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Municipales 2008 : interview de Delphine Burkli

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 Delphine Burkli à sa permance de campagne

 

Paris Neuvième (PN) : vous avez fait in peu plus de 30% des voix dimanche dernier, soit 11 points de moins que Pierre Lellouche aux législatives de 2007. Quelle est votre analyse de ce scrutin ?

Delphine Burkli (DB) : je trouve le résultat très encourageant. J’ai fait plus du tiers des votants. Les élections municipales ne sont pas les élections législatives, le contexte n’est pas le même, le climat national n’était pas le même, et je trouve que pour une première campagne, ma première investiture, le score est tout à fait encourageant. Nous sommes la liste de droite qui a obtenu le plus fort pourcentage de voix de tous les arrondissements détenus par la gauche à Paris. Le combat continue.

Sur le résultat de Jacques Bravo, il est à l’image des autres arrondissements de Paris, il n’y a pas de prime au personnel local d’arrondissement. C’est une élection qui se fait sur l’image de Bertrand Delanoë, avec sa carte de visite. C’est sur son bilan, sur sa personnalité, que le vote s’est fait. Pas sur le bilan ni surtout le projet de l’équipe municipale en place puisque leur projet est arrivé 3-4 jours avant le premier tour ! Moi j’ai essayé d’en faire une élection locale, ce n’est pas le troisième tour de l’élection présidentielle. C’est peut être pour cela d’ailleurs que j’ai réussi à faire entendre ma voix en tant que candidate UMP par rapport à d’autres arrondissements.

PN : vous reconnaissez qu’il y a eu des choses qui n’ont pas bien fonctionné ?

DB : il faut regarder au niveau de tout Paris comment les listes UMP se sont comportées. Je trouve qu’on s’en sort plutôt bien. Ce qui est sûr, en regardant les chiffres, c’est qu’il nous faut faire un effort de mobilisation de notre électorat. Sur certains bureaux de vote comme celui de la Victoire – bureau 5 – on aurait pu faire beaucoup mieux tout comme à Blanche et à Condorcet où j’arrive en tête. Il manque des voix là. J’ai confiance dans la mobilisation pour dimanche prochain. Je pense que j’ai plus de voix en réserve que la gauche qui a fait le plein et que la faiblesse de la participation a plus profité à la gauche.

PN : vous comptez sur la mobilisation de votre électorat mais vous avez appelé les gens ayant voté pour le MoDem a voté également pour vous. Qu’est ce qui fonde votre analyse et vous fait penser que les électeurs MoDem vont voter pour vous ?

DB : j’ai pris des contacts avec eux, ce sont des gens que je connais depuis un certain nombre d’années. Nous avons eu parfois des actions communes par le passé. Donc,  bien sûr, ces gens ont une sensibilité centriste, mais ils se rapprochent plus de nos valeurs à nous, UMP, qu’à celles de la gauche parisienne. Certains avaient espoir de rentrer dans l’exécutif parisien avec Bertrand Delanoë et ce sont pris la porte dans le nez, ils ne sont pas très contents. On va essayer de construite quelque chose ensemble.

PN : les chances de Jacques Bravo sont réelles. Vous allez, vous, être très probablement élue Conseillère de Paris. Vous allez avoir 3 Conseillers d’arrondissement. Est-ce que vous serez une opposition active et est ce que les gens qui sont numéros 2 et 3 siègeront au Conseil d’arrondissement ?

DB : d’abord j’espère que nous allons être élus dimanche. Dans le cas contraire, ils siègeront au Conseil d’arrondissement.

PN : question un peu plus délicate, est ce que la personnalité de Pierre Lellouche ne vous a pas handicapé ?

DB : j’ai fait une campagne autonome. J’ai voulu faire une campagne avec le soutien du député pour être efficace. J’ai fait beaucoup de réunions d’appartement avec mon équipe d’arrondissement. Au début de la campagne les gens se sont interrogés mais ensuite ils se sont habitués à me rencontrer. J’ai très peu été interpellé par rapport à Pierre Lellouche. Par rapport au gouvernement, par rapport à Nicolas Sarkozy, oui. Beaucoup ont compris que mon profil correspondait à un engagement local.

PN : quels sont les 2 ou 3 points qui vous différencient clairement de Jacques Bravo ?

DB : la manière de concevoir le rôle de maire d’arrondissement. Jacques Bravo a conceptualisé la défausse comme mode de gouvernement : c’est jamais moi, c’est l’autre. Moi mon message est de dire qu’un maire d’arrondissement cela pouvait servir à quelque chose. Même dans l’opposition le cas échéant. Différence aussi en matière de politique de logements ou de garde des enfants.

PN : votre engagement pour le 9ème est total. Vous serez une opposante active ?

DB : mon souhait est de gagner bien sûr, mais dans le cas contraire d’être une opposition forte et crédible. J’ai un attachement pour le 9ème. Je veux servir ses habitants.

Commentaires

  • Je trouve cette interview très problématique et contradictoire.

    Passons sur 30% "plus du tiers des voix", fleur de réthorique un peu maladroite.

    D. Bürkli nous explique à quelques lignes d'intervalle que sa défaite est due à un effet Delanoë général et n'a rien de local d'une part, et d'autre part que l'UMP fait un score satisfasant à Paris.

    Elle estime ensuite qu'elle fait le meilleur score dans les arrondissements détenus par la gauche... Aux présidentielles et aux législatives, la droite était majoritaire dans l'arrondissement. le recul est tout de même violent! Encore plus significatif, elle ne peut pointer que deux bureaux où elle dépasse Bravo, et encore de très peu! Sachant que ces bureaux ont une sociologie proche de celle du VIIIè et offrent d'habitude à l'UMP des scores équivalents (et que d'autres bureaux similaires la mettent derrière Bravo), ne devrait-elle pas au contraire grandement s'inquiéter de cette quasi-égalité? Ne devrait-elle pas se demander pourquoi des bureaux franchement à droite n'ont pas voté pour elle?

    Enfin, elle met en avant deux axes personnels: le logement et la garde d'enfant. Il se trouve que la petite enfance est le domaine sur lequel Bravo reçoit un satisfecit unanime dans l'arrondissement, y compris chez les habitants de droite. Comment Bürkli peut-elle penser mobiliser sa base dans ces conditions? Quant au logement, qui pense sérieusment que l'UMP est plus volontaire que le PS sur ce plan?

    Bürkli n'a pas de "réserves" parmi "ses" électeurs, elle a des gens proches de ses idées qui n'ont pas souhaité voter pour elle parce que ses thèmes de campagne ne leur semblaient pas crédibles (ils ont manifestement en partie voté Bravo).

    Accessoirement, l'abstention est à peu près partagée entre l'Est et l'Ouest de l'arrondissement, et donc je ne suis pas certain du tout que la gauche ait fait le plein de ses voix...

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