Ne les décevez pas, venez et participez à ce remue-méninges !
Le programme dans notre article du vendredi 11 janvier, et l'on vous avait dit de vous inscrire....

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Ne les décevez pas, venez et participez à ce remue-méninges !
Le programme dans notre article du vendredi 11 janvier, et l'on vous avait dit de vous inscrire....

Samedi 26 janvier à 16h30
Salle des fêtes de la mairie du 10e
72, rue du Faubourg Saint Martin
Au programme :

Ce n'est pas une information toute fraîche puisque le scrutin a eu lieu en décembre, le 8. De plus, nous n'avons pas pour vocation de commenter ici les info purement politiques, mais en l'occurence, il s'agit du maire du 10e, un des trois arrondissements sur lesquels portent nos efforts de citoyens au sein d'une association... alors, pourquoi pas ?
Le JDD avait proposé une longue interview de Rémi Féraud et outre ses déclarations sur sa responsabilité de mener la campagne pour les municipales de 2014, ses préférences et ses intentions, il répondait également aux questions du journaliste sur les difficultés que connaît le quartier entre les deux gares du 10e. Il ne méconnait pas, et il salue l'écoute qu'il a trouvée auprès du nouveau préfet, Bernard Boucault, depuis la nomination de ce dernier, et espère que la présence des forces de l'ordre saura à terme améliorer la qualité de vie des habitants de ce quartier, très fréquenté.
Voici l'extrait qui concerne plus particulièrement le 10e : (ci-dessous la rue de Maubeuge le long de l'Hôpital Lariboisière)

En tant que maire du 10e, comprenez-vous le ras-le-bol de certains habitants, notamment entre les gares du Nord et de l’Est, qui protestent contre les violences, les incivilités, les nuisances?
Oui, car depuis quatre ans, le sentiment d’abandon s’est développé dans ce quartier. J’ai interpellé à plusieurs reprises la préfecture de police. Sans réponse véritable jusqu’au mois de septembre: des moyens supplémentaires ont alors été accordés par le nouveau préfet. Le changement est réel, mais il faudra que cette présence policière s’inscrive dans le temps.Vous êtes favorable à l’implantation d’une "salle de shoot" dans le 10e. Pourquoi pas dans le 7e ou le 16e?
Il y a beaucoup de toxicomanes dans le 10e, autour de la gare du Nord. Aujourd’hui, ils se shootent dans des conditions sanitaires catastrophiques, dans des toilettes publiques, des entrées de parking, des parties communes d’immeubles… Une salle de consommation à moindre risque serait salutaire, pour eux comme pour le quartier, en termes de santé publique et de tranquillité publique. Je souhaite que le gouvernement prenne une décision le plus vite possible. Reste à trouver un lieu adapté, en lien avec la Ville.
La position du maire sur les salles de consommation à moindre risque n'est pas nouvelle. Lors d'une réunion en mairie du 10e à laquelle participaient de nombreux habitants des rues Ambroise-Paré, Saint-Vincent de Paul, Bd de Denain, etc. il est apparu qu'une telle implantation n'était pas rejetée. Elle pose des problèmes à la police qui ne peut que constater une entorse à la législation, un délit, tant que la consommation de stupéfiants reste interdite, fut-elle sous surveillance médicale et dans un lieu dédié. Un décret autorisant l'expérimentation retarde donc tout autant que le choix du lieu, qui pourrait se trouver dans une emprise de la SNCF si un accord est trouvé avec la compagnie de chemins de fer. C'est un dossier que nous suivons attentivement.
La gare de l'Est a bénéficié d'un lifting assez réussi. Ce n'est pas toujours le cas, et je ne parle pas des gares uniquement. Hier lundi, le point d'orgue de cette rénovation était mis sur la rosace de la cour d'Alsace (la plus à l'ouest, ou à gauche en regardant la façade).


Le directeur de la gare de l'Est, Hervé Charmont, présentait le travail de mise en valeur de la rosace d'Alsace, l'une des deux rosaces qui éclairent la façade. (Ci-contre conversant avec J.-P. Leroux)
La gare de l'Est, initialement baptisée embarcadère de Strasbourg, a été ouverte en 1849 et inaugurée par le président Louis-Napoléon Bonaparte l'année d'après. La rénovation de la gare passait par une restauration complète de cette rosace, en fonte, dont chaque pièce a été nettoyée et protégée contre les attaques du temps. Son classement monument historique a exigé des efforts de conception pour monter le projet : en effet aucun percement, aucune colle ne sont autorisés ici. Ce sont donc des dispositifs qui tiennent par aimantation de chaque côté de la vitre; comme on le voit sur les photos ci-dessous.


Il ne s'agit pas d'une illumination pérenne mais d'un événement qui ne durera que quelques mois, disons la période d'hiver et jusqu'aux beaux jours. Il consiste en une sorte de mise en lumière de la rosace par des points bleus qui reflètent par leur nombre les flux de voyageurs : les arrivées et les départs en temps réel, avec des chiffres communiqués par la SNCF. Plus le nombre de voyageurs est important dans l'enceinte de la gare et plus le nombre des points lumineux sera grand. L'artiste créateur, Stéphane Perraud, lui donne le nom de FLUX. Il cherche ainsi, a-t-il expliqué aux invités présents, à rendre plus concrets et palpables que sur des tableaux arides les flux et les mouvements de personnes.
En 2008 il avait déjà été choisi pour mettre en lumière une oeuvre dynamique, comme celle-ci, sur l'église Saint-Germain l'Auxerrois où il s'agissait de lier la lumière à la démographie, on voyait ainsi se matérialiser et apparaître les naissances et les décès dans le monde.
La gare de l'Est a un trafic dense : ce sont quelque 30 millions de voyageurs qui passent là chaque année

Nous sommes repartis sur la pointe des pieds pour ne pas déranger l'aimable conversation qu'entretenaient ces deux personnages de pierre, dominant la percée haussmannienne des boulevards de Strasbourg et Sébastopol.
