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Culture - Page 55

  • Magic Barbès : le programme

    Cette année, le festival Magic Barbès organisé par le centre FGO Barbara et l'Institut des Cultures d'Islam s'intitule Utopies. Il se tiendra du 3 au 8 avril.

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    Un programme riche et varié comme ce dialogue entre un film, un violoncelle et un texte "Chantal?" par Sonia Wieder-Atherton et Aurore Clément, la fanfare chorégraphique "30 nuances de Noir-es", ou encore de la musique raï avec Mohamed Lamouri. Tout le programme est à retrouver sur le site de FGO-Barbara.

  • Une envie de sieste littéraire ?

    La médiathèque Françoise Sagan propose des activités originales tous les samedis jusqu'au 28 avril. En fait d'activités, il s'agit de siestes littéraires. De 13h30 à 14h30, vous pourrez ainsi vous installer confortablement dans un fauteuil au premier étage et écouter textes ou musiques. Une bonne idée loin des bruits du boulevard de Magenta...

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  • Exposition collective à l'Espace Canopy

    L'Espace Canopy, 19 rue Pajol, propose jusqu'au 25 mars une exposition collective de 12 artistes d'Ateliers-Est. La galerie est ouverte le samedi et le dimanche de 14h à 19h et en semaine le jeudi de 17h à 21h et le vendredi de 17h à 20h.

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    Ces artistes présentent photographies, sculptures, peintures, projection..., des domaines très variés.

    L'exposition s'intitule "Sans tain". Voici ce que l'on peut lire sur le choix de ce titre :

    Le miroir sans tain fait varier les perceptions selon le côté où l’on se trouve et selon les sources de lumières : ce qui est opaque pourra devenir transparent et inversement. Il permet d’obtenir une vision à sens unique et réciproque, agissant comme un révélateur de réalité projetée ou cachée. Un jeu des perceptions et des réalités, montrées ou tues par l’intervention de la lumière.

    C’est à des univers plastiques et fantasmagoriques complexes que renvoie l’exposition « Sans tain » :

    La naissance de la photographie, l’éblouissement du faisceau lumineux et de la télévision, la place du sujet regardeur au sein de l’œuvre-même dans laquelle il devient acteur, la place de l’artiste dans la création et dans son œuvre, la réalité cachée, l’image mentale trouble voire psychanalytique, l’univers poétique de la traversée du miroir, la confusion des intérieurs et des extérieurs, une certaine forme de voyeurisme, l’univers du polar.

  • Pause musicale russe à la Sorbonne Clignancourt

    Le chœur et orchestre Sorbonne Universités (COSU) vous invite à une pause musicale à l'heure du déjeuner pour découvrir son prochain concert de musique russe. Ce sera le  jeudi 22 mars à 12h45, 2 rue Francis de Croisset, porte de Clignancourt, à la bibliothèque du centre Clignancourt.

    Comme habituellement, cet évènement est gratuit mais on vous demande de vous inscrire ici.

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    photo de Léo Andrés

    Et si vous souhaitez prolonger cette plongée dans l'univers musical russe, le concert se tiendra à l'amphithéâtre Richelieu de la Sorbonne le jeudi 29 mars à 20h (voir le programme ici)

  • --Les couleurs de Van Dongen réchauffent le musée de Montmartre

    Van Dongen (1877-1968), un peintre dont la notoriété est loin d'approcher celle d'un Picasso (1881-1973), bien que leurs vies artistiques aient fréquenté un même lieu à leurs débuts et que leurs longévités n'aient rien à se jalouser, 91 ans pour l'un et 92 pour l'autre, pas mal pour l'époque. Ils étaient contemporains et même voisins (coloc' on dirait aujourd'hui !) à l'époque du Bateau-Lavoir. Venus de Hollande, ou d'Espagne, ils ont appartenu à l'Ecole de Paris et à la légende du Montmartre bohème des années folles.

    Kees van Dongen est né dans la banlieue de Rotterdam, et vient à Paris en 1897 pour la toute première fois. Il s'installera deux ans plus tard, avec celle qui deviendra rapidement sa femme, une jeune Hollandaise (Augusta Preitinger), elle aussi artiste, rue Ordener puis rue Girardon. On la découvre lisant dans l'atelier du peintre parmi les œuvres exposées. Certains titres d'article ont qualifié Kees van Dongen d'artiste anarchiste... Certes, encore en Hollande, il a illustré l'ouvrage du communiste libertaire Pierre Propotkine et s'est manifesté par une certaine radicalité, mais il semble que son engagement politique ne soit pas allé très loin, ou plutôt n'ait pas duré très longtemps. Sa rencontre avec les milieux anarchistes parisiens et sa collaboration avec L'Assiette au beurre — très engagée dans les années 1905-1909 contre le colonialisme — sont davantage des témoignages de son insoumission aux normes surranées d'une société liberticide de la fin du 19e siècle.

    Van-Dongen, assiette-au-beurre

    Il participe à L'Assiette au beurre dès 1901, ne peint pratiquement pas entre 1896 et 1903, préférant à la peinture « l'art démocratique de l'imprimé », qu'il s'agisse de L'Assiette ou d'autres publications auxquelles il donne des contributions plus édulcorées, comme Le Frou-Frou, Le Rab'lais, Le Rire ou L'Indiscret. Ainsi, il écrit à un ami en 1901 : « À quoi cela sert-il de produire des tableaux qui ne servent qu'au luxe, quand nous sommes entourés partout de pauvreté ? Je préfère travailler autant que possible pour le bien commun, plutôt que pour quelques fripons délibérés ou involontaires. C'est pourquoi je dessine pour des magazines et j'ai abandonné la peinture ; je n'en fais qu'un peu, de temps en temps, et pour moi-même. »

    Cité par Jean-Michel Bouhours, Nathalie Bondil, Martine d'Astier et Anita Hopmans, Van Dongen, Hazan,   p112.

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  • Les biffins par Marc Villard

    Les anciens lecteurs du blog reconnaîtront peut-être ce nom d'un auteur que nous avions reçu, ou plutôt qui avait accepté de parler de ses dernières nouvelles à un petit cercle de nos adhérents.  Vous découvrirez ici l'annonce d'une soirée littéraire en 2010 organisée par nos soins, dans un petit troquet, face au square Léon, La Goutte Rouge qui s'est métamorphosé depuis. Dommage que nous ayons abandonné ces soirées très conviviales. Conviviales, oui, et il faut ajouter plus satisfaisantes que les éternels débats sur la propreté… mais les temps sont ce qu’ils sont, et les priorités changent. 
     

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    Le dernier roman de Marc Villard a attiré notre regard, perché sur une pile de livres placée bien en vue, dans un Cultura très loin de Paris, où nous cherchions quelques «  loisirs créatifs » pour occuper les enfants dignement. Le titre, Les biffins, sorti en janvier 2018 aux Editions Joëlle Losfeld, à lui seul nous a ramenés dare-dare à Barbès. L’auteur n’est pas étranger au quartier. Il le connaît et, plusieurs fois, il a évoqué nos rues, leurs activités, pas toujours très orthodoxes et les faunes qui les peuplent peuvent, avec un peu d’imagination, une trame crédible et le talent qui convient, remplir les pages d’un roman policier attrayant. 
     
    Mais cette fois, plus que le crime dont on aimerait certes connaître l’auteur — parce que chez Marc Villard il y a toujours un mort voire plusieurs —, c’est plus la démarche d’une jeune femme qui tisse le suspense et la trame du roman. A la fois ses aspirations, son désir d’être active et solidaire, son besoin d’agir, bref ses déambulations dans le quartier entre le Carré des Biffins de la Porte Montmartre et Barbès vont nous montrer par l’intérieur les personnes que nous voyons autour de la station Barbès les jours de marché et les dessous de leur vie. On va comprendre la difficulté de l’association qui gère le Carré à faire respecter un semblant de règles. On imaginait bien que ce n’était pas rose. Là, Marc Villard nous fait entrer dans le cercle restreint de ceux qui vivent à côté, ou parmi eux. Le ton est toujours assez cru, enlevé, on ne s’ennuie pas, on n’a pas le temps de paresser… 
     

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    Photographie : Jean-Raphaël Bourge - AFP

     
    Pour les observateurs du quartier, vous reconnaîtrez l’évocation de l’incendie de la rue Myrha en 2015. Autre interrogation. Quand la fiction rencontre la réalité.... A vous de découvrir les pistes qu'imagine Marc Villard pour résoudre ce mystère. 
  • Phonomuseum : concert de soutien de Jean-Jacques Debout

    Le Phonomuseum propose un nouveau concert de soutien. Après Jacky Terrasson qui s'est produit le 22 février, Jean-Jacques Debout donnera un concert exceptionnel le 8 mars à 20h00. Il s'agit pour ces artistes de soutenir ce bel établissement culturel situé au 53 boulevard de Rochechouart. Si vous ne le connaissez pas encore, voilà une belle occasion.

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    Pour plus d'informations, c'est ici.