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Place Turgot : c'est parti pour deux mois

Ici pour embellir-web.JPGNous vous parlons souvent des travaux dans le quartier, ceux-ci sont attendus depuis longtemps par les riverains et les usagers de la place, surtout à cause du sol glissant en hiver, après la chute des feuilles des acacias. Ajoutez à cela les racines des arbres qui soulèvent les pavés, et vous aurez toutes les conditions requises pour des glissades mal contrôlées et parfois dangereuses.

La Mairie avait donc choisi en 2008, lors de la séance annuelle d'observation des lieux requérant une rénovation, de consacrer un budget de voirie à la place Turgot. La requalification de la rue de Rochechouart, faite tronçon par tronçon, était en cours ou venait de se terminer, quand il est apparu évident qu'on ne pouvait refaire la chaussée et les trottoirs le long de la place et au carrefour Condorcet, sans un regard bienveillant sur la placette sans nom. Et oui ! Elle n'a pas de nom... En réalité, il n'y a pas même de place. C'est la rue Turgot qui descendait à toute allure jusqu'à la rue de Rochechouart. Au centre de ce triangle, qu'y avait-il... un îlot sans doute.

lampadaire ancien de la place-web.JPGL'intérêt qu'a suscité ce souci de rénovation a permis de créer une commission d'aménagement et d'urbanisme au sein du conseil de quartier Trudaine-Rochechouart. L'idée était de réfléchir entre habitants de ce que pourrait être cette petite place dans les rêves des usagers de la voirie, ceux qui habitent près de la place, ceux qui la traversent avec leurs enfants, ceux qui se reposent sur ses bancs, ceux qui prennent une mousse à la terrasse du Turgot... La commission ad hoc a donc lancé une consultation qui a recueilli plus d'une centaine de réponses allant vers la conservation d'un lieu agréable, de repos et de convivialité, mais avec une forte demande pour la diminution des deux roues en stationnement et la restauration d'un pavage régulier. (voir la place Turgot dans les CQ de février 2009 et de novembre 2009)

D'autres projets plus ambitieux auraient fait le bonheur de la commission, par exemple, l'implantation d'un objet central comme une petite fontaine, ou le remplacement de la colonne à verres très bruyante et très laide par un conteneur enterré. Cette possibilité n'est pas tout à fait enterrée non plus, on étudie... Un rêve à long terme était de remettre de la verdure sur un cheminement entre le square d'Anvers et les passages couverts du sud de l'arrondissement. Naturellement cette version verte de la rénovation de la place se projetait dans un futur non immédiat. Mais l'urbanisme n'est-il pas l'art d'envisager la ville sur les années à venir et non de gérer de petits budgets à l'année. Pour bien utiliser les fonds, surtout quand on doit en faire un usage parcimonieux et raisonné, ne faut-il pas avoir des projets à long terme et les répartir sur plusieurs exercices ? Cette hypothèse a été immédiatement balayée par l'étroitesse des budgets disponibles, avec l'argument très en vogue l'hiver passé sur la baisse des ressources de la Ville liées à la chute de l'immobilier parisien. On sait que depuis lors elles ont repris des couleurs. (voir ici article du Parisien du 20/10/2010)pavés et 1ère terrasse-web.JPG

bordure Condorcet-web.JPGQue trouvait-on dans les dossiers refermés de la commission ? Rien de surnaturel. L'un d'eux proposait donc d'étudier la possibilité de créer un trajet, une coulée verte, naturellement en pente entre Montmartre, auquel une grande partie du 9e a appartenu, et les grands boulevards, qu'on atteint par les passages couverts Verdeau et Jouffroy.  Entre ces deux points, du nord au sud, on trouve le square d'Anvers, la rue Turgot, la place Turgot, le bas de la rue de Rochechouart, et la rue Cadet. La rue Cadet est déjà qualifiée en rue piétonne, des plantations supplémentaires pourraient lui donner une allure encore plus apaisante, et donner envie de découvrir le mini-square qui se cache dans la cour de l'hôtel Cromot du Bourg, sous les fenêtres de la Commission du Vieux Paris. La rue de Rochechouart est certes une rue passante mais très pentue, où l'on peut assez facilement et efficacement limiter la vitesse. Marquage au sol et agrandissement des trottoirs du côté des numéros impairs (côté ouest) favoriseraient le caractère commercial et accueillant de la rue. Un passage sécurisé de la rue de Maubeuge permettrait en outre de limiter la vitesse du flux des automobiles dévalant la pente, vers l'Opéra. L'emprise de la prolongation de la rue Turgot sur la place Turgot (voie pompiers obligatoirement laissée libre) serait aussi marquée au sol pour assurer une continuité visuelle.  Le passage de la rue Condorcet pourrait être transformé en espace partagé, où la circulation automobile serait conservée mais non prioritaire, pour déboucher sur la rue Turgot et la perspective du Sacré Cœur. Une rue piétonne qui héberge une crèche et une école élémentaire, quoi de plus normal ? La Poste est aussi un service, encore public, qui mérite un environnement tranquille. Agrémentée d'une végétalisation basse... à la place des nombreux stationnements automobiles. Dalles ou pavés de granit scié à la place du bitume... Que du rêve !

 

Commentaires

  • Merci pour l'information, il était temps de rendre cette place plus sécurisée!

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