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Histoire - Page 30

  • Paris et ses hôtels particuliers

    expo hotel particulier.JPGLe projet de réhabilitation du Louxor a permis à Action Barbès de s’intéresser de plus près aux questions liées au patrimoine. C’est dans cette optique que nous vous recommandons vivement d’aller visiter l’’exposition L’hôtel particulier, une ambition parisienne qui se tient depuis le 5 octobre et jusqu’au 19 février 2012 à la Cité de l’Architecture et du Patrimoine au Trocadéro.

    Beaucoup d’hôtels particuliers ont été détruits au cours des siècles, mais Paris en garde encore pas mal d’exemples. On peut même dire que ceux-ci ont structuré la ville. Du Marais et de la place des Vosges au quartier de la Chaussée d’Antin, à deux pas du carrefour Barbès, en passant par le faubourg Saint-Germain, la ville de Paris reste profondément marquée par ces demeures qui reflètent un art de vivre, certes réservé  à quelques très rares privilégiés, mais témoins d’une civilisation en plein épanouissement.

    Disons le tout net, l’exposition est remarquable ! Elle est en gros organisée en trois étapes qui nous font comprendre l’évolution de l’architecture des hôtels particuliers, leur place dans la ville et la floraison d’arts connexes liés à ce développement.

    La première étape est celle de l’évolution de la structure de l’hôtel particulier. De la Renaissance où l’organisation du bâtiment reste encore très simple autour de la chambre qui sert à la fois de lieu de réception, de repas et de repos jusqu’au salon du XVIIIème siècle, lieu de réception, pièce centrale de l’édifice, là où s’expriment l’art de vivre, la sociabilité, en passant par la pièce d’apparat du Grand Siècle, celui de Louis XIV, l’exposition nous explique, nous montre, cette évolution qui est assimilable à celle de la civilisation. Pour ce faire, et de manière très pédagogique, une suite typique a été reconstituée, formée d’un vestibule, d’une antichambre, d’un salon, d’un cabinet bibliothèque plus intime, puis d’une galerie, permettant de comprendre comment on passe de la cour au jardin, du vestibule pour l’accueil au salon pour la réception, dans un ordre social très structuré.

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    Hôtel de Thellusson par Jean Baptiste Lallment (1716-1803) (source WIkipédiA)

    La seconde étape nous montre quatre hôtels particuliers représentatifs de leur époque. Le plus ancien, celui de Cluny au Quartier latin, construit pour l’abbé de Cluny lors de ses séjours à Paris. Ensuite l’hôtel Lambert, joyau du XVIIème siècle à la pointe orientale de l’île Saint-Louis, œuvre de Le Vau. Puis l’hôtel de Thélluson, si typique du XVIIIème siècle et enfin  le Palais Rose construit au tout début du XXème siècle. Quatre représentants de leur époque dont, hélas, seuls l’hôtel de Cluny et l’hôtel Lambert subsistent aujourd’hui.

    Enfin, la troisième étape nous montre le développement de l’art de la décoration (peintures murales, mobilier) et des jardins.

    Autour du quartier Barbès, peu d’hôtels particuliers encore en place. Notons la maison de Thiers, place Saint-Georges, d’un intérêt en vérité limité, la mairie du 9ème, l’hôtel d’Augny, l'hôtel Wendel, mais surtout l’hôtel  Bourrienne au 58 rue d’Hauteville, véritable bijou du début du XIXème siècle avec sa décoration Directoire. Le visiter, c’est se remettre dans l’ambiance des fêtes de cette époque postrévolutionnaire, celle des Merveilleuses, de Mme Tallien, de Mme de Beauharnais, qui y vivaient des amours intenses et agitées.

    Donc en un mot comme en cent, allez visiter l’exposition L’hôtel particulier, une ambition parisienne.

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    Salon hôtel Bourrienne (source)

  • Journées du patrimoine ce week end

    paris,patrimoine,cultureLes journées du patrimoine tenues le week-end dernier nous invitent à regarder plus en détails certaines choses. On était bien curieux de le voir, cet hôtel qui a si souvent été mis à l'honneur par les "communicants" de la mairie du 9e... Quel hôtel ? mais l'ancien hôtel particulier des Wendel, rue de Clichy.

    La rue de Clichy d'abord. N'en doutons pas, la rue de Clichy fait bien partie de notre patrimoine. "Cette rue est sur l'emplacement d'un très ancien chemin qui conduisait de la rue des Bons-Enfänts (au Palais Royal ndlr) à une bifurcation (station de métro La Fourche) où il se divisait en deux branches allant respectivement aux villages de Clichy et de Saint-Ouen." nous dit J. Hillaret dans son Connaissance du Vieux Paris (Editions Princesse). On trouvera beaucoup d'informations à propos de la rue de Clichy sur la page que Wikipédia lui consacre.

    Anecdotes moins connues, c'est là, dans le Tivoli du bas de la rue de Clichy, à l'emplacement actuel de l'église de la Trinité, que Marie-Antoinette emmena se promener ses deux enfants (Marie Thérèse et Louis) la veille de la fuite à Varennes, donc le 20 juin 1791, pour donner le change aux Révolutionnaires. Et c'est toujours rue de Clichy que la voiture emportant le Roi, la Reine, leurs deux enfants, Mme Elisabeth soeur du Roi, passa. "A six heures du soir, le cocher allemand de Fersen, Balthasar Sapel, sortit la grande berline noire de chez le carrossier pour la mener rue de Clichy chez un riche Anglais" nous dit l'historien Timothy Tackett dans Le Roi s'enfuit (Editions La Découverte). A noter que cet Anglais, M. Crawfort, était l'amant de la baronne de Korff, identité utilisée pour le passeport de Marie Antoinette, mais aussi que la femme de ce M. Crawfort était la maîtresse du beau Suédois Axel de Fersen. Plus loin Timothy Tackett nous dit :"Il était alors minuit et demi, une heure plus tard que prévu. Alors que la famille s'embrassait et s'installait dans la petite voiture, Fersen prit les rênes avec Malden à l'arrière comme valet de coche, et se mit en route lentement pour ne pas attirer l'attention. Au lieu d'aller directement à la barrière Saint Martin, il passa par la rue de Clichy et s'assura que la berline n'y était plus." Au grand étonnement du Roi qui connaissait bien Paris.

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    Le W des Wendel sur la façade de l'hôtel particulier

    Au 10 rue de Clichy se tient donc l'hôtel Wendel ou de Wendel, les deux expressions sont utilisées. La famille de Wendel est d'ancienne noblesse et l'hôtel particulier "construit en 1864 par l'architecte Storez" nous dit le dépliant édité par la mairie du 9e, est en cette fin de 19è siècle le lieu où réside Charles de Wendel et là où il meurt le 15 avril 1870 (source Wikipédia).

    Le 9ème arrondissement de Paris présente deux caractéristiques qui le singularisent un peu par rapport aux autres arrondissements : sa population y est en forte croissance depuis une dizaine d'années et la quantité d'espaces libres y est proche de zéro. La municipalité actuelle saisit donc toutes les opportunités qui se présentent pour acquérir des lieux afin d'y installer des logements sociaux (moins de 5% du parc immobilier dans cet arrondissement), des crèches et des écoles car qui dit augmentation de la population, dit enfants. C'est dans ce contexte que l'hôtel de Wendel a été acheté en 2002 par la Ville de Paris pour y installer une école. Le projet n'allait pas de soi : comment concilier le respect du patrimoine et la création d'une école dans un même endroit ? Laurent Chabas, premier adjoint au maire du 9e en charge du projet nous explique la chose :


    Renovation de l'hôtel de Wendel par ParisNeuvieme

     

    "Le coût total de cette réhabiliation/création est de 12 millions d€, soit 2 millions de moins que le budget initialement prévu" dit avec fierté Laurent Chabas. Reconnaissons que le projet est bien réussi.

    L'hôtel de Wendel, construit donc en 1856, soit avant la construction de l'église de la Trinité (1861-1867), fait partie de ces demeures cossues, mais sans ostentation, de cette fin de 19e siècle. La vogue du retour aux styles fin 18e imposée par l'impératrice Eugénie, très nostalgique des époques Louis XV et Louis XVI, n'a pas manqué d'influencer l'architecture et le décor mais on y trouve un mélange de styles curieux allant d'Henri II pour la chambre de Monsieur, au style un peu Rocaille cher à la Pompadour dans le grand salon sans oublier le style Renaissance des voutes du passage des cochers à l'entrée. Décrite ainsi, la chose peut paraitre hétérogène mais finalement l'ensemble n'est pas laid.

    La rénovation entreprise par la Ville de Paris est de qualité. Les contraintes imposées à l'architecte relevaient du défi puisque le lieu doit respecter les règles modernes (accueil du public, des handicapés, environnement, etc ...) et bien sûr préserver le patrimoine historique. De plus, c'est une rénovation soignée. On a poussé le détail jusqu'à réinstaller des pavés en bois dans le passage des cochers (moins bruyants que les pavés en pierre), on a très bien étudié la circulation des personnes pour que les enfants puissent aller des salles de classe aux salons historiques, on a étudié l'acoustique et installer des panneaux spéciaux qui absorbent le son, on a étudié la lumière et les couleurs pour les salles de classe, etc. .. Dans le grand salon, on a fait appel à un artiste photographe qui a installé au plafond une grande photo de feuillage, donnant à la pièce beaucoup d'allure. Voici quelques photos.

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    Le Grand Salon mélange les genres : trumeau Grand Siècle (Louis XIV)
    mais dessus des portes style Rocaille (Louis XV) et plafond moderne


    Avec cette réalisation, le 9e arrondissement a désormais trois hôtels particuliers à la disposition du public : la mairie rue Drouot, la bibliothèque Chaptal rue Chaptal et l'école de la rue de Clichy.

  • Rue La Fayette en 1928

    Regardez bien les façades des immeubles qui surplombent cet entrelacs de véhicules ? Les reconnaissez-vous ? La perspective serait plus parlante si la photo était prise vraiment dans l'axe de la rue.... C'est la rue La Fayette au carrefour de la rue Cadet. On aperçoit même la bouche de métro Cadet surmontée de la structure d'Hector Guimard.

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    vue extraite du site de passionnés par les C4 Citroën

    On a beau trouvé la circulation dense ces temps-ci, les temps anciens ne montrent pas une fluidité remarquable. Au moins ce jour-là. En l'absence de pot catalytique, on n'ose à peine imaginer l'air que respiraient les riverains et les passants.

    Inutile d'y chercher une piste cyclable non plus.

     

     

  • Une traversée historique du 10e

    En raison du succès remporté en 2010 par l'exposition d'Histoire & Vies du 10e pour ses 10 ans :
    "Une traversée historique du 10e",
    la mairie du 10e a décidé de la réinstaller du lundi 4 juillet au jeudi 22 septembre 2011.

    Paris, 10e, Histoire et vies du 10e, histoire,

    De plus, elle sera également visible avec une visite commentée lors des Journées du Patrimoine 2011 qui auront lieu les samedi 17 et dimanche 18 septembre 2011.

    L'exposition reflète le travail mené par l'association pendant dix ans, de 2000 à 2010 : elle est basée sur les différentes manifestations organisées par "HV10".
    L'ensemble des documents visuels présentés est structuré autour des 4 quartiers administratifs créés en 1860 :

    • Saint Vincent-de-Paul
    • Hôpital Saint-Louis
    • Porte Saint-Denis
    • Porte Saint-Martin.


    Exposition visible aux heures d'ouverture de la mairie :
    * Lundi, mardi, mercredi, vendredi : de 8h30 à 17h,
    * Jeudi : de 8h30 à 19h30,
    * Samedi : de 9h00 à 12h30.

  • Mémoire de la Commune de Paris : une plaque à dévoiler

    Mémoire de la Commune de Paris
    Ce soir, lundi 23 mai à 18h30, sera dévoilée une plaque à la mémoire des élus représentant le 10e à la Commune de Paris. Cet événement sera suivi d'une conférence sur les « Communards du 10e », par les associations Les Amis de la Commune et Histoire et Vies du 10e.

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     Salle des mariages, entrée libre.


  • Une fontaine d'eau douce

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    C'est une nappe souterraine profonde qui s’étend sous l’ensemble du bassin parisien à plus de 500 mètres de profondeur ; son volume est estimé à plus de 700 milliards de mètres cubes.

    L’exploitation de cette nappe est sévèrement contrôlée. Elle s’inscrit dans le schéma directeur d’aménagement et de gestion de l’eau. En effet, sa profondeur et l’âge de l’eau qu’elle contient en font un aquifère non polluable à l’échelle humaine, qui doit être protégé.

    paris,square de la madone, fontaine,eau,source, Albien

    Ouvert en 1937, ce square de 2 127 m2 est divisé en plusieurs espaces : aire de jeux, jardin agrémenté de la fameuse fontaine d’eau ferrugineuse et aire de repos permettent aux promeneurs de flâner, de se divertir ou de se prélasser. Un détour original dans ce quartier peu fréquenté par les touristes...

    Un peu d'histoire sur le site d'Eau de Paris

    Ca commence ainsi...

    Au Moyen Âge, Paris se dote d'une première fontaine, la fontaine Maubuée. Au fil du temps, la Ville s'équipe de nouvelles fontaines auxquelles les porteurs d'eau viennent s'approvisionner en même temps que les habitants qui n'ont pas les moyens de s'offrir leur service. Parfois, des bagarres éclatent, les porteurs d'eau monopolisant les points d'eau.
    Pourtant, il faut attendre Sir Richard Wallace pour que la ville de Paris soit dotée de cinquante nouvelles fontaines à boire.
    En cette fin de XIXe siècle, Paris devient ville d'eau. Aux fontaines à boire s'ajoutent les fontaines décoratives et les lacs.

    Une colle : Savez-vous expliquer précisément ce qu'est un puits artésien ? Un croquis peut-être pour mieux visualiser ?

    paris,18e, square-de-la-madone, fontaine,eau,source

     

    (Je suis allée la goûter avant d'écrire cet article, elle est bonne... toutefois j'ai lu qu'elle doit être conservée au réfrigérateur et ne se conserve pas au-delà de 48 heures. A vous de faire attention, mais il est tout à fait autorisé d'y remplir son bidon ou sa bouteille. Il n'y a pas de files d'attente devant cette distribution gratuite d'eau de source. La qualité de cette eau est-elle bien connue des habitants du quartier ?)

  • Aux urnes, Parisiens ! l'histoire politique de la Ville depuis la 3e République



    L’histoire de la capitale se confond avec la grande histoire politique de la France, dont elle est à la fois le cœur et le poumon. Mais c’est aussi le lieu d’une histoire spécifique, dont il est passionnant d’inventorier les figures emblématiques, les forces, les groupes, les partis, les sensibilités diverses, mais aussi les traditions, les rituels, les valeurs, les enjeux et les symboles particuliers, et bien sûr les moments, les rendez-vous majeurs qui ont rythmé la vie parisienne depuis l’avènement de la démocratie.

    Exposition en 4 grandes parties

    Paris révolté 1880-1914
    Paris divisé 1918-1944
    Paris libéré 1945-1977
    Paris incarné 1977-2001

    L'exposition est ouverte à tous, gratuite, et visible dans la Mairie du 10e du 4 avril au 31 mai 2011

    Du lundi au vendredi de 9h30 à 17h00
    Nocturne le jeudi jusqu’à 19h30
    Samedi de 9h30 à 12h30

    - Le Comité d’histoire sur le site : Paris.fr

    Visites-conférences de l’exposition sur rendez-vous : 01 40 28 18 20 ou par mail : sg.histoire@paris.

    Mairie du 10ème (salle des fêtes)
    72, rue du Faubourg Saint-Martin - 75010 Paris - M° Château d'Eau