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  • Municipales 2014 : une rencontre avec Anne Hidalgo

    Au-delà des rencontres avec certaines têtes de liste des 9e, 10e et 18e arrondissements, nous avons sollicité certains candidats à la mairie de Paris dans le même contexte que pour les arrondissements, à savoir ceux qui pourraient être en responsabilité après les élections. Il s’agit en fait de deux candidates. Notons au passage que Paris joue cette année et personne ne s’en plaindra, les précurseurs puisque ce sont deux femmes qui tiennent le haut de l’affiche, Nathalie Kosciusko-Morizet pour l’UMP-UDI-MoDem et Anne Hidalgo pour le PS-PCF-PRG. Ce sont ces deux femmes que nous avons sollicitées. A celles-ci, nous avons ajouté Christophe Nadjovski pour les écologistes d’EELV. Ecologistes qui, en cas de victoire de la gauche, participeront à l’exécutif parisien d’une manière ou d’une autre, proportionnellement aux résultats du scrutin comme nous l'ont laissé entendre nos interlocuteurs.

    L’idée est simple : rencontrer candidates et candidat pour leur parler de Barbès et de ses alentours, leur présenter les sujets qui nous préoccupent et qui seront à traiter au niveau de l’Hôtel de Ville par le Conseil de Paris, le tout dans une grille d’entretien commune pour comparer les réponses. Il s’agit plus d’un échange de points de vue que d’une liste de questions.

    Nous commençons aujourd’hui par notre rencontre avec Anne Hidalgo.

    Nota important : dans un souci d'équilibre entre les points de vue, nous avons depuis des semaines demandé un rendez-vous à NKM avec le soutien actif des candidats UMP des trois arrondissements, mais sans résultat à ce jour. Une date avait été fixée avec Christophe Najdovski mais la réunion a été annulée par le candidat à la dernière minute. Que les lecteurs de ce blog ne soient pas étonnés si les seuls propos d'Anne Hidalgo sont publiés ici, Action Barbès n'en porte pas la responsabilité.

    paris,municipales-2014

    Action Barbès rencontre Anne Hidalgo


    C’est une Anne Hidalgo très attentive et entourée des trois têtes de liste socialistes des 9e, 10e et 18e que nous avons rencontrée dans les derniers jours de février pendant presque deux heures. De l’aveu même de son directeur de campagne, Rémi Féraud, la candidate socialiste connait assez mal le quartier de Barbès, à l’opposé de Bertrand Delanoë, élu du 18e. Cette rencontre était donc une façon pour Anne Hidalgo d’être sur le terrain et de mieux connaitre Barbès et ses problèmes via notre association. Action Barbès s’était fortement mobilisé pour l’occasion puisque pas moins d’une douzaine d’adhérents, chacun porteur d’un sujet particulier, étaient présents.

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  • Municipales 2014, où en sommes-nous ?

    paris,municipales-2014Les élections municipales sont un moment particulier pour une association de quartier comme Action Barbès. Il faut regarder les propositions des candidats, bien cerner les problèmes qui nous préoccupent concernant Barbès et ses alentours, interroger ces candidats et leurs colistiers, essayer d’aller avec eux un peu plus loin que les discours convenus qui se tiennent au cours des campagnes électorales, …. Obtenir ou essayer d’obtenir des engagements de ces candidats même si, pour être honnêtes, nous savons que ceux-ci n’impliquent que ceux qui les écoutent. Et pour Action Barbès, cela couvre trois arrondissements de Paris !

    Nos choix

    Nous avons décidé cette année de façon très arbitraire, nous le reconnaissons, de nous intéresser à quelques sujets phares qui préoccupent nos adhérents concernant les 9-10-18e et en tout premier lieu le projet de réaménagement du boulevard de La Chapelle en promenade urbaine. Nous avons aussi décidé de limiter nos entretiens aux candidats qui nous paraissent être en situation d’occuper des responsabilités au cours de la mandature 2014-2020. C’est pourquoi nous vous proposerons la semaine prochaine une série de 3 articles, un par arrondissement, qui résumeront nos entretiens avec d’une part les candidats de l’union UMP-UDI-MoDem et d’autre part avec les candidats PS-PCF-PRG. Nous avons aussi interrogé les candidats écologistes qui, en cas de victoire de la gauche, feront partie des exécutifs municipaux. Que les autres candidats nous pardonnent ces choix mais Action Barbès est une petite association qui n’a pas les moyens d’être partout et suivre tout le monde.

    Pour chaque arrondissement, nous avons établi une liste de sujets spécifiques et avons ainsi créé une grille d’entretien commune utilisée lors des rencontres avec les candidats nous permettant ainsi de voir où sont les points convergents et les différences.

    Les listes

    Mais pour commencer, et puisque le dernier délai pour déposer les listes des candidats était jeudi dernier à 18h, jetons un coup d’œil sur celles-ci.

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  • Petites et grandes dérives de la droite autour de Barbès

    paris,municipales-2014,samedis-politiquesLa droite dite républicaine ou de gouvernement, en clair l’Union pour un Mouvement Populaire (UMP), présente un bien curieux visage dans les trois arrondissements autour de Barbès. Les cas les plus médiatisés ne sont pas les cas les plus graves, les apparences sont trompeuses. Voyons la chose en détails.

    Si l'élimination de Roxane Decorte de la liste UMP dans le 18e a fait grand bruit en son temps, il semble bien néanmoins que ce soit dans cet arrondissement que ce parti se présente de la façon la plus tranquille. Il y a sans doute une explication à cela. Pierre Yves Bournazel, tête de liste, prend bien soin d’éviter un affichage UMP trop voyant. Pour s’en convaincre, point de logo UMP sur ses tracts, très très peu de mentions de l’UMP sur son site web sans aucun logo de ce parti là non plus. Certes M. Bournazel ne cache pas son appartenance à la liste de Nathalie Kosciusko-Morizet (NKM) et pour cause, il en est un des porte-paroles, mais il le fait au niveau parisien et reste fort discret sur le sujet dans le 18e.

    Le cas du 10e arrondissement est cocasse. L’UMP y a investi Deborah Pawlik, femme tout à fait inconnue dans cet arrondissement. Mme Pawlik a bien été candidate suppléante à la députation en 2012 dans la 5e circonscription de Paris qui regroupe 3e et 10e mais c’est là la seule marque de sa présence dans l’arrondissement. Serge Federbusch est conseiller d’arrondissement élu avec l’étiquette UMP en 2008 mais il n’a pas obtenu l’investiture de ce parti en 2014. Aussi est-il passé à la dissidence en se présentant avec le label Paris Libéré, parti ad hoc créé par Charles Beigbeder ces dernières semaines. Mais cela n’a pas empêché M. Federbusch d’avoir un logo UMP sur ses affiches encore très récemment. Comprenne qui pourra.

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    Apparemment plus calme, le cas du 9e arrondissement n’en est pas pour autant le moins sérieux voire le plus inquiétant. Delphine Burkli, tête de liste UMP, accueille en numéro 3 sur sa liste Catherine Lecuyer et en numéro 4 Alexis Govciyan.

    La présence de M. Govciyan, tout à fait inconnu dans le 9e, est liée à la communauté d’origine arménienne dans cet arrondissement. Delphine Burkli ne semble d’ailleurs pas s’en cacher puisqu’elle a participé au dîner annuel de cette communauté la semaine dernière en présence de Charles Aznavour. Et pour s'en convaincre tout à fait, il suffit de lire l'article paru le 6 février sur le site Nouvelles d'Arménie Magazine où il est clairement dit qu'en cas de victoire, Alexis Govciyan pourrait briguer un poste d’adjoint au maire à déterminer en fonction des portefeuilles « pour servir ceux pour qui je travaille depuis toujours ». Notons aussi au passage que les socialistes n'étaient pas en reste à ce dîner puisqu'Anne Hidalgo y participait également. On peut ici trouver étrange cette approche communautariste assez contraire à l’esprit de notre République mais la chasse aux voix ne semble pas avoir de limites.

    La présence de Mme Lecuyer est beaucoup plus inquiétante. Elle aussi tout à fait inconnue dans le 9e, est membre de l’UMP mais dans sa partie la plus réactionnaire, à savoir le Parti Chrétien Démocrate de Christine Boutin comme l’annonce sa page Facebook. Homophobe, catholique tendance intégriste, anti-IVG, anti « Mariage pour tous » avec une vision tout à fait passéiste des choses, Mme Lecuyer ne correspond pas à l’esprit d’ouverture et de tolérance qui prédomine dans le 9e. Il est d’ailleurs assez difficile de comprendre la dérive droitière de Delphine Burkli par rapport à sa candidature de 2008. Elle était alors entourée de Claire Gibault, chef d’orchestre, centriste de droite mais ouverte et de Roger Auque, UMP mais aux allures libertaires. La voilà associée à un ancien conseiller de Nicolas Sarkozy dont les thèmes très "maurrassiens" au cours de la campagne de 2012 étaient très explicites après le discours ultra-sécuritaire de Grenoble et à une militante ultra-droitière comme l’indiquent les propos de Mme Boutin au cours du débat diffusé le 2 Février par BFMTV. On a connu une Delphine Burkli plus ouverte, elle qui accueillait sur sa liste en 2008 Olivier Boileau Descamps, chef d'entreprise et consultant en Ressources Humaines, membre du bureau de GayLib, mouvement LGBT associé à l’UMP. Là encore, allez y comprendre quelque chose !

  • Municipales 2014 : l’électeur et le mode de scrutin

    paris,municipales-2014,démocratieLe système électoral pour les élections municipales à Paris, Lyon et Marseille n’aide guère le citoyen-électeur tant il est sophistiqué. Certes, il est probable que le Législateur a voulu faire en sorte que des majorités émergent des scrutins et rendent ainsi les principales villes de France gouvernables mais l’exercice démocratique s’en trouve compliqué d’autant que les modes de scrutins présidentiel et législatif servent en quelque sorte de référence aux électeurs et que le scrutin municipal à Paris diffère sensiblement de ce schéma.

    Dans la plupart des cas, la liste pour laquelle nous allons voter au premier tour ne sera pas la liste qui in fine se retrouvera être l’exécutif local en cas de victoire. Au passage, on peut d’ailleurs sérieusement s’interroger sur l’utilité des sondages qui nous sont proposés en ce moment et qui « globalisent » Paris alors que la capitale n’est ni plus ni moins, pour le scrutin, que la somme des 20 arrondissements, chacun avec leurs différences.

    Dit autrement, le classique « au premier tour je choisis, au second j’élimine » ne fonctionne pas avec le type de scrutin en place : on ne choisit pas au premier tour car les listes peuvent fusionner entre les deux tours dans certaines conditions, on n’élimine pas plus au second puisque les minoritaires se verront quand même confier des mandats proportionnellement à leur score.

    Le citoyen-électeur doit donc intégrer ces informations au moment de son vote. Certes le programme de sa liste favorite, la composition de cette même liste à commencer par la personnalité qui la dirige, sont des facteurs déterminants mais d’autres facteurs sont à prendre en considération au moment de glisser son bulletin dans l’urne. Si la Démocratie est l’expression par un vote libre d’une adhésion à des idées et des propositions, c’est aussi l’acceptation du fait majoritaire. Dans une Démocratie vivante, l’émergence d’une majorité se fait le plus souvent par un système d’alliances politiques, alliances qui sont extrêmement dépendantes des rapports de force politique existants suite aux scrutins.

    Le citoyen-électeur ne peut ignorer cet aspect des choses au moment du vote, essentiellement au premier tour. Il lui faut intégrer de manière subtile la façon dont il souhaite que le rapport de force s’établisse entre les différents candidats pour aboutir à une gestion équilibrée de la cité, en clair ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier. Un casse-tête !

  • Municipales 2014 : s’informer pendant la campagne électorale

    Pour voter, il faut faire un choix. Pour faire un choix, il faut être informé. C’est un principe fondamental de la Démocratie. Comment s’informe-t-on pendant une campagne électorale ?

    Sur le sujet, reconnaissons que le citoyen est la plupart du temps assez passif et il attend que l’information vienne à lui. Tractage dans les rues, porte-à-porte, grandes réunions publiques ou petits comités thématiques, rencontres d’appartement, …. La liste des actions traditionnelles est longue même si les réunions de préau du temps jadis ne sont plus d’actualité. Tout cela engendre une activité intense et les candidats ont un agenda bien rempli pendant la campagne électorale.

    Le tract est souvent succinct, en petit format, diffusé en grande quantité. Il répond aussi à une programmation dans le temps par le biais des tracts thématiques (logement, transport, économie, …) diffusés au cours de la campagne. Il permet bien souvent aux candidats d’engager la conversation avec les passants lors des tractages. En début de campagne, il n’est pas rare de voir diffuser des documents plus conséquents dans la forme (quatre voire huit pages) et sur le fond (résumant leur programme, leurs engagements …. voire présentant certains de leurs colistiers).

     

    paris,municipales 2014

    Exemple de tract thématique : Delphine Burkli 9e UMP  - Thème = Ecologie

     

    Le tractage dans la rue reste un des meilleurs moyens pour avoir un contact direct avec le candidat...

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  • Municipales 2014 : 9e, 10e et 18e - un point avant le dernier virage

    paris,municipales-2014La trêve des confiseurs n’a pas eu d’effet sur le front des municipales à Paris et le paysage a changé ces derniers jours, plus dans les 10e et 18e, un peu moins dans le 9e. Faisons un état des lieux arrondissement par arrondissement en notant qu’aucune liste officielle complète de candidats n’a encore été publiée à l'exception de celle de Remi Féraud dans le 10e.

    Dans le 9e, les choses sont relativement calmes. La candidate socialiste Pauline Véron continue sa campagne un peu à l’image de celle de la patronne Anne Hidalgo, sans agitation, quelques réunions thématiques et ouverture de la permanence rue Victor Massé.

    A droite, l’accord UMP-UDI-MoDem a fait un peu bouger les choses. Pas la tête de liste Delphine Burkli, très bien ancrée dans l’arrondissement, mais pour les deuxième et quatrième places de cette même liste. Rappelons que dans le cadre de cet accord, Christian Saint-Etienne (UDI) a quitté le 9e pour être candidat dans le 11e et qu’il n’y a pas ici de dissidence suite à l’accord. Jean Baptiste de Froment, un temps sur la liste en deuxième position, retiré un moment au profit d’Armand Hennon suivant quelque rumeur, a été réintroduit en seconde place ces derniers jours. Jean-Baptiste de Froment, 35 ans, Conseiller d’Etat, habite le 9e depuis 12 ans. Il est un ancien conseiller de .....

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  • Décembre 2013 - Un point sur la préparation des municipales 2014

    Le tableau ne se présente pas comme on pouvait penser qu’il se présenterait ! Au seuil de vraiment entrer dans la campagne (juste après les Fêtes), les partis politiques et les têtes de listes (nous allions dire « têtes de gondoles ») s’activent pour se mettre, selon eux, dans la meilleure position possible.

    Un élément pourtant est venu perturber toute cette agitation « microcosmique » comme aurait dit Raymond Barre, et il est d’importance : le désamour, dont le Parti Socialiste (PS) est l’objet et pense qu’il pourrait être l’objet d’un vote sanction en 2014, ne profite pas à l’UMP qui patauge dans ses conflits internes mais profite au Front National. Pour le coup, chaque parti de gouvernement rameute à tout va pour essayer d’établir un rapport de force qui lui serait favorable au soir du 1er tour des élections. C’est oublier que voilà plus de 10 ans Paris est tombé à gauche, y est resté et que la situation nationale y a peu d’impact aux municipales.

    Mais peu importe ! Chacun essaie d’attirer à lui ce qu’il peut.

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  • Le projet de SCMR prisonnier de la politique politicienne

    paris,scmr,samedis-politiques,salle-de-consoLe projet de salle de consommation à moindre risques (SCMR) du boulevard de La Chapelle est un projet de santé publique s’inscrivant dans la politique de prévention des risques liés à la toxicomanie. Chaque mot a ici son importance car il définit très clairement le cadre dans lequel le projet s’inscrit : prévention des risques et toxicomanie. Ce sont deux sujets difficiles à aborder par les politiques, surtout à l’approche des élections, car ils sont à la fois chargés d’un certain flou mais surtout de beaucoup d’a priori, les deux perturbant d’abord une approche puis ensuite un jugement sereins du sujet. La situation actuelle du projet de SCMR à Paris en est le reflet parfait.

    La gauche au pouvoir (socialistes et écologistes), tant au niveau national que municipal, s’est rangée à l’idée qu’une SCMR pourrait être une approche raisonnable et efficace du problème de prévention des risques liés à la toxicomanie. Elle a lancé le projet parisien de manière assez volontaire mais son élan a été brisé net par l’avis négatif émis par le Conseil d’Etat. Certes les déclarations de la ministre de la Santé sont là pour nous dire qu’il ne s’agit là que d’une péripétie juridique qui n’altère en rien la volonté du gouvernement de réaliser ce projet. C’est ce que nous croyons comprendre de la déclaration de Marisol Touraine devant la représentation nationale le 15 octobre dernier.


    Question de Philippe Goujon à Marisol Touraine par MarisolTouraine

    Anne Hidalgo, elle, n’a pas oublié qu’elle est candidate à la mairie de Paris et probablement pour ne pas s’aliéner une partie de l’opinion publique qu’elle pense sans doute, mais sur quelle base, plutôt réticente au projet, s’est empressée de reporter celui-ci pour l’après élection.

    Disons tout net que les déclarations de Mme Touraine relèvent de la méthode Coué et ne donnent aucune garantie sur la volonté réelle du gouvernement de mener ce projet à son terme dans des délais raisonnables et que, parallèlement, les propos de Mme Hidalgo relèvent clairement du manque de courage politique et d'une certaine hypocrisie, un report post-élection pouvant devenir un report aux calendes grecques !

    La droite elle (UMP et centristes), toujours aux niveaux national et municipal, s’est déclarée avec force opposée au projet. Nathalie Kosciusko-Morizet (NKM), candidate à la mairie de Paris en a fait un court paragraphe dans les « 7 progrès majeurs de la vie des Parisiens » qu’elle entend développer et ce dans la rubrique « sécurité, première des libertés ». C’est l’engagement numéro 4 « Refuser la salle de shoot ». L’intitulé de l’engagement et le choix de placer ce sujet dans cette rubrique « sécurité » est déjà une indication intéressante de l’approche que la candidate a du sujet. Que préconise NKM ? Augmenter les crédits à la prévention contre les addictions, multiplier les campagnes de prévention. Outre que les campagnes de prévention contre la drogue en général et les risques associés n’ont pas manqué ces dernières années avec le peu d’efficacité que l’on constate, on peut déjà noter que cette focalisation sur la prévention ne règle pas la question des toxicomanes qui ont besoin d’être soignés au même titre, par exemple, que le sont les alcooliques dans notre pays. NKM fait carrément d’emblée l’impasse sur le sujet.

    Au risque d’être un peu brutal, disons que le plus critiquable reste  quand même la malhonnêteté intellectuelle de l’approche de la candidate. Les termes utilisés (salle de shoot avec tout ce que cela comporte de péjoratif dans l’esprit de l’opinion publique alors qu’il ne s’agit pas de cela), les approximations tendancieuses (le Conseil d’Etat ne s’est pas opposé au projet, il a dit qu’il n’était pas conforme à la législation en vigueur), les fausses informations (l’Académie Nationale de Médecine n’a pas condamné le projet comme l’indique un article publié dans la revue Médecins de janvier/février 2013) et enfin la peur (faire du quartier le rendez-vous des toxicomanes, comme si cela n’était pas déjà le cas), tous les ingrédients d’une déplorable instrumentalisation politicienne du projet sont là pour encore une fois satisfaire une partie de l’opinion publique jugée plutôt hostile au projet (sur quelle base ?) et faire jouer les a priori idéologiques.

    Les deux attitudes sont à des degrés divers condamnables. Il s’agit d’un problème grave qui mérite mieux que des postures politiciennes, à commencer par une pédagogie dégagée des positions de principe et autres jugements moraux qui n’ont jamais réglé aucun problème de santé publique.

  • Municipales 2014 : retour vers le futur

    Avant que la pression ne soit maximum et que la campagne électorale batte vraiment son plein, nous vous proposons un petit retour en 2008 avec ces deux vidéos prises lors des derniers meetings des deux principaux candidats. L'intérêt, c'est de voir que tout change et que rien ne change dans le discours politique : les envolées lyriques, les accès de sincérité, ....

    Le 16 Janvier 2008 pour Françoise de Panafieu au théâtre du Gymnase Marie Bell sur les Grands Boulevards


    Meeting Panafieu 16 janvier 2008 par ParisNeuvieme


    Le 27 Février 2008 pour Bertrand Delanoë au Zénith


    Zénith Delanoe 27 février 2008 par ParisNeuvieme

  • Municipales 2014 – De l’intérêt des accords électoraux

    Dans la perspective des élections municipales de mars 2014 à Paris, les tactiques électorales des partis politiques commencent à se dévoiler. Clairement avec l’accord conclu entre le Parti Socialiste (PS) et le Parti Communiste Français (PCF), de façon plus ambiguë entre l’Union des Démocrates et Indépendants (UDI) et le Mouvement Démocrate (Modem). Regardons ce qui se passe.

    Accord PS-PCF

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    Le PS et le PCF ont passé un accord pour faire liste commune dès le premier tour. Le PS a proposé 32 places de conseillers d’arrondissement dont 13 conseillers de Paris au PCF et a repris sa demande des 30% de logements sociaux à Paris à l’échéance 2020. Cette généreuse proposition était difficile à repousser par le PCF qui ne compte aujourd’hui que 8 conseillers de Paris et qui marque de façon significative, avec l’acceptation des 30% de logements sociaux, son impact sur le programme du PS.

    Le moteur de cet accord est assez facile à analyser, l’accord lui-même restant difficile à comprendre sur le fond. Nul doute que le PS craint un effet « sanction » lors des municipales et dans ce contexte, regrouper les forces dites « de gauche » pour créer dès le premier tour un rapport de force plus favorable vis-à-vis de la droite est sans doute un impératif très présent chez Anne Hidalgo. C’était d’ailleurs la seule possibilité pour un PS relativement isolé puisque le Parti de Gauche (PG) dune part et les écologistes d’autre part ont décidé de faire liste à part au premier tour. Pour les communistes, la chasse aux postes est devenue cruciale. Il est vrai qu’à Paris, ceux-ci ont été des alliés assez fidèles au sein de la majorité municipale pendant la mandature, notamment dans les moments difficiles pour le PS comme le vote de la délibération permettant la construction de la tour Triangle, projet assez à l’opposé de ce que le PCF préconisait jusqu’à lors. Ajoutons qu’au niveau national, les critiques du PCF, membre du Front de Gauche, vis-à-vis du gouvernement et du PS ne manquent pas. Allez comprendre !

    Le 9e ne compte qu’une conseillère d’arrondissement apparentée communiste, le 10e en compte deux dont un conseiller de Paris et le 18e en compte 3 dont un conseiller de Paris.

    Ambiguïté UDI-Modem


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    L’accord national en préparation entre l’UDI de Jean Louis Borloo et le Modem de François Bayrou semble avoir des ratés au niveau parisien. Côté UDI, Christian Saint-Etienne a clairement fait acte de candidature à la mairie de Paris (tête de liste dans le 9e) mais Marielle de Sarnez (Modem) a fait elle aussi acte de candidature à ce même poste (tête de liste dans un arrondissement pas encore fixé : 14e comme en 2008 ou 6e comme le dit la rumeur ? On ne sait). Disons clairement que toutes ces péripéties relèvent plus d’un triste jeu politicien où les arrière pensées ne sont pas absentes. Il y a d’abord la petite guerre interne à l’UDI Paris entre les actuels conseillers de Paris qui souhaitent garder leur place et ceux qui veulent les prendre. Il y a aussi ce que chacun sait : les centristes ont plus en ligne de mire les élections européennes qui suivront les municipales et il convient de se positionner à cet effet. Marielle de Sarnez n’a-t-elle pas elle-même ouvert le chemin en démissionnant de son poste de conseillère de Paris dès son élection au Parlement européen ? Chacun sait aussi que tout cela finira par un accord avec l’UMP dans un rapport de force qui ne sera pas favorable aux centristes.

    Il y a une conseillère du centre (UDI)  dans le 10e (élue sous l’étiquette UMP en 2008) et pas d’élus centristes dans les 9e et 18e.