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Paris respire Goutte d'Or - Château Rouge : un dispositif de sécurité insuffisant

Demain, samedi 13 avril, se déroulera la troisième journée du nouveau périmètre de Paris respire Goutte d'Or - Château Rouge. Ce sera l'occasion de voir si la Ville a pris les mesures nécessaires pour que l'interdiction de circulation des véhicules à moteur soit cette fois-ci effective. En effet, si nous apprécions cette initiative, nous devons déplorer un dispositif insuffisant pour empêcher les automobilistes non respectueux de la loi de braver l'interdiction de circuler, et pour ne pas congestionner les abords de la zone sans voiture.

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L'endroit le plus problématique est sans doute le barrage "fixe" au croisement des rues Stephenson et Cavé. En effet, à ce point laissé sans surveillance, tout au long de la journée des automobilistes peu scrupuleux retirent le panneau qui barre la rue et ce sont alors des dizaines de véhicules qui pénètrent dans le secteur. Une fois le barrage forcé, la rue Cavé connaît alors une circulation infernale. Soulignons l'agressivité de la plupart des automobilistes contrevenants, klaxonnant et insultant à tout va les piétons qui tentent de profiter de la zone qui leur est normalement consacrée. Il semble indispensable de contrôler ce point d'accès, ou tout du moins d'y établir un barrage réellement efficace, ce qui n'est absolument pas le cas actuellement.

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La rue Cavé censée être piétonne durant Paris respire

Quant aux barrages filtrants, ils nous semblent bien poreux, laissant passer les véhicules de soi-disant commerçants en nombre. En effet, il est étonnant de voir des véhicules  prétendument appartenant à des commerçants du secteur, transportant des familles entières et immatriculés dans le département de la Somme ou... de la Guadeloupe (!), en pleine zone Paris respire alors que celle-ci est normalement réservée aux seuls riverains, handicapés autorisés, taxis à la dépose et véhicules de secours et de nettoiement (les commerçants ne sont pas dans la liste). Et ne parlons pas du fait qu'il est pour le moins inhabituel de voir un si grand nombre de "commerçants" venant avec femme et enfants à leur boutique un samedi à 15 h...

De même, comment comprendre qu'on laisse passer des véhicules qu'on voit traverser la zone sans s'y arrêter, juste pour couper court... Il nous parait nécessaire qu'il y ait plus d'agents de surveillance aux entrées du secteur et de leur de re-préciser les consignes. Avouons tout de même que leur travail n'est pas simple face à des automobilistes navigant entre les insultes, les menaces ou la duperie.

Une présence accrue de la DPSP participerait également et certainement à un meilleur respect des règles. Il faudrait sans doute aussi la présence de la police. En effet, bon nombre de comportements délictueux d'automobilistes relève non pas de la DPSP mais bien de la police.

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La rue Stephenson embouteillée durant l'opération Paris respire

Terminons par les problèmes rencontrés autour du secteur. Les rues qui encadrent la zone sont complètement bouchées durant l'opération et les automobilistes y jouent en permanence un affreux concert de klaxons - dont l'usage est interdit en agglomération, rappelons-le. Et ne parlons pas du stationnement sauvage qui y sévit.

Nous comprenons qu'ils faudra plusieurs semaines, voir plusieurs mois, pour que les visiteurs prennent connaissance de l'impossibilité de venir dans le quartier en voiture le samedi et y renoncent, mais des améliorations peuvent d'emblée être apportées pour améliorer la situation.

D'abord en précisant le contour de la zone, en incluant dans le secteur sans voiture les rues Affre (en totalité) Saint-Luc (en totalité) et Saint-Bruno au Sud, Marcadet et Labat au Nord et d'établir un barrage filtrant à l'angle des rues des Poissonniers et Polonceau plutôt qu'à l'angle des rues des Poissonniers et Myrha.

Enfin, il faudrait des panneaux expliquant l'opération destinés aux automobilistes (les seuls panneaux actuels ne sont lisibles que par les piétons) et situés en amont du secteur, rue Ordener, rue Jean-François Lépine, boulevard Barbès ou encore au début de la rue Doudeauville. Car lorsque l'on échange avec des automobilistes pris dans le flot de véhicules, aucun n'a connaissance de l'opération Paris respire à cet endroit.

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Forcing à l'entrée de la rue Doudeauville

Mais finissons sur une note positive, et parions que si des petites améliorations sont apportées, Paris respire Goutte d'Or - Château Rouge sera certainement un vrai succès pour le bonheur des habitants et des promeneurs.

 

Commentaires

  • Des barrages trop poreux et des agents qui se laissent raconter des histoires !!!

  • Comme je l’ écrivais sur Facebook, bonne initiative mais malheureusement pas adapté à une population qui se moque des règles. Un service d’ordre complètement dépassé et quelque fois trop laxiste, laissant passer des immatriculations qui n’ont rien à voir avec Paris. Cela a généré de la pollution sonore et odorante. Embouteillages, accrochages....

  • Commerçant moi-même, à la limite du secteur "interdit", je dois préciser deux choses. D'une part nous n'avons pas été prévenus par la mairie, d'autre part nos clients eux sont bien empêchés de rentrer dans le quartier. Le second samedi l'un d'entre eux avec lequel j'avais rendez-vous m'a appelé pour me dire qu'il avait renoncé à venir après avoir été bloqué rue Stephenson et tourné en rond pendant trois-quarts d'heure. Je n'avais pas songé à le prévenir puisque nous sommes en dehors de la zone "Paris respire". Il était furieux et je ne suis pas sûr de le revoir un jour. Cela s'ajoute aux conséquences de la crise des mineurs isolés, dont nous continuons à payer le prix fort, aux difficultés aux métro Barbès et La Chapelle (les gens qui se font voler, agresser ou harceler sexuellement n'ont pas envie de revenir dans le quartier, on les comprend), et en guise de cerise sur le gâteau à la désertification des commerces parisiens le samedi avec la crise des Gilets jaunes. Si je pouvais fermer et partir, je le ferais sans hésiter une seconde, en adressant un joyeux bras d'honneur à la municipalité.

  • Commerçant moi-même, à la limite du secteur "interdit", je dois préciser deux choses. D'une part nous n'avons pas été prévenus par la mairie, d'autre part nos clients eux sont bien empêchés de rentrer dans le quartier. Le second samedi l'un d'entre eux avec lequel j'avais rendez-vous m'a appelé pour me dire qu'il avait renoncé à venir après avoir été bloqué rue Stephenson et tourné en rond pendant trois-quarts d'heure. Je n'avais pas songé à le prévenir puisque nous sommes en dehors de la zone "Paris respire". Il était furieux et je ne suis pas sûr de le revoir un jour. Cela s'ajoute aux conséquences de la crise des mineurs isolés, dont nous continuons à payer le prix fort, aux difficultés aux métro Barbès et La Chapelle (les gens qui se font voler, agresser ou harceler sexuellement n'ont pas envie de revenir dans le quartier, on les comprend), et en guise de cerise sur le gâteau à la désertification des commerces parisiens le samedi avec la crise des Gilets jaunes. Si je pouvais fermer et partir, je le ferais sans hésiter une seconde, en adressant un joyeux bras d'honneur à la municipalité.

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