Web
Analytics

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Rechercher : les barrières du marché

  • Au marché de Barbès : la valse des caddies

    paris,biffins,marché-barbèsIl ne se passe pas une semaine sans qu'on écrive ou qu'on aborde Action Barbès dans la rue à propos des problèmes liés au marché sous le viaduc et ses extensions sauvages. Nous avons reçu de nombreux témoignages dont voici l'essentiel.

    Pour les riverains usagers du métro, il est toujours très difficile, voire impossible, d'entrer ou de sortir de la station Barbès côté rue Guy Patin les jours de marché. Il faut plus que jouer des coudes à certains moments voire même renoncer. Nombreux sont ceux qui se voient obligés d'utiliser le grand escalier central et tant pis pour les personnes à mobilité réduite, les personnes âgées, celles accompagnées d'enfants, etc...

    Les vendeurs se déplacent et changent en fonction de la présence policière. Les trottoirs le long du métro des deux côtés sont régulièrement occupés. Dans le 10e, le fait est plus récent et sans doute dû à l'impossibilité de s'installer rue Guy Patin depuis plusieurs semaines. Lorsque le nombre de policiers est important, les vendeurs se dispersent aux alentours et attendent près de leur caddie. Ainsi, mercredi dernier, en début de soirée, des groupes de femmes avec de très grands sacs et des caddies attendaient rue de Tombouctou et sur le pont de chemin de fer jusque vers le 39 boulevard de la Chapelle. Trois cars de CRS stationnaient rue de Maubeuge, trois autres rue Guy Patin. Ceci explique cela.

    Deux photos qui illustrent le problème:

    paris,barbès,biffins,marché-barbès;barbès-rochechouart;

    paris,barbès,biffins,marché-barbès;barbès-rochechouart;

    Crédit photo Jeanne Caussé

    Samedi matin plusieurs témoins ont permis de reconstituer la journée. 8h30 : occupation des deux cotés du métro - 10h30 idem - 13h opération de police (filmée) sur le boulevard de La Chapelle après le Louxor. Arrivée de trois véhicules stationnés rue Guy Patin vers 15h - 17h30 présence de policiers dans le métro et sous le viaduc. L'installation sous le viaduc n'a toujours pas pu se faire le soir. Seules quelques personnes ont bravé la nuit et le froid et sont encore là après 22h. Par contre, "le marché aux voleurs" battait son plein place de la Charbonnière et dans le prolongement boulevard de la Chapelle, comme chaque soir.

    Des adhérents d'Action Barbès du 18e ont participé il y a peu à une rencontre avec Myriam El Khomri, élue de cet arrondissement chargée de la sécurité, et Nelson Bouard, commissaire divisionnaire du 18e. Action Barbès participera également à une réunion sur site avec des riverains de la rue Guy Patin et le maire du 10e jeudi 18 décembre. La plupart d'entre-eux semblent satisfaits d'avoir récupéré des trottoirs dans cette rue et de ne plus avoir d'attroupements devant les immeubles ou côté hôpital Lariboisière. Mais est-il satisfaisant d'avoir repoussé les vendeurs à quelques dizaines de mètres ? Pas pour Action Barbès, en tout cas ! Le problème reste entier en ce qui concerne l’occupation de l'espace public, la misère et les trafics qui inévitablement s'y greffent .

    C'est à un étrange et triste ballet auquel on assiste : toute la matinée, des habitants du quartier arrivent avec leur caddie vide pour les remplir de fruits et légumes pendant que d'autres espèrent vider les leurs !

  • Marché Barbès: protestation de commerçants

    Lundi dernier une trentaine de commerçants du marché Barbès a défilé du métro La Chapelle à la mairie du 18e.

    paris,paris 18e,commerce,marché barbès,manifestationUne première pourrait-on dire. Alors pourquoi? (voir article du Parisien du 2 mai )

    paris,paris 18e,commerce,marché barbès,manifestation

    Samedi , on pouvait lire ces revendications placardées sur les camions du marché.

    Nul doute que les choses bougent depuis nos articles récents sur les dysfonctionnements du marché et la réunion du 11 mars avec Olivia Polski, adjointe chargée du commerce à la mairie de Paris - réunion à laquelle nous participions.

    Pour l'historique, voir nos articles des 22 février, 25 février, 4 mars et du 1er avril sur le voeu voté en Conseil de Paris de mars.

    Nous avons toujours exprimé notre soutien au maintien du marché alimentaire de notre quartier. Mais cela fait plusieurs années que nous écrivons et alertons les élus sur d'indispensables améliorations à apporter. Nous pouvons donner raison aux commerçants sur l'état du sous-viaduc avec un sol parfois dangereux, des pieds d'arbres en très mauvais état, sans oublier la saleté près des piliers qui sentent l'urine. Les sauvettes sont importantes tant dans l'allée centrale qu'autour du marché.

    Pour le reste, il s'agit du respect d'une règlementation peut-être peu respectée jusque-là. Les services de la ville agissent et rien de bien anormal. Les camions stationnés à cheval sur la piste cyclable et le trottoir côté 10e bénéficient d'une "tolérance" de la préfecture de police et ne sont pas verbalisés.

    paris,paris 18e,commerce,marché barbès,manifestation

    les livraisons nocturnes interdites continuent (photo nuit du 26 au  27 avril)

    Pour les riverains, les clients et les commerçants, des améliorations sont attendues pour un marché plus agréable et serein. Un sujet qui sera très probablement évoqué lors du prochain Comité de pilotage Barbès début juin et sans doute un peu avant lors de la réunion publique sur la promenade urbaine de Barbès à Stalingrad annoncée pour ce mois de mai.

  • Un témoignage tout frais sur le marché de Barbès...

    Nous recevons régulièrement des remarques soit en direct soit dans les commentaires du blog, mais rarement des textes longs et construits, quelques fois seulement. Cette fois, nous vous le proposons in extenso car il renvoie à notre propre expérience de client du marché, plutôt de cliente d'ailleurs du samedi.

    Voici donc le témoignage brute et sans photo, car nous n'étions pas sur place, cette fois-ci. 

    Samedi 22 avril. Midi. Je reviens du marché de Barbès.

    Au début, c’est à dire à l’entrée par le barreau Patin, un sentiment de satisfaction, voir de bien-être (!), me saisit, un espace dégagé s’offre à moi…. et aux abords de la quincaillerie qui fait l’angle, côté 10e, quatre uniformes bleus qui demandent à un étal au sol de remballer. Il remballe en maugréant. Bon point. 


    Je longe à grands pas l’arrière des stands, le chemin est dégagé. Au milieu, à peu près à la hauteur des piliers du viaduc, je regagne l’allée centrale. Un bouchon comme il s’en produit régulièrement à cause des cageots des vendeurs d’herbes étrangle le passage. Je rattrape les agents de la Ville de Paris (note AB : DPSP, Circo nord) qui entre temps sont passés sur l’allée extérieure côté 10e, et leur suggère qu’ils feraient bien de dégager le gars, ses herbes et ses cageots, bref l'allée un peu plus haut. Je ne les blâme pas, et je le leur dis tout de suite, parce que demander vingt fois aux mêmes types de dégager, de les voir déplacer les cageots, danser d’un pied sur l’autre en attendant que les uniformes tournent le dos, puis revenir au même endroit, quand on n’a pas même encore quitté les lieux est éprouvant. D’autant que les hommes qui vendent les herbes sont évidemment les dernières roues du carrosse, qu’ils sont sans doute approvisionnés par des fournisseurs communs, et que ce qu’ils gagnent en 4 ou 5 heures de marché ne doit pas suffire à nourrir une famille ! Les agents de la Ville ne sont pas des redresseurs de tort non plus, ils font ce qu’ils peuvent avec les moyens qu’on leur donne, et parfois, aussi, ils baissent les bras en faisant la ronde par l’extérieur. 


    A part des champignons et quatre courgettes achetés, je n’en étais qu’au début. Pour éviter le noeud gordien de l’allée centrale, je repasse — comme les agents de la Ville — sur l’arrière. Je tombe sur une palette pleine aux deux tiers de cageots de poireaux pourris. Je ne dis pas passés, avec quelques feuilles jaunies, non, pourris. Proprement invendables. Ils n’auraient même pas dus arriver jusqu’à un marché de détail. Curieuse d’en savoir plus sur ces denrées « avancées », je me suis rapprochée d’un imposant  et bruyant patron de stand, qui peu de temps avant expliquait à trois collègues attentifs à ses propos, que finalement la RATP ferait ses travaux de réfection du viaduc par tranches, et que le marché n’aurait pas à se déplacer…. Il paraissait s’en réjouir ostensiblement. En effet, le marché ne bougera pas, et nous sommes certainement nombreux à le regretter. La pression exercée par les marchands a été plus forte que les nécessités d’entretien de la RATP pour son patrimoine. Mais revenons aux poireaux. 


    Après quelques formules outrancières et misogynes d’entrée en matière, le gros homme m’a demandé si je savais ce qu’était un coup de chaud ! Ses beaux poireaux avaient eu chaud dans le camion….. oui…. ça doit être ça, un coup de lune pendant la nuit !  Et de m’en montrer de plus beaux, plus gros aussi, plus frais, qui eux avaient des vertus….. pas aphrodisiaques, non, plus prosaïques que cela. Je vous laisse imaginer. Le type était d’une grossièreté sans limite, devant ses acolytes réjouis de la bonne plaisanterie. Tous n'ont pas encore saisis que les propos à caractère sexuel vis-à-vis des femmes (ou des hommes d'ailleurs !) n'ont plus leur place. Passons.


    Est-ce bien cela être « populaire » ? Vendre à des populations modestes des produits semi-avariés, qui ont du mal à arriver aux domiciles de l’acheteur dans un état mangeable ? Je doute que ces patrons commerçants alimentent leur famille avec les produits qu’ils cherchent à vendre ici. Mais sans doute est-ce assez bon pour tous ces pauvres, venus du monde entier, travailler dur et tirer le diable par la queue ! D’année en année, on voit de moins en moins d’acheteurs-acheteuses du quartier, le père ou mère de famille classique, soucieux d'acheter ses fruits et légumes au marché. La tradition parisienne qui sent aussi un peu la province. Le marché a changé d'allure et de clientèle. Il suffit de prendre un des bus qui passent par le carrefour Barbès ou le métro pour voir que les acheteurs sont nombreux à venir de loin, alors qu'un marché alimentaire défend le commerce de proximité, normalement.
     
    J’achète au marché de Barbès depuis plus de 25 ans — parmi mes voisins je fais figure de résistante — et je constate que la qualité diminue année après année. Il faut être très vigilant et choisir chaque fruit, chaque légume, éviter certains stands… En fait, je ne prends plus de plaisir à parcourir la longue allée du marché, et bientôt je n'irai plus. 
  • Marché Barbès : une histoire de bannes

    Le mardi et le vendredi, veille de marché à Barbès (cliquez ici pour notre article du lundi 22 février sur le marché Barbès), on peut voir s'affairer les employés de la société qui gère l'installation du matériel.

    paris,paris 18e,barbès,marché-barbès,sous-viaduc

    Voilà longtemps que l'on s'interroge sur les bannes abandonnées après le marché et qui reste bien sûr sous le viaduc. Il y en avait bien une vingtaine le jour de la prise des photos.

    paris,paris 18e,barbès,marché-barbès,sous-viaduc

    paris,paris 18e,barbès,marché-barbès,sous-viaduc

    Une petite dernière ?

    paris,paris 18e,barbès,marché-barbès,sous-viaduc

    On vous épargne les autres !

    Donc pourquoi sont-elles là ? Lors d'un échange avec les employés présents, nous apprenons qu'elles appartiennent en fait à d'autres sociétés de gestion de marché (couleur différente, nous avons pu le constater sur le camion). Ainsi des commerçants prendraient des bannes de ci de là, et faute de place dans leurs camions certains jours ou pour cause de trop mauvais état, ils les abandonneraient. Il faudrait donc que ce soit le bon gestionnaire qui viennent les rechercher !

    Simple non ?

     

  • Une fête des marchés bien discrète à Barbès

    Retour sur quelques jours qui devaient être festifs un peu partout dans Paris.

    La communication de la ville de Paris a surfé sur la Fête des marchés qui se tenait du 30 mai jusqu'au week-end des 2 et 3 juin. Depuis quelques années, en effet, la Ville s’attache à relancer la fréquentation des marchés, dont on constatait un certain assoupissement. Ces jours-là, elle participe financièrement à l’animation sur les marchés qu’elle confie à ses délégataires. De quoi s’agit-il ? Une animation avec des moments conviviaux, des ateliers récup’, des concours du plus bel étalage, des paniers de fruits et légumes à gagner, etc. Il n’est qu’à aller faire un tour sur le compte Twitter de notre gestionnaire local, le groupe Dadoun, pour voir un album photo de cet événement sur d’autres marchés. 

    Capture d’écran 2018-06-09 à 15.21.21.jpg

    La mairie a même fait imprimer, en grand nombre,  des sacs en toile que les marchands ont mission de distribuer à leur clientèle. D’après nos informations, chaque commerçant reçoit un carton. Un agent du groupe Dadoun coordonne les animations. 
    Sur la photo ci-dessous, ne vous trompez pas. Si vous voyez un viaduc, sachez que c’est celui du boulevard de Grenelle et la cliente au large sourire qui montre le caddie isotherme qu’elle vient de recevoir est sur le marché de Grenelle (69 étals entre la rue de Lourmel et la rue du Commerce 15e). 

     Capture d’écran 2018-06-09 à 13.53.01 2.jpg

    Etonnés de n' avoir croisé ni animation, ni stand festif, ni atelier de quoi que ce soit,  le samedi suivant nous avons interrogé les commerçants directement, en plus de nos voisins qui fréquentent le marché et n’avaient rien vu. Grands yeux, visage interrogatif.  Et votre président, a-t-il vu quelque chose ? L’a-t-on averti de l’événement ? "A part deux jeunes dames vers 9h30 qui se sont présentées dans un français très sommaire — l’animation aurait été difficile avec elles de toute façon — et sont reparties rapidement, on n'a vu personne", nous répond-on. Le placier avait bien averti de l'existence du concours du plus bel étalage, mais à la suite rien. Ni affiches, ni flyers, ni les paniers à gagner, ni les fameux sacs ! Les commerçants ne sont pas contents. Etrange.

    Nous qui sommes des observateurs mais aussi des râleurs, cette situation nous interpelle. Plusieurs explications sont possibles. 
    1° la Ville discrimine et favorise certains marchés par rapport à d’autres, les bons élèves et les mauvais, par exemple. Les enveloppes destinées à financer les animations des marchés parisiens, lors de cette « fête des marchés », iraient plus aisément dans les beaux quartiers ?  Plus calmes, plus gérables. Mais... comme il s’agit d’argent public, ce type de discrimination nous paraît peu probable. Cela s’oppose aussi aux efforts récents de plusieurs directions (Propreté, Commerce, Prévention & sécurité…) pour améliorer la situation, la propreté, et le respect des règles du marché de Barbès. On ferait machine arrière ? Non. Un argument supplémentaire, la Ville ne gère pas elle-même ses marchés, mais passe par une délégation de service public. Ici le groupe Dadoun. 
    2° Les gestionnaires ont tous bénéficié de la livraison des sacs, et des financements relatifs aux gadgets nécessaires à l’animation et aux ateliers de cuisine ou de récupération, mais ici, à Barbès, Dadoun a peut-être jugé que ce serait difficile à mettre en oeuvre ? Qu’en dit la Ville dans ce cas, elle qui cherche à sortir de la grisaille ses quartiers populaires ? Quelle est l’autorité qui a décidé de ne pas offrir de fête des marchés aux habitants du 18e sud et des quartiers alentour ?
    3° Le groupe Dadoun a peut-être mal géré l’affaire, son personnel a-t-il pris des décisions malheureuses ? A force de chercher dans les programmes en ligne, nous avons trouvé que le 2 juin un concours d’étalage aurait été organisé à Barbès…. Par qui ? comment ? si les protagonistes eux-mêmes n’en ont pas été informés correctement. La direction du Groupe Dadoun doit s’expliquer sur ce manquement et sur l’utilisation des fonds alloués par la Ville à cet événement. La Ville elle-même doit faire toute la lumière sur la non-utilisation à Barbès du budget « Fête des marchés ». Certes, ce marché ne manque pas de clients, mais est-ce une raison pour le traiter différemment ? 

    paris,barbès,marchés,fête-des-marchés,animation,commerce

    Un dernier mot, il nous semble que cet "événement" sur le marché aurait pu être couplé avec une autre opération, à savoir "Tous mobilisés pour la Goutte d'Or sud" qui occupe beaucoup la mairie ces dernières semaines. 

    Capture d’écran 2018-06-09 à 14.44.27 2.jpg

    Ci-dessus le marché Convention, toujours le 15e…

     

    _/_/_/

    Pour info,  http://www.parisgratuit.com/fete-des-marches-2018/
    les animations Fête des Marchés alimentaires parisiens du 30 mai au 3 juin 2018
    Des animations et des ateliers gratuits
    invitation gratuite sur les marchés à Paris
    Marché Saint-Honoré (1er), Bourse (2e), Monge (5e), Raspail bio (6e), Saxe-Breteuil (7e), Bastille (11e), Popincourt (11e), Vincent-Auriol (13e), Villemain (14e), Belgrand (20e), Télégraphe (20e)
    Paris 75001 Marché Saint-Honoré Place du marché Saint-Honoré atelier culinaire Stop au gaspillage alimentaire 9h-13h mercredi 30 mai 2018
    Paris 75002 Marché Bourse Place de la Bourse – atelier récup 15h-19h vendredi 1er juin 2018
    Paris 75006 Marché Raspail Boulevard Raspail – atelier culinaire Stop au gaspillage alimentaire 9h-13h dimanche 3 juin 2018
    Paris 75007 Marché Saxe-Breteuil Avenue de Saxe atelier culinaire Stop au gaspillage alimentaire 9h-13h jeudi 31 mai 2018
    Paris 75011 Marché Bastille Boulevard Richard Lenoir atelier culinaire Stop au gaspillage alimentaire 9h-13h dimanche 3 juin 2018
    Paris 75013 Marché Marché Vincent-Auriol Boulevard Richard Lenoir atelier de cuisine santé Disco Soupe 9h45-13h samedi 2 juin 2018
    Groupe Dadoun gestion des marchés alimentaires
    Groupe Dadoun @groupedadoun twitter
     

  • Le marché Saint-Quentin au coeur du quartier

    paris,10e,marchés-de-paris,marché-saint-quentin,commerce

    La rédaction a redécouvert le marché Saint-Quentin à l'occasion d'une rencontre entre le maire, Rémi Féraud et les habitants du quartier. Pour ne pas rater l'événement, Action Barbès était sur place par ce dernier dimanche pluvieux de juin — et oui, il a beaucoup plu en juin ! — et entre deux échanges entre l'élu et ses administrés, nous nous sommes perdus parmi les étals avec notre appareil photo et notre curiosité habituelle... 

    Localisons ce marché avant d'entrer plus avant dans le sujet : c'est une structure construite en 1866, un marché couvert comme on en construisit beaucoup dans Paris dans les années 1860, situé entre les rues de Chabrol, des Petits Hôtels et le boulevard de Magenta. (85 bd de Magenta = plan

    paris,10e,marchés-de-paris,marché-saint-quentin,commerceMaintenant sa fiche technique :  

    Marché couvert St-Quentin

    Le plus grand marché couvert de Paris.
    85 bis, bd de Magenta 
    Mardi au vendredi de 9 heures à 13 heures et
    de 16 heures à 19 heures 30

    Samedi de 9 heures à 13 heures et
    de 15 heures 30 à 19 heures 30

    Dimanche de 8 heures 30 à 13 heures 30
    Métro : Gare de l’Est


    Séduits par les lieux, par la qualité des produits et la gentillesse des commerçants rencontrés, nous avons décidé de donner un coup de focus sur le marché de Saint-Quentin dans une série d'articles à paraître à la rentrée de septembre. Malgré le bon accueil, tout ne va pas au mieux, il y a des points sombres, des conditions de vente et d'installation à améliorer. Nous en avons parlé avec les commerçants, leurs vécus et leurs déclarations seront au coeur de nos articles.

    Un autre coup de projecteur viendra du conseil de quartier Lariboisière Saint-Vincent-de-Paul de rentrée, qui aura lieu début octobre — nous vous en avertirons en temps et en heure — et dont le thème sera le commerce de proximité et le marché de Saint-Quentin en particulier. Pour faciliter la venue des commerçants, nous avons demandé à la mairie que la réunion ait lieu dans le collège Bernard Palissy, rue des Petits Hôtels. Nous attendons la confirmation.

    paris,10e,marchés-de-paris,marché-saint-quentin,commerceVoici quelques photos faites lors de l'inauguration de l'espace de convivialité récemment aménagé sous la grande halle du marché. La mairie et le gestionnaire ont promis de doubler le nombre de tables et de chaises, qui s'y trouvent en trop petite quantité. Il semble aussi que ce lieu soit bientôt équipé d'une borne wifi. Vous pourrez vous installer à une table avec vos portables ou vos tablettes, et un verre de sirop d'Hibiscus... une boisson originale servie par Oh, Africa — chez Hervé pour les intimes ! (photo ci-contre) — et particulièrement désaltérante en temps de canicule. A essayer de toute urgence. 

     

     

    Vous reconnaitrez sur la photo ci-dessous outre Rémi Féraud le maire du 10e, Lyne Cohen-Solal, adjointe au maire de Paris chargée du commerce, Hélène Duverly adjointe au maire du 10e également chargée du commerce, Alexandra Cordebard, 1ère adjointe de Rémi Féraud. 

    paris,10e,marchés-de-paris,marché-saint-quentin,commerce 

     

    paris,10e,marchés-de-paris,marché-saint-quentin,commerce


  • Marché Saint-Quentin: la diversité des étals et des commerçants

    Dans le contexte du prochain Conseil de Quartier Lariboisière Saint-Vincent-de-Paul consacré principalement au marché Saint-Quentin, nous avons déjà publié 3 articles pour vous dévoiler ses acteurs et ses coulisses (le 24 septembre sur les raisons de ce coup de projecteur, le 25 septembre sur ses traiteurs et le 27 septembre sur son fonctionnement).

    Nous souhaitons aujourd'hui vous montrer la diversité de ses étals, à l'instar de ce plan (ci-dessous) que nous avons trouvé dans l'un des sas d'entrée du marché, donnant boulevard Magenta. Vous pouvez y découvrir 21 couleurs différentes catégorisant les commerçants en fonction des produits vendus. A y perdre presque la tête! 

    Nous avons déjà relaté notre ballade parmi les 8 traiteurs du marché, vous invitant à déguster les cuisines du monde (Afrique/Antilles, Maroc, Liban, Asie, Brésil, Portugal, Italien) ou à emporter les plats plus traditionnels des traiteurs-charcutiers. Poursuivons cette découverte au gré des allées de ce marché couvert parisien...       

    marchés-de-paris,paris,10e,marché-saint-quentin,commerce

    Nous allons donc continuer à vous guider dans ce qui peut laisser croire à un véritable dédale, impression amplifiée par le manque de repères visuels avec la très grande hauteur de cette vaste halle. 

    La première catégorie de commerçants que nous explorons est celle des primeurs, ces marchands de fruits et légumes.   

    marchés-de-paris,paris,10e,marché-saint-quentin,commerce

    Parmi eux, à droite de l'entrée boulevard de Magenta, il y a un frère et une soeur: André (en photo) et Juline. Nous vous avons déjà parlé de "Dédé" vendredi dernier et de ses horaires ultra-matinaux pour rejoindre le Marché International de Rungis: c'est de lui encore dont il s'agit.

    Tous les deux, André et Juline, sont présents dans ce marché depuis 24 ans. Après avoir développé une petite épicerie dans le 11e (rue Léon Frot), ils sont arrivés ici en août 1989. Il y a dix ans, ils ont pu s'agrandir avec l'étal situé en face. Après s'être levé 6 heures plus tôt, André arrive quotidiennement au Marché Saint-Quentin vers 10 heures, et dispose ses produits dans ses 2 chambres froides au sous-sol. Alain l'aide dans ces tâches depuis une vingtaine d'année. Avec de telles journées, pas étonnant qu'André soit au lit à 20 heures en semaine! Et grâce à son ardeur, nous pouvons profiter de bons produits à des prix raisonnables! En confiance et avec leurs bons conseils: André et Juline étaient ainsi intervenus, lors des fêtes, dans le magazine VSD dans la rubrique "Les conseils du primeur".  

     

    marchés-de-paris,paris,10e,marché-saint-quentin,commerceOutre André et Juline, on peut trouver 4 autres primeurs dans le marché: Naturani (vers l'entrée de la rue des Petits Hôtels), Le Verger de Magenta (à gauche de l'entrée boulevard de Magenta), Le Jardin des Fruits et Légumes et Touimer Bio (tous deux, à droite de l'entrée par la rue de Chabrol).

    Notons que Mustapha Touimer (photo à gauche), spécialisé exclusivement dans les produits bio, s'est récemment installé au marché Saint-Quentin: il avait précédemment son étal au marché Secrétan, une autre halle construite par Victor Baltard en 1868, qui a dû fermer l'année dernière pour être totalement réhabilitée.

     

    marchés-de-paris,paris,10e,marché-saint-quentin,commerceDu côté des Poissonniers, nous en avons remarqué un en particulier: Dominique Maury (entre l'accès boulevard Magenta et la rue des Petits Hôtels, en face des étals d'André et Juline). 

    Arrivé en 2011 au marché Saint-Quentin, Dominique Maury est loin d'être un inconnu: par sa réputation qui n'est donc plus à faire, il appartient au paysage de la gastronomie parisienne et fournit de nombreuses bonnes tables.

    marchés-de-paris,paris,10e,marché-saint-quentin,commerceAussi a-t-il déjà fait l'objet de nombreux articles dans plusieurs journaux et de magazines, par ailleurs scotchés presque négligemment sur l'un des piliers du marché encadrant son étal. Mais ses trophées à lui sont davantage ses superbes poissons avec lesquels il a bien voulu poser pour nous (photo ci-dessus). Ou plutôt comme ce poisson carnassier (photo ci-dessous) qu'il arbore fièrement en compagnie de son fils, dans l'un des articles affichés:  

    marchés-de-paris,paris,10e,marché-saint-quentin,commerce

    Le marché a également un autre étal sympathique de poissons, celui des Viviers de Noirmoutier (à l'entrée à l'angle avec la rue de Chabrol), dont le patron passe cependant plus de temps au marché Saint-Martin, près de la mairie du 10e.  

    marchés-de-paris,paris,10e,marché-saint-quentin,commerce

    Un 3ème poissonnier devrait également faire son entrée au marché, et son futur étal est en cours de préparation... 

    Au grand regret de l'équipe de volontaires de Circul'Livre, qui offrent à tous la possibilité d'emprunter gracieusement des livres (chaque premier dimanche de chaque mois entre 11 heures et 13 heures), et qui utilisaient jusqu'à présent cet emplacement. Leur nouvelle localisation dans le marché Saint-Quentin sera certainement abordée au prochain Conseil de Quartier Lariboisière Saint-Vincent-de-Paul du 1er octobre. 

     

    Nous avions parlé en détails des traiteurs, et avions évoqué à ce titre les deux charcutiers (Francis de la "La Charcuterie du Marché" et Daniel Verin).

    En matière de viandes, le marché Saint-Quentin offre aussi un très beau choix. Côté boucheries d'une part, avec Quesson, la Boucherie du Bon Marché (Pierre-Yves Gallen, au fond du marché) et, plus récemment arrivé, "Sarajohn" (nom provenant de l'association de leurs deux prénoms) à l'entrée de l'angle avec la rue de Chabrol, qui a à coeur de travailler les viandes bovines haut de gamme de la race Limousine "Blason Prestige".

    Côté volaillers d'autre part, on trouve "La Rotisserie de la République" (en face de "La Charcuterie du Marché") et Marcel Devineau, une autre valeur sûre du marché.   

     

    marchés-de-paris,paris,10e,marché-saint-quentin,commerceAprès les poissons, les crustacés et les viandes, abordons maintenant les fromages... Nous avons rencontré Martine Simon (en photo), en face du fleuriste, entre l'accès de l'angle avec la rue de Chabrol et le boulevard Magenta.

    Martine est certainement la commerçante la plus anciennement installée dans le marché, exactement depuis février 1982, immédiatement après la rénovation complète de la halle. Elle connait par ailleurs très bien le quartier, où elle habite depuis 1974. Elle met du cœur à l'ouvrage, et choisit avec soin ses fromages auprès de ses fournisseurs et des producteurs. Voilà justement une illustration de l'un des atouts du marché Saint-Quentin, l'amenant à attirer de nouveaux clients: qualité et proximité. Avec le contact humain, spécifique au marché, qui fait vraiment la différence avec les supermarchés. 

    Et les autres fromagers-crémiers ont aussi leurs adeptes et leurs clientèles fidèles: Baptiste Yapar, par ailleurs président de l'association des commerçants du marché, avec son étal "Au Cœur du Marché" et sa localisation éponyme près de la fontaine Wallace, mais aussi son local d'affinage bien visible en face de l'étal. Le troisième fromager est Gilles Quiecout (accès par l'angle avec la rue des Petits Hôtels). La qualité est donc vraiment au rendez-vous côté crémeries.

     

    Pour accompagner tous ces produits et ces mets, nous trouvons notre bonheur au marché Saint-Quentin avec des nouveaux venus: Thierry (le père, à droite sur la photo) et Arthur (le fils, à gauche), qui ont ouvert avant l'été "Bierissime", un lieu devenu incontournable pour les amateurs de malt, houblon, et de bonnes mousses, avec les meilleurs conseils à la clé.  

    marchés-de-paris,paris,10e,marché-saint-quentin,commerce  (Cliquez sur la photo ci-dessus pour la page Facebook de Bierissime)

    En France, les bières ont rarement détrôné le vin quant au respect que le pays lui voue. Mais depuis quelques années de nouveaux brasseurs ont vu le jour, dans des endroits insolites, comme la rue de la Goutte d'Or (voir notre article du 8 novembre 2012 lors de l'ouverture) et à leur suite des commerces spécialisés.  

    marchés-de-paris,paris,10e,marché-saint-quentin,commerceAinsi, après presque une année entre la reprise du commerce et les travaux de rénovation, Thierry et Arthur nous ravissent désormais avec une très large offre: environ 3 000 bouteilles et 250 références, avec des bières venant certes de cette Brasserie de la Goutte d'Or mais aussi débarquant de plus loin: Belgique, Écosse, Irlande, Espagne, Norvège... voire même de  beaucoup plus loin: Inde, Brésil, Argentine, Canada, Thaïlande, Japon et Afrique (et nous avons cru comprendre qu'Hervé, pour son restaurant Oh Africa! - voir notre article de mercredi - s'approvisionnerait ici, auprès de Thierry et d'Arthur).  

    Naturellement, avec la présence des deux gares reliant des destinations du nord de l'Europe, Thierry et Arthur parlent anglais une bonne moitié de leur temps, avec une clientèle étrangère diverse (allemande, anglaise, tchèque, brésilienne, portugaise, australienne). 

     

    Nous avons rapidement évoqué le cœur du marché, avec sa fontaine Wallace. Sur cette petite place intérieure, s'y trouve même un café ouvert avec son comptoir: le "Bistro Saint-Quentin", un lieu où les client côtoient les commerçants venus faire une petite pause ou prendre quelques nouvelles les uns des autres.           

    marchés-de-paris,paris,10e,marché-saint-quentin,commerce

    Non loin de là, nous découvrons la retoucherie Boursalian, présente dans le marché Saint-Quentin depuis plus de 12 ans. C'est une affaire de couple pour ainsi dire: madame Boursalian s'occupe du dépôt-vente, et monsieur, couturier, tient les manettes des retouches. Et c'est une adresse à retenir: d'une part, pour ajuster quelques vêtements; d'autre part, s'acheter des pièces de deuxième main n'est-elle pas la meilleure façon de se faire plaisir sans se ruiner? Bref, faire du neuf avec du vieux dans sa garde-robe. Madame Boursalian nous a annoncé des travaux dans son petit commerce, pour le rafraîchir. 

    marchés-de-paris,paris,10e,marché-saint-quentin,commerce

    Non loin des portants à vêtements du dépôt-vente de madame Boursalian (photo à droite), une droguerie-quincaillerie est présente dans le marché. 

    On trouve même derrière cette échoppe, un autre petit bazar "Le Coin des Affaires" (derrière le fromager Baptiste), censé "sur le papier" vendre des cosmétiques mais qui propose également des petits bijoux et autres babioles, encore pour se faire plaisir.

    A côté de ce commerce, nous notons la présence d'une cordonnier-serrurier, encore une adresse qui peut être bien utile. La chaussure comme enseigne nous permet de bien identifier le stand de ce commerçant.

    marchés-de-paris,paris,10e,marché-saint-quentin,commerce 

    marchés-de-paris,paris,10e,marché-saint-quentin,commerceEt après tout cela, il nous manque des fleurs, pour agrémenter notre "chez nous" ou offrir à d'éventuels hôtes. Et notre ami Thierry, d'origine Belge, est là pour cela au stand "Un Amour de Fleur". 

    Thierry (en photo) propose de très beaux arrangements floraux. Parfois, lorsqu'il n'est pas présent à son stand, c'est qu'il est généralement en livraison, pour fournir certains hôtels ou des clients pour des commandes spécifiques. 

    Thierry est aussi un grand voyageur, et part généralement à l'étranger pendant l'été, ce qui contribue à sa grande ouverture d'esprit. Nous avons ainsi passé du temps à discuter avec lui, et évoqué ensemble d'autres mondes que celui de l'art floral.