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9ème arrondissement - Page 2

  • Retour sur un échec

    Le bon fonctionnement de la démocratie impose l’existence d’une opposition structurée, vivante, porteuse d’une réelle alternative. L’échec de l’UMP dans sa reconquête de Paris lors des dernières élections municipales pose à la capitale le problème de ce bon fonctionnement démocratique et l’étude de cet échec n’est pas inutile, notamment pour mieux comprendre ce qui risque de se dérouler au sein de l’UMP, ou plutôt au sein de  l’opposition, à Paris dans les prochains mois.

    Soyons clairs, l’échec de l’UMP à Paris est en apparence relatif. Pour paraphraser son slogan de campagne, Françoise de Panafieu a su préserver « l’essentiel », c'est-à-dire ne pas céder à Bertrand Delanoë un des huit arrondissements détenus par la droite. Mais à bien des égards les apparences sont trompeuses. Qui ne voit d’ailleurs que l’échec de la droite à Paris est plus celui de l’UMP que celui de Mme de Panafieu ? Comment un parti qui avait fait le grand chelem en 1989, récupérant alors les 20 mairies d’arrondissements, a-t-il pu tomber là où il est en moins de 20 ans ? Les changements sociologiques dans la capitale n’expliquent pas tout ! A certains égards, la situation actuelle de l’UMP dans le 9ème reflète assez bien celle de ce parti dans Paris, analyser l’échec de la liste Burkli donne des indications sur les raisons de l’échec de l’UMP à Paris en général.

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  • L’équipe municipale

    Jacques Bravo : Maire de l’arrondissement.

     

    Laurent Chabas, 1er adjoint au Maire, délégué à l'éducation, à la jeunesse et à la propreté.

    Pauline Véron, 2e adjointe au Maire, déléguée à l'urbanisme, à l'habitat, aux transports, et aux déplacements.

    Catherine Dreyfus-Signoles, 3e adjointe au Maire, déléguée aux sports, aux personnes en situation de handicap, au tourisme et aux loisirs.

    Xavier Laugaudin, 4e adjoint au Maire, délégué à la petite enfance, au lien intergénérationnel, aux seniors, à la mémoire et au monde combattant, en charge du quartier Clichy-Trinité.

    Nicole Azzaro, 5e adjointe au Maire, déléguée au développement durable, au plan climat, à l'environnement et aux espaces verts.

     

    Philippe Torreton, conseiller de Paris, délégué à la citoyenneté, à la lutte contre les discriminations, et aux événements artistiques.

    Amina Becheur, conseillère d'arrondissement, déléguée à la démocratie locale, à la vie associative, à l'économie sociale et solidaire.

    Claire Morel, conseillère d'arrondissement, déléguée au logement et aux solidarités.

    Frédéric Hervo, conseiller d'arrondissement, délégué à la prévention et la sécurité, à l'emploi, au commerce, au développement économique et nouvelles technologies.

    Thierry Cazaux, conseiller d'arrondissement, délégué au patrimoine et à la culture.

     

    Telle est la composition de notre exécutif pour le 9ème avec « qui est en charge de quoi ».

    Il n’est pas interdit de faire quelques commentaires.

     

    Sur le plan politique, il faut noter que les dossiers lourds, ceux qui ont marqué la campagne électorale, restent entre les mains du Parti Socialiste. Logement (Claire Morel), éducation/jeunesse et propreté (Laurent Chabas), sécurité (Frédéric Hervo), transports (Pauline Véron). Les partenaires se voient confier des questions moins brulantes et sur lesquelles la Mairie d’arrondissement à moins d’influence : notons quand même que le réaménagement des places de Clichy et de la Trinité est confié au PRG et que Les Verts restent cantonnés dans leur domaine d’expertise. Très politique aussi la délégation confiée à Philippe Torreton en ce qui concerne la citoyenneté et les discriminations.

    Sur la plan des personnes, le Maire a raison de souligner à la fois le rajeunissement et la féminisation de l’équipe. Ces deux critères ne sont pas forcément gage d’efficacité mais ils sont quand même des indicateurs importants. On peut aussi se féliciter de voir Pauline Véron et Laurent Chabas en charge respectivement des transports/déplacements et de l’éducation/jeunesse, ces deux conseillers d’arrondissement ayant fait preuve d’une réelle efficacité au cours de la mandature précédente. Ajoutons que la délégation au logement de Claire Morel, benjamine de l’équipe et siégeant pour la première fois, peut signifier que, sur ce sujet capital, le Maire lui-même souhaite garder la main. Enfin, la délégation aux « évènements artistiques » confiée à Philippe Torreton semble confirmer les rumeurs qui courent concernant la mise en place d’un festival de théâtre dans notre arrondissement et autres manifestations dépassant le strict cadre du 9e. Chacun peut s’en réjouir. Mentionnons enfin que les associations auront en face d’elles une interlocutrice (Amina Bécheur) connaissant le sujet et ce dans le cadre de la nouvelle politique annoncée par Bertrand Delanoë faisant que 25% des subventions de la Ville seront désormais attribuées par les Mairies d’arrondissement.

    Le Maire l’a dit au cours du Conseil d’arrondissement samedi : « au travail ».
  • Conseil d’arrondissement

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    Le premier Conseil d’arrondissement de la mandature 2008-2014 s’est tenu samedi 29 mars à la mairie du 9ème. Seulement deux points à l’ordre du jour : élection du Maire et élection des adjoints.

    L’ambiance était détendue, même sympathique, pour cette première réunion bien sûr déroulée en présence des 14 conseillers élus le 16 mars dernier mais aussi d’un public très nombreux parmi lequel on pouvait voir des représentants des partis politiques, à savoir le MoDem, l’UMP, Les Verts et le Parti Socialiste évidemment.

    C’est sans surprise que Jacques Bravo a été élu Maire avec 11 suffrages sur les 11 votants (unanimité). En effet, à l’instar de ce qui a été fait au Conseil de Paris la semaine dernière, l’UMP (3 conseillers) n’a pas présenté de candidat et n’a pas participé au vote.

    La Loi permet à notre arrondissement de nommer 5 adjoints au Maire. Jacques Bravo a fait une proposition qui reflète les nouveaux équilibres politiques dans le 9ème avec un partage des tâches entre Pauline Véron, élue au Conseil de Paris et qui sera deuxième adjointe et Laurent Chabas qui lui est promu 1er adjoint au Maire.

    La proposition de Jacques Bravo a été adoptée par 11 voix sur 11 votants (unanimité). La liste des adjoints au Maire est donc la suivante :

    1er adjoint : Laurent Chabas - PS

    2ème adjointe : Pauline Véron - PS

    3ème adjointe : Catherine Dreyfus – apparenté communiste

    4ème adjoint : Xavier Laugaudin – PRG

    5ème adjointe : Nicole Azzaro – Les Verts

     

    Les délégations sont du ressort exclusif du Maire et ne font pas l’objet d’un vote. Elles sont mentionnées dans le petit film ci-après.

    Un petit buffet offert à l’assistance par le Maire a réuni tout le monde dans les salons Aguado pour terminer cette réunion très républicaine.

  • Municipales 2008 : fin de partie

    Nous avons maintenant en mains les résultats des municipales à Paris et nous pouvons les analyser sereinement.

    Il n’est pas douteux que la victoire de Bertrand Delanoë est nette : en voix (minoritaire en 2001, largement majoritaire en 2008), en nombre de sièges (plus 23 sièges pour la seule liste PS/PRG). La majorité municipale est plus large essentiellement par le rééquilibrage des sièges obtenus par les listes PS/PRG au détriment de l’ancienne opposition (MoDem moins 9 sièges) mais aussi des partenaires Verts moins 8 sièges, PCF moins 3 sièges et MRC moins 2 sièges. Bertrand Delanoë a donc les coudées plus franches et quand bien même la seule liste PS/PRG n’obtient pas la majorité (75 sièges pour une majorité à 82), il n’a pas beaucoup de soucis à se faire avec l’apport du PCF (8 sièges) et du MRC (5 sièges) lui donnant 88 sièges sans Les Verts.

    La défaite de l’UMP et de ses alliés à Paris si elle est réelle n’en est pas moins relative puis que de 63 sièges elle passe à ... 63. Il faut néanmoins regarder ce chiffre avec prudence car le comportement de certains dans ce groupe reste inconnu. La défaite est celle de l'UMP, divisée malgré les apparences, qui perd 3 sièges au profit de dissidents comme dans le 8ème.

    Donc, en y incluant les deux sièges Divers Gauche du 19e,  dans sa configuration actuelle, la majorité de gauche compte 99 sièges (88 antérieurement) et l’opposition 64 en y incluant le Modem (75 antérieurement). Vue sous cet angle, la victoire de Bertrand Delanoë est incontestable, la défaite de Françoise de Panafieu relative et celles de Marielle de Sarnez et de Denis Baupin certaines.

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  • Municipales 2008 : résultats dans le 9ème arrondissement

    La liste Paris, un temps d’avance (PS, Verts, PRG, PCF) emmenée par Jacques Bravo a obtenu 63% des voix au deuxième tour des élections municipales.

    La liste UMP emmenée par Delphine Burkli a obtenu 37%.

    Ainsi, la liste Bravo obtient 3 sièges au Conseil de Paris et 11 sièges au Conseil d’arrondissement, à savoir :

    1. Jacques Bravo – Conseiller de Paris
    2. Pauline Véron – Conseillère de Paris
    3. Philippe Torreton – Conseiller de Paris
    4. Claire Morel
    5. Laurent Chabas
    6. Catherine Dreyfus-Signoles
    7. Xavier Laugaudin
    8. Nicoel Azzaro
    9. Frédéric Hervo
    10. Amina Bécheur
    11. Thierry Cazaux

     

    La liste UMP obtient un siège au Conseil de Paris et 3 sièges au Conseil d’arrondissement, à savoir :

    1. Delphine Burkli – Conseillère de Paris
    2. Roger Auque
    3. Claire Gibault
  • Municipales 2008 : interview de Jacques Bravo

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    Jacques Bravo à sa permancen de campagne

     

    Paris Neuvième (PN) : je voudrais commencer par ce qui s’est passé dimanche dernier. Vous avez gagné 15 points entre 2001 (34% des voix)  et 2008 (49%), vous avez frôlé l’élection au premier tour, quelle analyse faites vous de ce résultat et du résultat de votre principale concurrente ?

    Jacques Bravo (JB) : je m’attendais à un résultat positif en écho à tout ce que nous avons réalisé pendant la mandature, je savais que c’était bien accueilli. Très honnêtement, je pensais à un résultat entre 42 et 44%. Nous sommes très au dessus. Avoir un second tour permet d’achever le débat démocratique, de le conduire à son terme.

    Nous sommes restés dans une posture résolument positive pour présenter notre projet, et à aucun moment nous ne sommes descendus dans le débat politicien. Je crois qu’il y a eu sanction du départ de Pierre Lellouche, et aussi de la mauvaise campagne de l’UMP qui a fait perdre des points. J’ai un raisonnement très simple : il y a 35 000 électeurs dans le 9ème ; Pierre Lellouche prétend que plus de la moitié de ceux-ci se retrouvent dans ses idées, c'est-à-dire 18 000 à 20 000 ; cela veut dire que l’UMP n’a rassemblé que le tiers de son potentiel (ndlr : Delphine Burkli a recueilli 6353 votes le 9 mars). C’est une campagne ratée. Il y a donc plusieurs facteurs : un bon bilan, un bon projet, une campagne digne de notre part, des ratages chez nos adversaires. Si eux-mêmes estiment leur campagne réussie, tant mieux pour nous !

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  • Municipales 2008 : interview de Delphine Burkli

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     Delphine Burkli à sa permance de campagne

     

    Paris Neuvième (PN) : vous avez fait in peu plus de 30% des voix dimanche dernier, soit 11 points de moins que Pierre Lellouche aux législatives de 2007. Quelle est votre analyse de ce scrutin ?

    Delphine Burkli (DB) : je trouve le résultat très encourageant. J’ai fait plus du tiers des votants. Les élections municipales ne sont pas les élections législatives, le contexte n’est pas le même, le climat national n’était pas le même, et je trouve que pour une première campagne, ma première investiture, le score est tout à fait encourageant. Nous sommes la liste de droite qui a obtenu le plus fort pourcentage de voix de tous les arrondissements détenus par la gauche à Paris. Le combat continue.

    Sur le résultat de Jacques Bravo, il est à l’image des autres arrondissements de Paris, il n’y a pas de prime au personnel local d’arrondissement. C’est une élection qui se fait sur l’image de Bertrand Delanoë, avec sa carte de visite. C’est sur son bilan, sur sa personnalité, que le vote s’est fait. Pas sur le bilan ni surtout le projet de l’équipe municipale en place puisque leur projet est arrivé 3-4 jours avant le premier tour ! Moi j’ai essayé d’en faire une élection locale, ce n’est pas le troisième tour de l’élection présidentielle. C’est peut être pour cela d’ailleurs que j’ai réussi à faire entendre ma voix en tant que candidate UMP par rapport à d’autres arrondissements.

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  • Municipales 2008 : accord PS / Verts

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    Un accord a donc été conclu entre le PS et Les Verts à Paris ! Comme cela a toujours été annoncé par les uns et par les autres, cet accord tient compte du résultat du premier tour de scrutin et les listes devraient fusionner en conséquence.

    A Paris, Les Verts devraient obtenir 9 postes de Conseiller de Paris et conserver la mairie du 2ème. Des points de désaccord sur le programme persisteraient néanmoins, comme la construction de tours.

    Dans le 9ème, Les Verts (Nicole Azzaro) se verraient proposer une place (la 8ème) à sur la liste de Jacques Bravo, soit en position éligible de Conseiller d’arrondissement, avec peut être un poste de Maire adjoint en complément. Il est clair que la pilule doit être amère pour Les Verts qui perdent ainsi un poste de Conseiller de Paris et deux postes de Conseiller d’arrondissement. Bien que conforme à ce qui a été dit avant le premier tour, on peut quand même s’interroger sur la signification politique d’un tel accord : si cette information se confirme, voilà un parti – Les Verts - qui a recueilli plus de 6% des voix au premier tour dans le 9ème ,  4ème force politique dans l’arrondissement et la capitale, qui se retrouve derrière les candidats apparenté communiste (n°6) et radical de gauche (n°7) dont on se demande quel est le véritable poids politique et quelle a été la véritable contribution au cours de la dernière mandature, surtout en ce qui concerne le parti communiste ?

    Considérant le score obtenu par la liste Bravo au premier tour et en y intégrant les voix obtenues par Les Verts, la nouvelle liste commune peut raisonnablement espérer au moins 11 élus et au mieux 12 sur les 14 Conseillers d’arrondissement. Résultat le 16 mars.

  • Municipales 2008 : résultats du 1er tour dans le 9ème arrondissement

        1er tour 2008
    Listes   Exprimés en voix %
    J. Bravo PS 10 163 49,23%
    D. Burkli UMP 6 353 30,78%
    G. Perrin MoDem 1 659 8,04%
    N. Azzaro Les Verts 1 299 6,29%
    A. Thierry FN 567 2,75%
    F. Gallot
    100%gauche
    493 2,39%
    Ch. Joliveau
    LO
    109 0,53%
           
    Total   20 643 100,00%

     Particpation : 58.5%

    C’est un incontestable succès pour Jacques Bravo ! En frôlant sa réélection dès le 1er tour, le maire sortant a nettement consolidé sa position dans notre arrondissement. La chose n’était pas évidente à priori, les dernières élections pouvant laisser prévoir un résultat plus serré. Trois raisons peuvent expliquer ce succès. Tout d’abord la proximité que Jacques Bravo a su développer avec les habitants du 9ème. Maire a plein temps, sa présence constante doublée d’un contact facile ont fait la différence. Ensuite la réalité des réalisations pendant la mandature : écoles, crèches, vie associative, aménagements de voirie, … des choses ont été faites.  Enfin, le manque d’une réelle opposition crédible : aussi sympathique que puisse être Delphine Burkli, la façon dont elle a été « lancée » par son mentor Pierre Lellouche et une opposition par trop systématique n’ont pas convaincu les électeurs. De 34.5% des voix en 2001 au premier tour, Jacques Bravo passe donc à 49.2% au premier tour en 2008. La prime au sortant ne suffit pas à expliquer cet écart.

     

    Avec un peu plus de 30% des voix, l’UMP subit un revers important dans un arrondissement qu’elle avait perdu un peu par hasard en 2001. Il n’est pas douteux que la personnalité de Pierre Lellouche, qui certes n’était pas candidat dans le 9ème, a joué un rôle significatif dans cette contre performance – rappelons que M. Lellouche a fait 41.9% des voix dans le 9ème aux législatives en 2007 – les électeurs ayant sans doute fait payer à Delphine Burkli l’absence chronique du député dans l’arrondissement entre 2001 et 2008.

     

    Le score du MoDem semble montrer que ce parti a mordu sur l’électorat de droite car comment expliquer ses 8% avec un PS à plus de 49% ? La contre performance de l’UMP peut aussi s’expliquer par ces 8% pris sur son électorat.

     

    Enfin Les Verts ne recueillent que la moitié de leurs voix de 2001. La chose n’est pas vraiment étonnante même si à certains égards elle peut paraître légèrement injuste dans la mesure où ils ont été à l’origine de pas mal de projets lancés dans l’arrondissement. Les électeurs ne les ont pas reconnus ainsi.

     

    C’est donc avec une grande sérénité que Jacques Bravo et son équipe peut aborder le deuxième tour. Avec respectivement 8% et 6.3%, ni le MoDem ni Les Verts ne sont en position de se maintenir au deuxième tour. Comme il l’avait annoncé dès avant le premier tour, Jacques Bravo devrait fusionner sa liste avec celle des Verts dans des conditions qui seront sans doute connues mardi. Il est probable que vu le rapport de force existant suite au scrutin du 9 mars, Les Verts devraient faire une entrée discrète dans la liste PS, une place, deux au grand maximum. Et encore, pas dans les 4 premières qui ouvrent la voie au Conseil de Paris.

     

    Notons que si la tendance dégagée ce dimanche se maintient, le 9ème devrait envoyer les 3 premiers de la liste Bravo au Conseil de Paris, le 4ème poste étant pour l’UMP.

     

  • Municipales 2008 : l’électeur et le mode de scrutin

    7bae0f5eba37bd55a1f53a8cd94c05d9.jpgLe système électoral pour les élections municipales à Paris, Lyon et Marseille n’aide guère le citoyen-électeur tant il est sophistiqué. Certes, il est probable que le Législateur a voulu faire en sorte que des majorités émergent des scrutins et rendent ainsi les principales villes de France gouvernables mais l’exercice démocratique s’en trouve compliqué d’autant que les modes de scrutins présidentiel et législatif servent en quelque sorte de référence aux électeurs et que le scrutin municipal à Paris diffère sensiblement de ce schéma.

    Disons le clairement : dans la plupart des cas, la liste pour laquelle nous allons voter au premier tour ne sera pas la liste qui in fine se retrouvera être l’exécutif local en cas de victoire. Au passage, on peut d’ailleurs sérieusement s’interroger sur l’utilité des sondages qui nous sont proposés en ce moment et qui « globalise » Paris alors que la capitale n’est ni plus ni moins, pour le scrutin, que la somme des 20 arrondissements, chacun avec leurs différences.

    Dit autrement, le classique « au premier tour je choisis, au second j’élimine » ne fonctionne pas avec le type de scrutin en place : on ne choisit pas au premier tour car les listes peuvent fusionner entre les deux tours dans certaines conditions, on n’élimine pas plus au second puisque les minoritaires se verront quand même confier des mandats proportionnellement à leur score.

    Le citoyen-électeur doit donc intégrer ces informations au moment de son vote. Certes le programme de sa liste favorite, la composition de cette même liste à commencer par la personnalité qui la dirige, sont des facteurs déterminants mais d’autres facteurs sont à prendre en considération au moment de glisser son bulletin dans l’urne. Si la Démocratie est l’expression par un vote libre d’une adhésion à des idées et des propositions, c’est aussi l’acceptation du fait majoritaire. Dans une Démocratie vivante, l’émergence d’une majorité se fait le plus souvent par un système d’alliances politiques, alliances qui sont extrêmement dépendantes des rapports de force politique existants suite aux scrutins.

    Le citoyen-électeur ne peut ignorer cet aspect des choses au moment du vote, essentiellement au premier tour. Il lui faut intégrer de manière subtile la façon dont il souhaite que le rapport de force s’établisse entre les différents candidats pour aboutir à une gestion équilibrée de la cité, en clair ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier. Un casse-tête !