Armand Barbès (1809-1870), lui, est un homme politique profondément républicain, opposant farouche à Louis Philippe et à Napoléon III.

    Pour mieux le connaitre, il  faut nous référer au très beau livre de Michel Winock, Les Voix de la Liberté, édité au Seuil.

    Armand Barbes.jpgC’est un portrait acide qu’Alexis de Tocqueville dresse de Barbès dans ses souvenirs, tels que cités par Michel Winock : « C’est un de ces hommes chez lesquels le démagogue, le fou et le chevalier s’entremêlent si bien qu’on ne saurait dire où finit l’un et où l’autre commence …. Je crois pourtant qu’en lui le fou prédominait, et sa folie devenait  furieuse quand il entendait la voix du peuple ».

    Armand Barbès était un agitateur d’extrême gauche au grand cœur. Les événements de 1848 après ceux de 1839 à la suite desquels il a déjà connu la prison, font basculer sa vie. Il  a été libéré de la prison de Carcassonne en Février suite à la chute de la Monarchie de Juillet mais participe activement  à l’agitation de mai entre le 12 et le 15. Membre de la Constituante, il est avec Blanqui et Raspail au cœur de l’insurrection contre Ledru-Rollin et Lamartine entre autres. Il est arrêté et retourne en prison. Quelle fut sa faute ? Dès sa libération en février, il créé à Paris le Club de la Révolution. Il s’agite et complote et intervient en ces termes le 15 mai à la tribune de la Constituante : « Je demande qu’immédiatement et séance tenante, l’Assemblée vote le départ d’une armée pour la Pologne, un impôt d’un milliard sur les riches, la sortie des troupes de Paris, la défense de battre le rappel ; sinon, les représentants seront déclarés traîtres à la patrie ». S’en est trop pour le pouvoir en place depuis février mais encore vacillant, aussi est-il à nouveau mis en prison avec Raspail et Blanqui. Cet événement marque l’élimination de l’extrême gauche du paysage politique.

    Tout comme Victor Hugo, Edgar Quinet, Victor Schoelcher, Louis Blanc et bien d'autres, Barbès fait partie des « proscrits » suite au coup d’Etat de Décembre 1852. A l’image de Quinet qui déclara « Je ne suis ni un accusé ni un condamné, je suis un proscrit. J’ai été arraché de mon pays par la force» il refusa en 1854 la grâce de Napoléon III, fut cependant libéré contre son gré et quitta la France.

    Eternellement agitateur, éternellement en prison, Barbès demeure un de ces hommes si représentatifs de cette génération qui a fait la révolution de 1848 et  semé ce que la République deviendra bien plus tard.

    « Il a, pour la sainte cause démocratique et humaine, sacrifié sa fortune, sa jeunesse, son droit au bonheur, sa liberté ; […] accepté toutes les formes de lutte et toutes les formes de l’épreuve, la calomnie, la persécution, les longues années de la prison, les longues années de l’exil, […] ». Victor Hugo à propos d'Armand Barbès, son « frère d’exil » - le 15 juillet 1862.

    Pour ceux que cela intéresse, ils trouveront également des informations à propos d'Armand Barbès dans :

    Histoire des Gauches en France :

    Volume 1 : l'héritage du XIXème siècle

    Volume 2 : XXème siècle, à l'épreuve de l'histoire

    Editions La Découverte

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    Le carrefour Barbès Rochechouart aujourd'hui

  • Ventes à la sauvette : est-ce que ça va changer?

    Sur le site de la Préfecture de Paris, la Direction de la sécurité de proximité de l'agglomération parisienne (DSPAP) communique ces chiffres pour l'année 2010 :

    -          9 055 contraventions dressées pour vente à la sauvette.

    L'année 2011 semble commencer très fort avec 619 procédures en janvier. Beaucoup d'objets de contrefaçon (dont les fameuses cigarettes). Il faut savoir toutefois que les denrées périssables représentent 44% de l'ensemble des saisies.

    Avec le vote de la LOPPSI 2, adoptée définitivement par le Parlement le 8 février dernier, la contravention deviendra un délit passible de six mois d'emprisonnement et de 3 750 € d'amende. Elle a aussi créé un délit d'exploitation de la vente à la sauvette afin de  permettre de lutter plus efficacement contre les réseaux organisés. On peut néanmoins douter de l'efficacité de cette mesure quand on connait  le problème de l'application des peines. Il n'est qu'à voir le  mouvement de grève très suivi des magistrats  réclamant les moyens nécessaires pour mener à bien leurs missions.

    Autre nouveauté, pas très loin de notre quartier, à Belleville : la mise en place d'une BST (brigade spécialisée de terrain). Annoncées cet été, les premières BST ont vu le jour il y a environ 3 mois. Implantées en milieu urbain et sensible, elles gèrent un périmètre d'intervention bien circonscrit.

    Pour l'agglomération parisienne (Paris et la petite couronne), sept BST existent dont une seule à Paris, opérationnelle plus précisément dans le quartier de Belleville, situé sur quatre arrondissements (10-11-19-20). Vingt cinq fonctionnaires de police interviennent tous les jours entre 14h30 et 22h30.

    La problématique de Belleville a des points communs avec Barbès : un carrefour à cheval sur plusieurs arrondissements (9-10-18), un marché de la misère, des ventes de contrefaçon, de la toxicomanie et une occupation illégale de l'espace public les jours de marché.

    Il se peut aussi que la manifestation des Chinois de Belleville de l'été dernier, dont France 2 rendait compte dans la vidéo ci-dessous, trouve là sa réponse. Ils avaient accusé les autorités de laxisme.

    Malgré tout, on reste perplexe sur la mission de cette brigade, quand on lit qu’elle est créée pour « établir un contact plus affirmé avec la population ».

  • Les traces de la révolution tunisienne sur nos murs

    Un tour de quartier nous a permis de figer sur la pellicule, expression suranée depuis que nous avons à peu près tous des appareils photo numériques, nous a permis donc de conserver les traces d'enthousiasme des Tunisiens de Barbès face aux mouvements sociaux qui ont libéré le pays du clan Ben Ali - Trabelsi. Les murs parlent ! Regardez :

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    Dans un premier temps et de loin (oui, quand même...), nous n'avions pas reconnu les contours de la Tunisie, et ce bonhomme à la casquette nous avait intrigués.

    Pour les mauvais en géographie, comme nous, voici un lien vers une carte plus classique de la Tunisie. La pointe la plus au sud du pays n'est pas tout à fait celle du pochoir de l'artiste, mais quelle jolie transformation, puisque c'est l'éducation qui contribue fortement à sortir les peuples de la misère et à les débarrasser des dictatures.

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    On lit avec satisfaction que le Conseil de l'Union européenne a voté le gel des avoirs d'une liste de 48 personnes, y compris l'ancien président Ben Ali. La décision a été publiée le 5 février au Journal officiel de l'Union européenne.

     

  • La préfecture de police nous informe

    Le flash info de la Préfecture de police attire notre attention tout particulièrement quand il y est question de cigarettes de contrebande. Ici, à Barbès, nous sommes aux premières loges pour en apprécier toute l'ampleur. Jusque là, nous avions cru comprendre que les cigarettes vendues autour de la station de métro provenaient de trafics avec la Chine. Le trafic démantelé récemment par les policiers de la sûreté territoriale de Seine-Saint-Denis a lieu avec la Bulgarie.
    Voici le détail de l'opération dévoilée par le communiqué de la préfecture :


    Le 7 février, 20h30, le Blanc-Mesnil (93), un couple de ressortissants bulgares, l’homme âgé de 34 ans et sa compagne de 30 ans, est interpellé à l’occasion d’une transaction de cigarettes sur la voie publique avec un compatriote, âgé de 51 ans.
    La fouille de son camion, immatriculé en Bulgarie, révèle 151 cartouches de cigarettes. 111 cartouches sont découvertes ensuite au domicile du couple à Bagnolet (93) ainsi que 3 550 euros.
    Le 8 février au matin, un box situé dans le 20ème arrondissement est perquisitionné, 378 cartouches y sont stockées.
    Le chauffeur reconnaît son implication et celle de certains de ses collègues, il avoue qu’ils transportent également héroïne et cannabis.
    Le couple admet avoir acheté les cigarettes, l’argent saisi provenant du trafic.
    Les deux hommes ont été placés en détention provisoire, la femme sous contrôle judiciaire.

    On se surprend à rêver que des policiers dans notre quartier interpellent des individus à l'occasion de transaction de cigarettes sur la voie publique. Il est vrai que l'enquête était menée depuis le mois de novembre et que la transaction sur la voie publique n'a été que l'élément déclencheur et le flagrant délit nécessaire à l'arrestation. Pourtant, ces cigarettes Marlboro et Legend sont bien stockées dans le quartier, et n'arrivent pas par télétransportation à la station de métro. De plus, chacun peut constater que les vendeurs ne sont pas extrêmement discrets dans leurs allers et venues, ni dans leur offre de marchandises... La vue des policiers ici ralentit à peine les ventes.

    Le bilan annuel des Douanes faisait état d'une augmentation de 30% du trafic en 2010, comme le rapporte cet extrait du JT13 de TF1 le 26 janvier dernier. Mais il vous faudra supporter les 10  à 15 secondes de publicité qui précèdent et que nous ne savons supprimer...

    Quelques liens intéressants sur le dossier du tabac et des nuisances qui y sont liées :

    - le commerce illicite de cigarettes dans le monde, des chiffres

    - la contrebande, description, causes, conséquences (traduit de l'anglais)

    - dans The Irish Time, une découverte déconcertante et la conclusion de l'article qui ne l'est pas moins...

    Et sans aller si loin, dans Paris Normandie, on pouvait lire le lundi 27 décembre 2010 à 16H04

    Les douaniers du Havre ne chôment pas en cette fin d’année. En moins d’un mois, ils ont saisi 51 tonnes de cigarettes de contrebande de différentes marques estimées à une valeur de 13 millions d’euros. Ces saisies sont le fruit d’une vaste opération de contrôle renforcée contre le trafic illicite de cigarettes mise en place  depuis la fin novembre  sur le site du port du Havre.  En ligne de mire, six conteneurs au demeurant suspetcs dans lesquels étaient entreposées les marchandises contrefaites, soit quelque 2,5 millions de paquets de cigarettes. François Baroin, au nom du ministère de l’Economie et des Finances, n’a pas manqué de féliciter les douaniers havrais pour cette saisie qualifiée « d’historique » par le ministre.

    Vu l'importance des quantités introduites en Europe, il semble que le trafic à Barbès ait encore de beaux jours devant lui.

  • Institut des cultures d'Islam, rue Léon : des vraies questions

    Paris mon paradis d'Eléonore Yaméogo, mardi 15 février à 19h30

    Documentaire suivi d'un débat. Réalisation Eléonore Yaméogo.

     Projection suivie d’un débat.

    Avec Eléonore Yamviewmultimediadocument?multimediadocument-id=96490&role=1éogo, la réalisatrice.

     "Les Africains entretiennent le rêve, le mythe d’un eldorado. D’une immigration synonyme de réussite et de bonheur. Je suis Africaine. J’ai grandi dans ce mythe. Je veux désormais comprendre et montrer les mécanismes d’un phénomène qui entretient les illusions et les désillusions."

     

    L'Association des femmes dynamiques de la diaspora propose des spécialités africaines dans le salon de thé à l'issue de la projection.

    Sur réservation :

    0153099984//reservation@institut-cultures-islam.org

    Institut des Cultures d'Islam
    19-23 rue Léon
    75018 Paris
    01 53 09 99 84

    Ouvert du mardi au samedi de 15h à 20h

    Directrice
    Véronique Rieffel