Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Le sable à Paris, le granulat de caoutchouc en banlieue ?

De quoi s'agit-il ? De la disparition des bacs à sable dans les parcs de certaines communes de banlieue. C'est ce qu'on apprend dans un article du Parisien récent (Le Parisien du 10 mars 2013 Menace sur les bacs à sable

L'aseptisation avance bon train... Et pourtant on n'a jamais constaté et déploré autant de "gastro" chez les enfants comme chez les adultes. Serait-ce aussi une question d'hygiène ? Il faut se laver les mains souvent... et ne pas se lasser de  le répéter.
 
Inconvénient des granulats de caoutchouc, toutefois : ils durcissent en saison froide et sont rendus glissants. Quand les enfants tombent, le sol est loin d'être aussi tendre qu'en saison tempérée. Du coup, les parents se plaignent. En conséquence, les mairies ferment les parcs... Vous croyez peut-être qu'il s'agit d'une plaisanterie ? Pas du tout, reportez vous à notre article du 19 décembre 2012 : nous y avions montré l'affiche placardée sur l'entrée du square Alain-Bashung dans le 18e arrondissement de Paris, fermé à cause du froid et.... des sols synthétiques rendus glissants.
 
L'avantage du froid dans le sable est qu'il tue une partie des parasites et des microbes... Pas les crottes de chien, c'est vrai ! Les propriétaires de chien, éventuellement.
 
Le Parisien a testé les réactions de quelques parents rencontrés. La majorité d'entre eux restent attachés au bac à sable et ne sont pas angoissés par les risques de contamination. A lire ici.
 

bac_a_sable.jpg

 

 

Commentaires

  • Pour ceux / celles qui ne sont pas abonné-e-s, voici les réactions des parents interviewés par le Parisien:

    Question : "Regrettez-vous la fermeture des bacs à sable ?"

    Mehdi Ennacin, 33 ans, ingénieur, Paris (IIIe) :
    « Oui. S’il y a des problèmes d’hygiène, c’est à la Ville d’y remédier en entretenant convenablement ces équipements. Mes enfants de 1 et 3 ans y vont tous les jours et nous n’avons jamais eu de problème. Forcément, ce n’est pas très propre, même si ça s’est beaucoup amélioré par rapport à l’époque où j’étais petit. Mais c’est aussi comme ça que les enfants s’immunisent. »

    Yann Legoff, 40 ans, décorateur, Paris (IVe) :
    « C’est une solution trop radicale. Mieux vaudrait interdire les jardins publics aux chiens! Il incombe à la municipalité de veiller à la propreté de ces bacs en les nettoyant une ou deux fois par semaine. Ma fille n’a jamais eu de problème. Il a pu arriver quand elle avait 2 ans qu’elle porte du sable à sa bouche, mais le rôle des parents est d’être vigilants. On ne peut pas protéger les enfants de tout. »

    Camille Durand, 38 ans, assistante, Paris (IIe) :
    « Il ne faut pas priver les enfants de ces jeux en plein air qui leur rappellent la plage. En plus, construire des châteaux de sable développe leur créativité. Je peux ccomprendre toutefois qu’une ville en vienne à prendre cette décision, qui engage sa responsabilité. Pourquoi ne pas plutôt installer des toits au-dessus des bacs à sable et les protéger des animaux par une barrière? »

    Aurore Lalande, 37 ans, architecte, Vanves (92) :
    « C’est dommage pour les familles de Levallois ! Cette décision est hallucinante! Je pense qu’il vaudrait mieux faire appel au sens civique des propriétaires de chiens qui sont de plus en plus nombreux à ramasser les crottes. Et puis les gardiens de square sont là pour surveiller. Quant aux parents, ils doivent veiller à ce que leur enfant se lave les mains quand il rentre, ça fait partie de l’éducation. »

    Jules Prévot, 59 ans, restaurateur de fresques, Paris (IIe) :
    « Non. Si la ville n’a pas les moyens d’assurer l’entretien des bacs à sable, mieux vaut les fermer plutôt que de laisser les enfants courir le risque d’une intoxication. Les crottes de chien ou les fientes de pigeon dans le sable, ce n’est pas très propre. Quand il était plus petit, mon fils aimait bien jouer dans le sable. Mais, aujourd’hui, il a 9 ans et il préfère le toboggan ou grimper dans les jeux. »

Les commentaires sont fermés.