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Dans le 18ème - Page 172

  • Sur les pas de Gervaise

    Gervaise L assommoir.JPG

    L'assommoir - source Paris Bistrot.com

    Dans son roman L'assommoir, Emile Zola nous raconte le quartier de la Goutte d'Or en cette seconde moitié du 19ème siècle.

    L'histoire de Gervaise est très bien résumée dans la fiche que Wikipédia lui consacre, aussi nous n'y reviendrons pas. Pour ceux qui habitent ce quartier, c'est la description de la Goutte d'Or telle qu'elle était à cette époque qui est intéressante.

    Paru en 1876, le roman de Zola se déroule quelques années plus tôt. Dater le début du roman est assez facile puisque Coupeau, le mari de Gervaise, est ouvrier zingueur sur le chantier de construction de l'hôpital Lariboisière, soit aux environs de 1850, l'hôpital ayant été construit entre 1848 et 1853.

    La date de fin du roman est plus difficile à déterminer mais Zola nous laisse quand même quelques indices. Le percement des boulevards Ornano (pas encore Barbès à cette date) et de Magenta vient modifier le quartier où Gervaise vit son malheur. Nous sommes donc après 1860. A la fin du roman, Gervaise essaie de se prostituer sur le boulevard de Rochechouart au niveau de l'abattoir de Montmartre en démolition. Nous sommes donc vers les années 1865/67, la construction de l'actuel lycée Jacques Decour ayant débuté en 1867. C'était encore à l'époque le collège Rollin.

    Notons que ces dates sont assez cohérentes avec l'histoire de Gervaise qui se déroule sur environ 20 ans et notons aussi que Zola ne fait aucune mention de l'église Saint-Bernard construite pourtant en 1858.

    Le lieu du roman est un périmètre qu'il faut regarder sur un plan de Paris de 1850. Le plan fait par Emile Zola lui même apporte un complément.

    Plan Goutte d Or 1850.JPG

    Plan du quartier en 1850

    Plan Goutte d Or  Zola.JPG

    Plan du quartier établi par Emile Zola

    Le plan dessiné par Zola limite un peu le périmètre car Gervaise va aussi jusqu'à la rue Marcadet. Disons que du Sud au Nord et de l'Est à l'Ouest, Gervaise va du boulevard de la Chapelle à la rue Marcadet, du pont enjambant la voie ferrée à la rue de Clignancourt.

    Au début du roman, Gervaise, qui vient d'arriver de Plassans* - ville imaginaire inventée par Zola mais dont la ressemblance avec Aix-en-Provence est forte - habite à l'hôtel Boncoeur qui se trouve "sur le boulevard de La Chapelle, à gauche de la barrière Poissonnière". La situation exacte est difficile à établir mais Zola précise "Elle (Gervaise) regardait à droite du côté du boulevard de Rochechouart, où des groupes de bouchers, devant les abattoirs, stationnaient en tabliers sanglants". L'hôtel ne devait donc pas être très loin de l'actuel carrefour Barbès. Zola soignait beaucoup tous les détails de ses romans. On peut néanmoins ici s'interroger sur la possibilité de voir les abattoirs à partir du carrefour Barbès. Certes ni le métro ni quelques hautes maisons n'existaient, mais pour une fois qu'on peut peut-être prendre Zola en défaut,il est amusant de se poser la question.

    Une fois quittée par Lantier, son amant avec lequel elle est venue de Plassans et qui lui a fait deux enfants (rappelons que Gervaise n'a que 17 ans lorsqu'elle arrive à Paris, le décor est planté) et mangées toutes ses économies, elle s'installe avec Coupeau, son mari, rue Neuve de la Goutte d'Or, l'actuelle rue des Islettes. Elle y habite un modeste logement au premier étage d'une petite maison située non loin du carrefour avec la rue de la Goutte d'Or, au numéro 12, disent certains. Elle est blanchisseuse, travaille pour Mme Fauconnier et va au lavoir qui se trouve juste devant chez elle. C'est là l'origine du nom donné à la placette de la rue des Islettes place de l'Assommoir, en hommage à Emile Zola. Cette appellation fait appel au titre du roman, mais l'Assommoir était en fait un café, un marchand de vins, lieu de rendez-vous des soûlards du quartier, tenu par le Père Colombe, et qui se trouvait au carrefour du boulevard de La Chapelle et de la rue des Poissonniers (carrefour Barbès actuel).

    Quelques années plus tard, Gervaise qui rêve de s'installer à son compte, emprunte 500 Francs à son amoureux transis et muet, Goujet, grand gaillard blond, forgeron de son état, qui habite sur le même palier avec sa vieille mère. Elle s'installe alors avec sa famille désormais agrandie par une petite fille, Anna dite Nana, autre héroïne de Zola, dans une boutique de la rue de la Goutte d'Or. "C'était une boutique très propre, juste dans la grande maison où ils rêvaient d'habiter autrefois."

    Où est-elle cette maison et comment est-elle ?

    "Cependant, ils s'étaient (Gervaise et Coupeau, son mari) engagés d'une centaine de pas rue de la Goutte d'Or, lorsqu'il s'arrêta , levant les yeux, disant : Voilà la maison ... Moi, je suis né plus loin, au 22". Elle est donc en haut de la rue de la Goutte d'Or et probablement située non loin de l'ancien carrefour avec la rue des Poissonniers. (Rappelons ici que le boulevard Barbès n'est pas encore tracé et que la rue des Poissonniers descend plus bas vers le Sud, revoir le plan de 1850 plus haut)

    "C'est grand comme une caserne, là-dedans !" Cinq étages sur rue nous dit Zola, alignant chacun quinze fenêtres aux persiennes en ruine. En bas, quatre boutiques. A droite de la grande entrée avec porche, une salle de gargotte crasseuse, à gauche un charbonnier, un mercier et une marchande de parapluies. C'est la boutique du mercier que Gervaise va reprendre et transformer en blanchisserie. A l'intérieur, dans la cour, les façades ont six étages en quatre parties formant un vaste carré. Toute la misère de Paris est concentrée là."Il y a trois cents locataires".

    Gervaise - entree immeuble rue de la Goutte d'Or.JPG
    Le porche d'entrée de l'immeuble de la rue de la Goutte d'Or
    vu par René Clément dans son film Gervaise - à gauche, Suzy Delair

    C'est là que Gervaise vivra les meilleures années de sa vie dans sa blanchisserie, puis les pires dans le petit logement insalubre loué lorsqu'elle sera obligée de quitter la boutique. Elle y mourra dans un trou à rat, sous un escalier, alcoolique, abandonnée de tous.

    Au-delà du grand roman social, le roman de Zola nous permet de revoir le Paris de cette époque. Il en reste encore quelques traces.

    * L'assommoir fait partie de la saga des Rougon-Macquart. Gervaise est une Macquart, élevée dans la misère et dans l'alcool à Plassans, ville d'origine des Rougon et des Macquart. Sa fille Nana fera l'objet d'un autre roman de la saga. Son fils ainé sera un des personnages de Germinal.

  • Des factures de cantine par e-mail

    Une bonne nouvelle pour les parents du 18e arrondissement dont les enfants prennent leur déjeuner à l'école :

    La Caisse des écoles se modernise !

     

    A partir de janvier 2013, la caisse des écoles du 18e a la possibilité de vous envoyer les factures de cantine par e-mail.  

    Si vous souhaitez bénéficier de ce service gratuit proposé par la Caisse des écoles, adressez vos coordonnées : nom et prénom du responsable légal des enfants fréquentant la restauration scolaire à l’adresse cde18@cde18.org

    (Dur de parler cantine scolaire au lendemain d'un réveillon, n'est ce pas ??? Cela rend un peu nauséeux... )

  • Une nouvelle réunion plénière du Conseil de Quartier Goutte d'Or

    La sécurité et la tranquillité sont des sujets récurrents dans le 18e, et pas seulement dans cet arrondissement, nous l'avons expérimenté beaucoup ces dernières semaines.

    Après le compte rendu de mandat de Bertrand Delanoé l'année dernière sur ce thème, après le dispositif important de la ZSP présenté aux acteurs locaux en mairie le 14 novembre; après la visite du ministre de l'Intérieur Manuel Valls le 19 novembre... après, après....la semaine dernière dans le 10e - pour changer - le compte rendu de mandat de Bertrand Delanoë basé sur la prévention et la sécurité.  Qui osera encore dire que la Gauche ne se préoccupe pas des problèmes de sécurité ? Bien. On se retrouve cette fois entre habitants à débattre des problèmes que rencontre chacun. Vous souvenez-vous du conseil en séance publique de l'an passé, le 20 octobre 2011, dont nous avions rendu compte, un peu inquiets de l'ambiance qui y régnait.

    Un peu plus d'un an après ce conseil de quartier tendu, après un changement de gouvernement, après l'arrivée d'un autre ministre de l'Intérieur et d'un nouveau Préfet, nous sommes interessés par les échanges auxquels nous allons assister.

    On peut redouter que la situation n'ait pas eu le temps de se modifier beaucoup en si peu de temps et que les ententes des habitants, attentes très souvent légitimes, ne soient pas encore satisfaites. Nous ne manquerons pas de vous donner notre avis ici-même. Cela restera un avis. Le nôtre. Pour être mieux informés, pour donner votre opinion, n'hésitez pas à participer au conseil de quartier Goutte d'Or Chateau rouge. La salle est grande, le nombre de chaises aussi. Elle est même chauffée !

    Le Conseil de quartier public consacré à la Zone de Sécurité Prioritaire se tiendra le 

    Jeudi 20 décembre à 19h à l’école Pierre Budin

     

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  • Etrange de construire un local polyvalent à peine 6 mois après l'ouverture

    Dans le square Alain Bashung, les maçons et les ouvriers sont de nouveau à l'oeuvre. Bétonnière et palissages ont repris du service. Dans le coin le plus à l'est manquait un petit bâtiment. Nous supputons... et nous nous étonnons aussi. Etrange de construire un petit local polyvalent (c'est l'affiche qui le dit) dans un coin du square à peine 6 mois après l'inauguration du square.

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    Nous ne connaissons pas les tenants et les aboutissants de cette décision, ni les circonstances qui ont empêché la construction de l'édicule au moment de la création de cet espace vert. Toutefois, il nous semble que cela ressemble à un ratage. Le bureau d'études et de conception avait-il été bien renseigné sur les besoins ? 

    Une autre question nous tourmente : pendant quelques jours la température a un peu chuté. Nous sommes en hiver. Rien de catastrophique, comme tous les ans, l'hiver, pas plus. Or, un panneau indique à l'entrée du square que l'aire de jeu est momentanément indisponible car le sol en est glissant et durci par le froid, et pourrait se révéler dangereux pour les enfants.... On croit rêver. Peut-on raisonnablement penser que dans les pays situés un tout petit peu plus au nord, les enfants sont privés de leurs aires de jeux habituelles sous prétexte qu'il fait froid ??? Si ce type de sol à base de matière souple ne résiste pas au froid, ou tout du moins durci au point d'être plus dangereux que la terre elle-même, et bien, qu'on n'en couvre pas ces terrains de jeux. Les genoux des enfants supporteront bien quelques couronnes de temps en temps. Vivire comporte quelques petits risques, jouer et courir aussi, à leur niveau.

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  • N'oubliez pas le CICA ce soir en mairie du 18e

    Le thème des débats est le

    DROIT DES ETRANGERS : quel accueil dans le 18e ?

    Lundi 17 décembre, - 18h30 - salle des mariages

    Un bref retour sur ce qu'est le CICA, en puisant sur le site de la mairie du 18e qui propose la liste des associations, force d'animation de cette institution basée sur le modèle du conseil d'arrondissement.

    ASA Paris Nord Est
    D'Ici-D'ailleurs
    Théâtre Pixel et Gémo Productions
    Jardiniers de France
    Le Chevalier de la Barre
    CNL Amicale des Locataires
    En Marche Avec Nos Aînés (EMANA)
    Espace Bénévolat
    Amicale des artistes et des écrivains de Notre Dame de Montmartre
    Société du Vieux Montmartre
    Association La Chapelle
    Les Xérographes
    Ligue des Droits de l'Homme - Section 18e
    Lions Club « Paris Place du Tertre GrandesCarrières »
    Association CLCV du Champ à Loup
    Centre d'Insertion Sociale et d'Accompagnement
    Championnet sports
    Espoir 18

    Pour en savoir plus : la page du site de la mairie qui lui est dédiée.

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  • Le tram est arrivé : inauguration !

    Aujourd'hui samedi 15 décembre, le Tram T3 arrive à la porte de La Chapelle. 

    Voir l'affiche ci-dessous ou le site de la mairie du 18e

     

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  • Il y a toujours des rats dans le square Jessaint

    Regardez vous-même les motifs de la fermeture pendant un mois du square situé près de la place de La Chapelle : 

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    Nous avions déjà relaté les problèmes que connaît cet espace de verdure du 18e lors de sa précédente fermeture qui s'était prolongée plus longtemps que prévu. (voir notre article de mars cette année)

    Nous nous étions promis de suivre le dossier. Rencontrée sur place en mars, une des responsables de la Direction des espaces verts et de l'environnement (DEVE) nous a appelés pour nous avertir que, malheureusement, le square serait à nouveau fermé, pour un mois, le temps de mettre les pièges annoncés dans le précédent article. Seront-ils suffisamment efficaces pour neutraliser ces bestioles ?

    La situation n'est pas simple, car on observe que ce square est utilisé comme espace de rencontre et de prise de repas par des populations très précaires, qui laissent sur place des détritus et les reliefs de leurs repas.  D'autres personnes viennent nourrir les pigeons sur la passerelle qui surplombe le square, et le sépare des voies de chemin de fer. Ces amas de riz et de semoule, déversés par sacs entiers sur le pavement attirent outre les pigeons toutes sortes de nuisibles. Et enfin, le campement de fortune qui se situe sous le métro aérien, ne peut pas bénéficier de nettoyage régulier, et favorise lui-aussi la présence des rongeurs. Questionnés sur le problème, le personnel qui gère la déchetterie de la Place de La Chapelle confirme la présence des rats et des souris le matin et le soir, dans le périmètre de leur lieu de travail. Ils apprécient moyennement.... 

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