Web
Analytics

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Action Barbès - Page 536

  • Une guitariste Argentine dans le 9ème

    Il n’y a pas plus argentin ni plus parisien que Délia Estrada ! Cette guitariste classique arrivée à Paris en 1977 s’est installée dans notre arrondissement en 1999. Elle s’est très rapidement intégrée au quartier en montant une petite chorale d’enfants au sein de l’église Notre Dame de Lorette ce qui lui a permis de nouer de nombreux contacts et de lancer de manière bénévole beaucoup de projets dans le quartier, tous liés à l’Argentine de sa naissance et à la musique de son cœur. Mariée à un français et maman de deux enfants, Délia est professeur de guitare au Conservatoire de musique de Puteaux et Directrice de collection aux éditions Lemoine. Elle consacre sa vie à la musique, argentine bien sûr, qu’elle soit classique ou bien folklorique, ce dernier aspect des choses ayant sa préférence. Elle a su créer dans le 9ème un petit réseau d’artistes argentins, peintres et musiciens bien sûr.

    Si Paris Neuvième vous parle de Délia Estrada, c’est que le petit groupe de musiciens qu’elle a monté, Confluences, composé d’un flûtiste, d’un violoniste, d’un chanteur et d’un joueur de bandonéon sans oublier la guitariste Délia Estrada, va participer à un événement culturel dans le 9ème au mois de Juin. Dans le cadre de la manifestation « José de San Martin et Alexandre Aguado, les retrouvailles inattendues ou la Force du Destin » dont Paris Neuvième vous a parlé le 4 Juin, un concert est organisé le 15 Juin salle Rossini à la Mairie à 20h30 au cours duquel le groupe Confluences nous fera un panorama de la musique argentine autour du folklore et du tango.

    medium_confluences.jpg
    4 membres du goupe Confluences : de gauche à droite - Aldo Ariel, Raul Maldonado (artiste invité pour ce concert), Délia Estrada et Nini Flores





    Délia Estrada, femme dynamique et sympathique, a bien d’autres projets en tête pour l’arrondissement, Paris Neuvième viendra vous en reparler régulièrement

  • Le "La Roche"

    Paris Neuvième aime l’Histoire. Non pas pour se complaire dans la nostalgie mais parce que celle-ci nous permet de mieux comprendre le temps présent. Notre arrondissement est l’un des plus riches de Paris en la matière et il nous a semblé intéressant d’ouvrir une rubrique spéciale de manière à vous présenter des lieux peu connus du 9ème, la littérature ne manquant pas pour les grands classiques que sont par exemple l’église Notre Dame de Lorette, l’hôtel Dosne Thiers place Saint Georges ou encore l’hôtel Aguado aujourd’hui Mairie du 9ème rue Drouot.

    Bernard Vassor, habitant du 9ème bien sûr, et historien dans l’âme a bien voulu accepter de nous aider pour tenir cette rubrique. Cet ancien libraire, chercheur indépendant, a déjà organisé pas mal de manifestations historiques et écrit beaucoup d’articles très documentés sur notre arrondissement. Bernard Vassor est pour nous gage de qualité dans les informations que nous diffusons et nous le remercions chaleureusement de son soutien.

    Et comme ces petits articles seront aussi une incitation à la promenade dans notre arrondissement, nous les publierons de préférence le Vendredi ou le Samedi.

    Le café La Rochefoucauld (le « La Roche » pour les habitués)
    par Bernard Vassor

    Aujourd’hui portant le nom de « La Joconde », ce café est un endroit historique à bien des égards.

    Le « La Rochefoucauld » est situé à l’angle de la rue du même nom et de la rue Notre Dame de Lorette. En ce milieu de XIXème siècle, il est surtout fréquenté surtout par les peintres dits « académiques » et reçoit tous les jours à l’heure de l’apéritif tout ce qui compte à Paris d’artistes convenables … contrairement au café « Guerbois », 7 chemin des Batignolles (avenue de Clichy) et à « La Nouvelle Athènes » 9 place Pigalle, fréquentés eux par ceux que l’on nommera plus tard « les intransigeants », « les communards» puis par dérision « les impressionnistes ».
    Ecrivains et plasticiens se confrontent, se brouillent, se réconcilient devant un bock, une absinthe ou un verre de vin. Degas, intime de Gustave Moreau pendant sa jeunesse puis longtemps fâché avec lui, renouera des relations orageuses au « La Roche » avec son vieil ami.
    Le peintre Gervex rapportera la discutions suivante :
    - « Mon cher Degas, vous avez la prétention de renouveler la peinture avec des contrebasses et des danseuses » déclare Moreau.
    - « Non mon cher, pas plus que vous avec vos Christs montés en épingle de cravates ».

    On peut y rencontrer Henri Dumont qui épousera Ellen André modèle de Manet, Forain, Renoir, Alfred Stévens, et les artistes célèbres de l’époque : Henner, Cormon « le père La Rotule » et l’ancêtre Harpignies. Les frères Goncourt, le peintre Guillemet, Maupassant, qui a été introduit dans l’endroit par William Busnach l’adaptateur de Zola au théâtre, figurent parmi les plus assidus.

    Le soir, Adolphe Goupil le marchand de tableaux associé de la famille Van Gogh en voisin de la rue Chaptal, vient prendre son dîner en compagnie de son gendre Léon Gérome (peintre).

    Après la fermeture du Divan Le Peletier (situé à l’angle du boulevard des Italiens et du passage de l’Opéra) selon les frères Goncourt, les représentants de « la basse bohème » vont établir leur quartier au « La Roche ».
    Manet, Baudelaire, le commandant Lejosne, l’émeutier de juin 48, Poulet-Malassis l’éditeur des « Fleurs du Mal », toujours flanqué d’Alfred Delveau l’historiographe des bas-fonds, auteur d’un dictionnaire d’argot. Henri Murger à l’heure de l’absinthe et bien sur Aurélien Scholl journaliste, critique et le polémiste le plus redouté, les philosophes Fioupiou et Saisset complètent la clientèle de ce « petit mauvais lieu fort bête, qui sont aux lettres ce que sont les courtiers d’un journal au journal » (Journal des Goncourt).

    Bien sûr l’ambiance a changé de nos jours. L’endroit vient d’être repris pas un couple sympathique et on peut y aller boire un verre et rêver sans nostalgie.

    Sources :
    Antonin Proust, la Revue Blanche, livraisons de février à mai 1897
    Henri Gervex, Revue du Louvre, octobre 1937
    Archives de Paris, D1P4/
    Journal des Goncourt
    Souvenirs de Ph.Audebrand, Alfred Delveau, Virmaitre etc…

    medium_le_laroche_aujourd_hui.jpgLe "La Roche" aujourd'hui "La Joconde"
    57, rue Notre Dame de Lorette

  • Plan Local d’Urbanisme et Espaces Verts

    L’un des principaux problèmes de notre 9ème arrondissement est le manque d’espaces verts. Regardons ce que propose le PLU.

    Le plan de sectorisation végétale tel que proposé dans le PLU indique une zone au Nord de l’arrondissement classée en « mise en valeur végétale ». Elle couvre en gros la partie Nord au dessus de la rue Saint Lazare entre les rues Blanche et des Martyrs et le long de l’avenue Trudaine jusqu’au square d’Anvers à l’Est, ce qui représente un tiers de la surface de l’arrondissement environ. A noter aussi une « tache verte » autour du square Montholon.

    Le PLU reste vague sur la question pour notre arrondissement. Il est vrai qu’il va être difficile de créer des espaces verts dans un environnement extrêmement bâti.

    Cartes du PLU sur cette page

  • Petits coins de détente – suite

    Square Montholon
    medium_sq_montholon.jpg







    Le square Montholon est un des rares espaces verts de notre arrondissement. Malgré la grande proximité de la rue Lafayette et de ses ennuis de circulation, le square reste un endroit agréable pour flâner où y lire son journal. Le premier square date de 1863 mais il a été profondément remanié lors de la réalisation du parking sous terrain en 1971 puis refait en 1984. La sculpture de Julien Auguste Lorieux (1876-1915) « La Sainte Catherine » hommage à l’ouvrière parisienne (les catherinettes) et installée là en 1925 orne le square. Il faut noter aussi derrière le square un des rares ponts qui enjambe une rue à Paris, la rue Bellefond étant très en hauteur par rapport à la rue Pierre Sémard.
    medium_sq_montholon_2.jpgmedium_sq_montholon_4.jpg







    La beauté des arbres (2 platanes d'Orient plus que centenaires) dans le square est remarquable. Il convient aussi de porter son attention sur la grille très ouvragée qui entoure le square et qui date de l'époque Louis Philippe. Des bacs à sable pour les enfants donnent vie à l'endroit.

    Square Montholon
    79, rue Lafayette

  • Passage des Arts : le projet « Place à Lino !» (1) ateliers peinture

    Les deux ateliers « peinture » de l’association Passage des Arts qui regroupent 14 personnes au total travaillent dur au projet « Place à Lino ! » qui se déroulera le 24 Juin. Après un échange de vues en commun, ils ont décidé de participer sous deux formes.
    D’abord des masques. En papier, en plâtre, en tissu, ceux-ci seront des moulages des visages des membres des deux ateliers peints à la façon « acteur » pour rappeler la carrière de Lino Ventura. Une trentaine de ces masques seront installés sur toute la place et regarderont les passants, se voulant ainsi une évocation de tous les visages que l’acteur a pu rencontrer au cours de sa vie. Il y en aura même dans les arbres !
    Ensuite des portraits de Lino Ventura. A partir d’une riche iconographie, les peintres des deux ateliers ont préparé soit des peintures, soit des dessins du visage de l’acteur, en libre interprétation. Une quinzaine seront exposés sur la place. Tous auront fait l’objet d’une sélection de la veuve de Lino Ventura.

  • José de San Martin et Alexandre Aguado – Inauguration

    S.E Juan Archibaldo Lanus, Ambassadeur d'Argentine en France (à gauche) et M. Jacques Bravo, Maire du 9ème arrondissement de Paris (à droite) lors de l'inauguration de l'exposition José de San Martin et Alexandre Aguado, les retrouvailles inattendues

    Hier 7 Juin a été inaugurée dans les salons Aguado de la Mairie du 9ème la manifestation « José de San Martin et Alexandre Aguado ». Libérateur de l’Amérique du Sud au même titre que Simon Bolivar, José de San Martin a fini sa vie en France. L’inauguration de cette manifestation en présence de S.E Juan Archibaldo Lanus, Ambassadeur d’Argentine en France et de nombreux diplomates sud-américains par Jacques Bravo, Maire du 9ème, a été l’occasion de célébrer l’amitié franco-argentine et d'évoquer « la consanguinité des esprits » comme s’est plu à le mentionner l’Ambassadeur, citant Marcel Proust. Les œuvres exposées sont de Ruben Alterio et Ricardo Mosner qui se sont inspirés de la collection Aguado revisitée pour l’occasion. Ces deux artistes ont des sites web que Paris Neuvième vous invite à apprécier.

    medium_dscn0697.jpgRuben Alterio
    Ricardo Mosner

  • José de San Martin et Alexandre Aguado – Les retrouvailles inattendues ou la Force du Destin – Exposition.

    Dans le cadre de cette manifestation (7 au 17 Juin), une exposition de peinture se tiendra dans les salons Aguado de la Mairie du 9ème rue Drouot.

    medium_invitation_image.jpg

    Ruben Alterio et Ricardo Mosner, deux peintres argentins ayant déjà exposé leurs tableaux côte à côte dans de nombreuses expositions thématiques - dont un Hommage à Piazzolla, - et également travaillé ensemble dans le domaine du théâtre, se retrouvent pour revisiter les œuvres des peintres de la Collection Aguado (1784 – 1842). Chaque artiste a travaillé de son côté pour réinterpréter treize tableaux des peintres de la Galerie Aguado, collectionneur mais aussi bienfaiteur de José de San Martin (1778 – 1850), Libérateur de l’Argentine, du Chili et du Pérou. L’amitié d’Alexandre Aguado et de José de San Martin est d’une certaine façon un symbole de l’amitié franco-argentine, tous les deux ayant fait partie de la vie intellectuelle de la deuxième moitié du XIXème siècle, fréquentant Rossini, Balzac…
    Ruben Alterio et Ricardo Mosner ont choisis de recréer avec leur style et à leur guise des tableaux de Ribera, Vélasquez, Zurbaran, Le Caravage, Tintoret, Mantegna, Michel Ange, Rembrandt, Rubens, Boucher, Watteau et El Gréco.

    Voire les biographies de Ruben Alterio et Ricardo Mosner dans la rubrique Agenda / Jose de San Martin & Alexandre Aguado