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adolphe sax

  • A propos d'Adolphe Sax

    Il se passe toujours un événement culturel dans le 9e. Tant de personnalités ont habité ce quartier traditionnellement tourné vers les arts que les commémorations sont nombreuses et toujours propices à faire venir presse et amateurs de ce genre de cérémonies.

    Récemment la nouvelle maire de cet arrondissement, Delphine Bürkli, a inauguré une plaque en mémoire d'Adolphe Sax. (voir le tweet du 22 novembre dernier ci-dessous) Où ? 50 rue Saint-Georges.

     

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    Sa manufacture d'instruments de musique, des saxophones, employa jusqu'à 200 personnes, souligne Le Parisien. Le génial inventeur déménagea beaucoup également. C'est ce que nous écrit une des auteures du guide de l'ex-quartier du 9e Trudaine Rochechouart récemment rebaptisé Anvers - Montholon et paru en 2007 dans le cadre des activités des conseils de quartier, Trudaine Rochechouart dans tous ses éclats. On peut lire dans ce guide qu'Adlophe Sax avait ses ateliers rue Lallier, au 6 précisément (voir page 110 de ce guide). Alors qui se trompe ?

    "Personne ne se trompe, tout simplement parce que Sax a vécu et travaillé au cours de sa vie parisienne à plusieurs endroits entre les 9e et 10e arrondissements nous dit cette rédactrice. Dans la mesure où il s'est implanté également au 6 rue Lallier, et que notre guide Trudaine/Rochechouart s'arrête quasiment à cet endroit, il était judicieux d'effleurer Sax et Berlioz. Sax s'est installé également au 26 rue de Rocroy, au 39 rue de Dunkerque, puis au 56 rue Laffitte, au 11 rue Viollet Le Duc... pour finir rue Frochot"*.

    Et voilà un petit texte pour dire que c'est ce cher Berlioz qui, consacrant à Sax un article élogieux dans le Journal des Débats en 1842, l'incite à se fixer à Paris l'’année suivante, rue Neuve-Saint-Georges. 

     

    "Le Saxophon, ainsi appelé du nom de l’inventeur est un instrument de cuivre assez semblable à l’ophicléïde par sa forme, et armé de dix-neuf clefs. Il se joue non pas avec une embouchure, comme les autres instrumens de cuivre, mais avec un bec semblable à celui de la clarinette-basse. Le Saxophon serait ainsi le chef d’une nouvelle famille, celle des instrumens de cuivre à anche. Son étendue est de trois octaves, en partant du si bémol grave au-dessous des portées (clef de fa) ; son doigté est à peu près le même que celui de la flûte ou de la deuxième partie de la clarinette. Quant à la sonorité, elle est de telle nature que je ne connais pas un instrument grave actuellement en usage qui puisse, sous ce rapport, lui être comparé. C’est plein, moelleux, vibrant, d’une force énorme, et susceptible d’être adouci. C’est fort supérieur, à mon sens, aux notes graves des ophicléïdes pour la justesse, pour la fixité du son dont le caractère d’ailleurs est tout à fait neuf et ne ressemble à aucun des timbres qu’on entend dans l’orchestre actuel, si ce n’est un peu à celui du mi et du fa grave de la clarinette-basse. Grâce à l’anche dont il est pourvu, le Saxophon peut enfler et diminuer le son ; il produit, dans le haut, des notes d’une vibration pénétrante qui pourraient même être heureusement appliquées à l’expression mélodique. Sans doute il ne sera jamais propre aux traits rapides, aux arpéges compliqués ; mais les instrumens graves ne sont point destinés aux évolutions légères ; il faut donc au lieu de s’en plaindre, se réjouir de l’impossibilité où l’on sera d’abuser du Saxophon et de détruire son majestueux caractère en lui donnant des futilités musicales à exécuter. 

    Les compositeurs devront beaucoup à M. Sax, quand ses nouveaux instrumens seront devenus d’un usage général. Qu’il persévère ; les encouragemens des amis de l’art ne lui manqueront pas".

     

    Nota : pas de coquilles dans cette citation, mais l'usage d'alors voulait qu'on écrivit instrument et encouragement sans T, comme on peut le vérifier dans le Manuel de l'orthographiste... de 1833. Voir ci-dessous
     

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     * source : Adolphe Sax : 1814-1894 : sa vie, son oeuvre et ses instruments de musique ; 284 pages ; éditions de l'Université de Bruxelles, 1980