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paris - Page 377

  • Rencontre avec Pauline Véron

    C’est avec plaisir et grande ouverture que cette jeune avocate spécialiste du Droit Public – elle exerce depuis un an dans le quartier – se présente. Adjointe au Maire du 9ème arrondissement de Paris, cette militante socialiste active est en charge de l’urbanisme, de la prévention et de la sécurité, élue référant pour le Conseil de quartier Trudaine Rochechouart.

     

    Malgré son relatif jeune âge, son parcours et son expérience politique ne sont pas négligeables. Entrée assez jeune au Mouvement des Jeunes Socialistes, elle fut tour à tour Conseillère parlementaire de Claude Allègre alors Ministre de l’Education Nationale puis celle de Jean Jacques Queyranne, Ministre des Relations avec le Parlement dans le gouvernement Jospin. L’alternance de 2002 lui a fait reprendre ses études d’avocat à la Sorbonne. Elle est aussi membre de la Ligue des Droits de l’Homme depuis 10 ans.

     

    Son poste de Conseillère d’arrondissement est son premier mandat. Choisie par les militants socialistes de la section du 9ème, elle fut retenue sur la liste du Maire actuel en 4ème position et fut donc élue en 2001. Elle parle de son action avec une certaine gourmandise. Entre les obligations liées au fait qu’elle soit Adjointe au Maire comme les mariages et les dossiers qu’elle suit particulièrement, le travail ne manque pas. Entre coordination avec les Services Centraux de la Ville (propreté, urbanisme, …), réunions de coordination de l’équipe municipale, rendez vous demandés par les citoyens, lancement et suivi des projets lancés par l’Hôtel de Ville sans oublier le militantisme local voire national, le temps passe vite. Elle va tous les jours passer quelques heures dans son bureau à la Mairie. « En changeant chaque fois d’itinéraire » précise t’elle. « Mon mandat a changé la manière dont je regarde le quartier. Je regarde tous les détails, passe par un endroit où on m’a signalé tel ou tel problème pour m’assurer de la réalité des choses » dit elle avec sérieux.

     

    De ses relations avec le Maire et l’équipe municipale, elle est satisfaite. Des discussions franches – n’oublions pas que cette équipe comprend aussi des élus Verts, une "chevènementiste", un radical de gauche et un communiste – les amènent la plupart du temps à défendre des projets communs. Bien sûr elle n’ignore pas les difficultés rencontrées ailleurs dans les relations entre Les Verts et les Socialistes, mais « cela impacte peu sur notre travaille d’équipe » affirme t’elle. C’est là le langage convenu de toute l’équipe municipale mais pour avoir eu des contacts avec les différents participants, reconnaissons honnêtement qu’il y a une certaine réalité derrière cela.

     

    Pauline Véron attache une importance particulière aux Conseils de quartier. Elle est la première à reconnaître que tout n’est pas encore parfait en la matière mais pense que cette structure est sur la bonne voie. La mise en place des Conseils et la mobilisation des habitants ne furent pas chose évidente d’après elle. Bien qu’encore relativement faible dans Paris, la participation et surtout la régularité dans cette participation dans le 9ème la font regarder la chose avec calme et détermination. Elle convient qu’il faut, pour assurer un meilleur fonctionnement des Conseils, opérer un certain rééquilibrage entre les initiatives prises par les élus et celles lancées par les Conseils. Cela pose certes le problème de légitimité de ces derniers – les élus sont les élus de tous, les Conseils ne représentent que les participants volontaires – mais dans le cadre de projets précis, cela devrait pouvoir se faire. Pour elle, de moteur des Conseils qu’est aujourd’hui l’élu, il pourrait passer à un rôle moins prépondérant de suivi des projets. C’est sans doute là une piste intéressante si on veut augmenter l’efficacité des travaux des Conseils. Pour le quartier Trudaine Rochechouart dont elle est l’élue référant, elle va chercher également à voir comment les Services Centraux de la Ville pourraient mieux intégrer les demandes spécifiques faites par le Conseil et compte pour cela sur l’appui du nouveau Secrétaire Général de la Mairie.

     

    Dynamique, aux convictions politiques très marquées et bien assumées, elle vit et travaille dans le 9ème. Sans prendre particulièrement parti, tout cela peut réconcilier avec la politique.

  • Mars et le souvenir

    Le mois de Mars nous incite au souvenir. L'historien Bernard Vassor nous communique quelques dates concernant des personnes qui ont marqué notre 9ème :

     

    Louise Colet

    Le grand Hector

     

     

     

     

     

    - Adrienne Lecouvreur, morte le 20 mars 1730 (son biographe E. Legouvé habitait 12 rue de la Victoire)

    - Alphonse de Lamartine, mort le 1 mars 1869

    - Hector Berlioz mort le 8 mars 1869

    - Louise Colet morte le 8 mars 1876

    mais aussi

    - Frédéric Chopin, né le 1 mars 1810

    - Alfred de Vigny, né le 27 mars 1797 (a vécu rue d'Artois, aujourd'hui rue Laffitte)

    - Paul Verlaine, né le 30 mars 1844, employé (expeditionnaire) à la Mairie du 9°, habitué du café Le Cadran, aujourd'hui Le Central 14 rue Drouot)

    et ..... Vincent Van Gogh, né le 30 mars 1853 (a vécu 9 rue Chaptal, 25 rue Victor Massé, 8 cité Pigalle et fréquenté bien sûr le 14 rue Clauzel, la boutique du Père Tanguy)

  • Conseil de quartier – 4ème partie et conclusions

    Suite de notre petite analyse du rapport 2005.

     

    Le quartier Provence Opéra s’est réuni en Février, Avril, Septembre et Novembre avec une participation cumulée de 54 personnes. La réunion de Septembre où l’on traitait des questions de propreté est celle qui a eu le plus de succès (20 personnes). Si la fréquentation de ce Conseil peut paraître faible, il faut bien considérer ses particularités. Ce petit îlot au cœur de la zone des grands magasins et des bureaux est très peu habité comparé aux autres quartiers. Suivant certaines sources, il aurait même une des densités de population résidante les plus faibles de la capitale tout comme celle du fameux « Triangle d’Or » de l’avenue Montaigne. La faible quantité de résidants mais la très grande quantité de personnes y travaillant ou étant en transit (145 millions par an affirme le rapport) lui posent des problèmes spécifiques. Dans ce contexte, il est normal que les questions de propreté et de circulation soient les priorités. Plusieurs initiatives ont été prises dans ce sens notamment par la création de zones de stationnement pour les deux roues. A noter que ce quartier bénéficie d’une association de commerçants très active (rue Vignon), force d’animations et de propositions.

     

    L’investissement principal de ce Conseil a été en 2004 l’installation d’une jardinière au carrefour Haussmann Auber ne représentant néanmoins que 24% de son budget d’investissement. Il n’a quasiment rien dépensé en fonctionnement sur les deux dernières années.

     

    Que conclure de tout cela ?

     

    Sans y revenir particulièrement, la première conclusion est la relativement faible participation des citoyens aux Conseil de quartier. Le temps nous dira si cela est du aux modifications de comportement longues à se mettre en place ou si ces Conseils sont perçus de manière négative, c'est-à-dire sans influence réelle sur le cours des choses. Le Maire a beau nous dire que les décisions des Conseils de quartier tiennent une place importante au moment où une décision est prise, soit dans le 9ème, soit au niveau de l’Hôtel de Ville, reste à prouver que ces Conseils ont un réel pouvoir d’infléchir les choses. Ceci n’est pas encore démontré. De cette efficacité tient sans doute une plus grande participation aux réunions.

     

    La question de la faible utilisation des budgets, pourtant modestes, mis à disposition des Conseils demeure. Les participants n’ont-ils pas d’idées, ce qui est peu probable, ou est il difficile de faire émerger des idées qui reçoivent l’assentiment d’une majorité ? On touche là au fonctionnement même des Conseils dans notre arrondissement. Encore faudra t-il vérifier cette hypothèse en regardant comment d’autres Conseils dans d’autres arrondissements se sont comportés. Sans faire trop d’éloges à la Mairie, ce travail fait dans une transparence réelle dans le 9ème sera difficile à mener si on en juge par le comportement de certains autres Maires d’arrondissement.

     

    Arrondissement très urbain, le 9ème se concentre sur les questions liées au bien être (espaces verts, circulation, …) mais les animations, la vie de quartier, le lien social demeurent une préoccupation dans un arrondissement où les habitants (55 000) sont quotidiennement confrontés aux flux de personnes venant y travailler ou faire des achats (plusieurs centaines de milliers chaque jour). Les délibérations des Conseils traduisent bien ces deux faits.

     

    Disons pour conclure que la création de ces Conseils de quartier représente une réelle opportunité pour chaque citoyen de s’exprimer et d’influencer les décisions à prendre. Cela reste très relatif, certes, mais cet « outil » de la démocratie existe, peut être est il temps de s’en saisir.

  • Conseil de quartier – 3ème partie

    Suite de notre petite analyse du rapport 2005.

     

    Le quartier Trudaine Rochechouart s’est réuni en Février, Avril, Septembre et Novembre avec une participation cumulée de 250 personnes. Notons que pour une densité de population qui doit être à peu près équivalente, ce quartier a une fréquentation presque double de celle de Lorette Martyrs, en forte augmentation par rapport à 2004 Une bonne surprise aussi puisque la réunion dont le thème central était la culture est celle qui a remporté le plus de succès (75 participants). Outre quelques projets d’aménagements comme la création d’une aire de stationnement pour les deux roues rue du Faubourg Poissonnière, le Conseil s’est particulièrement intéressé aux animations de quartier (fête d’Anvers le 4 Juin). C’est là un facteur constant depuis la création de ce Conseil et qui perdure en 2006. Notons au passage que réalisées en dehors du Conseil de quartier, les réunions de concertation dans le cadre du réaménagement du square d’Anvers ont eu un certain succès.

     

    Le Conseil n’a pas investi en 2005. L’essentiel de ses dépenses de fonctionnement a été consacrées aux animations mais celles-ci, là encore, restent modestes : 37% du budget de fonctionnement.

     

    Le quartier La Fayette Richer s’est réuni en Janvier, Avril, Septembre et Novembre avec une participation cumulée de 110 personnes. La réunion d’Avril traitant du sujet de la circulation rue Cadet a eu le plus de succès (40 participants), preuve s‘il en est que les questions de vie quotidienne et d’ordre pratique mobilisent plus. De part sa situation entre de grands axes très fréquentés par les automobiles (Boulevards, rue du Faubourg Poissonnière), le Conseil se préoccupe depuis sa création de la bonne utilisation de l’espace public. Le manque d’espaces verts, les projets immobiliers de l’îlot Sainte Cécile sont au cœur des préoccupations tout comme les travaux liés à la réalisation du Quartier Vert. « Végétalisation » des murs, réaménagement du square Montholon tout proche même si pas dans le périmètre de compétences du Conseil ont été et restent à l’ordre du jour. La récente décision du Maire de lancer le projet de fermeture de la rue devant l’église Sainte Eugénie devrait permettre à ce Conseil de continuer son travail de réappropriation de l’espace public.

     

    Le Conseil est celui qui a le plus investi : création d’une zone deux roues rue du Conservatoire en 2004 ce qui fait qu’il a engagé 57% de son budget d’investissement ces deux dernières années. Ses dépenses de fonctionnement restent elles aussi modeste (17% du budget).

  • Conseil de quartier – 2ème partie

    Suite de notre petite analyse du rapport 2005.

     

    Le quartier Clichy Trinité s’est réuni en Février, Avril, Octobre et Décembre 2005 avec une participation cumulée de 220 personnes. La séance du 3 Octobre qui traitait le sujet du réaménagement du square Berlioz a eu un franc succès avec 80 participants. Contrairement à ce que dit le rapport, ce Conseil n’est pas le plus fréquenté de l’arrondissement puisque celui de Trudaine Rochechouart compte en cumul 250 participants.

    Deux sujets de nature très différente ont particulièrement marqué cette année :

    - le respect et la vie en commun dans un quartier à la fois résidentiel et très passager aux approches de la place de Clichy ; à rapprocher des réelles questions de sécurité du quartier comme l’a hélas démontré l’assassinat d’un jeune habitant au printemps dernier ;

    - Le réaménagement de la place Adolphe Max / square Berlioz qui concerne la vie quotidienne.

     

    Le quartier n’a fait aucun investissement et a consacré l’essentiel de ses dépenses dans la réalisation de supports de communication pour la promotion du respect de chacun sous forme d’affichettes, de calicots ou d’une bande dessinée. Ses dépenses ne représentent que 43% de son budget de fonctionnement.

     

    Le quartier Lorette Martyrs s’est réuni en Janvier, Avril, Septembre et Novembre avec une participation cumulée de 145 personnes. Le Conseil a vu au cours de l’année 2005 une nette baisse de sa fréquentation passant de 40 en Janvier à 25 en Novembre. Une explication donnée par le rapport consiste à dire que le changement de local pour cette réunion (rue Buffault au lieu de rue Milton) expliquerait à lui seul cette désaffection. Disons quand même qu’il y a peut être d’autres explications. A titre d’exemples, que peuvent penser les habitants de ce quartier lorsqu’un projet aussi sympathique que la pose d’un panneau « à l’ancienne » au chevet de l’église Notre Dame de Lorette vient à être saccagé quelques jours seulement après son installation ou bien, plus grave, dans la décision sans appel de l’Architecte des Bâtiments de France de ne pas respecter le choix du Conseil quant aux arbres à planter rue des Martyrs ? Il y a sans doute là matière à en décourager plus d’un.

     

    Le Conseil n’a pas investi en 2005. Ses dépenses de fonctionnement sont restées très modestes (18% du budget), le tout probablement lié à une fréquentation moindre.

  • Politique

    UMP

    Le blog "les jeunes avec Pierre Lellouche" annonce la défaite de leur candidat aux primaires de ce parti afin de désigner celui qui portera les couleurs de l'UMP lors des éléctions municpales de 2008. Il est intérressant de lire les commentaires concernant la taux de participation et les éventuelles fraudes lors du scrutin.

    PS

    Ce parti organise le 1er Mars à 20h une réunion débat à l'école élémentaire de la rue Milton pour parler de la politique des transports. Notons que cette réunion se tient au moment où se développe une polémique à propos de la hausse des impôts collectés par la Région Ile de France en vue de financer les transports.

     

  • Les Conseils de quartier - 1ère partie

    La Mairie du 9ème a publié la semaine dernière un rapport sur l’activité des Conseils de quartier de notre arrondissement pour 2005. D’une bonne centaine de pages, ce document regroupe les comptes rendus des réunions accompagnés d’une petite synthèse, quartier par quartier. C’est pour nous l’occasion de regarder comment fonctionnent ces Conseils et l’exercice de la démocratie participative en général.

    Nous allons le faire en plusieurs petits articles, à commencer par les points qui touchent l’ensemble du 9ème.

     

    Mis en place par la loi SRU, les Conseils de quartier ont été lancés en 2001. Le 9ème occupe une place particulière dans le dispositif parisien puisque la charte des Conseils de quartier permet à tout le monde d’y participer, ce qui n’est pas le cas dans les autres arrondissements de Paris.

    Article 1 de la Charte : « Seul le suffrage universel peut conférer une légitimité à la représentation du peuple. Devant l’impossibilité pratique de procéder à un tel scrutin, la représentativité ne peut être accaparée ni par des personnalités désignées, ni par un tirage au sort. Le Conseil de quartier est donc une assemblée ouverte à toute personne, sans condition d’âge, de sexe, de nationalité, pour qui le quartier est le lieu de résidence régulière ou le siège régulier de son activité professionnelle ou associative, ou encore le lieu de scolarisation de ses enfants. …. » (Intégralité de la charte). Voilà qui laisse une grande place à la pluralité.

     

    Qu’en est il dans les faits ? Les chiffres fournit par le rapport sont les suivants.

    Quatre réunions par Conseil de quartier se sont tenues en 2005 avec les participations cumulées suivantes :

    - Clichy Trinité : 220

    - Lorette Martyrs : 145

    - Trudaine Rochechouart : 250

    - La Fayette Richer : 110

    - Provence Opéra : 54

    Soit un total pour l’arrondissement de 779.

     

    Au-delà de la participation physique des personnes aux Conseils de quartier, nous pouvons considérer le nombre de personnes qui s’y intéressent par le biais des inscrits dans le fichier de la Mairie pour recevoir les comptes rendus.

    Ces chiffres sont les suivants :

    - Clichy Trinité : 230

    - Lorette Martyrs : 245

    - Trudaine Rochechouart : 188

    - La Fayette Richer : 235

    - Provence Opéra : 45

    Soit un total pour l’arrondissement de 943.

     

    Il est bien difficile de tirer des conclusions définitives à partir de ces chiffres quant à l’implication de chacun dans les Conseils. Il nous faut tenir compte de la densité de population par quartier, de la nature des personnes car il est bien évident que les quartiers Provence Opéra et Lorette Martyrs par exemple, sont différents.

    Quoi qu’il en soit, si nous considérons la population du 9ème (55 000 personnes au total) susceptible de participer à ces Conseils (disons 60% de la population totale soit 33 000), les ratios restent faibles : 2,4% pour les participants, 2,9% pour les personnes intéressées. Il n’y a pas là de quoi crier victoire.

    Sans critiquer la méthode retenue pour la constitution de ces Conseils – celle d’une démocratie très directe type agora – la légèreté de la structure handicape certainement l’efficacité de ceux-ci et par voie de conséquence la participation des citoyens. Chaque Conseil désigne certes des collectifs de propositions mais ceux-ci restent des structures très informelles sans réel pouvoir de décision, se limitant à une coordination entre les Conseils et la Mairie.

     

    Autre particularité – très saine - du 9ème dans le paysage parisien, la publication des budgets alloués aux Conseils et des dépenses engagées par ceux-ci. Tous les budgets, qu’ils soient d’investissement ou de fonctionnement, sont largement créditeurs. Ce qui signifie que les habitants n’ont pas développé de projets d’importance, les dépenses de fonctionnement étant en général supérieures à celles d’investissement sauf pour la quartier La Fayette Richer qui a investi dans la création d’une zone deux roues rue du Conservatoire. En soi, l’utilisation des ces petits budgets est également intéressante à considérer.

     

    Dans les prochains articles nous reviendrons quartier par quartier sur ce qui a été fait. A suivre.