Web
Analytics

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

- Page 2

  • Premier sur le podium : les tapages nocturnes

    Voici une brève de la Préfecture de police qui tient à jour ses statistiques des appels passés sur le 17 à Paris. Un nombre impressionnant mais moins qu'en 2012 (580 299) :

    551 252 

    C’est le nombre d’appels 17 reçus, au cours de l’année 2013, par la salle d’information et de commandement «17 Police Secours» de Paris. Parmi ceux-ci, 48% ont fait l'objet d'une intervention et 6,37% sont des appels relatifs aux conflits de proximité :

     

    -Tapages nocturnes:             25 625 (contre: 25 409 en 2012)

    -Différends familiaux:             7 570 (contre: 8 904 en 2012)

    -Tapages diurnes:                  1 652 (contre: 668 en 2012)

    -Conflits de voisinage:              248 (contre: 1593 en 2012)

    Il en ressort qu'il est parfois difficile de trouver le sommeil dans notre bonne vieille ville. Oublié le temps où le guet passait dans les rues et leur assurait, plus ou moins, une certaine tranquillité : 

    Qu’est-c' qui s'passe ici, si tard ?
    Compagnons de la Marjolaine.
    Qu’est-c' qui s'passe ici, si tard ?
    Gai, gai, dessus le quai.
    • Chevalier du guet :
    C’est le chevalier du guet,
    Compagnons de la Marjolaine.
    C’est le chevalier du guet,
    Gai, gai, dessus le quai.

    Le guet veille ! est certainement l'un des plus connus des Cris de Paris (nous dit Wikipedia).

    Il est onze heures, bonnes gens. Dormez, le guet veille !
    Il est minuit, bonnes gens. Dormez, le guet veille ! 
    (à décliner selon les heures de la nuit)

    Le guet qui faisait la ronde de nuit dans les rues de Paris et des autres capitales européennes (mais aussi des grandes villes de province) était en fait une milice aussi bourgeoise que nocturne, censée sécuriser les places, rues, ruelles et venelles, fort peu sûres au Moyen-Âge comme à des époques plus récentes.

    Dans chaque quartier, regroupés en confrérie, riches bourgeois comme petits bourgeois, brillamment équipés (voir à ce sujet La Ronde de nuit de Rembrandt) se donnaient, finalement à peu de compte, un rôle et des émotions qui les changeaient de leur routine journalière de boutiquier, de changeur ou de notaire. Comme on les entendait venir de loin, les aigrefins, vide-goussets et autres tire-laines avaient tout le temps de regagner Vauvert ou la Cour des miracles. Cependant il leur arrivait, tout de même, d’appréhender quelques ivrognes ou malfrats sourds-muets qu’ils s’empressaient de remettre au prévôt du roi flanqué de ses gens d’armes.

  • À la mémoire des victimes de l'Holocauste

    Aujourd'hui, lundi, ce 27 janvier 2014 est, comme tous les ans, la Journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de l'Holocauste.

    Cette date a été décidée par l'Assemblée Générale des Nations Unies, dans sa résolution intitulée "Mémoire de l'Holocauste" et adoptée le 1er novembre 2005. Rappelons que le 27 janvier 1945, le camp d'extermination d'Auschwitz-Birkenau fut libéré par l'Armée Rouge. Cette date du 27 janvier est désormais importante et nous permet de penser à cette tragédie sans pareil, qui ne pourra jamais être effacée. Ce souvenir de la Shoah nous permet aussi de rendre aux victimes l'hommage qu'elles méritent, d'évoquer ces hommes, ces femmes et ces enfants innocents et de penser à leur calvaire. Cet Holocauste s'éloigne dans le temps. Nous devons donc continuer de penser aux persécutions, aux sévices et aux exterminations perpétrés par la barbarie nazie dont des millions de Juifs et de membres d'autres minorités ont été les victimes. Ce souvenir est un garde-fou pour l'avenir de l'Humanité et la dignité humaine.

    76 000 Juifs présents en France, dont plus de 11 400 enfants juifs, furent victimes de la Shoah et déportés de France; plus de 4 000 d'entre eux furent arrêtés à Paris par les policiers et les gendarmes français lors de la rafle du Vel d'Hiv, le 16 juillet 1942. D'autres rafles suivirent, et ce jusqu'en juillet 1944. Au total, 6 100 enfants parisiens ont été arrêtés dans Paris, avec leurs familles, et assassinés à Auschwitz parce qu'ils étaient juifs.

    Pour ceux et celles qui souhaiteraient approfondir ce douloureux sujet, ils peuvent consulter la publication "Les 11 400 enfants Juifs déportés de France", téléchargeable sur le site de la Ville de Paris, et fruit d'un important travail de mémoire effectué par l'association "Les fils et filles des déportés juifs de France" de Serge et Beate Klarsfeld. 

    Le 10e arrondissement paya un lourd tribut avec plus de 700 enfants arrêtés, dont 75 tout-petits qui n'eurent pas le temps de grandir pour fréquenter l'école (pour le 9e et le 18e, respectivement près de 150 et 700 enfants furent déportés). L'exposition organisée par l'Association Pour la Mémoire des Enfants Juifs Déportés du 10e (AMEJD), encore visible dans le hall de la Mairie du 10e, montre les visages de ces enfants du 10e, victimes de la Shoah, et rappelle le cas échéant le nom de leur école (e.g. Aqueduc, Louis Blanc, Chabrol etc.).   

    mémoire,holocauste,histoire,Amejd

    mémoire,holocauste,histoire,amejd

     

    Dans ce contexte, les Élus du 10e ont commencé hier, dimanche 26 janvier, à rendre hommage à ces enfants déportés du 10e et honorer leur mémoire.

    La première cérémonie se déroula à 10 heures devant la plaque commémorative du bâtiment situé au 9 rue Guy Patin, qui fut un foyer d'écoliers juifs de l'Union Générale des Israélites de France. Nous avions déjà évoqué en détail ce lieu, l'année dernière lors de la Commémoration du 70e anniversaire de la rafle du 10 février 1943 au cours de laquelle 11 enfants y furent arrêtés. Depuis l'année dernière, la plaque commémorative a été déplacée pour être apposée sur le mur extérieur donnant sur la rue, et y être plus visible.

    mémoire,holocauste,histoire,amejd

     

    Les Élus du 10e se rendirent ensuite, pour une deuxième cérémonie à 11 heures, au jardin Villemin. Une stèle y est présente, dans l'entrée principale du jardin, et rappelle la déportation des enfants du 10e, et notamment celle des 75 tout-petits enfants, trop jeunes pour être scolarisés. Ce fut un recueillement vraiment chargé d'émotion, lors de la lecture de leurs noms par deux militantes de l'AMEJD.   

    mémoire,holocauste,histoire,amejd

    Accompagné d'Eric Algrain (Adjoint du 10e en charge de la démocratie locale, de la vie associative et des personnes en situation de handicap) et d'Alain Lhostis (Élu du 10e en charge de la Politique de la Ville et Conseiller de Paris), le Maire du 10e, Rémi Féraud, a alors déposé une gerbe.   

    mémoire,holocauste,histoire,amejd

    (sur la photo, au premier plan et de droite à gauche, les Élus Rémi Féraud, Eric Algrain et Alain Lhostis)

     

    Dans le 10e, la célébration de cette Journée internationale à la mémoire des victimes de l'Holocauste est aussi dédiée aux jeunes générations, avec des visites et des témoignages de survivants dans les écoles, afin de partager ce devoir de mémoire avec les enfants et les jeunes du 10e.

    L'Holocauste fait partie de notre mémoire nationale et européenne: gardons à l'esprit le souvenir de ces moments effroyables et douloureux de notre Histoire...