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élections municipales

  • Municipales 2020, le retour de la politique politicienne à Paris !

    Dans la perspective des élections municipales de 2020, qui se dérouleront dans pratiquement un an (les dates précises ne sont pas encore connues), nous vous proposons un état des lieux de la pré-campagne qui a déjà commencé. Il ne s'agit pas de se prononcer sur telle ou telle candidature, nous nous en garderons bien, ni de faire des prédictions improbables, mais plutôt de voir comment s'amorce cette campagne et qui sont les candidats en lice, parmi lesquels figure peut-être la ou le futur maire de Paris. Nous traiterons aujourd'hui de la course à l'hôtel de ville et dans un prochain article de la situation dans les arrondissements qui nous concernent directement, les 9e, 10e et 18e arrondissements.

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    La bataille de Paris

    Certes, il y a d'abord les élections européennes du 26 mai prochain qui nous diront quel est le rapport de forces entre les différentes tendances politiques, bien que la particularité de ce scrutin n'en donnera pas une image très précise, disons que nous verrons les grandes tendances. Dans cette attente, la pré-campagne 2020 pour la mairie de Paris se met en place. La presse se fait l'écho des sondages* sur les chances respectives des candidats à la candidature côté La République en Marche (LREM) à être d'abord candidat puis tenter ensuite d'être élu, des sondages qui font grincer des dents dans ce même partiDes élus Les Républicains (LR) déclarent leur soutien à une candidature de Pierre Yves Bournazel, actuel député des 9e et 18e, sous l'étiquette LR/AGIR. Les écologistes ont déjà plus ou moins préempté leur candidats avec Julien Bayou, actuel Conseiller régional IdF, avec Antoinette Guhl, adjointe à la maire de Paris (économie sociale et solidaire) et David Belliard, co-président du groupe EELV au Conseil de Paris.

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    L'hôtel de ville de Paris en 1859, détail (photographie Gustave le Gray)

    Bref, doucement mais sûrement, personne n'ayant envie de rater le coche, les choses se mettent en place. Mais quelle est la situation de départ, c'est à dire où en sommes nous aujourd'hui d'un point de vue politique après cinq ans de mandature Anne Hidalgo ?

    Comme on le dirait dans la sphère LREM, le Conseil de Paris fonctionne en apparence encore comme dans « l'ancien monde » : une nette majorité pour la coalition socialistes-écologistes-communistes (91 conseillers au total, majorité à 82 voix) et une opposition regroupée autour d'un pôle LR (55 conseillers élus sous l'étiquette UMP en 2014) et UDI-MODEM (16 conseillers), donc un clivage classique gauche/droite. En termes de voix, rappelons pour mémoire que la candidate de la gauche Anne Hidalgo avait recueilli 55% des votes contre 45% à la droite.

    Voilà pour les apparences qui sont aujourd'hui trompeuses car l'irruption de LREM dans le paysage politique et la progression de la France Insoumise ont fait exploser les choses à Paris comme un peu partout en France. Nous n'évoquons pas le Rassemblement National (ex FN) qui n'a jamais réussi à véritablement percer à Paris, la Capitale faisant exception à une très grande partie de la France.

    À gauche, les relations se sont tendues, tant au sein de la coalition qu'au sein des partis politiques. Au Parti Socialiste (PS), ou "de ce qu'il en reste" diront les taquins, on peut observer trois tendances. D'abord celle d'Anne Hidalgo qui ne se présente plus guère comme « socialiste » et préfère l'étiquette « de gauche ». Ses relations avec le président de la République et donc avec LREM restent floues. Certains ex-socialistes ont franchi le pas et ont rejoint LREM comme Julien Bargeton, ex-adjoint aux finances ou vont sans doute le faire prochainement comme l'ancien premier adjoint Bruno Julliard. Une troisième tendance semble apparaitre avec les soutiens de Benoit Hamon, favorables à une gauche plus radicale. Il est vrai, sans vouloir être trop désagréable, que, stratégiquement, se présenter aujourd'hui sous l'étiquette PS présente un certain risque pour les candidats.

    Si les communistes semblent s'orienter vers le maintien de leur accord avec les socialistes, les écologistes pourraient bien choisir une relative indépendance à l'instar de ce qu'ils font pour les élections européennes, positionnement dangereux pour les socialistes qui rappelons le n'ont la majorité au sein de l'actuel Conseil de Paris qu'avec les voix écolos. Mentionnons la très probable candidature de Danielle Simonet pour la France Insoumise (LFI), un parti qui a progressé significativement à Paris lors des derniers scrutins nationaux.

    On a donc aujourd'hui une gauche parisienne assez éclatée. Et pour être complet, il faut garder en mémoire que les élections législatives de 2017 ont été très défavorables à la gauche de la majorité municipale à Paris puisque nombre de députés socialistes sortants comme Seybah Dagoma, ou encore Jean-Christophe Cambadelis et Patrick Bloch ont été battus par des candidats LREM ou proche alors presqu'inconnus.

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    L'ancien Hôtel de ville de Paris

    Qu'en est-il à droite ? Les choses ne vont guère mieux. Le pacte de l'opposition municipale LR/UDI-MODEM a clairement volé en éclats lui aussi avec le ralliement de l'UDI-MODEM à LREM et la scission au sein de LR entre la branche « conservatrice », soutien de Laurent Wauquiez, et la branche « progressiste », emmenée à Paris par Pierre-Yves Bournazel. De ce côte aussi les candidats à la candidature ne manquent pas non plus. Citons de mémoire Florence Berthoud, Jean-Pierre Lecoq, Rachida Dati, respectivement maires des 5e, 6e et 7e arrondissements côté LR, et du député Pierre-Yves Bournazel pour LR/AGIR.

    Voilà pour le tableau général que nous ne prétendons pas être exhaustif. Car il faudra sans doute compter aussi avec des candidatures de personnalités hors parti, ou des listes citoyennes comme on avait commencé à en voir émerger lors des dernières municipales. Des candidatures qui, même si leurs chances d'emporter le scrutin sont très hypothétiques, peuvent venir brouiller le jeu électoral, quelques pour-cents peuvent faire basculer une élection d'arrondissement et changer la donne pour l'élection de la ou du futur maire de Paris. Mais nous ne sommes pas encore aux élections, beaucoup de choses peuvent changer d'ici là.

     

    * : À propos des sondages électoraux, nous tenons à préciser qu'il faut toujours être très prudent à leur lecture quand il s'agit d'une élection comme celle de la mairie de Paris, ces sondages étant réalisés sur l'ensemble de la capitale ou au mieux sur quelques arrondissements-test. En effet, il faut rappeler que l'élection du maire de Paris se fait par les conseillers de Paris élus dans chaque arrondissement au scrutin de liste majoritaire. C'est donc pas moins de dix-sept scrutins (c'était vingt avant la fusion des quatre premiers arrondissements) qu'il faut observer pour connaitre l'issue de la bataille pour la mairie de Paris. Il faut rappeler aussi, que si le contexte national influe sur les résultats des élections locales, les élections municipales montrent toujours des exceptions à cette règle, des personnalités localement bien implantées pouvant se jouer d'un contexte national défavorable et l'emporter.

  • Mais au fait, êtes-vous inscrit(e) sur les listes électorales ?

    Carte electorale.JPGLe droit de vote est un élément important de notre Démocratie. Pas le seul certes, la Démocratie fort heureusement ne se limite pas à ce droit : nous aimons parler en toute liberté, nous aimons une information libre et pluraliste, nous aimons le droit d’association, … mais le droit de vote reste un symbole très fort de notre vie démocratique.

    Alors pour 2014, élections municipales, et européennes ne l’oublions pas, êtes-vous inscrit, vous Monsieur, êtes-vous inscrite, vous Madame sur les listes électorales ?

    Pour le savoir, la mairie de Paris a mis en ligne un service bien pratique : il vous suffit d’aller sur la page paris.fr. Dans la rubrique « paris politiques », choisir « élections » et là sur la droite, vous avez un lien « Vérifiez si vous êtes inscrit(e) ». Allez, on vous facilite le travail, voici le lien -Vérifiez si vous êtes incrit(e).

    Bien sûr, seuls les Parisiens bénéficient de ce service ! En prime, si vous n’êtes pas inscrit(e), la même page vous indique comment s’inscrire en ligne mais c'est un peu compliqué et une visite à la mairie peut être une meilleure solution.

    Bon, pour les habitués du clavier, c’est quand même pratique et assez bien fait. Mais n’oubliez pas, date limite des inscriptions : 31 Décembre 2013, après c’est fichu !

  • Petite fiche d'identité des 9e, 10e & 18e arrondissements

    La campagne électorale qui s'annonce pour les municipales de 2014 va être pleine de belles promesses et d'engagements pour 2020. Beaucoup de chiffres vont être utilisés et l'électeur moyen a souvent du mal à s'y retrouver.

    Nous possédons un outil très remarquable en France. Il s'agit de l'Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques, le fameux INSEE. On trouve sur le site web de cet institut énormément d'informations très fiables et qui, pour bien des domaines, nous permettent de faire un état des lieux et d'y voir plus clair. C'est ce que nous avons fait pour vous en préparant une petite fiche d'identité de nos 3 arrondissements en ce qui concerne la population, le logement, le revenu, l'emploi et le chômage et l'activité économique. Le tout en perspective avec l'ensemble de la ville de Paris.

    Fiche identite ardt.JPG

    Cliquez sur l'image pour télécharger le fichier PDF plus lisible

    Chacun interprétera ces chiffres suivant ses pôles d'intérêt mais ils nous montrent clairement la différence entre le 9e d'une part et les 10e et 18e d'autre part : pourcentage de propriétaires de leur logement, revenu net moyen et pourcentage de foyers fiscaux imposables, nombre d'emplois et taux de chômage. Tout cela nous ramène à notre article sur le gentrification de Paris.

  • Municipales 2014 : retour vers le futur

    Avant que la pression ne soit maximum et que la campagne électorale batte vraiment son plein, nous vous proposons un petit retour en 2008 avec ces deux vidéos prises lors des derniers meetings des deux principaux candidats. L'intérêt, c'est de voir que tout change et que rien ne change dans le discours politique : les envolées lyriques, les accès de sincérité, ....

    Le 16 Janvier 2008 pour Françoise de Panafieu au théâtre du Gymnase Marie Bell sur les Grands Boulevards


    Meeting Panafieu 16 janvier 2008 par ParisNeuvieme


    Le 27 Février 2008 pour Bertrand Delanoë au Zénith


    Zénith Delanoe 27 février 2008 par ParisNeuvieme

  • Les élections

    0b20d4a42cd617539089222166f65dc7.jpgLes municipales approchent – Mars 2008 – et avant de connaître dans le détail qui sera candidat dans notre arrondissement, il n’est pas inutile de faire un point des forces en présence telles que les résultats des scrutins du printemps dernier nous permettent de le faire.

    Rappelons que l’actuelle majorité dans le 9ème est issue d’un regroupement des forces dites de la gauche plurielle telle qu’elle existait en 2001, à savoir le PS, le PC, les Verts, le MDC (chevènementistes) et les Radicaux de gauche. L’opposition municipale quant à elle est certes mono couleur (UMP) mais avec les fractures que ce mouvement a connu à Paris en 2001 entre les « tibéristes » et les « séguinistes ». La majorité municipale dans le 9ème compte 11 élus dont le Maire et l’opposition 3 élus.

    Nous pouvons donc utilement regarder les forces en présence en les regroupant dans les grandes catégories suivantes :

    • Extrême gauche
    • Gauche incluant le PS, le PC, les Radicaux de gauche et le MDC
    • Les Verts
    • MoDem
    • Droite incluant UMP et divers droite
    • Extrême droite (FN)

    Pour ces catégories, les résultats des scrutins donnent les chiffres suivants :

     

    1er tour présidentielles

    2ème tour présidentielles

    1er tour législatives*

    Extrême gauche

    2.1%

     

     

    Gauche

    32.4%

    49.3%

    27%

    Les Verts

    2.4%

     

    4.9%

    MoDem

    22.7%

     

    15.6%

    Droite

    36.5%

    50.7%

    41.9%

    Extrême droite

    3.9%

     

     

    Autres

     

     

    10.6%

    * notre arrondissement fait partie de la 4ème circonscription de Paris regroupant les 8ème et 9ème arrondissements. Pierre Lellouche (UMP) a été élu au 1er tour avec 52% des voix (67.4%des voix dans le 8ème, 41.9% dans le 9ème).

     

    Quelques commentaires s’imposent :

    • La droite, même si elle n’atteint pas les 50%, garde une majorité relative dans l’arrondissement,
    • Le MoDem est en position d’arbitre,
    • La situation de l’actuelle majorité est dégradée d’abord par l’effondrement des Verts et celle du PS pourrait devenir difficile si aucun accord soit avec les Verts, soit avec le MoDem, n’est trouvé.

     

    Dans ce contexte, il est clair que la personnalité des candidats va jouer un grand rôle dans notre arrondissement. Si Pierre Lellouche (UMP), à condition qu’il soit candidat dans le 9ème, peut raisonnablement espérer retrouver le niveau de 40% des voix, Jacques Bravo, l’actuel Maire du 9ème (PS) qui ne cache pas sa volonté d’être à nouveau candidat, peut lui espérer faire mieux que le total de la gauche aux législatives et atteindre le même niveau de 40% des voix. Il est donc clair que la question des accords sera cruciale dans le scrutin, le MoDem et Les Verts ayant chacun décidé d’avoir leurs listes propres emmenées respectivement pour Paris par Marielle de Sarnez pour le MoDem et Denis Baupin pour les Verts. Les récents débats lors du Conseil de Paris ont donné le ton : UMP et PS sont modérés vis à vis d'un MoDem qui s'affiche plus (Marielle de Sarnez a pris la parole au nom de ce groupe lors du débat sur le Plan Climat lundi) et Les Verts ont durci le ton vis à vis du PS (cf. prise de parole de Nicole Azzaro, élue du 9ème, lors du même débat).

    A suivre.