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Action Barbès - Page 531

  • La mémoire

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    Mémorial des Martyrs de la Déportation, Paris

    Photo : Eric, du blog Paris, one photo a day

     

    Hier soir, à la Mairie du 9ème, a été inaugurée l’exposition "Les Enfants de Buchenwald". Inutile de rappeler toute l’horreur des camps de concentration que le 60ème anniversaire de leur libération ramène à notre mémoire.

     

    Notre arrondissement est depuis longtemps un lieu d'accueil pour la communauté juive qui y est encore aujourd'hui importante. En témoignent les 9 synagogues dont bien sûr la Grande Synagogue de la rue de la Victoire sans oublier le Consistoire.Le 9ème fut aussi un lieu de drames. Les plaques apposées au lycée Lamartine, dans les écoles de la rue Buffault et de la Victoire sont là pour nous rappeler que des enfants de notre quartier furent déportés.

     

    L'exposition s'intéresse aux destins individuels. Elle retrace, avec des photos, la vie d’une quinzaine d’adolescents déportés. Elle présente des documents encore jamais montrés touchant leur vie avant la déportation, leur vie dans le camp et leur retour à la vie. On y voit des enfants en vacances avec leurs parents en 1937-38, des enfants jouant avec leurs copains à la même époque. Des camps, pas de photos. Des dessins réalisés par ces enfants juste après la libération des camps sont très émouvants. Enfin la reconstruction, le retour à la vie. Symboliques, quelques clichés des mêmes personnes avant leur déportation, petits enfants, et dans les années 80. On comprend que des liens indissolubles se soient créés.

     

    En coordination avec les Directeurs des établissements scolaires de l'arrondissement, la Mairie va organiser des visites pour ce travail de mémoire.

     

    La présence de quelques déportés à cette inauguration et surtout leurs témoignages a rendu la manisfestation très poignante.

     

    Le camp de Buchenwald

    Entré en activité en juillet 1937, le camp de Buchenwald a été installé à quelques kilomètres de Weimar, en pleine forêt. On y interne d’abord des prisonniers politiques allemands, antinazis, bientôt rejoints par des internés juifs, transférés de Dachau, et par des Juifs autrichiens arrêtés en 1938, après l’Anschluss. Par la suite, arrivent en nombre des convois de Juifs polonais, puis des prisonniers en provenance des pays d’Europe occidentale, résistants et Juifs ; enfin, en 1944, des Juifs de Hongrie, tous destinés au travail forcé puisqu’il n’existait pas de chambres à gaz à Buchenwald.

    La mortalité dans le camp est cependant effroyable, ce qui explique la présence de deux fours crématoires.

     

    Les enfants de Buchenwald

    La plupart des enfants rescapés sont d’origine polonaise (250 sur les 427 arrivés en France) ; les autres viennent de Roumanie (118), de Tchécoslovaquie (49), de Hongrie (43), quelques-uns de Lituanie et d’Allemagne. Issus pour la plupart de familles rassemblées dans les ghettos de Pologne, certains d’entre eux ont été déportés vers Auschwitz entre 1942 et 1944 où ils ont travaillé, pendant toute la durée de leur internement, jusqu’au moment de leur évacuation, à l’approche des Soviétiques.

    Les trois plus jeunes du groupe, David, Lulek et Izio ont respectivement 8 et 10 ans. Ils sont arrivés en janvier 1945 venant de Czestochowa. Tous ces jeunes ont donc « fait la marche de la mort » de Pologne vers l’Allemagne.

    A leur arrivée à Buchenwald, ces enfants et adolescents ont été placés en quarantaine dans les baraques du petit camp, puis dirigés vers les blocks 8 et 66, sous la protection de la résistance interne.

    Le camp de Buchenwald s’est libéré par lui-même, avant l’arrivée des Américains. Dans les derniers jours, les Allemands évacuent et massacrent un grand nombre de prisonniers, juifs essentiellement. Certains sont transportés jusqu’au camp de Theresientadt, libéré le 8 mai 1945. Beaucoup de prisonniers sont morts en route ou après la Libération.

    De Buchenwald, les ressortissants des différents pays sont rapatriés dans leurs pays. Mille jeunes Juifs, qui ne veulent retourner ni en Pologne, ni en Hongrie, attendent un pays d’accueil. 427 d’entre eux ont été accueillis par la France ; les plus malades vont en Suisse, d’autres en Suède retrouver des membres de leur famille.

     

    L’accueil en France des enfants de Buchenwald

    A leur arrivée en France le 6 juin 1945, ils sont dirigés vers le préventorium d’Ecouis, dans l’Eure. Ils y resteront six semaines. Au début du mois de juillet, 173 d’entre eux partent en Palestine, via Marseille, avec le Docteur Malkin, munis de visas officiels britanniques.

    Les plus religieux et les plus jeunes, sont accueillis au château d’Ambloy, près de Vendôme, pour se « refaire une santé ». Ils y passent l’été 1945 avant d’être hébergés à Taverny, encadrés par deux jeunes éducatrices exceptionnelles, Judith Hemmendinger-Feist et Gaby Cohen-Wolff ; ces dernières, qui vivent aujourd’hui à Jérusalem et à Paris, leur redonneront le goût de vivre. Les plus jeunes sont dirigés vers Versailles en janvier 1946. Les plus âgés apprennent un métier dans les écoles professionnelles de l’ORT, qui ouvre des cours spéciaux à leur intention. Ils vont également travailler chez des artisans et vivent au foyer de la rue Rollin. En 1948, 117 jeunes sont émancipés parmi ceux de plus de 18 ans et poussés dans la vie active. Le passage d’une vie en collectivité extrêmement soudée à un cheminement individuel n’a pas toujours été facile : mais tous ont franchi les obstacles ; la plupart se sont remarquablement adaptés et ont su construire leur vie d’adulte en France, aux USA, en Israël, au Canada, en Australie ou dans d’autres pays européens.

    Parmi eux, citons Elie Wiesel, ou l’ancien Grand Rabbin d’Israël, Meïr Lau.

     

    C’est grâce à l’association Œuvre de Secours aux Enfants (OSE) que tout ce travail a été possible.

     

    Vous pouvez aussi regarder l'article "Les yeux de la mémoire" publié par nos confrères et amis de Paris14.info

     

     

    Les Enfants de Buchenwald

    du 18 au 31 Octobre 2005

    Mairie du 9ème

    6 rue Drouot

    du Lundi au Vendredi de 11h à 17h

    Nocturne le Jeudi jusqu'à 19h30

  • Les mordus du polar

    La Bibliothèque des Littératures Policières (BILIPO) et le Centre de Recherche et d’Information sur la Littérature Jeunesse (CRILJ) ont lancé en 2004 le prix du roman policier pour la jeunesse. Pour 2005, ils ont sélectionné 5 romans policiers et ont constitué un jury de quelques 80 enfants de 12 à 14 ans avec le soutien de 10 bibliothèques municipales parisiennes. Le but de cette initiative est d’amener les adolescents au plaisir de la lecture par le biais d’un genre littéraire particulier.

     

    Treize lecteurs du 9ème arrondissement font partie de ce jury et chacun des auteurs participe à une rencontre avec les lecteurs. Ce Samedi 15 Octobre, c’était au tour de Jean François Nahmias, auteur de La Gladiatrice d’être présent à la bibliothèque Valeyre.

     

    C’est un peu par hasard que Jean François Nahmias est arrivé dans cette aventure. Il en est quand même très heureux. "Latiniste de naissance" comme il le dit lui-même, il a écrit ce roman pour les adultes et c’est à l’instigation de son éditeur, Albin Michel, que son roman a été mis dans la rubrique Jeunesse.

    Son récit se passe dans la Rome des années 58-60 avant Jésus Christ et raconte une enquête lancée suite à différents crimes perpétrés par une gladiatrice. Pour la mener à bien, le héros doit lui-même devenir gladiateur et l’auteur décrit par le menu la vie de ceux-ci.

    La violence de certains passages fait l’objet de nombreuses questions des lecteurs. J-F Nahmias s’en explique en précisant qu’à l’époque la vie des gladiateurs était extrêmement violente, que le public se délectait de cette violence mais aussi que son texte de départ n’était pas destiné aux adolescents. Le texte des romans publiés par la suite tient compte de cette particularité mais celui de La Gladiatrice n’a pas été remanié.

     

    Les membres du jury avaient jusqu’à Samedi pour voter. Le lauréat sera désigné le 5 Novembre.

  • La Passerelle des Beaux Arts

    Paule Pointreau est peintre. Diplômée de l’Ecole des Beaux Arts de Paris, de l’Ecole du Montparnasse et ayant aussi étudié à New York, elle a également une formation de psychomotricienne, ce qui fait d’elle une personne particulièrement bien placée pour s’occuper des enfants.

     

    Paule a ouvert en Janvier 2003 l’association « La Passerelle des Beaux Arts » au 42 rue Notre Dame de Lorette en plus de son travail de professeur de peinture dans différents établissements parisiens.

     

    Le Mardi et le Mercredi, elle accueille des enfants entre 4 et 11 ans mais aussi des adolescents entre 12 et 16 ans pour des cours de peinture dans le cadre d’ateliers de 2 heures chacun. Paule choisit un peintre, fin Septembre c’était Dubuffet, en Octobre c’est Klimt, et demande aux enfants de choisir eux-mêmes un thème qui leur plait comme par exemple les vacances, la campagne, les oiseaux, etc. et de créer une œuvre dans le style du peintre qu’elle a retenu, avec toutes les contraintes techniques que cela impose.

    medium_passerelle_beaux_arts_2.jpg

    Les enfants dessinent, peignent, manipulent crayons, pinceaux, peinture, apprennent.

     

    On travaille sur différents supports - papier, carton – à plat ou en volume, seul ou en groupes, c’est selon. Chaque enfant a sa pochette faite par lui-même pour y ranger ses œuvres et en fin d’année on expose le tout à la grande satisfaction des parents.

     

    L’association accueille environ 20 personnes cette année, des garçons et des filles ensemble qui généralement habitent le quartier. Paule dit que l’assiduité des enfants est bonne et certains même reviennent d’une année sur l’autre.

     

    Pour l’année scolaire, le coût est de 600€ mais la maîtresse des lieux fait des « facilités » et ne laissent pas tomber les enfants en cas de difficultés financières passagères des parents. Son atelier, aménagé en pensant au confort et à la sécurité des enfants, est rempli de tout le matériel nécessaire mais aussi de livres qui permettent aux artistes en herbe de se familiariser avec les peintres.

     

    A noter que Paule Pointreau expose actuellement ses œuvres à l’hôtel Carlton de Lille (3, rue de Paris) dans une rétrospective du travail de ses dernières années.

     

    medium_passerelle_beaux_arts.jpgLa Passerelle des Beaux Arts

    42 rue Notre Dame de Lorette

    75009 Paris

    06.77.19.85.38

  • Histoire dans le 9ème

    Le site Terres d'écrivains que nous vous avons recommandé a publié des artciles de Bernard Vassor concernant notre arrondissement.

    Nous avons fait une sélection :

     

    Le quartier de la Nouvelle Athènes

    Vampires, monstres et morts-vivants dans la capitale

    Emile Gaboriau

    Jules et Edmond de Goncourt

    3e balade sur les pas de Dreyfus et Zola à Paris

    Victor Hugo

     

    Notez qu'après une conversation avec Terre d'écrivains, une rubrique spéciale 9ème a été mise en place dans la recherche par thème et que donc vous pouvez sélectionner directement "dans le 9ème à Paris" ! Merci Terre d'écrivains

    Bonne lecture !

  • Dans la nuit du 28 au 29 septembre 1902 : Ils ont tué Zola !

    par Bernard Vassor

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    Au 21bis rue de Bruxelles le jour de l'enterrement d'Emile Zola

     

    Ce sont ces mots, imitation du :-Ils ont tué Jaurès, qui ont servi de titre à une conférence que nous avions organisée, au cours de laquelle, Alain Pagès avait fait le point sur le résultat de ses derniers travaux. Sans trancher définitivement, les indices rassemblés au cours de son enquête laissent encore planer un doute.

    medium_zola_lit_de_mort_02.jpgEmile Zola sur son lit de mort

     

    La première constatation après une description de l’état de la chambre et la mention de la mort du chien des époux Zola qui avait passé la nuit dans la même chambre. Sur la table de nuit, une bouteille pharmaceutique d’un cinquième de litre remplie à moitié d’un liquide incolore étiqueté « eau chloroformée » provenant de la pharmacie du 81 boulevard de Clichy.

    Le rapport de police conclut à une mort accidentelle.

    Ce sont les domestiques des époux Zola, inquiets de ne pas les voir sortir de leur chambre à coucher, ont frappé et appelé à la porte de cette chambre. Ne recevant pas de réponse, ils ont appelé un nommé Lefèvre et l’ouvrier Beaudart, qui, n’ayant pas plus de réponse à leurs cris, ont enfoncé la porte à coups d’épaule. Cette porte était fermée à clé avec une targette (porte à 2 ventaux). Le corps de l’écrivain en chemise, gisait aux pieds du lit. Alexandrine était couchée sur le lit sans connaissance, et seule a pu être ramenée à la vie.
    Les docteurs Bermann , 2 rue Nouvelle ( ?), Main, 19 rue Chaptal, Rosemblite 14 rue de Milan et Lenormand 43 rue de La Rochefoucauld appelés n’ont pu que constater le décès. Le chien qui avait passé la nuit dans la chambre a subi le même sort. Le commissaire enquêteur Geoffroy a constaté que dans la cheminée des restes de « boulets Bernot »medium_zola_boulets_bernot_02.jpg étaient encore chauds, et qu’une grille d’évacuation obstruée par la suie, laissait passer un gaz de combustion inodore… L’embaumement du corps par Jumelin préparateur en pharmacie 9 rue de l’Ecole de Médecine, commencée à 4 heures du soir, terminée à 8 heures le 30 septembre. L’enquête continue !

     

     

     

    J’ai demandé à Alain Pagès de me communiquer un texte sur sa conférence à la Mairie que les lecteurs de Paris Neuvième peuvent donc consulter en exclusivité.

    medium_zola_2.2.jpg

     

    Bibliographie essentielle
    Emile Zola


    Henri Mitterand  Emile Zola, biographie, 3 volumes  Fayard 1999-2002
    Editeur des 5 volumes de la Pléiade et les 15 volumes des Œuvres complètes au « Cercle du Livre Précieux »
    Professeur émérite à la Sorbonne Nouvelle, il est le spécialiste incontesté de l’œuvre d’Emile Zola. Président de la société littéraire des Amis d’Emile Zola


    Alain Pagès, Owen Morgan, Guide Emile Zola Paris Ellipses 2002
    Emile Zola, un intellectuel dans l’affaire Dreyfus, Paris Séguier 1991
    Professeur à l’université de Reims


    Colette Becker, la liste de ses travaux est impressionnante, signalons : avec Gina Gourdin-Servenière et Véronique Lavielle : Dictionnaire d’Emile Zola Paris Robert Laffont1993


    Evelyne Bloch-Dano Madame Zola Paris Grasset 1997
    Agrégée de lettres, journaliste écrivain, auteur de nombreuses biographies.


    Philippe Hamon : Le système des personnages dans les « Rougon-Macquart » Genève Droz 1983
    Directeur de l’ITEM Zola, cette page ne suffirait pas à établir ses oeuvres et la direction de travaux qu'il a dirigé.

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    Le cortège funèbre d'Emile Zola

    Sources :

    - archives personnelles

    - André Lecudenec, Archives de la Préfecture de Police de Paris

  • Un peu d'Histoire

    L’EFFROYABLE INCENDIE DE LA RUE CHAPTAL

    Par Bernard Vassor

     

    Le 2 mai 1870 à minuit

     

    Un spectacle grandiose a réuni dans le quartier plus de dix mille personnes selon les journaux qui n’ont pas l’habitude d’exagérer…. C’était l’incendie qui avait dévasté plusieurs immeubles de la rue Chaptal. C’est vers minuit que le feu s’était déclaré chez Mathérion le menuisier du numéro 7. Une immense lueur rougeâtre s’étendait sur Paris. Des environs d’Asnières et de Bois-Colombes, on aurait pu croire à une aurore boréale. Heureusement on réussit à mettre à l’abri tous les locataires. Ceux des maisons voisines ont déménagé leur mobilier. Les rues Pigalle, Fontaine et La Rochefoucauld sont encombrées de matelas et de meubles gardés par des femmes à demi vêtues. Les curieux arrivent de tous les cotés et gênent l’arrivée des dix pompes à incendie manœuvrées par des pompiers et la troupe arrivée en renfort. Les numéros 5 et 7 de la rue Chaptal sont anéantis, le 49 rue Pigalle est gravement endommagé. Six personnes gravement blessées ont été transportées chez le pharmacien* qui occupe la maison qui fait l’angle de la rue Chaptal et de la rue Fontaine, d’autres sont conduits à l’hospice Beaujon. Nous ne sommes pas prêt de voire pareil embrasement dans la capitale…dit un journaliste.

     

    * Notons que la pharmacie existe au même endroit aujourd’hui (2005) et que le numéro 9, maison de rapport d’Adolphe Goupil a été épargné.

     

    Sources :

    Archives Bernard Vassor

    Le « Démontage » de la Maison Thiers, Archives B.V

    A paraître courant 2006.

  • Un siècle de vie et d’art en deux Musées - le Musée de Montmartre

    Le Musée de Montmartre est à l’origine celui de la Société d’Histoire et d’Archéologie de Montmartre, association fondée en 1886. Il est un Musée de la Ville de Paris mais a qualité de Musée de France, label donné par le Ministère de la Culture ce qui confère à ses activités une qualité artistique certaine tout en lui imposant des prestations d’ordre public (exposition permanente, recherche notamment).

    Les fonds de la collection du Musée proviennent essentiellement de ceux de la société savante qu’est la Société d’Histoire et d’Archéologie de Montmartre. Tout en étant intéressants, ils sont néanmoins assez hétérogènes du point de vue artistique, cette Société n’ayant eu l’approche que pouvait avoir un Musée des Beaux Arts. Il règne donc une grande diversité dans les quelques 150 000 documents qui constituent les collections, on peut même y voir des copies d’œuvres, la copie étant au 19ème siècle un procédé courant et c’est à ce titre que ces copies sont conservées au Musée.

    De manière permanente et tenant compte de la nature de ses collections, le Musée de Montmartre s’est fixé quatre thèmes permanents présentés au public.

    L’histoire de Montmartre. L’Association de 1886 a été créée essentiellement à cause des profondes modifications apportées à Montmartre lors de la construction du Sacré Cœur. En réaction à ces changements radicaux, certains ont cherché à préserver Montmartre et à le présenter comme un village « idéal », dans un esprit un peu nostalgique. C’est l’objet du grand plan relief de Claude Charpentier présenté au Musée et de la salle dédiée à l’histoire de Montmartre.

    La Commune. Le Conservateur du Musée est le premier à reconnaître que les collections ne sont pas très fournies pour un évènement aussi considérable et si lié à Montmartre bien que la Mairie de l’arrondissement lui ait donné son fonds d’archives sur le sujet. En fait, plus que l’histoire de la Commune elle-même, le Musée de Montmartre va s’intéresser aux personnes qui ont fait cette Histoire et des actions conjointes avec d’autres Musées parisiens comme Carnavalet sont en cours.

    L’Ambiance artistique. La période prépondérante pour Montmartre a été de 1880 (ouverture du cabaret Le Chat Noir) à 1907 (création du tableau Les Demoiselles d’Avignon par Picasso et l’arrivée du cubisme) nous dit le Conservateur. C’est cette période que la Musée s’efforce de traiter, cette effervescence de tous les arts qui aura tant d’influence sur les générations d’après. Steinlen, Lautrec, Satie, Debussy et bien d’autres ont marqué cette période. Un des buts du musée est aussi de montrer que la peinture n’était pas seule présente à Montmartre mais que des écrivains, des musiciens, des graveurs, enfin beaucoup d’autres activités artistiques étaient mélangées en un même lieu, contribuant à la création et à l’ambiance artistique.

    N’ayant pas d’espace dédié aux expositions temporaires, le Musée de Montmartre n’organise que peu d’expositions à thèmes. Ce fut le cas pour Théophile Alexandre Steinlen l’hiver dernier et pour fin 2005 se prépare une exposition traitant de l’histoire du lieu qui héberge le Musée. Il s’agit du plus vieil édifice de Montmartre dont on retrouve des traces sûres en 1680 et qui a connu beaucoup de passages. Renoir s’y était installé en 1875 pour peindre son fameux tableau Le Moulin de la Galette et y réalisa aussi La Balançoire. D’autres artistes ont fréquenté l’endroit comme Emile Bernard, Raoul Dufy et les Fauves, Reverdy, etc. L’exposition de l’hiver 2005 retracera tout cela et une partie de celle-ci sera consacrée au graveur Dimitrius Galanis, ami d’André Malraux.

    Le site Internet du Musée de Montmartre est en cours de restructuration. C’est pourquoi vous n’y trouverez pas d’informations très à jour mais vous pouvez quand même y jeter un coup d’œil car il explique bien l’esprit dans lequel le Musée travaille.

    Caché derrière une façade sans véritable intérêt, le Musée et son petit jardin sont un havre de paix. Il communique avec la vigne de Montmartre voisine. Dès l’entrée vous serez dans l’ambiance de ces années de fin du 19ème. Vous pourrez admirer quelques affiches de Lautrec, un joli piano Pleyel, tout ou presque tout sur le Chat Noir, et admirer la magnifique vue sur le Nord de Paris, la vigne et le Lapin Agile à vos pieds.

    Le Musée de Montmartre
    12, rue Cortot
    75018 Paris
    01.46.06.61.11
    Site web du Musée