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Qui peut encore lire les panneaux indicateurs ?

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Faire connaître ses opinions, ses sympathies, ses rancœurs, par voie d’affichage est une pratique très répandue, mais qui passe souvent par un affichage dit « sauvage ». C’est ainsi que l’espace public est défiguré … mais, et c’est plus grave, certains de ces affichages n’hésitent pas à masquer des éléments de signalisation (panneaux, répétiteurs piétons, etc …), au risque de désorienter, voire mettre en danger les usagers de la voie publique.

En cette période de campagnes électorales, les prétendants aux responsabilités politiques ne pourraient-ils convaincre leurs adeptes de se comporter en citoyens responsables ?

C'est la question que pose une de nos adhérentes qui nous a fait parvenir la photo ci-dessus. Nous avons connu des affichages encore plus sauvages au fil des années, et nous trouvions qu'ils avaient plutôt diminué, dans nos rues, sur les murs... Est-ce une simple impression, ou la conséquence d'une réglementation plus répressive ? Quoi qu'il en soit, la tendance en matière d'affichage se porte en effet sur les éléments verticaux, les potelets qui maintiennent le stationnement hors des trottoirs, les feux tricolores et autres poteaux indicateurs, tout le mobilier urbain quelle que soit l'information qu'il porte. 

Pourtant ce type de comportement est puni par la loi mais de manière différenciée en fonction des villes. En période électorale comme ces derniers mois, à Paris, il semble que la Ville ne poursuive pas avec fougue les colleurs peu respectueux de l'environnement au nom d'une vitalité démocratique (lu dans le Parisien.... ) alors que la maire de Lille, parmi d'autres, poursuit les candidats de façon systématique et fait payer leurs partis. A Toulouse, ces derniers ont même été avertis : ce sera 12 euros par affiche décollée par les services de la ville (lu dans Actu Côté Toulouse).

Pour mémoire, tout affichage relatif à l'élection en dehors des emplacements réservés à cet effet ou en dehors des panneaux d'affichage d'expression libre est puni d'une amende de 9000 euros. Une réglementation applicable depuis le 1er septembre 2013. Outre le code électoral, il y a également la loi dite Barnier, relative au renforcement de la protection de l'environnement. En cas d'affichage sauvage constaté, le maire ou le préfet peut faire procéder à la suppression immédiate des affiches. Les auteurs, eux, peuvent encourir une amende administrative de 750 euros à laquelle il faut ajouter une amende délictuelle qui peut se monter à 3740 euros. Affichage de type commercial ou politique. 

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