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  • Blog en crise

    Eh oui, Chers Lecteurs, derrière ce titre un peu façon presse à sensations, il y a une réalité : Paris Neuvième est en difficulté et je ne vois pas pourquoi je ne viendrais pas vous en parler, d’autant que cette difficulté n’est pas financière, ce qui n’est pas courant dans notre monde actuel !

    Avant de regarder le problème, brossons un rapide tableau de la situation pour mieux cadrer la chose. J’ai lancé ce blog fin Mars 2005, voilà donc bientôt deux ans. A ce jour, 722 notes ont été publiées soit en moyenne une par jour sur la période, certes d’inégale importance. Ces notes ont reçu 360 commentaires. Sur la période Avril 2005 Février 2007, soit 23 mois, le blog a reçu au total 188 000 visites dont 104 000 visites uniques (55.5%) pour 586 000 pages lues. Pris dans son ensemble, cela fait une moyenne mensuelle d’un peu plus de 8000 visites dont 4500 uniques pour 25 500 pages lues. En pondérant ces chiffres en fonction notamment des périodes de vacances, disons que l’étiage d’audience quotidienne est de 250 visites, la moyenne courante de 300 et que des pics de 500 à 600 visites/jour ont lieu 4 à 5 fois par mois. Il existe une forte différence entre les jours de semaine et le week-end concernant la fréquentation de ce blog. Il est intéressant aussi de noter que la quantité mensuelle de visites uniques est assez stable sur la période quelque soit la quantité totale de visites, ce qui peut signifier une certaine fidélité des lecteurs. Enfin, pour être complet mentionnons les points suivants :

    • il ne semble pas y avoir de lien entre la régularité de publication des notes et l’audience au quotidien. Si je prends par exemple les derniers 10 jours où aucune note n’a été publiée, le blog a néanmoins reçu plus de 400 visites par jour sur la période ;
    • il ne semble non plus pas y avoir de lien entre la nature / le sujet des notes et la quantité de visites ni le nombre de commentaires reçus ;
    • la totalité des notes publiées ont été écrites par moi, mises à part celles traitant des questions historiques qui sont, elles, dues à Bernard Vassor que je remercie encore pour cette contribution de qualité.

    Tels sont les faits.

     

    Les objectifs de ce blog ne sont pas un secret et il suffit de se reporter à la page « mode d’emploi» pour les connaître. Alors, me direz-vous, où est le problème ?

    Tenir un blog d’information demande énormément de temps et de disponibilité. Recueillir l’information, la traiter, la vérifier, écrire, publier en ligne, tout cela demande un temps considérable. J’ajouterais que recueillir de l’information n’est pas suffisant, encore faut-il que cette information soit de qualité, j’entends qu’elle présente un certain intérêt pour ceux auxquels vous vous adressez.

    Beaucoup de blogs du même type que Paris Neuvième, et je ne les critique pas,  c’est leur choix, se contentent d’être des repreneurs d’informations ne fournissant pas, ce faisant, de réelle valeur ajoutée. D’autres ont des options politiques marquées ou bien servent de tremplin à ceux qui les gèrent. Ces choix ne sont pas les miens.

    Par ailleurs, n’ayant pas pu - ou pas su - mettre en place comme je l’espérais un réseau de correspondants réguliers au sein même de notre arrondissement, la recherche d’informations de qualité est devenue trop lourde à assumer seul bénévolement. Je suis aussi obligé de constater que si certains lecteurs sont assez prompts à critiquer tel ou tel aspect de ce blog comme par exemple la diversité géographique des informations au sein du 9ème - tel quartier étant mieux loti que tel autre - ou bien l’impartialité devant la municipalité, ou bien encore l’accent mis sur tel commerce ou telle exposition en ne parlant pas d’autres commerces ou d’autres expositions, peu, pour ne pas dire aucun, de ces lecteurs ne sont prêts à participer à ce blog. Aucune critique dans ce propos, chacun est bien sûr libre de ses choix, mais cela nous montre les limites même du projet et quelque part nous interroge sur le gout supposé que les Français, et les Parisiens en particulier, auraient pour cette Démocratie participative dont une candidate à l’élection présidentielle a fait son cheval de bataille.

    Bref, si comme je le crois, partager des informations et des points de vue sur la vie locale de notre arrondissement peut-être un projet enrichissant pour tout le monde, il est évident qu’il ne peut pas être mené par une personne seule. C’est là aujourd’hui tout le problème de ce blog.
  • La police et les arbres…. et la suite.

    On peut estimer que l'été n'est pas le temps idéal de l'élagage. Bien que si l'arbre est adulte et en bon état de santé, ces quelques coupes ne vont pas lui nuire. Vous l'aviez remarqué aussi ? Les agents de la DEVE sont intervenus ici et là sur les arbres du quartier. Pas par fantaisie ou nécessité esthétique quant aux voies parisiennes, mais à la demande de la Préfecture. En effet, tout notre quartier est sous haute surveillance dans le cadre de l’opération policière appelée « Barbès respire » — étendue maintenant à La Chapelle — et parfois des branches d’arbre viennent gêner l’oeil noir de la caméra de vidéo-surveillance. Il faut savoir que commandées depuis une salle de contrôle dans un commissariat central, ces boules-là révèlent tous les mouvements de personnes sur le macadam parisien. A condition bien sûr que leur vision circulaire, souvent à 360°, ne soit pas entravée par des feuilles, des branches… Dans ce cas, la police obtient rapidement un élagage de l’arbre à la frondaison trop expansive. 
     
    Ce sont ces surveillances qui permettent d’intervenir rapidement en cas de rixes, ou d’installation de marchés illicites. Elles permettent aussi l’identification de trafiquants et de revendeurs de cigarettes de contrebande. Elles facilitent leur interpellation sur site plus tard. Le responsable de l'opération Barbès Respire nous a dit l'avantage pour lui de la présence de ces caméras, installées en grande nombre dans les 18e et 19e arrondissements. (Nous n'étions pas emballés à l'époque des "1000 caméras pour Paris", le fameux PVPP, il faut le reconnaître. Notre avis était qu'elles ne protègent pas des agressions, mais qu'elles sont utiles à la résolution des affaires de délinquance de rue après commission des faits. )
     
    Par ailleurs, la surveillance et les nombreuses plaintes qui sont remontées au 2e district de la police de proximité concernant des commerces peu regardant sur les conditions d’exercice de leurs activités ont débouché sur des fermetures administratives, allant de 20 jours à 3 mois, selon les irrégularités commises. Nous en connaissons trois, un commerce alimentaire place de La Chapelle, un restaurant dans la Goutte d’Or et une boutique de « méga promos » assez débordante du boulevard Barbès. Les fermetures administratives sont dures pour les commerçants, elles les privent de chiffre d’affaires. Toutefois elles interviennent après des rappels à la réglementation qui ne sont pas entendus, au vu des résultats et de la sanction qui finit par tomber. 
     

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    Le barreau Guy Patin le 17 juin, entre foule et police. 

     
    Le mois du Ramadan a été chaud, à tout point de vue, et l’état du sous viaduc en a témoigné certains petits matins. D'ici à l'année prochaine il restera encore à harmoniser les périodes d’animations sous le viaduc, liées à cette fête traditionnelle pour le monde musulman, et le passage des équipes de la Propreté de Paris. On doit pouvoir faire mieux, à condition de communiquer et de respecter les compromis trouvés, de part et d'autre. Nous pensons que la mairie du 18e a un rôle à jouer dans ce processus. On ne peut pas faire comme si tout cela n’existait pas. On voit avec bonheur passer la brigade spéciale d’après-marché, la "fonctionnelle", les mercredis et samedis; on note l’énormité de sa tâche, les tonnes de détritus qu’il faut faire disparaître dans un temps record, et on la félicite du résultat. A situation spéciale, intervention spéciale. Il faudra en prendre de la graine l’an prochain. Ça laisse un peu de temps à la réflexion. 
     
  • Les kiosques à Paris

    Voilà 40 ans que la famille Lebcher tient le kiosque à journaux de Barbès au pied des marches du métro. Ce fut d'abord Jean-Michel, le père aujourd'hui retraité, puis maintenant le fils, Samir. Sa modestie dut-elle en souffrir, il est une figure de notre quartier comme le prouve un article paru en septembre dernier dans Le Parisien.

    Cette date anniversaire est pour nous l'occasion de nous intéresser à ces fameux kiosques parisiens, partie intégrante de notre environnement quotidien.

    Les kiosques

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    C'est l'architecte Gabriel Davioud qui dessina les kiosques parisiens en 1857. Tout comme les fontaines Wallace, les colonnes Morris ou les bouches de métro d'Hector Guimard, ces petits édifices sont dans notre quotidien. Ils sont aussi un élément fondamental de notre vie démocratique même si la presse écrite traverse aujourd'hui une crise.

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    Les quelque 400 kiosques parisiens sont gérés par la société MediaKiosk, dont l'actionnaire de référence est la société JC Decaux.  De fait, ces kiosques sont la propriété de la Ville de Paris et MediaKiosk les gère dans le cadre d'une Délégation de Service Public de 15 ans qui vient d'être renouvelée cette année (voir aussi les informations données par MediaKiosk sur le sujet). C'est la Ville qui décide de l'implantation des kiosques, bien sûr en accord avec le délégataire. Ce dernier a la charge de l'entretien des kiosques et se rémunère, entre autre, avec la publicité qui y est affichée.

    paris,kiosques,presse,démocratieLes kiosques actuels ne sont évidemment pas ceux d'origine. Ils ont été remplacés la dernière fois dans les années 70/80, notamment pour certains par ces affreuses structures en verre et alu. Beaucoup de ceux installés dans les années 80 sont en très mauvais état.

    Dans son offre pour la nouvelle DSP, le délégataire retenu, MediaKiosk a proposé le remplacement de 360 kiosques d'ici juin 2019, 49 autres devant être rénovés. La mairie de Paris a décidé donc du changement des kiosques de la capitale.

    Les nouveaux kiosques ont été conçus avec l'aide des kiosquiers eux-mêmes, le but étant de rendre leur travail plus facile, c'est-à-dire rendre les kiosques plus fonctionnels qu'ils ne le sont aujourd'hui. Mais également d'améliorer significativement les conditions de travail du kiosquier. Il s'agit aussi de pouvoir élargir leur offre, ne pas se contenter de vendre de la presse mais de proposer des cartes de téléphone, des petits souvenirs, des boissons ou des cartes postales, par exemple.

    Pour mieux comprendre la procédure et le résultat des appels d'offres, la lecture de l'exposé des motifs lors du débat au Conseil de Paris ne manque pas d'intérêt.

    Voici à quoi ils devraient ressembler :

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    Ce nouvel arrangement n'a pas manqué de générer une polémique, notamment auprès des défenseurs du patrimoine parisien comme le prouve une pétition mise en ligne ou cet article du magasine Challenge.

    Les kiosquiers

    Les kiosquiers sont des travailleurs indépendants. Ils sont rémunérés au pourcentage des ventes de la façon suivante : sur le prix de vente unitaire d'un journal, la répartition est la suivante :

    • 50% pour l'éditeur (Le Monde, L'Express, le Figaro par exemple)
    • 25% pour le kiosquier (à Paris)
    • 10% pour la messagerie
    • 10% pour les distributeurs
    • 5% autres prestataires

    Il s'agit là d'une répartition moyenne pour donner une idée de la place des différents acteurs.

    En coordination avec MediaKiosk, le kiosquier peut demander de vendre certains journaux comme c'est le cas de notre ami Samir qui diffuse des journaux d'Afrique du Nord et du Moyen Orient, la clientèle étant là. Il peut aussi se voir imposer certaines publications comme s'en plaint Samir dans l'article du Parisien mentionné plus haut.

    Il est indiscutable que les kiosquiers rencontrent pas mal de difficultés, à commencer bien sûr par la crise de la presse écrite qui a un lourd impact sur leur rémunération. Pour la quantité de travail fournie, il est clair que le compte n'y est pas. La Mairie de Paris en a pris conscience et a voté ces derniers temps le principe d'une aide aux kiosquiers mais cela ne rend pas l'avenir plus facile.

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  • On reparle des caméras ?

    Est-ce le nombre croissant de nos lecteurs du blog qui nous vaut de nouvelles participations ? Ou bien nos voisins du quartier se sentent-ils écrivains, ou pigistes - pour être plus humbles - qu'ils nous envoient leurs observations ou leurs billets d'humeur ? Nous avons eu l'inauguration d'une plaque commémorant le cirque Medrano récemment, puis les très belles photos sur le street art boulevard de Magenta. Aujourd'hui nous vous proposons un billet d'humeur suivi d'une suggestion de verbalisation commode et rapide qui ne plaira certainement pas à nos voisins et amis automobilistes...

    Voici de quoi il s'agit : depuis plusieurs années, l'accès de la rue Ambroise-Paré vers le boulevard de Magenta est réservé aux véhicules d'urgence comme les ambulances qui sortent de l'hôpital, les camions de pompiers ou le Samu. Il est donc fermé aux autres, quels qu'ils soient, et cette interdiction est matérialisée par deux gros sens interdits à l'entrée du passage. A dessein et pour sécuriser le cheminement piétons sur le boulevard, les services de voirie avait surélevé le passage. De cette manière, les piétons ne franchissent pas de trottoir, pas de dénivelé. C'est ce qui nous avait été expliqué lors du réaménagement du boulevard de Magenta/

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    Mais pourtant.... voyez ce que nous dit cette lectrice, habitante du quartier :

    En partant ce matin vers 10h30, je vois deux agents de police sur le passage Paré/Patin qui font passer un bus sur ce passage vers Magenta. Je m'arrête, je me présente et leur demande s'il y a un problème car je m'étonne de voir des véhicules passer par là. lls sont du commissariat du 10ème. J'en profite pour leur faire remarquer qu'un porte-huit stationne un peu plus loin. "Une voiture gêne dans le virage au niveau des croix de saint-André" (ndlr: les barrières qui séparent le trottoir de la chaussée), me disent-ils; "et donc le porte-huit ne peut pas passer".
    "Alors, vous avez été avertis du problème ou vous passiez là par hasard?" je demande à mon tour.
    "Les deux", me répond l'un des agents.
    Bon. Je reste plantée là à observer.

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    "On attend le véhicule d'enlèvement qu'on a demandé", poursuit l'agent.
    J'enchaine sur mes observations, quand je bois un café en terrasse au café Le Magenta, d'où l'on constate que l'interdiction n'est pas du tout respectée et je m'interroge tout haut sur l'absence de verbalisation. J'ajoute "maintenant qu'il y a une caméra, vous pouvez voir ceux qui empruntent le sens interdit et donc verbaliser ?
    - Non pas possible, il faut contrôler le conducteur...
    - oui, mais le conducteur, on le voit sur la vidéo ?
    - Oui, mais on ne sait pas à qui appartient le véhicule.
    - Je ne comprends pas, on ne voit pas les plaques d'immatriculation ?
    - Bien sûr que si, mais il faut contrôler le conducteur, car il n'est pas forcément propriétaire du véhicule...
    - Bon, alors elles ne servent à rien ces caméras ? suis-je obligée de conclure.
    - ah, si, pour la sécurité.
    Là, je n'ai pas insisté car je commençais sérieusement à les agacer!

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    Je rentre à 11H25. Plus d'agents en place, mais la voiture est toujours là et le porte-huit aussi.
    On se demande si les agents ne se sont pas un peu moqués de notre lectrice-pigiste, car en appliquant ce raisonnement, toutes les verbalisations issues du "regard" impitoyable des radars postés sur les autoroutes seraient sans valeur. Là aussi, le cliché se réfère à une immatriculation. C'est ce numéro qui fait le lien avec l'infraction. Ensuite, conducteur et propriétaire se débrouillent pour régler l'amende. Pourquoi en serait-il autrement en ville ? Idem pour les chauffards qui "brûlent" le feu rouge... N'est-ce pas un cas simple de sécurité, messieurs les agents de police du 10e ?
     
    D'une voiture, on remarque très peu la caméra dite 360°, c'est pourquoi nous l'avons grossie sur la photo ci-dessus. De la même couleur que l'ensemble du mobilier urbain de signalisation, elle veille néanmoins.... Aussi, amis automobilistes, ne vous fiez pas trop aux aimables discours des agents de police rencontrés sur place, il se peut bien que vous receviez une contravention à votre domicile, un jour... de la même façon que pour un excès de vitesse sur autoroute. Mieux vaut faire le tour de l'hôpital... et repecter le sens interdit Sinon c'est 4 points en moins sur le permis de conduire. (Amende de classe 4)
    Et qu'on se le dise : Circuler en marche arrière dans une rue à sens unique est puni exactement de la même manière que le non respect du sens interdit en marche normale.
  • Les caméras satisfont la préfecture de police

    A plusieurs reprises nous avons dit ici notre doute quant à l'efficacité des caméras de vidéosurveillance. (C'est amusant... j'ai croisé sur le ptit écran un échange entre les protagonistes du feuilleton de FR3 Plus belle la vie sur ce thème; ils n'étaient pas d'accord ! On se sent moins seul.) Puisqu'il y a débat, même si celui-ci est devenu confidentiel car d'autres sujets tiennent le haut de l'affiche, nous ne voulons pas être totalement partiaux et continuer à vous asséner notre incrédulité, ni une fois de plus vous proposer des liens vers des rapports qui disent tous, plus ou moins, que l'efficacité pour réduire la criminalité n'est pas démontrée. En revanche, pour aider à la résolution des délits et donc des enquêtes, oui, c'est une aide ponctuelle. 

    La Préfecture propose un long article sur la question qui n'est pas inintéressant. Comme c'est l'été, la période des vacances, et que l'énergie du comité de rédaction faiblit doucement, sans vergogne nous allons "pomper" dans les écrits de la préfecture, la PP pour les intimes. 

    • Voici l'article mis en ligne le 4 juillet dans le bulletin appelé le Panorama hebdomadaire de la Préfecture de police (PPeama n°222)

    "La vidéoprotection constitue désormais un outil de prévention, de dissuasion et de lutte contre la délinquance au quotidien, au service de tous les citoyens mais également des policiers. Le champ d'action de la vidéo est large : diagnostic de situation, levée de doute, gestion optimisée des interventions de secours, missions répressives, dissuasives, preuve judiciaire. Actuellement, 655 caméras PVPP sont opérationnelles dans la capitale."

    Vous voulez que nous vous en montrions une toute récemment installée au croisement des rues de Rochehcouart, Dunkerque et avenue Trudaine. Elle ne saute pas aux yeux, mais elle dispose bel et bien d'un rayon d'action optimum, 360 degrés. Qui dit mieux ? Elle envoie des images au commissariat du 9e qui peut lancer une intervention si le besoin s'en fait sentir.

     (Ci-dessous la caméra 360° au sommet de son mât; à ne pas confondre avec le lampadaire !)

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    M. Daniel PADOIN, Chef d'état-major de la direction de la sécurité de proximité de l’agglomération parisienne (DSPAP) nous parle du PVPP.

    Un peu d'histoire sur les trente dernières années, les origines du PVPP  ( Plan de vidéo-protection de Paris)

    • De quand date la 1ère caméra en fonctionnement à Paris ?

    Le recours à la vidéoprotection par la PP est ancien, puisqu’au cours des années 1980 et 90, 320 caméras analogiques avaient été déployées sur la voie publique parisienne :
    - 120 caméras appartenant à la PP (protection de certains bâtiments officiels et gestion de l’ordre public sur les principaux parcours de manifestations revendicatives) ; 
    - 200 caméras appartenant à la Mairie de Paris (gestion du trafic routier).

    Mais l’obsolescence technique des matériels, l’absence d’enregistrement des images et la localisation très disparate des caméras dans l’espace parisien constituaient de gros handicaps, privant les stratégies de sécurité publique du recours à l’image, tout particulièrement au service de la lutte contre la délinquance.

    Aussi, en 2007, un plan de vidéoprotection pour Paris (PVPP) a été mis en œuvre dans le cadre d’un contrat de partenariat public/privé qui aboutira d’ici à la fin de l’année 2012 au déploiement de 1104 caméras de voie publique réparties dans les vingt arrondissements parisiens selon un maillage répondant à cinq finalités opérationnelles : ordre public et protection des institutions, circulation, délinquance, terrorisme et secours.

     Problématique
    Quelles ont été les autorisations nécessaires à la mise en place du PVPP ?

    - L'avis favorable du ministère des Finances et du Budget en juillet 2010 ;
    - le vote par le Conseil de Paris de la convention d'occupation du domaine public le 23 novembre 2009 ;
    - les autorisations administratives de la Ville de Paris qui s'appuient sur l'avis des concessionnaires en surface et en sous sol (ErDF, France Telecom, etc.) ;
    - la mise en place d'un comité d'éthique, instance indépendante ;
    - l'avis favorable de la commission départementale de vidéoprotection présidée par un magistrat en date du 10 novembre 2010 ;
    - l'avis du service territorial de l'architecture et du patrimoine (architecte des bâtiments de France) le 5 avril 2011 ;
    - l'homologation provisoire de sécurité prononcée le 21 décembre 2011 pour une durée de 6 mois par l'autorité qualifiée sur avis de la commission d'homologation SSI (sécurité des systèmes d'information) ; l'homologation définitive devrait intervenir pour la livraison globale du système, fin 2012 ;
    - l 'arrêté préfectoral du 21 décembre 2011 désignant les agents autorisés à visionner les images.

     Respect de la vie privée
    Qui est autorisé à visionner les images ?

    D’une part, le respect des textes garantissant les libertés individuelles (Constitution, Convention européenne des droits de l'homme et des libertés fondamentales) et la législation sur la vidéoprotection sont rappelés par la charte d’éthique.
    D’autre part, un arrêté préfectoral désigne les agents des services actifs de la préfecture de police et des militaires de la brigade des sapeurs-pompiers de Paris (BSPP) autorisés à accéder aux images et enregistrements issus des caméras. Les images sont stockées 30jours maximum, avec une extraction possible par les enquêteurs, uniquement dans le cadre d'une procédure judiciaire et après signature numérique de la séquence extraite.
    De plus il existe un floutage dynamique des zones privatives de telle sorte que les images de l’intérieur des locaux d’habitation, et celles de leurs entrées ne peuvent être visualisées.

    Enfin, plus de 500 panneaux d’information du public « Espace public sous VIDEOPROTECTION pour votre sécurité » ont été implantés dans Paris et aux entrées de la Capitale ; ils mentionnent les coordonnées pour toutes informations et exercice de votre droit d'accès aux images : tel 01.40.79.71.71 et www.prefecturedepolice.fr.

     Efficacité du PVPP
    La caméra est-elle un outil indispensable aux policiers ?

    images?q=tbn:ANd9GcRdL7T_ZY8qUTQzH0A7h5SoLKABPmNokCInObDW2e53A1M_4Yr0FALe PVPP a permis depuis sa mise en place de : prévenir la commission de certains actes de délinquance, mieux orienter le travail des policiers sur la voie publique grâce à des vidéopatrouilles, apporter une aide dans la prise de décisions aux salles d’information et de commandement, et constituer un nouvel outil à disposition des enquêteurs dans les services chargés d’effectuer des investigations judiciaires.
    Il ne se substitue pas à l’action des policiers mais permet de démultiplier et d’accroître leur présence sur le terrain, leur réactivité et leur faculté d’intervenir à bon escient, afin qu’ils se trouvent au bon endroit, au bon moment et avec les meilleures informations.

    Voilà ! Vous savez tout ! Dans la version de la préfecture. L'année n'est pas finie, nous avons le temps de  vous reparler des caméras, sous un autre angle. Vive le pluralisme intellectuel !!

    Ce dernier petit paragraphe nous paraît honnête  : Il ne se substitue pas à l’action des policiers mais permet de démultiplier et d’accroître leur présence sur le terrain, leur réactivité et leur faculté d’intervenir à bon escient, afin qu’ils se trouvent au bon endroit, au bon moment et avec les meilleures informations. et reflète la prise de conscience des autorités (ou leur retour à un discours moins enfumeur). Les caméras ne font pas tout. Rien ne remplace la présence des hommes sur le terrain, mais les budgets sont tels dans tous les services publics qu'on a cru - ou voulu faire croire -  un moment qu'on pourrait les remplacer à moindre frais. C'est faux. Pire. La conviction de certains est allée jusqu'à faire croire au public, par un matraquage médiatique bien ciblé, que désormais, protégées par les caméras, les vieilles dames n'avaient plus à craindre des coups tordus entre la poste et leur domicile. Ce n'est pas tout à fait cela... 

    Localisation : pour savoir où sont implantées les caméras dans nos arrondissements, cliquez sur celui qui vous intéresse = 9e / 10e / 18e.

  • Journées du Patrimoine aujourd'hui et demain

    Premier week end de septembre.... c'est l'occasion de visiter des lieux insolites ou simplement fermés au grand public le reste de l'année. Vous aurez un grand choix encore dans cette édition 2016. 

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    Paris 9e, des lieux prestigieux....

    • visite et ateliers privés chez Bucherer  (ateliers d'horlogerie et de joaillerie au 12 Boulevard des Capucines)
    • L'hôtel Banke (anciennement banque diamantaire, l'hôtel a été conçu au début du XXème siècle par les architectes Charles Friésé et Joseph Cassien-Bernard, au 20 rue Lafayette)
    • Galeries Lafayette
    • Hôtel de Mercy-Argenteau (Visite libre ou commentée par des membres de 9ème Histoire).
      16 bis, boulevard Montmartre   — Samedi de 10h à 19h et dimanche de 10h à 17 h —

    Des lieux plus insolites....

    Une visite du studio Harcourt
    Le studio Harcourt ouvre ses portes pour la 1ère fois à l'occasion des journées du patrimoine, le dimanche 18 septembre, pour nous faire découvrir le studio photo iconique de Paris lors de visites en petits comités.

    Pour les nostalgiques de l'ancien temps et des bus il faut le dire un peu poussifs dans les montées (qu'on se souvienne de la rue de Rochechouart entre Maubeuge et Trudaine...) La RATP vous propose Une balade en bus ancien. Cette année, le choix se fait entre deux parcours, pour des balades hors du temps. Avec nostalgie, le parcours de 30 minutes fera revivre les années 30 ou 70, selon le parcours choisi. Les bus TN, mis en service de 1931 à 1936 et emblématiques de Paris, seront à l'honneur cette année encore.

     

    Paris 10e, sur les conseils d'Histoire et Vie du 10e ....

    Benoît Patisson (Histoire & Vies du 10edonnera une conférence sur le thèmes 'Patrimoine et citoyenneté" intitulée "Le symbolisme de la statue de la République, l'iconographie de ses hauts-reliefs": 
    La conférence sera suivie d'une visite guidée de la statue de la République pour voir in situ les haut-reliefs.

    • samedi 17 septembre de 11h à 13hEspace Jemmapes, 116 quai de Jemmapes, Paris 10e  — Métro : "Gare de l'Est" ou "Jacques-Bonsergent" (entrée libre sans réservation) 

    Toujours sur le thème "Patrimoine et citoyenneté ", Histoire et Vie du 10e vous propose une visite commentée de la mairie du 10e par Jeannine Christophe et André Krol (Histoire & Vies du 10e): 

    • samedi 17 septembre à 14h30 (visite limitée à 30 personnes, sans inscription, après 14h30 l’accès à la mairie ne sera plus possible pour question de sécurité) Mairie du 10e, 72 rue du Faubourg-St-Martin, Paris 10e — Métro "Château-d'Eau" .


    Paris 18e, glanés selon nos goûts...;

    VILLA DES ARTS au 15, rue Hégésippe-Moreau (sur Facebook, un regard ?)

    • Circuit « Patrimoine et citoyenneté à la villa des arts et dans le quartier Clichy grandes carrières » (sur réservation) sam. et dim. 11h-12h, 14h-15h, 16h-17h
    • Visite guidée (sur réservation) samedi et dimanche 12h30-13h30, 15h30-16h30, 17h30-18h30

    CIMETIÈRE DU CALVAIRE au 2, rue du Mont-Cenis

    • Visite guidée. samedi et dimanche 9h-11h30, 13h30-16h30

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    Photo: Jean-Pierre Viguié / Mairie de Paris

     

    ASSOCIATION « MÉMOIRE DE L’ÉLECTRICITÉ, DU GAZ ET DE L’ÉCLAIRAGE PUBLIC » au 29, rue Doudeauville 

    • Visite guidée (sur réservation) samedi et dimanche 9h30-11h, 11h-12h30, 14h-15h30, 15h30-17h

    LE FUNICULAIRE DE MONTMARTRE
    Métro Anvers
    La visite du funiculaire de Montmartre nous plonge dans l’un des quartiers les plus touristiques de Paris. La RATP propose de faire découvrir ce mode de transport unique avant sa rénovation. Les équipes de maintenance des équipements présenteront la salle des machines et expliqueront le fonctionnement de ce mode de transport vertical.

    • Visite commentée. Samedi et dimanche (horaires non communiqués) 

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  • Point de vue

    La mixité sociale est un enjeu fort pour notre arrondissement, elle est au cœur des préoccupations des Verts.

    Nous souhaitons que le 9ème arrondissement, avec ses 57 000 habitants, conserve sa vocation résidentielle aux côtés de ses activités économiques.

    Il s’agit de garantir à chacun le « droit à la ville » et à la centralité. Pour ce faire, nous devons d’abord appliquer les textes : notre arrondissement ne dispose même pas de 4% de logements sociaux quand la loi SRU en réclame 20%. L’objectif des Verts est de parvenir à ce rééquilibrage d’ici 2012 à l’échelle de Paris - et je le souhaite dans le 9e - pour conserver une offre en logements accessible à tous. Achats d’immeubles, achats d’appartements, application de la loi de réquisition : nous mettrons tout en œuvre.

    Par ailleurs, les Verts ont soutenu les actions faites en faveur des plus démunis, les très pauvres, exclus même du logement social, et souhaitent renforcer les moyens des foyers d’accueil et en créer d’autres. On sait, pour l’avoir fait ici dans le 9e que les habitants de ces structures s’intègrent tout à fait à la vie du quartier.

    Quand nous aurons 20% de logements sociaux, quand dans le même quartier, dans le même immeuble vivrons des cadres, des ouvriers, quand leurs enfants se fréquenteront, Paris alors sera redevenu Paris dans toute sa diversité et nous y vivrons bien, ensemble.
     

    La mixité sociale : utopie ou nécessité ? Comment la réaliser dans le 9ème ?

    par Nicole Azzaro et Benjamin Hubert – Les Verts93ac8faa535d14141969c9e943a816f1.jpg

     

     

     

     

     

    La mixité sociale utopie ou nécessité ? Nécessité évidemment !

    Le 9ème , à l’image des autres arrondissements de Paris, connaît une forte tension du marché immobilier, qui se répercute sur les prix des loyers, sans pour autant compenser de manière suffisante l’offre en logements destinée aux couches moyennes et populaires, ce qui contribue à une sélection sociologique de fait . Alors devons-nous exclure ou intégrer ?  renvoyer ailleurs ou accueillir à Paris ? Réserver Paris aux plus riches ? à ceux qui peuvent acheter à 7000 € le m2, louer 1000 € un studio ?

    Nécessité vous dis-je !  pour que Paris reste ce qu’elle a toujours été : une Capitale de la diversité ou se côtoient riches, moins riches, modestes, quelle que soient leurs origines, leurs couleurs de peau, leurs convictions. Il n’est pas admissible que des adultes ayant un emploi ne puissent vivre et élever leurs enfants là ou ils le souhaitent. Parce que la vie y est trop chère et que le salaire ne suffit pas.